Noir symbole

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12387680-fumer-boitier-balle-de-9-mm-sur-fond-noirPourquoi chez certaines femmes politiques ce désir de ressembler à des confrères masculins affichant leurs éloquentes et néanmoins arrogantes manières de faire de la vie en politique un combat livré de manière acharnée, une battue où voir mourir l’autre est un but qu’ils poursuivent jusqu’à ce que mort s’en suive, le KO final nuisant au personnage public ou au parti osant livrer bataille face à lui.
Faut-il absolument pour faire de la politique employer des moyens drastiques fussent-ils avec des mots et pour se défendre rendre coup pour coup ou se mettre au niveau de ces messieurs qui n’ont rien de fleur bleue mais parce qu’ils sont dominants dans la plupart de nos sociétés demeurent les guerriers d’une cause que nous ne sommes pas prêtes de gagner si nous revêtons leurs ego surdimensionnés.
De glorieuses par le passé pour quelques femmes qui se sont sacrifiées pour nos libertés, quelques unes de nos jours préfèrent être des « tueuses » … tueur-tueuse, menteur-menteuse … la politique a ses défauts souvent mis en pratique par celles et ceux-là qui souhaitent régler des problèmes personnels plutôt que ceux d’un peuple en quête de vérité et qui n’a nul besoin de voir des politicards entre eux s’étriper, donnant ainsi un exemple éloigné de la vérité voire malsain.
La vision que j’en ai, c’est que la politique, censée remplir un rôle à responsabilités de la part de ceux qui s’y sont engagés devient depuis de trop longues années et ici avec l’exemple d’une femme visant la Mairie de Paris, un facteur visant à diviser plutôt que rassembler … une population qui plus que se battre pour exister a besoin du soutien sans faille et non de dédain de la part des politiques quels qu’ils soient, féminins-masculins. De la rivalité certes mais sans conflits, sans ces mots barbares visant à « tuer » son prochain, dans ce monde d’hommes où pour être la première femme il n’est nul besoin d’un tel symbole.

– par Samie LOUVE

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4 commentaires

  • je suis bien d’accord karouge … bien à vous et douce journée 🙂

  • Les femmes ont revendiqué leurs droits à l’égalité depuis des siècles, et plus encore depuis la fin du XIX ème et le début du XXème. Le mouvement des suffragettes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Suffragette) en Angleterre, puis le MLF, plus radical ( « le Torchon Brûle »), en France, les ont conduites à obtenir quelques avancées réelles (le droit à l’avortement et à la contraception, entre autres), mais ce qu’il faut retenir, à mon avis, c’est que ce « droit à l’égalité » ne concerne que certains « postes » : le salaire – à travail égal, salaire égal-, et surtout une égalité homme-femme dans la vie au quotidien, que peu d’hommes, au début de ces revendications, étaient prêts à partager. La société, dans sa grande majorité, a évolué dans, disons, un certain bon sens. Il reste des légions de machos partout, mais le ridicule les tue (bon débarras) -attention quand même en traversant la rue-.
    L’erreur des femmes -de pouvoir, hors cadre familial- peut provenir de ce SIDA intellectuel qu’est l’arrivisme, ou, d’un point de vue radis noir, le péché d’orgueil. Or, l’âme parfumée des femmes, c’est la solidarité, le partage, (l’amour) l’écoute et la compréhension, parfois le sacrifice et l’abnégation (cf les grandes guerres); c’est la femme qui attire, permet à l’homme de respirer, de s’envoler dans des rêves fleuris de réalités palpables, pas le clone de l’homme qu’elle est devenue en deux ou trois décennies -Sarah Palin, guest star-.
    Les hommes ont toujours eu pour ambition de réussir leur vie, sans se poser la question de savoir si ceux et celles avec qui ils vivaient étaient heureux de vivre « leur » vie. Propulsées dans un monde d' »hommes » (BTP, chauffeurs routiers, management, bref travaux pénibles physiquement), les femmes se sont adaptées avec un courage inouï à leurs nouvelles fonctions. Subissant au passage toutes les dénégations (au même titre que les ouvriers maghrébins et portugais, etc jadis), elles ont appris le discours des ateliers et des chantiers, des m’as-tu-vu combien -je-palpe-par-mois, et quelque part en ont fait leur force et leur perte de féminité, d’identité.
    Mais il n’empêche que cela n’est que la partie émergée de l’iceberg : qu’elles soient présidente du FMI ou concurrentes pour la mairie de Paris, ou quoi que ce soit socialement, jamais je ne m’empêcherai de voir les femmes comme je n’en vois qu’une, cachée dans la forêt de chênes, et toujours me reviendra ce passage d’un livre de Charlotte Delbo, quelques pages où, à Ravensburg, toutes les femmes du stalag, avec leurs infimes moyens, cousent, bichonnent, fabriquent, ornent de petits cadeaux pour leurs hommes, que l’une d’entre elles lancera au-dessus des barbelés, la nuit de Noël.
    Pour moi, là sont les femmes. Et ce sont ces femmes dont le monde a besoin.
    Bien à vous

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