A Pau, le commerce dans l’œil du cyclone

a vendre Il suffit de se promener dans les rues piétonnes du centre-ville  de Pau pour se rendre compte de l’état calamiteux du commerce.

La rue Jeanne d’Albret est une incongruité, où quelques bars du côté Est font face à des magasins fermés côté Ouest. Les devantures déchues de la rue maréchal Joffre jurent avec la rue flambant neuve et ses pavés, seuls quelques bars ou restaurants de nuit ayant tiré profit de cet environnement propice à la promenade et aux sorties. Aux magasins abandonnés, succèdent les panneaux « à vendre » ou « pas de porte à céder », puis, un peu plus loin, les façades démodées et décrépies de Couderc ou Lamole. Celles-ci tiennent, mais pour combien de temps ? Que dire de la galerie Joffre, qui n’est plus qu’un cimetière de boutiques, ou encore de la rue des Cordeliers, autrefois si vivante, et où ne subsistent plus que quelques échoppes parsemées ? Rue Henri IV, haut lieu de la mode paloise, les commerçants résistent mais font tous le constat de la faiblesse de l’affluence. Les clients ne viennent plus à Pau-centre faire leurs emplettes.

 On dit que la ville est en transition, en mutation, que tout ceci est inéluctable, et dans le sens de l’évolution. On dit que les commerçants n’ont qu’à s’adapter. Qu’ils cessent de geindre, de se plaindre. On dit aussi que les chalands vont revenir; que la ville va revivre. Bientôt, on va nous présenter une « boîte à outils » pour y arriver..

Geindre ou mourir ? Combien de personnes, de couples besogneux, de jeunes plein d’énergie, de femmes, d’hommes, de familles ont tout sacrifié pour le projet de leur vie, pour au final fermer le rideau, souvent criblés de dettes. Il ne s’agit pas pourtant de se plaindre de l’échec : celui-ci a toujours existé et est la conséquence des risques pris, mais on a là sous les yeux la conséquence d’une désaffection massive des clients pendant une période de plusieurs années ; d’une absence de toute considération et de toute politique en faveur du développement du commerce et de l’animation en centre-ville. Les autorités municipales des dix dernières années portent une lourde responsabilité.

Comment accepter de voir notre ville dans cet état ? Sommes-nous condamnés à ce que l’hyper centre se transforme en rue de la soif paloise, ou y-a-t-il encore un espoir de voir renaître une vie dans ces quartiers ? Car le commerce, c’est l’échange, c’est la Genèse de la ville, c’est le lien social et donc la Vie.

Par Emmanuel Pène

Le 23 juillet 2013

Notez cet article

Cliquez sur une étoile

Note moyenne / 5. Nombre de note :

Nous sommes désolé que cet article ne vous ait pas intéressé ...

Votre avis compte !

