Pau Municipales 2014  – Faut-il donner une deuxième chance à MLC pour prolonger son action ?

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On a coutume de dire que le « temps du citoyen » et le « temps du politique » ne sont pas les mêmes. L’un voudrait tout, tout de suite. L’autre a besoin de temps pour concrétiser ses engagements de campagne. A Tarbes, ville où le maire Gérard Trémège termine son deuxième mandat, les projets lancés durant le premier mandat sont réalisés ou s’achèvent. Ils sont nombreux.

Il y a eu d’abord l’ancien cinéma Rex qui a laissé place à un hôtel 4 étoiles puis la réhabilitation – pas terminée – de la friche industrielle de l’Arsenal, 20 hectares en plein centre ville et 89.000 m² de bâtiments. S’y sont installés un Méga CGR,  un pôle restauration, les archives de la ville, une maison des associations, un bowling, le centre artistique du « Chaudron », une pépinière d’entreprises etc. Reste à y mettre en place une structure sportive qui devrait comprendre une piste d’athlétisme, des terrains de handball, de tennis, un espace dédié aux arts martiaux etc.

A Tarbes, il y a eu aussi l’intéressante réhabilitation du Musée des Hussards, terminée en 2012 (voir sur A@P) et, début 2013, le Carmel a réouvert ses portes mettant à la disposition de la ville un bel espace  pour valoriser l’offre culturelle de la ville.  Semaine dernière, l’inauguration de la Halle Brauhauban, entièrement rénovées,  complétait la panoplie des réalisations initiées par le Maire. La place Marcadieu a vu ses Halles rénovées complètement en 20XX, la réhabilitation de la place elle-même et de ses fontaines est en cours. De son côté, la rénovation du patrimoine immobilier du centre ville est en pleine phase active. (voir Tribune à Gérard Trémège)

La plupart de ces projets ont été conçus durant la première mandature du Maire de Tarbes pour trouver leur aboutissement durant la deuxième.

A Pau, Martine Lignières-Cassou achève sa première mandature. Beaucoup d’études ont été lancées. Trop diront ses adversaires et, pour bien peu de passage à l’action. Souvenons-nous des projets, qui ne sont restés qu’à l’état de projet, pour les Halles,  l’Ecole des Arts et de la Communication, l’accès au Parking Aragon, la friche paloise des « Berges du Gave », la « ferme du Goût », le réaménagement du Hédas, les parkings relais etc.

MLC a-t-elle voulu les garder pour les démarrer dès le début de sa deuxième mandature ? Il y a fort à parier que certains vont réapparaitre dans son programme pour la campagne électorale du début 2014.

A ce jour, son bilan purement personnel est maigre (si l’on ne prend pas en compte les réalisations des 5 dernières années déjà lancées avant son élection à la Mairie) : le complexe aquatique (en travaux), la piétonnisation de l’avenue Joffre, la chapelle de la Persévérance et la réhabilitation du Pavillon des Arts. Quant à la réhabilitation du patrimoine immobilier du centre-ville, il démarre bien lentement.

La médiathèque André Labarrère ouverte en 2012 était un projet lancé, pour son emplacement, par Yves Urieta. Les crédits étaient là, il fallait les utiliser. La « Cité des Pyrénées », ouverte en 2013, était dans les « tuyaux » depuis de longues années en arrière. Elle n’est pas une initiative de MLC même s’il lui en revient la réalisation et le choix architectural.

Alors, faut-il donner en 2014 une deuxième chance à MLC pour prolonger son action ? Ou faut-il prendre le risque, en ne la reconduisant pas lors des prochaines élections, de remettre, une fois de plus tous, les dossiers à plat et ainsi retarder la modernisation de la ville ?

Ce qui aura caractérisé la gestion de Gérard Trémège, ancien président de la CCI de Tarbes, c’est le pragmatisme et la capacité à prendre des décisions. En 2014, après 5 années d’études, de concertations, d’observations, la « gestion MLC » saura-t-elle partir dans cette voie pour sa deuxième mandature ? Si oui, lui donner une deuxième chance semble légitime. Sinon…

– par Bernard Boutin

PS : Il n’est pas fait ici référence aux travaux d’urbanisme réalisé dans les « zones sensibles » que ce soit à Pau et à Tarbes. Ceux-ci dépendant pour beaucoup de crédits et/ou d’initiatives pas seulement municipales.

