Opinion : Pour que le gaz de schiste finance la transition énergétique

Capture d’écran 2013-07-25 à 20.14.51Des « Ecolos », la France, la terre entière, ont besoin d’eux parce que celle-ci a des ressources limitées. Ils sont notre sonnette d’alarme. Sept milliards d’habitants ne peuvent rêver de multiplier voitures, hi-fi, « produits blancs », tous énergivores. Déjà, à force de tirer sur les ressources de la planète, la vie s’efface, celle des animaux d’abord**. La notre ensuite ?

Alors, les écolos, dans leur rôle, parlent de « transition énergétique » : « fermons les centrales nucléaires, ne touchons pas au gaz de schiste, développons des énergies alternatives (les marées, l’éolien, le solaire) »… sans jamais rien financer !

Les besoins énergétiques sont un enjeux majeur. « Fermons les centrales ». Coût pour la nation : des dizaines de milliards d’euros par an (voir ICI). Il y a le coût de la fermeture puis celui du démantèlement de nos 58 réacteurs nucléaires, celui pour recréer des énergies alternatives, celui pour faire face aux destructions d’emplois (la fermeture d’un réacteur en détruirait 12 500)… bref des sommes « faramineuses » à trouver alors que les déficits des comptes publics sont « gigantesques » et que les français n’en peuvent plus de ponctions fiscales. Le compte n’y est pas et les écolos s’entêtent.

Pourquoi dès lors ne pas imaginer de financer la transition énergétique par les bénéfices que l’on pourrait tirer de l’exploitation du gaz de schiste national ? Une exploitation sous contrôle de la puissance publique, comme le propose le Ministre Montebourg, et à laquelle il conviendrait d’appeler les écologistes dans le tour de table. Oui, Gasland ne doit pas se produire en France.

« Ils n’y viendront pas » beaucoup penseront. Sauf que si toutes les parties prenantes s’engageaient à utiliser un pourcentage important des bénéfices, tirés de cette nouvelle énergie, pour financer la transition énergétique, les blocages pourraient alors commencer à sauter…

Le raccourci est rapide mais l’idée est simple : Répartir la richesse qui se trouve dans notre sous-sol* pour rebondir au lieu de rêver d’une transition que nous ne pouvons pas financer. A quand un « Grenelle III de l’environnement » ?

Let’s have a dream…

– par Bernard Boutin

* A ceux qui veulent en finir avec le nucléaire, il convient aussi de rappeler ces 68,5 milliards d’euros, en 2012, de facture énergétique française au titre de la balance commerciale.
** En vingt ans, la moitié des papillons des prairies ont disparu en Europe. Souce :  BFM TV
crédit photo : http://www.alterre-bourgogne.org

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14 commentaires

  • « Enfin les conséquences écologiques des huiles de schiste, qui nécessitent l’utilisation de la controversée fracturation hydraulique, sont désormais connues : multiplication du nombre de puits, grande quantité d’eau consommée (de 10.000 à 20.000 m3 par forage), risques de contamination des nappes phréatiques et des rivières par une fuite de puits ou de surface, de pollution par les additifs chimiques utilisés, plateformes d’exploitation envahissantes… » « Sera-t-on noyé sous le « nouveau pétrole » ?Nel.Obs

  • « Tous les échantillons prélevés dans un bassin de gaz de schiste et analysés par des chercheurs de Caroline du N se sont révélés pollués par du méthane, de l’éthane et du propane. Les concentrations en méthane étaient dix fois supérieures à la normale dans l’eau potable du robinet des maisons proches de sites de forage et celles en éthane 23 fois plus » Sciences et Avenir août 2013.
    Alors, en effet, pourquoi ne pas appliquer cette idée raisonnable de se lancer dans l’exploitation! On pourra alors s’éclairer et faire cuire son oeuf sur le plat avec l’eau du robinet! Le prix de l’eau va encore augmenter!

  • Tout cela ne sont que beaux propos, qui n’ apporteront pas une réponse durable au problème énergétique, que nous allons prochainement commencer à vivre.
    Tout cela, n’ est que reculer pour mieux sauter, pour essayer de sauver la face de notre génération « énergivore » ,tout en mettant en danger l’ avenir des générations futures.
    Ce n’ est, ni plus ni moins, que déplacer le problème dans le temps et être irresponsable.
    D’ une part, la seule solution viable est une diminution globale de la population mondiale en revenant à un seuil de capacité d’ humains acceptable, que peut supporter notre terre. Et oui, ce moment là, que tout le monde redoute, va arriver!!!!! Il faut arrêter, une fois pour toutes, de laisser croire que l’ évolution matérielle des hommes sur terre est un droit et un devoir des humains. Cela criminel et n’ est plus mathématiquement tenable.
    D’ autre part, arrêtons de faire croire que la transition énergétique est la solution miracle. Brûler du gaz ou consommer de l’ uranium, c’ est épuiser des réserves d’ énergies non renouvelables, avec pour l’ uranium des déchets hautement toxiques à gérer sur des millénaires, pour le gaz, qu’ il soit de schiste ou non et le pétrole, le réchauffement climatique avec ses conséquences.
    Seule la sobriété énergétique couplée à une diminution de la population, peut être une réponse raisonnable, mais qui à l’ inconvénient de remettre en cause les fondements mêmes de notre type de société matérialiste. Et cela personne n’ en veut, aveuglés que nous sommes, comme les lucioles, par la lumière et la tiédeur d’ un soir d’ été.
    Michel LACANETTE.

