L'UMP part en campagne.

imgresDifficile démarrage semble-t-il, dans la campagne de l’élection municipale de 2014 pour l’UMP locale. Après quelques atermoiements, voilà que le candidat est présenté. Mais pour en arriver là, que d’intrigues  d’alcôves.

Pour comprendre il faut retracer les méandres qui ont été empruntés par les différents protagonistes pour ne pas dire antagonistes. Tout d’abord, il y eut Marc CABANE, ancien préfet, grand commis de l’Etat qui, alors qu’il était encore en activité, a été sollicité par les représentants locaux de ce parti.  Soumis au devoir de réserve, il a laissé entendre qu’il était intéressé mais qu’il lui fallait attendre d’être effectivement en retraite pour s’afficher. Ce qu’il fit, croyant, le naïf, que l’investiture que lui accordait alors l’UMP (l’Union pour un Mouvement Populaire) était définitive. Il fut, fort  de cette conviction, le premier à annoncer sa candidature. Il partait de loin et prenait le risque du coureur de fond de s’épuiser avant l’arrivée au poteau.

Ensuite, il y eut Nicolas PATRIARCHE, responsable de l’UMP pour le Béarn. Dans un premier temps, les caciques de la formation le positionnaient sur la rampe de lancement de la ville de LONS. Cela tombait bien puisque James CHAMBAUD (UMP) maire depuis 1983, déclarait qu’il ne se présentera pas à la prochaine échéance. Mais voilà l’octogénaire dans la foulée de son annonce, proposait son dauphin en la personne d’un certain BELLOCQ. L’imprévu quoi, il fallait donc recaser PATRIARCHE ailleurs puisque CHAMBAUD, très écouté dans LONS, risquait de barrer la candidature du jeune loup au profit de son protégé. Et puis contrarier le vieux docteur ne pouvait s’envisager.

Alors on plaça PATRIARCHE en tête de liste UMP sur PAU. Oui mais alors que faire de Marc CABANE, celui qu’on a soutenu jusqu’alors à la même place ?

Tout simplement lui retirer cette investiture au prétexte ou pour la noble raison, c’est selon, qu’il n’a pas eu la présence d’esprit de s’encarter au parti. Depuis, certains membres de l’UMP affirment haut et fort que le profil de l’ancien préfet ne convenait pas du tout à l’ambition de conquérir la mairie de PAU. Ils le jugeaient trop peu politique, assez taiseux, en un mot peu mordant et pas assez roublard pour ce combat. Alors Marc CABANE  dépité par ces agitations auxquelles son métier de préfet ne l’avait pas préparé, s’en alla rejoindre François BAYROU pour un avenir encore incertain, mais avec l’espoir qu’il pouvait émerger de cette nébuleuse.

François BAYROU justement, est celui qui rassemble autour de sa personne un certain nombre de déçus tout en disant que lui-même n’est pas partant. On va le croire. Il y a même autour de lui un certain Patrick de STAMPA encarté, lui,  à l’U.M.P. à qui l’idée est venue d’aller voir si l’herbe du pré du voisin était meilleure. Il se fait incontinent rappeler à l’ordre par Nicolas PATRIARCHE lui-même. Il est sommé de choisir ou alors il sera exclu du parti ; dur, dur.

Avec toute la discrétion qu’il sied à ce genre de confidence, certains, bien informés au sein de l’organisation locale de l’UMP, n’hésitent pas à dire que PATRIARCHE est encore trop tendre et qu’il n’a aucune chance d’être élu, mais, qu’après tout, il faut bien lancer un jeune.

Enfin pour faire le tour à peu près complet de toutes ces têtes, il reste Jean GOUGY, lui, c’est bien simple, on ne l’entend plus. Il paraît même qu’il n’aurait plus d’influence au sein de l’organisation politique. Il aurait disparu du paysage politique local. Selon les mêmes sources, s’exprimant avec les mêmes préalables précautions, ce retrait est une bonne chose pour le parti.

Et pendant ce temps là, Max BRISSON, secrétaire départemental de l’UMP, s’acoquine  avec des élus de gauche et du centre pour promouvoir, sur le pays basque, une collectivité territoriale basque.

A n’y rien comprendre.

                                                                                               Pau, le 30 mai 2013 

                                                                                             – par Joël BRAUD

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8 commentaires

  • MIEUX VAUT CELA UN JEUNE AVEC DES IDEES NOUVELLES ET KL’ESPRIT D’ENTREPRENDRE QUE LES BRAS CASSES DU SUFFRAGE UNIVERSEL QUI TRAINENT DEPUIS 30ANS DANS LES ISOLOIRS ET LE FOND DES URNES : les BAYROU, POUEYTO, peres, LESTORTE de Stampa et même ce povre Arriau!!!!!!

  • Hélène Despré

    L’UMP part en campagne ou bat la campagne?

  • Je crois surtout qu’au final, on va se retrouver avec les mêmes : MLC, BAYROU et URIETA.
    A quand le renouvellement ?

  • Quand on regarde la liste des prétendants encartés et de ceux qui sont censés avoir un poids dans les choix de l’UMP on ne peut qu’être affligé.
    Qui a montré ces dernières années qu’il disposait d’un charisme digne de l’emploi?
    Qui a participé au débat public ces cinq dernières années pour apporter au citoyen des éclairages différents?
    Qui a été une force de proposition sur les différents problèmes de notre territoire?
    Qui a démontré ses capacités, son imagination créatrice?
    Bon, … il y a bien longtemps qu’il n’y a plus personne sur la liste…

    • Il faut renouveler, pas seulement les hommes, mais les discours et les méthodes. Par exemple, sortir de la logique d’appareil des partis politiques. Une commune se gère par un grand rassemblement.

    • Le charisme, c’est bon pour les électeurs. Pour les citoyens, c’est un paramètre neutre.
      Pour l’instant, il me semble qu’on en reste exactement à la même situation qu’en 2008. L’UMP semble partie pour empêcher Bayrou de se faire élire, à ceci près que Bayrou ne s’est pas attiré seulement le véto des politiciens UMP mais aussi la haine d’une grande partie des électeurs UMP avec son vote « Hollande »… Urieta a eu sa récompense, Patriarche aura sans doute la sienne en temps voulu.
      Au niveau des candidats, on connait l’inconséquence de MLC (presque toujours autant de dépenses somptuaires – que ni Bayrou ni Patriarche ne remettent en cause d’ailleurs – etc). Face à cela, les projets ruineux de grand auditorium et de tramway sur pneu de Bayrou et le projet de grand stade pour la Section de Patriarche et leur quasi-sommeil sous la mandature de MLC. Difficile d’identifier le moins nuisible. Sans doute une feuille de papier toilette en guise de bulletin…

  • Le mot de la fin de Joël Braud est :  » A n’y rien comprendre.  »
    Si, malheureusement, je crois qu’on comprend trop bien, et cela ajoute un peu à la tentation de ne plus voter …

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