ESAC PAU, ESAC TARBES

700-4838-Diplôme d'art et technique (DNAT) option design graphiqueDeux Ecoles Supérieures des Arts dans deux villes à 40km l’une de l’autre cela surprend. Quand les deux écoles projettent d’unir leur force cela interpelle. Dans notre « tribune libre à.. » Odile BIEC, Directrice de l’ESAC Pau, explique les causes de ce rapprochement. Ce mariage forcé est-il viable ? Qu’apporte l’ESACT à l’ESAT Pau ? Nous avons interrogé à ce propos la Directrice de l’ESACT (Ecole Supérieure d’art et Céramique de Tarbes), Martine MOUREU

Martine MOUREU croit en la réussite du projet parce que les deux écoles sont proches géographiquement ; parce qu’elles accueillent de nombreux élèves boursiers les frais d’inscription étant très faibles (entre 260 et 410€) ; parce que naturellement tournées vers l’Espagne, elles coopèrent avec des créateurs et des entreprises de ce pays ; parce qu’elles accueillent des étudiants étrangers. Tarbes, par exemple, a des étudiants de onze nationalités différentes dont, des Hollandais, Japonais, Chinois… Céramique oblige !

Mais surtout, l’ESAC Pau et l’ESACT se développent dans deux domaines de la création qui intéressent de nombreux secteurs industriels parce qu’innovants. A Pau, la communication, le design graphique, le multimédia. A Tarbes la céramique d’art mais ouverte aux céramiques industrielles, activité industrielle de tradition dans la région.

Des créateurs, des artistes travaillant dans la céramique industrielle ? Oui, après trois ans d’étude, un étudiant pourra devenir artiste-céramiste indépendant ou membre d’un collectif de créateurs, ou travailler dans une structure de production pour y mettre à profit les attitudes, les méthodes et la maîtrise des techniques de céramique acquises à l’Ecole. S’il poursuit jusqu’à bac+5, parce que la céramique est un matériau, il pourra intégrer des programmes de recherche appliquée dans des industries de pointe comme l’aéronautique et la médecine…

Souhaitons longue vie au « Pôle Pyrénéen Supérieur d’Art », très certainement sa future dénomination.

Cependant ne faut-il pas rester vigilant ? Le changement de leur statut administratif et juridique indispensable pour créer un EPCC (Etablissement public de Coopération Culturelle) et donc pouvoir délivrer des diplômes à bac+3 (licence) et à bac+5 (master) ne les rend-t-elles pas plus dépendantes de l’Etat. N’y aura-t-il pas à terme un regroupement de ces écoles avec un pôle plus important tel que Bordeaux ou Toulouse ?

– par Hélène Lafon

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