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10 commentaires

  • S' »espanter » sur le renouveau de Tarbes est une chose, mais quels enjeux et quels moyens, quelles attaches, ont permis cette renaissance ? Qui sont les acteurs réels, que savons-nous, nous béarnais, des sources de financement qui ont permis celà ? Le « territoire » est-il semblable à celui que l’agglo paloise a, selon DS, du mal à gérer ?
    Si pour ma part je prends un vrai plaisir à me balader dans Tarbes, je ne renie rien de l’évolution urbanistique de Pau. Les experts auto-proclamés me fatiguent, qui ne mettent sur la table que des critiques, certes souvent justifiées, mais qui ne participent en rien à une quelconque évolution des faits, si ce n’est à mener un négativisme à la fois poussièreux et destructeur d’ambitions.
    Car enfin, en exemples, que penser de la mairesse d’Idron qui veut créer un golf sur son territoire (et une résidence pour les vieux -je pense que la presse remettra Torossian au goût du jour, dans quelques années, mais c’est un avis personnel-), d’un maire de Lescar qui désire implanter un espace sportivo marchand sur le sien, alors que l’heure devrait être à la pleine solidarité territoriale . Certes, ces choses là ne sont pas ma tasse de thé (d’autant que je ne bois que du café), mais il est peut-être temps de cesser ces critiques roboratives, d’admettre que ces fameuses dépenses hors budget finiront par disparaître dans leur utilité pour tous (médiathèque, piscine…) et que bon nombre de palois, de banlieusards et de campagnards seront au final ravis de les utiliser, au même titre. Mais cela ne se fait pas en peu de temps, ni avec des maquignons politiques, qui se rasent en nous rasant de promesses.
    Les promesses et les évolutions ne peuvent se réaliser qu’avec les moyens dont on dispose. Or, il est certain que ces moyens ne viendront pas dans les années à venir. De ce fait, me semble-t-il, mieux vaudrait que les experts auto-proclamés cessent d’appuyer sur les pets de nonne de leurs accélérateurs de particules et se consacrent, car ils le peuvent, sur la récolte de jolis ceps, larges comme des bérets. Alors, peut-être, la Bigorre nous échangera ses trompettes de la mort, ses petits cochons noirs et la fin des haricots sonnera du haut de tous les clochers béarno-bigourdans.
    Alléluia, stena chouïa
    AK

    • AKpô, si MLC avait l’étiquette UMP, vous hurleriez au loup à propos du stade de kayak, du complexe de pelote, de l’Elan Béarnais, du GP et autres dépenses somptuaires qui coûtent une dizaine de millions d’euros par an à la ville. Vous vous interrogeriez sur l’évolution des effectifs à la mairie et à l’agglo depuis 20 ans et sur le coût que cela représente. Mais MLC a l’étiquette PS, alors vous êtes indulgent, regardez les 20% de bon plutôt que les 80% de mauvais (ces chiffres sont une image, mais ne doivent pas être loin de la réalité). Pourtant, MLC est MLC, pas une étiquette et son bilan de 20 ans d’accumulation de dépenses somptuaires à Pau est tout simplement honteux et inacceptable, tout comme celui de YU, JP et consors.
      Voyez Trémège: il a une étiquette « de droite » (le s…, hein?). A t-il supprimé la culture à laquelle vous semblez tant tenir, dans sa ville ? Absolument pas (regardez par exemple le programme du Parvis, des Nouveautés ou de la Gespe).