19 commentaires

  • Propriétaires et exploitants du magasin Lamole, dont vous citez le nom dans votre article, il nous semble important d’apporter à vos lecteurs les précisions suivantes :
    Si notre maison fondée en 1890 est installée depuis plus de 120 ans à l’angle de la rue St Louis et de la rue Joffre dans le cœur historique de Pau, nous ne sommes et n’avons jamais été propriétaires de l’immeuble dont vous évoquez (nous vous citons) « les façades démodées et décrépies ».
    Une brève visite dans notre boutique, à laquelle nous vous convions bien volontiers, vous convaincra sans difficulté que si les façades de l’immeuble méritent en effet une sérieuse rénovation, il n’en est pas du tout de même de l’intérieur de notre magasin qui a été entièrement rénové il y a tout juste quatre ans.
    Nous y accueillons donc nos clientes dans un environnement lumineux, contemporain, fonctionnel et douillet, tout à fait propice à l’achat de produits intimes comme le sont le linge de maison, les tissus d’ameublement et les objets de décoration que nous leur proposons… et pas dans le bouge que vous semblez décrire.
    Loin d’être le signe, comme vous semblez l’affirmez un peu promptement, d’une décrépitude de notre enseigne, l’état de l’immeuble qui nous abrite ne trahit que le peu de cas que bon nombre de propriétaires fonciers du centre ville font de l’entretien de leur patrimoine, oubliant au passage que ce dernier est aussi celui de tous les palois qui déambulent dans des rues de moins en moins, nous vous rejoignons, agréables.
    Rien n’est dit non plus sur nos vitrines dont pourtant nos clientes nous félicitent régulièrement et qui en disent long (sans doute un peu plus que les raccourcis que vous prenez) sur le soin que nous leur apportons et les moyens dont nous disposons pour les faire vivre et les rendre attrayantes.
    Quant aux tags et autres affiches qui polluent les façades du centre ville et qui recouvrent nos propres murs, vous aurez probablement constaté qu’ils ne sont pas l’apanage des vieilles maison comme la notre, les « artistes » en herbe qui confondent les pierres de taille de nos mûrs avec une toile, ne faisant pas de distinction entre les murs d’une affaire moribonde ou ceux d’une affaire florissante.
    Pour ce qui est enfin de « tenir », nous comptons bien y parvenir encore quelques années pour peu que nos efforts ne soient pas mis à mal par les affirmations un rien péremptoires de quelques écrivains en herbe bien peu soucieux de vérité journalistique.
    Sans rancune toutefois.
    La Compagnie Française Lamole

  • Je ne comprends pas cet article. Je constate les faits : les hypermarchés ont trouvé la solution : un parking en accès libre et un espace qui rassemble en un seul lieu tous les commerces. Pau ne peut plus être une ville commerçante : elle y est inaccessible et fermée. Ainsi j’évite d’aller au centre ville car je ne peux pas y venir et me garer. Et encore je suis valide et en bonne santé. Mais imaginez des retraités. Les édiles ont tué la ville en la fermant. Bien fait pour les palois et qu’ils assument cette mort inéluctable

    • Je ne vois pas ce que votre dernière phrase apporte au débat. Les palois ont le droit et le devoir d’agir sur leur avenir. Quant aux édiles, s’ils ne font pas du bon boulot, il faut en élire d’autres avec des politiques différentes. Arrêtons un peu ce discours fataliste et défaitiste !

      • EP: « Quant aux édiles, s’ils ne font pas du bon boulot, il faut en élire d’autres avec des politiques différentes ».
        Au jour d’aujourd’hui, ils sont tous malheureusement interchangeables: aucun ne remet en cause les effectifs municipaux et de l’agglo, ni les excès énormes dans le sport pro et la médiathèque géante. Bayrou veut se payer en plus la fantaisie ruineuse d’un grand auditorium, Patriarche celle d’un grand stade pour la Section et MLC fait réaliser une piscine qu’elle met en priorité devant d’autres choses bien plus urgentes à réaliser.
        Il faut surtout essayer d’aller en réunion publique et les mettre à mal. Les ténors ne comprennent rien d’autre, je vous assure… et les autres ne sont que des mangeurs de soupe.

  • Le problème de Pau est autant, voire davantage, sa périphérie que son centre. Le problème est aussi sa taille qui est plutôt celle d’une ville moyenne alors que la vision générale serait celle d’une métropole régionale.
    Les hypermarchés doivent faire face à la concurrence des super et des supérettes qui se multiplient, y compris en première couronne ou en périphérie même lointaine ; sans oublier les « drives ».
    Les galeries marchandes ne sont pas toutes occupées. Quartier libre est à vendre.
    De plus l’habitant périurbain (proche et lointain) a maintenant ses habitudes. Il peut tout trouver en périphérie. La fréquentation des centres villes n’est plus un besoin pour certaines catégories socio-professionnelles. Elles peuvent même rejeter les Centres villes. L’étalement urbain a fait son œuvre.
    Aussi, l’accès facilité du centre-ville à l’automobile ne changera pas grand-chose car le profil socio-professionnel de l’utilisateur de centre-ville est très typé. Certainement, ceci est davantage le cas à Toulouse ou Bordeaux, et vraisemblablement moins à Tarbes.
    Je pense que l’AUDAP a des idées claires sur la situation de Pau, de l’agglo et de la périphérie. Elle devrait être capable de présenter un diagnostic et des scénarios d’évolutions possibles.
    L’AUDAP a, récemment, organisé des conférences, une sur les temps courts de la ville, une autre sur les territoires en 2040 (conférence de M. Vanier).

