A mon panache blanc.

François Bayrou dans une interview donnée au journal « La République » du samedi 16 mars 2013 affiche sa non-ambition de politique locale. Il se pose en rassembleur désintéressé. Mais où se situe-t-il exactement lui l’homme du centre ?

Promotion littéraire oblige, François Bayrou qui vient de publier chez Plon un livre intitulé « De la vérité en politique » occupe le devant de la scène. C’est l’occasion pour lui, et en tout cas ici à Pau, de répondre à une interview qui se situe dans le cadre des municipales paloises.

Alors que faut-il en tirer au moins sur ses intentions ? Tout d’abord qu’il ne sera pas un meneur mais un aidant et un fédérateur. Bon mais encore.

L’objectif affiché et déclaré hautement est de battre ou faire battre Martine Lignières-Cassou l’actuelle occupante de la fonction.

La méthode non moins affichée, est de rassembler autour d’une table de façon unitaire tous les prétendants actuels au trône qu’ils soient ou non officiellement déclarés. Il y aurait ainsi Marc Cabane, Yves Urieta, Véronique Lipsos Sallenave, Jean Arriau, Michel Bernos, Patrick de Stampa, Pascal Boniface, Jean Gougy, et ceux de son équipe Josy Poueyto, Jean Louis Perez et Jean Lacoste. Au total avec lui-même pas moins de onze personnes. Aurait-il oublié François Bayrou que la politique étant faite selon l’expérience qu’on en a, plus pour diviser que pour rassembler, son projet tient de la pure utopie ?

Aurait-il oublié notre François Bayrou que dès que tout ce beau monde se sera retrouvé autour d’une table, si tant est que cela se fasse, la première question qui se posera sera de savoir qui assure le leadership puisque lui-même y aurait renoncé ? Il faudra donc arbitrer face à des égos démesurés qui se considèrent chacun comme le meilleur, l’incontournable. Et- là entre la poire et le fromage, les coups pleuvront comme à Gravelotte. La couleur de son panache blanc ne suffira plus.

Aurait-il oublié, l’ancien ministre de l’Education nationale, que lors du second tour des dernières présidentielles, il s’était prononcé en faveur de François Hollande, tout comme Martine Lignières-Cassou qu’il entreprend aujourd’hui de vouloir virer ?

Par contre, il n’a semble-t-il pas oublié que l’ingratitude de ceux qui, ignorant son engagement pour le candidat socialiste à la présidentielle, ont maintenu au second tour des législatives une candidate également socialiste qui l’a obligé à se retirer sur ses terres. Alors il se venge et envisage de rassembler face à Martine Lignières-Cassou.

Et pour les palois, ceux qui paient les impôts locaux parmi les plus chers de France et qui voudraient bien que figure dans les programmes des uns ou des autres une baisse significative de leur contribution, que reste-t-il ? Une petite phrase : « on va essayer de parler des problèmes de la ville, d’une méthode, et de bâtir quelque chose de mieux qu’un programme politique habituel ».

Essayer seulement ?

– par Joël BRAUD

Pau, le 18 mars 2013

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