      • Ne mélangez pas tout, RdV. Tout d’abord, je ne suis pas un béni-oui-oui et la politique ne m’intéresse que de loin. Ma vie, comme celle de millions d’autres, ne se passe pas dans les intrigues des cabinets ministériels ou dans les alcôves des camaligues municipales. Que Trémège soit de droite et MLC de gauche n’est pas mon problème, et autant dire que CE n’est pas le problème.
        Je me satisfais pleinement de la renaissance de Tarbes, ne vous déplaise, d’autant que la mentalité y est au combien moins bourgeoise et plus simple que la mentalité paloise. Bien entendu, ce jugement est relatif, puisque je ne fréquente pas les hautes sphères locales et ne sens le vent qu’en croisant les gens dans la rue, dans des boutiques, ou au boulot (non, je ne suis pas vendeur de tailleurs pour dames, RdV).
        Il est évident que certains aspects continuent à m’agacer, dont la plupart sont ceux que vous vous évertuez, comme d’autres intervenants, à mettre sur le devant de la scène (le Jalai Alai, le sport pro, le surnombre des personnels, les recours pléthoriques aux cabinets de conseil, d’audit etc etc). Simplement, et c’est mon sentiment, certaines choses resteront positives, malgré la levée de boucliers systématique que suscitent tous les travaux « coûteux » : le stade nautique, la réhabilitation du centre ville, le stade d’eaux vives (j’aime égoïstement bien sûr m’y balader), etc.
        La question que je posais dans mon premier commentaire était liée à la classe politique locale qui, depuis des lustres, se tire dans les pattes et bloque toute évolution saine de la cité paloise, alors que peu d’éléments émanent des relations intercommunales tarbaises. Le climat est-il plus constructif, les maires plus solidaires, ou s’agit-il d’une politique seulement menée par quelques  » hommes forts », qui font quelque part leur loi, les grands travaux sur Tarbes (rocade, etc) sont financés en PPP sous l’égide du conseil général des HP http://www.laviedesreseaux.fr/Consultez-nos-themes-reseaux/Autres/Le-contournement-de-Tarbes-premier-PPP-routier-de-France.
        Il faut prendre parfois du recul sur ce qui se passe, même si tout cela n’est pas essentiel pour soi et les autres. Voilà ma réponse.
        PS: Je ferai la bise à MLC et au petit Trémège de votre part, si je les croise au jardin Massey ou au parc Beaumont.

        • 1) C’est une question de PERSONNE. MLC fait sa loi à Pau comme Trémège fait la sienne à Tarbes.
          2) sur le stade d’eaux vives… c’est pas un équipement sportif comme d’autres, c’est le plus cher du monde de son type. Il aura coûté en une mandature aussi cher que l’ensemble des travaux dans le CV: rénovation des pôles Joffre et Gambetta + rénovation du pavillon des arts. Vous ne trouvez pas cela ahurrisant ? Mais une idée tout de même: voir si ceux qui ont de l’argent (exemple: les Quatari qui ont acheté le PSG serait intéressés par ça). Au passage, vous avez vu celui de Tarbes, en pleine ville, sur l’Adour ?
          3) C’est le passé de MLC plus que son mandat, qui est inacceptable. Encore que au niveau de l’agglo, le bilan est très très maigre.
          4) la piscine: il est totalement anormal qu’aujourd’hui l’énergie solaire thermique ne soit pas utilisée pour diviser par 2 la consommation de gaz. En plus, elle coûte peu: c’est du simple caoutchouc noir dans des plaques de verre, pas des produits high tech comme le photovoltaïque. Je l’ai dit en réunion publique mais évidemment, nos édiles n’en ont rien à cirer. Ils ne sont là que pour recevoir la soupe. La piscine de Billère utilise cela (en plus du PV). Ce sera un équipement de loisir utile mais la priorité aurait dû être aux halles: à l’ECONOMIE et notamment celle du CV.