  • Si la question est d’ordre national et même international, un maire a aussi son rôle à jouer.
    Qqes cas très simples et flagrants au niveau local. Nos édiles n’ont pas réalisés de parkings relais + « gratuité » des bus alors que cela en doublerait au moins la fréquentation, donnant toujours la priorité aux distractions plutôt qu’aux choses fondamentales. Par ailleurs, le coût public d’un ticket de bus serait alors fortement abaissé et les citoyens dépenseraient moins en transport.
    La nouvelle piscine: des avantages: couverture thermique du bassin extérieur pour la nuit, bâtiment avec une toiture en partie végétalisée mais refus d’utiliser des panneaux solaires thermiques pour le chauffage de l’eau (la moitié du temps), technologie pourtant très simple, propre, peu couteuse (moins que le gaz). Une telle connerie écologique et financière est inacceptable et nos édiles inexcusables et coupables de pollution et gaspillage d’argent public.

  • Enfin des idées raisonnables sur le problème majeur de la transition énergétique. Et une proposition de transition dans la transition à laquelle tous les citoyens devraient réfléchir.

  • « Pourquoi dès lors ne pas imaginer de financer la transition énergétique par les bénéfices que l’on pourrait tirer de l’exploitation du gaz de schiste national ? Une exploitation sous contrôle de la puissance publique, comme le propose le Ministre Montebourg, et à laquelle il conviendrait d’appeler les écologistes dans le tour de table »
    L’idée semble bonne en théorie, malheureusement, seulement en théorie!
    1°) Qui profiterait des bénéfices? Pour que l’Etat en profite il faudrait que ces bénéfices soient nationalisés. Qui fait des affaires avec le pétrole? Total ou l’Etat?
    Pensez-vous que les exploitants seraient prêts à utiliser ces profits pour une transition propre?
    2°) Avez-vous une idée de l’état des régions exploitées après? Comment et à quel coût pourra-ton refaire la transition en retour, c’est-à-dire, comme on dit parfois en d’autres lieux, »laisser l’endroit aussi propre qu’il était en arrivant »!
    3°) Montebourg a précisé qu’il pensait que l’exploitation sera souhaitable le jour où on aura trouvé une méthode « propre », entre autres sans besoin de fracturation hydraulique.
    4°) La France n’a pas ces espaces non habités des Etats-Unis où les propriétaires sont aussi propriétaires du sous-sol. Cela change tout!
    5°N’oubliez pas que la France est un des pays le plus fréquenté par les touristes. ces derniers représentent un chiffre d’affaire énorme et salutaire pour notre économie.
    Quand on voit les photos et les résultats sur le terrain dans les pays où l’exploitation est faite, je doute que les touristes soient aussi empressés pour visiter.
    C’est quand le défilé dans les rues des professionnels du tourisme?

  • Je reprends les coûts énoncés dans l’article: « le coût total s’établit comme suit, en euros par MWh : 42 pour le nucléaire, dont 17 pour le fonctionnement ; 61 pour le thermique ; 69 pour l’éolien terrestre ; 117 pour l’éolien maritime ; 293 pour le solaire ».
    Des précisions sont indipensables sur les coûts de l’éolien et du solaire. Une moyenne n’a pas de sens.
    Des réacteurs ont déjà été en partie démantelés: le coût est tellement élevé que cela ne pourra jamais être financé sur la totalité du parc français. Et c’est pas grave, on rayera simplement qqes km2 de la surface de la France.
    Enfin, le débat se cristallise autour de la question du nucléaire et des énergies renouvelables éolien et PV alors que la question est principalement ailleurs: économies d’énergie (transports, habitat), utilisation du solaire thermique et de la géothermie pour le chauffage et la clim. Dommage que ce cher professeur émérite de je ne sais quoi n’en parle pas.

    • Il ne faut pas laisser aux écolos le monopole de la réflexion sur l’évolution énergétique. Les solutions qu’ils préconisent sont trop radicales et pas réalistes. De plus, ils substituent souvent des pollutions à d’autres pollutions. Par exemple la fin du nucléaire allemand se traduit par la nécessité de produire plus dans des centrales à charbon ou à fuel; d’autre part, la substitution par des éoliennes apporte une pollution jamais atteinte du paysage. Si le monde utilise les gaz de schistes et en tire profit pour la population, je ne vois pas pourquoi on ne l’utiliserait pas (cessons d’être maltusien !). L’idée d’utiliser les profits du schistes pour financer la recherche dans des énergies alternatives est une bonne idée. Encore faut-il ne pas laisser les écolos définir seuls les axes de cette recherche !

      • Les écolos sont des démagogues comme les autres, des politico-marketeurs: le PV, ça fait smart, high tech, c’est vendeur auprès du bon peuple, même si c’est souvent une ruine pour l’Etat.
        Le solaire thermique et la géothermie sont les énergies les moins chères qu’il soit (avec le bois et le charbon) et sont employés depuis la nuit des temps. Qu’attend-on pour les rendre obligatoires ? Pourquoi ne le sont-elles pas depuis longtemps ? Pour protéger les emplois dans le secteur du pétrole et du nucléaire ?? Parce que nos édiles sont incultes et incapables de réfléchir à l’avenir énergétique ? Parce qu’ils sont manipulés par les lobbies du pétrole et du nucléaire qui ne parlent que de PV et l’éolien ?

      • Commentaire d’Emmanuel Pène lu et approuvé

    • « Je reprends les coûts énoncés  »
      Il y a coûts et coups!
      D’abord, pour les coûts, ces chiffres n’ont aucune valeur car chacun y met ce qui l’arrange dedans!
      D’autre part, en cas de dysfonctionnement majeurs à court, moyen et long terme, les coups sont incomparablement plus élevés dans le nucléaire.
      Comme ne dit pas E.Pène, il ne faut surtout pas laisser aux économistes néolibéraux le monopole de la réflexion sur la vérité de la transition énergétique!

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