  • Tout d’abord je suis toujours surpris quand on parle de Pau.
    Pau n’existe plus, c’est l’agglomération paloise qui a un sens.
    Et cette agglomération est multi polaire.
    Ces autres poles se développent et c’est très bien ainsi.
    Il existe un centre historique à Pau que l’on appelle centre ville, et effectivement il périclite, mais ce n’est pas nouveau. C’est même bien normal.
    C’est le secteur où les revenus sont les plus bas, où l’on trouve le plus de personnes seules. Ce n’est pas cette population qui va relancer le commerce, ils vont peut être même ailleurs s’approvisionner…
    Pourquoi?
    Parceque les foyers qui ont les moyens ne veulent plus habiter dans des appartements d’une autre époque. C’est ce centre ville qui rassemble le plus de logement insalubres et inoccupés. Et malgrè tout ce qui est raconté, l’effort financier pour réhabiliter est ridicule et ne compense même pas le nombre de logements qui basculent chaque année dans la catégorie insalubre (voir le dernier PLU).
    Quand on rajoute à cela le fait que ce centre historique est inaccessible (disons d’une grande difficulté d’accès) pour tout automobiliste qui souhaiterait on comprendra facilement quel est le futur de ce pôle de l’agglo.
    On peut concéder qu’un effort a été fait pour améliorer l’esthétique du centre historique (Château, Clemenceau, Bld des Pyrénées) mais cela n’apportera que qqs touristes supplémentaires.

  • Contribuable Palois

    Que vaut la citation de l’architecte Thierry Merlot qu’a trouvée M. Vallet pour l’appliquer à la ville de Pau? Bonne conscience mais rien de concret. Car il n’est pire sourd que celui qui refuse d’entendre. Explication:
    J’ai profité d’une rencontre avec Mme Lignières Cassou au tout début de son mandat pour lui exprimer ma surprise sur l’absence d’un urbaniste de métier dans ses ambitieux « projets » de rénovation de la ville.
    Mon interrogation  » tous les projets ne pourront être effectués en même temps, pour des raisons tant financières que pratiques, et ils prendront probablement 15 ou 20 ans pour être totalement réalisés. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas un urbaniste qui soit associé pour la mise en musique de ces projets et la cohérence de leur réalisation ?  »
    La maire m’a fait sa réponse cinglante « on ne sait pas ce qu’on veut faire pour dans 5 ans, alors on ne va pas prendre un urbaniste ». Alors doit-on s’étonner quand on voit le résultat?

    • « Que vaut la citation de l’architecte Thierry Merlot qu’a trouvée M. Vallet pour l’appliquer à la ville de Pau? Bonne conscience mais rien de concret. »
      Car vous pensez que le concret peut s’exprimer en quelques lignes, sur un forum donc d’un coup de baguette magique!!!!
      Vous faites vraiment partie de ceux qui s’imaginent que la solution d’un problème complexe est une solution simple, efficace tout de suite, en changeant de gouvernance par exemple sans doute!