          • Rdv : » 1) C’est une question de PERSONNE. MLC fait sa loi à Pau comme Trémège fait la sienne à Tarbes. ,
            3) C’est le passé de MLC plus que son mandat, qui est inacceptable.(…/…) »
            De prime abord, c’est la tête de MLC qui ne vous revient pas. Pourquoi ? je vais vous donner quelques arguments en votre faveur: elle n’a aucun charisme, elle se sape avec des robes à fleur, elle a vécu, plus jeune, dans l’ombre du Grand Charmeur Québécois, avec les copines(JP) et copains(YU), se disputant les maroquins les encriers, les plumes, et au final les vestes chamarrées qui pendent désormais sur des cintres vernis (mais vermoulus); maintenant, elle seule joue Cendrillon à l’Assemblée Nationale, mais jamais après minuit, car c’est l’heure du crime, l’heure de RdV qui vient lui rappeler que Tocque-Manettes n’était pas Tocqueville…Traversant la Seine, fuyant la Concorde, à vingt trois heures cinquante neuf la voici de retour à Pau. Henri dort au château. Pas de navette depuis l’aéroport, elle rentre à pied. Voler une voiture, sur un parking relais ? Pensez-vous, elle n’a en poche qu’une clé ( et son porte clef : Pau, ville anglaise), une boussole qui bat tout azimut au travers des communes endormies où seuls les bourgmestres éveillés scrutent les étoiles filantes et argentées du futur immédiat.
            Un taxi s’arrête soudain. C’est Bayrou. Il s’est lui-même perdu dans tant de campagnes qu’il propose de la ramener en ville (sous quelles conditions ?). Il moque sa robe à fleur, (mais n’est-il pas lui-même un paysan de Paris, -avec ou sans majuscule-), comme la plupart des chauffeurs de taxi; il sent le Jurançon. MLC le soumet illico à un sondage Médiamétrie, qui révèle instantanément son ambition d’être président de la République, même s’il n’en reste qu’une bouchée à la reine, un vol au vent, la rosissure d’une crevette cuite (de la République, pas de MLC, bien que!).
            Pendant ce temps, RdV dévale les étiages de l’Adour, à vélo, traverse à la nage les retenues de Bours, de Bazet, mon Dieu, arrêtez-le, il va finir par se noyer à Cahuzac ! Mais non, fausse alerte, le petit Trémège le dévie vers les pentes divines de Madiran, aux vignes préservées de bulles issues de l’exploitation du gaz de schiste, et soudain, à une cinquantaine de kilomètres de là, le GPS fou de Bayrou le taxi, la boussole azimutée de MLC prennent le cap plein Est, la jupe flotte au vent, le prix du gas oil baisse, et c’est à vive allure qu’entre Lembeye et Maubourguet :
            « 4) (…/…) il est totalement anormal qu’aujourd’hui l’énergie solaire thermique ne soit pas utilisée pour diviser par 2 la consommation de gaz. En plus, elle coûte peu: c’est du simple caoutchouc noir dans des plaques de verre, pas des produits high tech comme le photovoltaïque. »
            Une vive lueur resplendit sur le Vic Bilh. RdV avait réconcilié les deux provinces sans que les Qataris en soient informés!
            Chacun plongea dans l’euphorie, et tous se mirent à travailler ensemble (sauf les qataris, qui firent gratuitement leurs courses chez Harrods et au Printemps, les apuvres, que ce doit être ennuyeux de jouer à la dinette et au marchand, à ce niveau…) !
            PS: j’espère que vous ne m’en voudrez pas, RdV, demain c’est le 1er mai…

          • Dommage qu’on ne puisse pas noter les commentaires !!!!

    • Je partage votre analyse.
      Cela dit, se représentera t’elle?
      Nessuno lo sa!

    • AKPô: « Les experts auto-proclamés me fatiguent, qui ne mettent sur la table que des critiques, certes souvent justifiées, mais qui ne participent en rien à une quelconque évolution des faits, si ce n’est à mener un négativisme à la fois poussièreux et destructeur d’ambitions. »
      Pas besoin d’être « expert auto-proclamé » pour faire le compte de ce que coûte le stade de kayak: investissement et frais d’exploitation ou d’invoquer l’utilisation de l’énergie solaire thermique qui est largement utilisée en Allemagne et autres pays d’Europe du N. C’est plutôt celui qui trouve ça technique, compliqué qui devrait se poser des questions.
      Et la ville ne peut pas avoir de capacités d’investissement conséquente (d' »ambitions ») sans mettre un terme (« si cela participe à l’évolution des faits ») aux dépenses somptuaires et aux sur-effectifs (ce sujet étant très lourd financièrement et totalement tabou).

  • BB est un saint!
    Il pardonnerait même à MLC d’avoir été incapable de donner un sens à l’agglomération dont même les limites sont folkloriques.
    Il lui pardonnerait d’être incapable de mener le moindre projet: la médiathèque, elle n’a rien a y voir
    La ligne de bus en site propre il devrait y en avoir deux depuis des années (lancé en 2003)
    Et ne parlons pas du PDU calamiteux ou du PLH !
    A LA RETRAITE ET VITE!

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