  • EP: « d’une absence de toute considération et de toute politique en faveur du développement du commerce et de l’animation en centre-ville. »
    Les commerçants réclament des « animations ». Pourtant, avec tout ce qu’il y a… Hestiv Oc, Carnaval Biarnes, fripperies etc. Et sont terrorisés par les travaux pourtant nécessaires parce qu’ils craignent de ne pas pouvoir tenir durant cette période.
    Les choses à faire sont pourtant simples: rénover les halles, finir de rénover la voierie, refaire la promenade du Bd, retoucher la place Clémenceau, rendre plus esthétique le palais des pyrénées par des fresques murales ou de la végétation verticale, suppression des feux inutiles entre la périphérie de l’agglo et le CV, parkings relais, bus gratuits (pour l’impact psychologique de la « gratuité » qui double au moins la fréquentation). Je serais étonné qu’avec ces mesures publiques-là, l’investissement privé ne prenne pas ensuite le relais dans le CV historique…
    Tout cela aurait déjà pu être fait si en lieu et place, nos édiles n’avaient pas dépensé des sommes colossales dans le sport pro et une médiathèque géante, sans être inquiétés par personne. Voire aussi la question des effectifs municipaux et de l’agglo…

    • Je rajouterais que le centre historique de Pau possède de plus un atout énorme que ne possède pas celui de Tarbes, Bayonne ou Dax par exemple: le Bd des Pyrénées. « la plus belle vue de Terre ».

  • EP: »Les autorités municipales des dix dernières années portent une lourde responsabilité »
    Plutôt celles de ces 20 dernières années au moins. Et ces gens-là qui continuent à nuire gaiement, et ne comprennent rien d’autre que les rapports de force. Les mettre à mal en réunion publique est le seul moyen de faire un peu bouger les choses.
    C’est pas non plus cette place Clémenceau râtée qui participe de l’attractivité du CV, . Corriger les erreurs architecturales et améliorer la place devrait faire partie des priorités. Sans parler des halles…
    Enfin, la problématique du CV est autant celle de sa rénovation que de son accessibilité.

    • D’accord pour les Halles : ce doit être une priorité

      • Et nos édiles ont donné la priorité à une piscine… plutôt qu’à l’activité économique et l’attractivité du CV dans la droite ligne de la politique labarérienne.
        La question du centre historique (comme du reste) est très simple: rénover, embellir, rendre facilement accessible. C’est une question d’orientations financières, de volonté politique.
        Non, ce n’est pas la faute de Leclerc ou du fait que Pau soit une ville de taille moyenne si nos édiles ont laissé pourrir le CV pendant si longtemps, quoiqu’en disent les intellos de gauche.
        Vous parliez d’achitecte-urbaniste: il y a M. Murillo et M. Bompeau (ou paronyme).
        Sur la zone du grand Pau (comme n’importe où ailleurs), nombre de personnes apprécient de venir en centre-ville pour les plaisirs de la ville (se promener, faire les magasins, prendre un verre) qu’elles ne trouvent pas forcément près de leur logement. Mais évidemment, il faut que ce soit un cadre agréable, qu’il y ait de belles choses à voir (ce qui suppose des investissements publics pertinents alors suivis d’investissements privés), ne pas trop galérer pour accèder au centre.
        On parle du centre historique et des halles, mais le reste du centre n’est pas très reluisant non plus: Hédas, Foirail, rue Carnot etc. Nos édiles ont été « les plus mauvais de France ». Jamais vu ailleurs un tel gâchis.
        La rue J. d’Albret: bien sinistre d’un côté. Enfin, avec la rénovation, le nombre de commerces y est quand même passé de 2 à 5 il me semble et on peut espérer que cette évolution positive de l’investissement privé va continuer.

  • L ‘essentiel des travaux structurants qui ont duré beaucoup trop longtemps, certes , est désormais derrière nous. Il fallait probablement en passer par là. Il reste à remplir la boite avec des enseignes attractives qui ramèneront du monde en centre ville. L’offre actuelle est reconnaissons-le, particulièrement désuète pour ne pas dire minable. Du bas de gamme dans toutes les vitrines, le seul combat des commerçants de centre ville semblant s’effectuer sur le prix. Et c’est à l’évidence un pari perdu d’avance contre les grandes surfaces. Ils ne pourront gagner que celui de la qualité.. Il faut donc tout reprendre à zéro
    Quelques mesures simples:
    – Définition et mise en oeuvre d’un standard urbain quant à la taille et à la qualité des enseignes et des façades de boutique. Du grand n’importe quoi à Pau où le mauvais goût le dispute à des réalisations ridicules
    – Stop aux gargotes, restaurants et bistros en tous genres. Il y en a largement assez dans le centre ville pour satisfaire tous les soiffards du département. Sans parler des boutiques de piercing ou de tatouage ou même des vendeurs de cigarettes électroniques ou les acheteurs d’or, tous commerces conjoncturels voués à la disparition
    – Création d’une structure financée par l’agglo et éventuellement par des promoteurs commerciaux privés destinée à la reprise de tous les pas de porte situés dans un périmètre central afin de redéfinir les relations avec les propriétaires (baux, travaux de rénovation, rafraîchissement des immeubles) et de rechercher de nouveaux locataires. Montage des financements nécessaires
    – Mise en oeuvre dans cette structure d’un service marketing efficace susceptible de faire l’inventaire du panel d’enseignes non ou mal représentées à Pau et qui seraient susceptibles d’être intéressées par un cadre commercial cohérent pour leur franchise.Recherche et analyse des success-stories chez d’autres villes de taille comparable qui ont su garder leur centre ville
    – Arrêt immédiat du projet de transport en site propre qui est une énormité sans aucun sens à Pau dans l’état actuel des choses. Réutilisation des budgets prévus pour le financement de la structure ad hoc ci-dessus ainsi que pour la réfection des immeubles du centre
    – Négociation avec des entreprises spécialisées comprenant la reprise des Parkings publics du centre contre la création d’un grand Parking souterrain, Place de Verdun, relié par navettes au centre ville.
    Il y a tant à faire. Nous devrions juger de la crédibilité du prochain premier magistrat, strictement sur ce sujet qui est prioritaire et suffira largement , avec celui de la voirie à remplir son prochain mandat. Tout le reste peut attendre.

    • Et la multiplication sans compter des grandes surfaces à la périphérie? Et Leclerc qui n’est pas loin du centre ville? Là où l’on peut garer facilement et tout trouver sur place! Il y a à la fois les possibilités de faire face aux besoins biologiques et culturels; c’est un plaisir de circuler dans les rayons de l’espace culturel Leclerc, cela n’a rien à voir avec la FNAC; chacun peut trouver ce qui l’intéresse.; vraiment je n’ai absolument rien à faire en ville; je n’ai pas besoin de vêtements pour ado, j’ai une banque près de chez moi,etc. Si j’y suis obligé (mutuelle optique, poste,etc,) je prends le bus.
      Vous ne pensez pas que toutes ces grandes surfaces représentent déjà beaucoup trop de pompes à sucer le fric? Les commerçants du centre ville ne peuvent pas lutter?
      Tant que ces monstres du gaspillage seront présents, je mets en doute la valeur de vos mesures simples!
      Que font les architectes? C’est une reconstruction de la ville qu’il faut concevoir.
      « La ville n’est pas seulement le lieu d’un commerce florissant où l’on peut circuler sans problème!! Ce n’est pas non plus une succession de constructions juxtaposées destinées à la satisfaction de besoins: abriter, protéger, produire, échanger et transmettre. La ville durable met en jeu un projet complexe où interfèrent environnemental, culturel, éducatif, santé, sportif, économique, social, etc.. Elle est l’organisation de l’espace, des flux et des masses qu’engendrent ces besoins, organisation dont la complexité croît de manière exponentielle au fur et à mesure de l’extension des sociétés. » Thierry Melot, architecte paysagiste.

      • Il est bien mal venu de s’en prendre à Leclerc alors que nos chers édiles ont laisser pourrir le CV pendant des décennies. Si un jour le CV est entièrement rénové et plus accessible, il sera évidemment plus attractif qu’aujourd’hui. L’offre en produits de qualité y sera également plus importante qu’aujourd’hui.
        Le centre Leclerc est même un atout important pour l’université car il permet aux étudiants de faire facilement leurs courses à un prix abordable.
        C’est même un atout pour le CV car les habitants peuvent y faire facilement leurs grandes courses alors que les supermarchés du CV sont trop chers.

      • Cher Georges, vous avez sans doute raison, mais comme souvent, partant d’un constat que nous partageons ( je ne fréquente que fort peu le CV pour ne rien y trouver qui soit à mon goût et encore moins les grandes surfaces qu’en général j’exècre, car elles sont à l’origine de notre abaissement culturel. A ce point de vue le Leclerc culturel est le pire parangon qui n’ait jamais été inventé à Landerneau. Quand je pense qu’ils veulent aussi nous vendre de l’aspirine..) vous ne nous proposez pas de transition réaliste tandis que j’essaye de partir du constat pour aller vers ce qui serait possible à la lumière de ce qui marche ailleurs . Inutile d’aller bien loin. Le CV de Tarbes est un bon exemple, comme celui de La Rochelle ou celui de Poitiers. Sans parler de la résurrection de Bordeaux qui est à une autre échelle. Je suis un besogneux et vous êtes un visionnaire. On devrait s’entendre à la fin 🙂

    • Je reprends les quatre dernières propositions d’Oscar :
      OSCAR :
      – Création d’une structure financée par l’agglo et éventuellement par des promoteurs commerciaux privés destinée à la reprise de tous les pas de porte situés dans un périmètre central afin de redéfinir les relations avec les propriétaires (baux, travaux de rénovation, rafraîchissement des immeubles) et de rechercher de nouveaux locataires. Montage des financements nécessaires
      – Mise en oeuvre dans cette structure d’un service marketing efficace susceptible de faire l’inventaire du panel d’enseignes non ou mal représentées à Pau et qui seraient susceptibles d’être intéressées par un cadre commercial cohérent pour leur franchise.Recherche et analyse des success-stories chez d’autres villes de taille comparable qui ont su garder leur centre ville
      EP : excellente idée, mais cela requiert une vrai volonté de la part de l’équipe dirigeante; on en est loin. Il faut donc pousser pour que les candidats s’engagent en ce sens.
      OSCAR :
      – Arrêt immédiat du projet de transport en site propre qui est une énormité sans aucun sens à Pau dans l’état actuel des choses. Réutilisation des budgets prévus pour le financement de la structure ad hoc ci-dessus ainsi que pour la réfection des immeubles du centre
      EP : je ne comprends pas : pouvez-vous expliquer ce projet de transport en site propre ?
      OSCAR :
      – Négociation avec des entreprises spécialisées comprenant la reprise des Parkings publics du centre contre la création d’un grand Parking souterrain, Place de Verdun, relié par navettes au centre ville.
      EP : là je ne suis pas d’accord sur le remplacement des parkings du centre par un unique place Verdun, car ce parking est relativement éloigné de l’hyper-centre (par exemple des halles, de Bosquet ou du Casino. Je pense qu’il y a quelque chose à faire de plus ambitieux au niveau de la gare avec un accès facilité (téléphérique ? Escalator ?) au centre.

      • Transport en site propre. Je fais référence au mega projet de navette reliant l’Hopital au centre sur des voies qui lui seraient exclusivement réservées
        Voir article Daniel Sango http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=4683
        Parking. Pas question de supprimer les parking existants, il faut au contraire en créer d’autres et les enfouir. C’est plus facile à faire Place de Verdun qu’au bord du Gave et il y a mieux à faire de la zone du Sernam que d’y stocker des voitures visibles depuis le boulevard. Ce ne sont pas les parkings payants quiempêchent les palois de venir dans le centre, c’est l’absence d’offre commerciale . Et une gestion privée de ces parkings yc ceux qui sont gérés (mal) par la ville, permettra le financement de nouvelles capacités, ce qui n’exclut évidement pas une redevance à la ville.
        Donc priorité à la restructuration et à la dynamisation de l’offre commerciale du centre ville. Mais je suis d’accord avec vous celà suppose un changement radical de mentalités et d’expériences au sein de la municipalité et l’ouverture d’un vrai dialogue avec la CCI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *