Bayonne – Le droit à manifester mis à l'épreuve ?

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Capture d’écran 2013-08-08 à 07.50.57Par arrêté municipal, signifié le 5 août, le maire de Bayonne, Jean Grenet, veut interdire toute manifestation autour des arènes. Une décision portée en justice par le CRAC (comité radicalement anti corrida) qui nous adresse le message ci-dessous et appelle à manifester le 9 août.

« Le CRAC (comité radicalement anti corrida) et le collectif Euskal Herria Bayonne Anti Corrida dirigé par Carole Saldain, organisent une manifestation le 9 août 2013 pour protester contre la tenue d’un gala des anniversaires, à l’occasion des 160 ans de la première corrida en France ainsi que des 120 ans des arènes de Bayonne. Ils sont soutenus par de nombreuses associations dont la Fondation Brigitte Bardot, PETA, la FLAC, L214 et Animal Cross.

Le 5 août, le maire de Bayonne, Jean Grenet, nous remet un arrêté municipal (pièce jointe) interdisant toute manifestation pendant 8 jours dans un large périmètre autour des arènes et interdisant toute distribution de tracts dans toute la ville « y compris sur les véhicules en stationnement ».

D’après nos informations, le sous-préfet de Bayonne, Patrick Dallennes, suspectant un texte abusif, aurait fait expertiser cet arrêté par la DLPAJ (Direction des Libertés Publiques et des Affaires Juridiques du Ministère de l’Intérieur). Réponse du ministère le 2 août : cet arrêté doit être modifié ce que le sous-préfet aurait immédiatement signifié à M. Grenet par lettre d’observation. Le maire de Bayonne ne tient donc pas compte de l’avis de l’autorité préfectorale qui devrait en toute rigueur, porter l’affaire devant les tribunaux. Le fera-t-elle?

Cette négociation non aboutie explique que l’arrêté municipal signé le 23 juillet ne nous ait été signifié que 2 semaines plus tard, générant ainsi une situation d’urgence. Le 6 août 2013, le CRAC a saisi le tribunal administratif de Pau d’une requête en urgence de « référé liberté », considérant que le droit à manifester et que la liberté d’expression sont bafoués par le maire de Bayonne. Ces abus de la part de maires de villes taurines semblent devenir une habitude puisque le maire de Captieux (33) avait dû retirer deux arrêtés municipaux abusifs et avait été condamné le 28 mai dernier devant le tribunal administratif de Bordeaux à payer 150 euros à nos partenaires de l’association L214 (pièce jointe). »

– par Jean-Pierre Garrigues
Président du CRAC

Contact : Tél. 06 75 90 11 93
Association CRAC : j.p.garrigues(à)orange.fr
www.anticorrida.com

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63 commentaires

  • Reçu dans la boite-aux-lettres d’AltPy
    Chers amis,
    Je trouve très décevant que vous fassiez appel à Jean Pierre Garrrigues personnage dont la violence verbale et l’intolérance est notoirement connu, pour lui donner une tribune que rien ne justifie. Je ne veux pas discuter de ses convictions, mais cessera-t-on un jour de vouloir imposer sa loi par la force ? Personne n’oblige personne d’aller voir des corridas, spectacles vivants et payants. Jean-Pierre Garrigues prône la mort de ce type de spectacles (vivants) qui ont du mal à se défendre et la disparition du toro de combat qui, en dehors de la corrida n’aurait pas de place dans notre monde. Les espaces protégés sur lesquels il est élevé seraient remplacés par des champs de maïs ou de colza (OGM) de préférence; le processus est en cours. Le toro rentrerait dans les zoos (il y est déjà dans certains).
    Certes le sort des animaux est devenu une préoccupation majeure d’une société qui n’a plus celui de l’ être humain en son centre. L’auteur de cette tribune s’appuie sur une sensiblerie, une « bien pensence » qui font partie du politiquement correct et sur une ignorance totale de ce qu’est la corrida. Car qui en a vu? Qui a fait l’effort de comprendre ce qui s’y passe avant de porter un jugement définitif ?
    L’antispécisme, théorie sur lequel s’appuie monsieur Garrigue nie la notion d’Humanisme car il postule la non-différence entre l’homme et l’animal. Pour moi il y en a une et c’est fondamental. Ces gens-la ont des moyens énormes, un lobby puissant (le lobby du commerce des animaux domestiques) les soutient et leurs méthodes sont connues pour leurs violences: menaces de mort, insultes, attentats, violences verbales ou physiques, cyberterrorisme. On l’a vu samedi dernier à Bayonne avec l’attaque du magasin de Julien Lescarret, on l’a vu à Mimizan à la chapelle de la plage où la messe a été perturbée et les fidèles ont du sortir escortés par la police, on l’a vu avec l’incendie de la maison du journaliste André Viard à Vieux-Boucau. Ce ne sont que là que quelques exemples. Derrière la corrida il y a la chasse, le foie gras, le veau sous la mère, le cirque, les courses de chevaux, etc… car le combat de M. Garrigues est global et c’est pas lui qui me démentira sur ce point.
    Il me semble normal que l’ordre républicain soit maintenu. Que le droit de manifester soit autorisé certes mais que le droit d’assister à un spectacle légal soit garanti et que les spectateurs soient protégés de manifestations violentes. Seriez-vous favorable à l’interdiction d’une pièce de théâtre qui ne vous convient pas? Que dirait-on si les anti-rugby (il y en a) interrompaient les matchs ou agressaient les spectateurs ? Si les anti Alternative Paloise (il y en a aussi) pratiquaient des cybers attaques contre son site ?
    Soyons fiers de nos couleurs: la corrida fait partie de notre patrimoine. Elle porte des valeurs qui sont celles d’une société qui trouve ses racines dans la ruralité. Lesquelles ? Le courage bien sur, mais aussi l’intelligence du combat et le respect de l’animal car ne vaut-il pas mieux mourir en combattant plutôt que dans l’anonymat  d’un abattoir ? Mort programmée, à la chaîne et, surtout, car c’est l’essentiel aux yeux des hypocrites, discrète.
    Cordialement
    Pierre Vidal

    • « une ignorance totale de ce qu’est la corrida. Car qui en a vu?  »
      Moi, à Bordeaux, il y’a 40ans!
      Jamais plus, cela m’ a suffit; il y avait du sang partout, un cheval éventré…Je n’ai pas pu accéder à l’extase transcendantale des aficionados!!!

    • Mr Garrigue est un vilain personnage et alors ? Ce sont ces idées sur la corrida qui m’interessent et ses moyens d’actions, votre opinion sur sa personnalité n’ai pas pertinente dans ce débat.
      Je n’ai pas besoin de voir des scènes de torture pour savoir que cela est intolérable dans nos société.
      un argument récurrent : les toros n’aurait jamais vu le jour sans les corridas. Et bien je pense que ce serait mieux qu’ils ne voient pas le jour plutôt que des les condamner a la mort dans la souffrance et le stress.
      Ensuite vous parlez d’OGM et là je pense que vous êtes clairement hors sujet.
      Manifestement vous ignorez que ce n’est pas de la sensiblerie, cela fait plus d’un demie siecle que l’ethique l’indique et cela fait plusieurs dizaines d’années qu on sait que les Mammiféres ressentent des émotions, un stress suite aux messages nociceptifs.
      Faudrait quand meme se mettre en tête une bonne fois pour toute que la corrida c’est de la cruauté envers les animaux et c’est illegale sauf, sauf dans une toute petite partie de la France et nous sommes beaucoup a penser que cela est absurde. Un acte est cruel ou non, c’est indépendant de la zone géographique.
      Ensuite j’aimerais bien une ŕeponse claire de la part d’un defenseur de la corrida , est ce que vous pensez que l’art de la corrida, aussi beau soit il, donne le droit de torturer un animal qui ressent stress, souffrances lors de cette torture ?

    • Morceaux choisis:
      « Personne n’oblige personne d’aller voir des corridas »
      « une « bien pensence » qui font partie du politiquement correct et sur une ignorance totale de ce qu’est la corrida. »
      « Ces gens-la ont des moyens énormes, un lobby puissant (le lobby du commerce des animaux domestiques) les soutient et leurs méthodes sont connues pour leurs violences: menaces de mort, insultes, attentats, violences verbales ou physiques, cyberterrorisme » « Derrière la corrida il y a la chasse, le foie gras, le veau sous la mère, le cirque, les courses de chevaux, etc…  »
      « Que dirait-on si les anti-rugby (il y en a) interrompaient les matchs ou agressaient les spectateurs ? »
      « Soyons fiers de nos couleurs: la corrida fait partie de notre patrimoine. »
      C’est gratiné… Si le sujet n’était pas tragique, c’en serait carrément comique.

    • Descartes avait théorisé la conception d' »animal-machine », c’est à dire d’êtres vivants dénués de conscience et de pensées, par opposition à l’homme, seule créature à en être doté. Dans cette théorie le comportement animal est purement instinctif, et les animaux ne ressentent aucune émotion.
      Mais cela date.
      Cette théorie était de toutes façons dejà contestée à cette époque, mais les connaissances scientifiques (alors bien faibles) ne permettaient pas de trancher, et pour la religion chrétienne l’idée même d’un animal doté d’une conscience (donc d’une âme) était tout simplement hérétique.
      Par contre la science moderne, et particulièrement l’éTHologie, a fait voler en éclat cette conception. Les expériences et observations ne laissent aucun doute : les animaux peuvent bien évidemment avoir une conscience, des pensées abstraites, des émotions… Même si cela heurte encore de nos jours notre fond judeo-chrétien, il n’y a aucune différence de nature entre les animaux et l’homme, simplement des différences de degré : bien sûr c’est probablement chez l’homme qu’on trouve le plus haut degré de conscience, bien sûr également le degré de conscience n’est pas du tout le le même chez les dauphins ou chez les scarabés. Mais ce qui est certain c’est que la frontière homme/animaux n’existe pas. Et c’est un fait scientifique, pas une opinion assénée.
      Et le taureau dans tout cela ? Eh bien selon toute vraisemblance il peut ressentir de la souffrance physique et psychologique. Si la corrida pouvait donc paraître acceptable à une époque où la conception de l’animal-machine était largement acceptée, elle ne l’est plus avec les connaissance actuelles. Il n’y a pas de différence de nature entre souffrance animal et souffrance humaine.

    • Je viens de voir le message de M. Vidal;
      C’est une très bonne réponse. Et je suis 100% solidaire des gens de Bayonne, Mimizan et ailleurs attaqués par ce lobby des tueurs d’authenticité et de tradition.
      Les gascons ne se laisseront pas faire !

      • D’autres traditions qu’il est fort regrettable d’avoir perdues sous la pression des lobbys bien-pensants :
        – brûler les sorcières
        – clouer les chouettes au portes de granges
        – les combats de gladiateurs
        – l’esclavage
        – …
        Bref, l’appel à la « tradition » est un peu court.

        • -les executions et torture sur la place publique…

        • Bonjour,
          Vous confondez tradition et :
          – la division sociale de la société (l’esclavage)
          – les phénomènes liés à la religion ou aux superstitions (les chouettes, les sorcières)
          La tradition désigne la transmission continue d’un contenu culturel à travers l’histoire depuis un événement fondateur. Vous voyez donc que vous ne pouvez pas comparer une tradition à n’importe quoi.
          Quant aux combats de gladiateurs, ils ont effectivement un point commun avec la corrida (à savoir le spectacle), mais c’est tout. Les gladiateurs concernaient des êtres humains et non des animaux. Du reste, si vous regardez un combat de catch ou de boxe, ça ressemble à un combat de gladiateurs sans mise à mort..

          • L’esclavage appartient à ce que vous appelez une « division sociale de la société » qui elle même appartenait aux traditions.
            Et en fait, peu importe, la corrida est une torture et c’est là le seul point qui gêne. On se fiche pas mal de savoir si c’est une tradition ou non, que ce soit un combat, de l’art ou pas. C’est objectivement une torture, que pouvez vous argumenter contre cela ?

          • Quiconque possède un animal de compagnie, un chien par exemple, sait bien que ce dernier est doté d’une certaine intelligence stratégique (à la chasse par exemple) et encore plus d’une intelligence émotionnelle du même ordre que celle de l’homme. Un chien saisit souvent même mieux les émotions de son maître que les autres personnes de la salle. Un chien intelligent comprend si l’on se moque de lui et en est très vexé. En outre, il comprend un certain nombre de mots, et sait demander certaines choses. Enfin, il éprouve de l’amour pour son maître pas uniquement parce que ce dernier lui donne sa pâtée. (Nombre de chiens se laissent mourir lorsque leur maître décède malgré la bonne soupe que l’on peut leur offrir).
            Par ailleurs, l’homme était un animal comme les autres et descend du singe, si mes connaissances en biologie sont exactes. Il a domestiqué le feu, enterré les morts, mais il n’est véritablement homme que depuis l’invention de l’écriture il y a environ 4000 ans.
            Cela dit, indépendamment du langage, s’il est parfois plus évolué que l’animal, il lui reste souvent semblable et parfois largement inférieur !

          • Oulà… EP, si vous voulez pinailler sur ce qui ressort des coutumes, ou des traditions, ou de la religion, ou des structures sociales, ou d’un mélange de tout ça, on peut. Ca permettra là aussi de noyer le poisson et fera oublier l’argument central sous-tendu par ma liste à la Prévert.
            Argument qui est que dans ce que j’ai cité il y a un début (parfois lointain), une évolution, puis une fin. Aucune tradition/coutume/fait religieux/habitude sociale n’est immuable. Il paraissait acceptable à certaines époques et dans certains lieux de sacrifier des êtres humains, ou de les faire se battre à mort dans un spectacle, ou de repaître de leur exécution en place publique. Cela ne l’est plus de nos jours dans nos pays. Entre temps il y a eu des « bien-pensants » qui ont combattu ces pratiques, et des EP qui fustigeaient les « bien pensants » en question 🙂
            « Tueurs d’authenticité et de traditions » (ce sont vos mots), j’imagine très cela dans la bouche des sudistes parlant de ces satanés yankees qui prétendaient leur interdire l’esclavagisme.
            Concernant la corrida, nos ancêtres pouvaient encore avoir l’excuse de l’ignorance sur la réalité de la conscience animale. Nous n’avons plus cette excuse.

  • Bravo aux militants anti-corrida qui sont des virtuoses de l’action judiciaire face à des arrêtés municipaux iniques.
    Et bravo aussi aux deux courageux grévistes de la faim qui luttent contre la corrida à Mimizan et qui en informent par leur blog
    http://mimisang.canalblog.com/

    • Qu’ils aillent plutôt faire leur grève de la faim place Tian an Men contre la peine de mort en Chine.. On verra s’ils sont toujours aussi courageux..

      • Ce genre de réponse ne mène pas bien loin. On pourrait de la même manière vous inviter à aller en Chine pour y critiquer publiquement l’action politique de telle ou telle ville -comme vous le faites sur Pau parfois sur ce site-, pour voir si vous faites preuve là-bas de la même liberté de parole.
        Idiot ? Ben oui…

        • Oui mais au moins je le fais publiquement, et non masqué comme vous..

          • Vous détournez le débat, d’abord en invitant vos contradicteurs à aller manifester en Chine, et maintenant en me reprochant le pseudonymat (*). Tout un tas d’arguments périphériques qui évitent de discuter du fond, certainement.
            (*) soit-dit en passant vous êtes référencé comme « rédacteur » sur ce site, qui accepte de fait le pseudonymat. Du moins je ne vois rien dans les conditions d’utilisation qui le proscrive. Donc si le pseudonymat vous pose un problème de principe, résolvez la question avec le reste de l’équipe plutôt que de le reprocher aux participants du forum.

  • Comment pouvoir sauver les animaux de la barbarie des hommes
    alors que qu on tue femme – enfant au nom dun Dieux tout puissant
    Dieux donc on ne m a tj pas apporte LA preuve de son existance

  • C’est curieux, tous les commentaires portent sur la corrida et les sentiments divers qui s’y attachent. Mais le sujet n’est pas là, il est bien plus important. L’auteur dénonce, comme le dit très bien son titre, un abus de pouvoir. En effet la liberté de manifester fait partie des libertés fondamentales reconnues par la République et s’y attaquer c’est s’attaquer aux principes fondamentaux de la Nation. Pour qui se prend ce Jean Grenet, roitelet de province, pour interdire une manifestation. Il n’en a pas le pouvoir et son arrêté aurait dû être annulé par le représentant de l’Etat qui est le préfet. L’Etat exerce ce que l’on appelle le contrôle de la légalité et le préfet n’a pas besoin de l’avis du tribunal administratif pour annuler l’arrêté de Grenet; c’est ensuite que, dans l’hypothèse où il n’est pas d’accord avec cette annulation, que Grenet peut porter l’affaire devant le tribunal administratif. N’inversons pas les étapes du dispositif. Un autre élément traduit une évolution des dispositions administratives en cours, c’est le poids que représentent les élus, il y a là une dérive grave de la décentralisation. Les élus face à la puissance de l’Etat ne se sentent plus soumis aux règles en cours qui veulent que l’Etat les contrôle.

    • L’Etat contrôle les élus ? Dans quelle sorte de démocratie ?

      • Oscar, vous ne connaissez donc pas le principe du contrôle de la légalité. Je ne vois pas ce que le principe démocratique vient faire la dedans. Connaissez-vous les pouvoirs du préfet ?

        • La rectification est dans votre réponse, tout va bien. Le préfet contrôle la légalité des décisions des élus, pas les élus. En général, dans les démocraties, ce sont les élus qui contrôlent l’état.

    • « Le sujet n’est pas là » (en parlant de la corrida), je vous trouve un peu aveugle a propos de l’importance que certain accorde a la torture codifiée et vendue en spectacle comme un art ou une culture. Mais je partage cotre avis, c’est juste une question de formule.

  • France de Griessen

    La culture et l’art permettent à l’homme de s’élever, et ce n’est certainement pas la torture d’un être torture d’un être vivant qui va dans ce sens. Au contraire, les penchants les plus vils de l’homme – sadisme, vanité, banalisation de la souffrance, indifférence face à la souffrance d’autrui – se trouvent galvanisés par les corridas.
    Les raisons habituellement évoquées de « traditions » ne suffisent pas à tout justifier.
    Où en serions-nous, si nous avions maintenu toutes les traditions qui existaient au moyen âge ? Et n’est-il pas temps de respecter la démocratie (selon les sondages, de 66 à 75% des citoyens français y sont opposés) et l’opinion des citoyens et de proposer, en partenariat avec les régions concernées, d’autres spectacles aux générations futures ?
    Mr Grenet préfère enfreindre la loi française et tenter de museler par la force les voix qui s’élèvent contre ses décisions.
    De nombreuses études ont montré que l’art et la culture, main dans la main avec l’éducation, apportent un grand nombre de solutions aux problèmes de violences et problèmes sociaux.
    En revanche comme le psychologue américain Kenneth Shapiro l’ a écrit en 2010 aux membres du parlement dans une lettre où il met en avant « le solide faisceau de résultats reliant maltraitance animale et violence envers les humains », et en particulier « un ensemble significatif de recherches [qui] démontre que la maltraitance animale est étroitement reliée à la violence conjugale, aux mauvais traitements envers les enfants, et à d’autres formes de violences interpersonnelles », la torture des animaux, fusse t’elle légalisée et plus encore, cautionnée et inscrite sur la liste des biens immatériels du patrimoine français ne fait qu’apporter encore plus de violence à la société.
    En conclusion, comme dit plus haut : Eriger la torture d’un animal en spectacle… Absolument injustifiable.
    Corrida basta !

    • Madame de Griesen (ou qui que vous soyez sous ce pseudo), si vous voulez nous impressionner en employant l’imparfait du subjonctif, essayez de le conjuguer correctement : « fût-t-elle légalisée » et non « fusse t’elle légalisée »
      Et épargnez nous votre catéchisme : si les sondages devaient commander la vie quotidienne des français, où serait la diversité ?
      Il faudrait que vous OUVRISSIEZ votre esprit, Madâââme de Griesen !

      • Euh… je ne suis pas certain de mon orthographe ni de ma syntaxe mais ce que vous faites là M.Pène c’est un argumentum ad personam autrement dit quelque chose qui n’a pas de rapport avec le fond du débat dans le but de d’ecridibiliser ce qui est dit sur le fond du d’ebat. Passez votre chemin.

      • France de Griessen

        Mon nom est France de Griessen avec deux s alors revisez vous-même votre orthographe Mr Pene si vous comptez jouer les professeurs. Et je ne souhaite certainement pas « ouvrir mon esprit » a la torture d’animaux, merci bien. En revanche le respect des citoyens et de leur opinion m’intéresse et il se trouve que cette opinion est défavorable aux sordides corridas. Par ailleurs je ne vois pas ce que vient faire ici la religion ni la notion de catéchisme, ni en quoi je voudrais impressionner qui que ce soit avec la conjugaison. Vous n’avez aucun argument, tout ce que vous faites consiste, comme le souligne Nicolas, en des attaques personnelles ridicules au sein de ce débat. Vous n’avez rien a dire d’intéressant, passez en effet votre chemin !

        • France de Griessen
          France de Griessen est une artiste de nationalité belge, ce qui n’est pas un défaut et n’interdit pas bien entendu d’avoir une opinion. On peut comprendre qu’elle soit parfaitement détachée, en revanche, des considérations de culture locale, sinon de son besoin de promotion. Elle est à l’origine d’une pétition en faveur  » de la désinscription de la corrida sur les listes des biens immatériels français » qui a recueilli 643 signatures. Ce qui m’amène à me demander si les moules souffrent lorsqu’on les cuit vivantes, une question toujours sans réponses claires outre Quiévrain et sur laquelle un sondage pyrénéen pourrait cher BB, amener des réponses intéressantes et utiles.
          Sur le plan artisitique elle se définit comme une chanteuse « punk-romantique » (Olé)
          On peut écouter ici une interview à propos de son dernier disque. Voilà, la partie promo est faite et les choses sont claires. Rien n’interdit à une artiste de s’engager pour des causes qui lui sont chères, mais l’ambiguité n’est jamais bien loin. Autant la lever.
          S’il faut buzzer, buzzons.
          http://dai.ly/xldt0b
          « La violence de l’enfance ne m’a jamais quittée.. »
          FdG

          • Oui ! une pétition contre la souffrance des pauvres moules ébouillantées serait la bienvenue !! Bien vu Oscar.

          • France de Griessen

            Je ne me bats pas contre la corrida pour faire ma promotion, c’est ridicule…Au contraire, j’ai bien conscience que les afficionados et autres sympathisants de la corrida risquent bien de ne pas acheter mes disques ! Et bien que belge, je réside en France, et ce qui s’y passe m’intéresse beaucoup, notamment lorsque de l’argent public finance les corridas et que des élus enfreignent les lois des citoyens. Quand aux cultures locales, tant qu’elles n’impliquent pas de torturer des animaux ou d’infliger de tels spectacles de cruauté, notamment aux enfants, qui n’ont rien demandé et subissent ces ignobles « spectacles », je n’ai rien contre. Par contre, la tradition ne peut être brandie comme une réponse a tout, qui autorise tout. Ou serions nous si nous avions maintenu toutes les traditions du moyen âge ? De plus, l’identité et la richesse culturelle d’une région ne saurait se définir par la seule corrida.
            Ce que je ne peux m’empêcher de constater, c’est que je me suis exprimée avec des arguments, et avec politesse, et qu’en retour, que lis-je :
            des blagues sur les moules, des attaques personnelles qui n’ont rien a voir avec le débat, que ce soit ma grammaire ou ma nationalité qui « m’empêcherait d’avoir de la considération pour les coutumes locales », et des suppositions d’auto-promotion qui n’ont également rien a voir avec le sujet.
            Ceci dit, je distingue tout à fait les propos de Mr Pene, qui ne sont que des blagues douteuses décousues et dépourvue de la moindre réflexion, de ceux d’Oscar, qui malgré tout, sait rester courtois dans ses propos et témoignent d’une capacité de réflexion, même si je ne suis pas du tout en accord avec lui.

          • L’ humour parfois un peu lourdaud, je le reconnais, est une autre caractéristique de la culture « sud-ouest », bien avant les corridas, il faut que je le concède. Pardon d’en avoir abusé et merci de ne pas (trop) vous en offusquer
            Revenons en à vos bêtes noires. L’occasion pour moi de me persuader que si vous en avez l’opportunité, vous apprécierez les mérites de la course landaise formelle qui est à la corrida ce que les Bee Gees sont à Rammstein , et qui elle est exclusivement de « chez nous » et ne devrait pas soulever de problème de cet ordre. Et là aussi il y a bien toute une culture de la talanquère et des ganaderias. Au fond voyez-vous, je pense que tout le monde a raison dans cette affaire. Les « pour » parce qu’il défendre un art tauromachique dont il est sot de contester la réalité , qui a ses règles et sa tradition comme BB les a finement décrits mais qui ne sont pas nécessairement perceptibles autrement que dans leur sauvage brutalité par les « contre ».
            Les « contre » car bien entendu la tolérance de notre monde à toute forme de confrontation avec la mort a dramatiquement diminué au profit de la violence ordinaire que le filtre des medias nous distille à longueurs de bulletin d’informations et de rafales de kalachnikov.
            Vous nous dites qu’assister à un concert punk c’est pour vous une sorte d’exutoire à votre propre violence. Exutoire pacifique qui ne fera pas de vous une terroriste (autrement que du point de vue des moules si vous les aimez comme moi avec des frites mais sans mayonnaise, ce n’est pas moi qui le dit, mais G Vallet, hein, soyons clairs ). Je crois qu’il en va de même pour beaucoup d’aficionados. Dire que cela les conduira à plus de violence sociale est une contre vérité. La corrida mourra toute seule de sa belle mort, avec la dernière génération qui l’aura supportée et aimée, avec ses codes devenus surannés et politiquement incorrects. Comme ceux de bien d’autres activités humaines ou le risque, le droit de mourir ou de risquer de faire mourir doivent être dissimulés ou interdits pour cause d’obscénité et d’outrage à la pudeur. Il n’y aura plus de matadors ni de grands toros de combat. On ne se tue plus en Formule Un et c’est très bien comme ça. On préfère aujourd’hui mourir d’une overdose, mais dans la discrétion. Je ne suis pas sûr qu’il nous reste non plus nos coursières. Il se trouvera bien une association pour s’émouvoir qu’on les pique avant qu’elles ne chargent (j’avais oublié de vous le précisier) ce qui n’est pas très acceptable non plus…

          • France de Griessen

            Helas, Oscar, bien des manifestants anti-corrida n’ayant fait preuve d’aucune violence se sont fait agresser par des pro-corrida, violences par ailleurs ayant donné lieu a des poursuites juridiques. Un triste exemple ici : http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Gard-Une-manifestation-anti-corrida-vire-a-l-affrontement-156100
            En effet la musique est une forme d exutoire pour moi, mais aucun animal n’est torturé dans le cadre de celui-ci.
            Je suis loin d’être une personne moralisatrice ou qui se montre en exemple a suivre, loin de moi cette idée, et je suis très ouverte a la diversité. Par contre, là ou on commence a torturer des êtres vivants juste pour le plaisir d’un « spectacle » je trouve cela inacceptable, même au nom des traditions ou tout autre raison invoquée.
            Pour moi il n est pas question de pudeur mais de cruauté.
            Je pense comme vous que la corrida finira par mourir toute seule, mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour sensibiliser les gens a l’urgence d’en finir avec cette pratique. D ou par exemple, ma pétition, ou les nombreuses discussions auxquelles je participe. Vous noterez que dans ma pétition d ailleurs j insiste sur l’idée de trouver des activités de remplacement qui pourraient être proposées par les citoyens des régions concernées. Je vous remercie en tout cas pour votre intervention et votre courtoisie.
            Je discute souvent ( enfin avec ceux qui se montrent capables de ne pas uniquement s exprimer par blagues agressives) avec des personnes qui aiment la corrida pour essayer de comprendre ce qu ils y trouvent, et ce qui pourrait répondre a leurs attentes sans que des animaux soient torturés. Il y a tant de possibilités : sports, musique, spectacles, performances, cinéma…c est aussi aux maires de faire des propositions, en concertations avec les citoyens, plutôt que de museler les voix en enfreignant la loi comme le fait ce Mr Grenet, qui choisit la solution de facilité au lieu de chercher des idées….

          • Les manifestants anti-corridas qui se voient pacifistes mais s’attachent avec des cables de motos sont perçus comme violents non pas par leurs geste mais par leur attitude qui relève de la plus achevée des provocations et justifie probablement les mesures prises à leur encontre à Biarritz. Aucune cause n’a besoin de martyrs.
            J’observe en passant que le commentaire du blog nous décrivant une apocalypse n’est pas corroboré par les faits et que, si on voit bien quelques horions échangés, ils ne dépassent guère ceux un match de rugby de chef lieu, même s’il faut toujours les déplorer. J’ai également vu beaucoup de personne s’interposer côté « pour ».
            Vous n’obtiendrez rien par la force, comme vous semblez le penser. Ni vous, ni tous ceux qui manifestent une opinion certes très défendable mais qui sur ce sujet ou sur un autre, à force de vouloir imposer leur vision morale ou éthique à ceux qui voient les choses différemment, créent dans ce pays un climat tout simplement irrespirable et qui moi, m’insupporte et m’oblige à prendre partie pour la liberté de ceux qui souhaitent simplement continuer à utiliser leurs arènes pour ce pour quoi elles ont été faites.
            Preuve que vos actions vont parfaitement à l’encontre de l’objectif qu’elles poursuivent.

          • France de Griessen

            Je ne suis pas du tout d’accord avec vous Oscar, d’autant que des plaintes ont été déposées pour coup et blessures a l’heure qu’il est.
            Et je pense que chacun emploie les moyens d’actions qu’il juge efficace d’après son expérience…Autant de coups portés aux militants anti-corridas, autant l’inverse ne s’est pas produit !
            Après en ce qui concerne la « bien pensance » ou le « politiquement correct, etc…, il est beaucoup plus aisé et confortable de dire  » laissez faire ceux qui veulent faire » que de s’opposer à leurs vues. Le « bien-pensant » ou le « politiquement correct » n’est pas forcément celui qui dit « laissez nous tranquille avec votre morale »…
            Comme je l’ai dit, je laisse tranquille tout un chacun, si attachée à la liberté que je suis, mais pour moi la « liberté d’opprimer autrui » ou de « liberté de torturer ou faire souffrir des animaux » n’ont rien a voir avec la liberté, c’est juste de l’égoïsme de la cruauté.
            Pour ma part, j’ai participé a plusieurs reprises a des débats et des manifestations d’information du public dénonçant la corrida, j’ai pu parler avec de nombreuses personnes, et je peux vous assurer que mes actions ont été positives et ont été dans le sens que je souhaite.
            Ce n’est pas toujours facile de débattre et de proposer des idées lors de débats quand certains préfèrent se lancer dans l’agressivité ou dans des blagues, mais je suis persuadée que si l’on arrive a provoquer une réflexion ou un réel échange d’idées avec ne serait-ce qu’une seule personne, on peut faire bouger les choses et faire évoluer la société, et soi-même progresser dans ses propres réflexions.
            Vous parlez de « climat irrespirable »…comment pensez-vous que se sentent les personnes qui sont, comme moi, profondément heurtées par les tortures infligées aux animaux ? Pour moi, le monde est parfois tout à fait « irrespirable » du fait de la cruauté des humains, non seulement envers les animaux, mais aussi entre ses semblables. Et le plus souvent, le moteur de tout cela est l’argent et la cupidité.
            Là ou l’éthique de certains vous rends l’atmosphère irrespirable, l’absence de celle-ci le rends irrespirable pour d’autres…
            Je me demande simplement, puisqu’il est irrespirable pour les deux camps – mais peut-être n’y aviez vous pas songé sous cet angle, pourquoi vous souhaitez a tout prix défendre le droit à respirer de ceux qui souhaitent torturer des taureaux.
            Je ne vous ferez peut-être pas changer d’avis, mais j’espère que vous examinerez la question également sous cet angle là.

          • Chère France, je suis un carnivore et par voie de conséquence, ma survie personnelle passe par la souffrance d’un certain nombre d’animaux dont je me console en pensant qu’ils me doivent aussi la vie. Si tant est qu’ils s’en réjouissent, ce que je ne crois évidemment pas non plus. Il y a sans aucun doute beaucoup de sincérité dans votre engagement et votre aptitude au dialogue me parait plus utile que toutes les provocations génératrices d’incompréhension et de colère. Soyez-en remerciée ici.  La souffrance animale est condamnable mais ne le sera jamais pour moi de la même manière que la souffrance humaine. Il y a d’avantage d’horreur dans des pratiques humaines barbares sur lesquelles je ne m’étendrai pas afin  ne pas risquer des amalgames douteux, que dans la corrida. Et  trop de défenseurs de la cause animale se perdent justement dans ces amalgames qui finissent par leur faire prêter à des animaux des sentiments ou des souffrances humaines qu’ils contribuent d’une certaine manière à à nous faire oublier.
            Il y a dans la corrida une dimension que je respecte, mais que je conçois aussi qu’elle vous paraisse détestable, c’est celle du combat. Celui d’un fauve et d’un homme dont rien n’assure qu’il sortira ni vainqueur ni même glorieux. Un combat qui a sa noblesse justement parce qu’il requiert de la part de celui qui affronte le fauve, une dimension qui nous dépasse et qui reste éminamment mystérieuse, car ce combat contre le fauve c’est d’abord celui de l’homme contre lui-même, sa peur ou sa raison.  Par une sorte d’étrange concours de circonstance, alors que tous les jeux barbares du cirque ont disparu depuis longtemps, celui -ci a traversé les siècles avec ses rites, ses pompes et ses drames et a continué à suciter des vocations. Il doit bien y avoir une raison. Je l’ai dit plus haut, je ne participe pas à ces messes funèbres qui heurtent en effet ma sensibilité lorsqu’elles sont mal célébrées. Je ne vais pas non plus dans les abattoirs, remarquez. Et puis en général, je ne suis pas spectateur. Mais je n’en retiens que la survivance désormais fort ténue , d’un rite païen où se mêlent la recherche du geste absolu dans une danse fascinante avec la peur et la mort à las cinco de la tarde.
            Le monde parfait qui m’est proposé chaque week end sur ce sujet comme bien d’autres par un nombre toujous plus important de porteurs de pancartes qui entravent mon chemin, ou de veilleurs de jour et autres dénonciateurs d’injustices auto promus sauveurs de l’humanité et pourfendeurs de faiblesse humaine m’angoisse terriblement.  Car à l’évidence il  ne fera qu’ouvrir les portes d’ abîmes bien plus obscurs encore que ceux dont nous mesurons le rouge et l’or depuis des siècles….C’est peut-être pas punk, mais c’est romantique quand-même. ( c’est malin… )
            Et comme nous avons atteint la concaténation maximale des commentaires, je vous ferai l’affront chère France, de garder le dernier mot, ce qui est tout à fait unfair, j’en conviens. Mais vous avez bien mérité une oreille (et le droit de m’achever à coups de muleta)

          • Dire que provoquer « la souffrance humaine est plus condamnable que la souffrance animale » ne signifie pas que la seconde soit acceptable pour autant. Et rien ne permet de dire non plus que ceux qui s’érigent contre les pratiques entraînant des souffrances animales soient insensibles aux souffrances humaines. Une conviction ou un combat ne sont pas exclusifs par rapport à d’autres convictions ou d’autres combats (le fameux « ceux qui aiment à ce point les animaux n’aiment pas les hommes »…).
            Après, oui, on tue aussi des animaux pour les manger. Mais on les torture pas, et on évite même en général de les faire trop souffrir (l’élevage industriel peut certes s’apparenter à de la torture, mais c’est encore un autre débat).

          • Oscar: « La corrida mourra toute seule de sa belle mort ».
            Non: sans le combat des anti-corridas, les corridas n’auraient pas disparu de certaines régions d’Espagne et ne seraient pas en mauvaise posture dans d’autres.
            De même que sans toutes les ONG de défense de l’environnement, la situation serait encore bien pire.
            « Dire que [la corrida] conduira [les aficionados] à plus de violence sociale est une contre vérité ».
            Regarder une corrida exige une indifférence à la torture et aux souffrances infligées à un animal. Je ne saurais quantifier à quel point se nourrir de ce « spectacle » génère d’indifférence de manière générale mais un lien de cause à effet tombe sous le sens, et ce n’est pas parce que ce n’est qu’un Nième facteur d’abaissement de la société qu’il ne doit pas être pris en compte.

          • Je n’ai pas trouvé d’autres arguments que celui ci : Oscar dit « Au fond voyez-vous, je pense que tout le monde a raison dans cette affaire. Les « pour » parce qu’il défendre un art tauromachique dont il est sot de contester la réalité »
            Tout le monde a raison mais vous pensez que les pro ont plus raison, hein !
            Tŕeve de boutade, l’art tauromachique ne devrait pas étre nié par les anti corrida, vous avez raison.
            Ma question sincére : pensez vous que l’art, aussi beau soit il, donne le droit de torturer un animal qui ressent la douleur, stress et souffrances ?

          • Sauf erreur de ma part, Oscar, aucun être vivant n’est torturé contre son gré dans un concert punk. Le parallèle est donc sans objet.

          • Si si…un concert punk serait pour moi une torture auditive absolue .Mais il est vrai que comme pour les corridas, personne ne m’oblige à y assister 🙂

          • J’avais bien précisé « contre son gré », n’est-ce pas ?
            Par contre il me semble bien que personne ne demande son avis au taureau pour être torturé.

  • Et pendant ce temps-là, la Méditerranée joue avec les galets… ce monde est-il sérieux ?
    le pour : http://www.youtube.com/watch?v=PsbQQXDLRdk
    le contre : http://www.youtube.com/watch?v=m1ET6SEtwbc&
    Sur les toros de combat : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taureau_de_combat

  • A ce sujet, j’avais écrit un article il y a un an sur les corridas et Afflelou. Toujours d’actualités :
    http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=6077

  • J’étais gamin. Le Père Palisse, espèce de Bidendum vêtu d’une longue tunique noire, les pouces logés sous la large ceinture de tissus couvrant son ventre bedonnant, nous enseignait l’espagnol.
    Un monocle couvrait l’oeil droit, l’homme avait du caractère et son enseignement allait piocher profondément dans l’authenticité espagnole. La tauromachie avait une place à part.
    Gamin donc, je découvris, en « castillan » un monde où tout était ordonné, sacré : la confection du « traje de luz », la cérémonie pendant laquelle le toréador le revêtait, son moment de prière dans la petite « capilla », sous les gradins de la « plaza de toros », avant d’entrer pour l’alternative, la préparation de l’attelage de mules avec son décorum et enfin la corrida elle-même, ses rythmes, ses clameurs, le rôle de la Présidence etc.
    Plus tard, au coté de mon oncle, qui écrivit une dictionnaire de la tauromachie, je découvris qu’un taureau pouvait être presbyte et attaquer la muleta de travers…
    Plus tard, au corral de la ganaderia, je vis les jeunes taurillons baisser machinalement la tête à mon approche. Non, pas pour me charger mais tout simplement pour se défendre…
    Plus tard encore, dans le latifundio, pas loin d’Arcos de la Frontera, je vis la coexistence pacifique des chevaux et des taureaux. Les premiers sachant très bien « gérer » les seconds.
    Il n’y a qu’une chose que je ne vis pas : c’est l’oeil du taureau, épuisé par un combat inégal, au moment où le « puntillero » venait d’un coup rapide le faire passer de vie à trépas.
    Cela, on ne le décrit pas.
    Les jeux du cirque ont bien eu une fin. A quand le tour de la corrida ?

    • « Les jeux du cirque ont bien eu une fin. A quand le tour de la corrida ? »
      Cher Bernard, tout a une fin ! A quand la fin de la bien-pensance bobo-écolo ?

      • Confirmation : Je préfère admirer la nonchalance et la beauté des taureaux en Andalousie à la sortie piteuse, au son du fouet et des clochettes, que leur offre la race humaine.

        • A titre de confidence et tant pis si ça ne regarde que moi, je n’ai jamais souhaité assister à une corrida. Mais j’en respecte la culture et la tradition porteuse de tellement de passions et suis persuadé qu’elle a sa place dans un nombre très limité de plazzas chez nous, comme une sorte d’antidote au nivellement culturel que produit la mondialisation ou la bienpensance pré-emballée qui sert de guide-chants à nos medias. Quant aux beaux Miuras et autres Murcielagos, êtes-vous sûr BB que vous pourriez encore en admirer la noble nonchalance s’ils ne devaient plus leur existence à l’aficion ? Moi pas.

          • la culture élève l’homme et n’en fait pas un barbare, il n’y a aucune « culture » dans la corrida

        • la beauté du vivant tout simplement, la beauté de la vie .

      • « A quand la fin de la bien-pensance bobo-écolo ? »
        Quand la bien-pensance bobo-antiécolo aura disparu!

      • Aucun argument rationnel n ai donńe par les pro corrida, enfin faut pas etre un fin psychologue pour voir leur mauvaise foi patente concernant ce sujet.

  • Toujours les mêmes ! Ils ne savent qu’interdire, et peu leur importe que ce soit une tradition et que les habitants de Bayonne soient profondément attachés à la corrida.
    Bravo M. Grenet !!

    •  » habitants de Bayonne soient profondément attachés à la corrida »
      Les habitants transitoires de Bayonne, c’est-à-dire les taureaux y sont-ils profondément attachés?.

    • On est pas dans secret story, il y a des probléme pour lesquels il est inutile de demander l’avis du public.. La torture d’un animal qui ressent souffrances et stress, c’est mal. Rien est plus simple et rien ne l’excuse, pas meme la volonté d’un peuple. Si l,avis de la population comptait pour ce genre de question on aurait encore des exécutions sur la place publique

  • Que c’est fatiguant, cette bienpensance associative et universelle, cette pensée unique des « bonnes gens ». Ce besoin d’agiter des pancartes pour un oui ou pour un non et de s’ériger en maître à penser officiel. Sur ce sujet comme bien d’autres.

    • Vous vous fatiguez vous-même alors car la pensée unique néolibérale dont vous affichez en permanence les vertus vous transforme en maitre à penser, qui nous fatigue aussi!

    • tant qu’il y aura souffrances, tant qu’il y aura abus de pouvoir de l’homme sur le reste de l’humanité ( humains comme non humains), heureusement, il y aura toujours des êtres humains qui se lèveront et agiront. ( cf: l’esclavage, les jeux de cirque, les colonisations, l’asservissement des femmes, l’excision, l’infibulation des fillettes Africaines etc, etc…)

  • Eriger la torture d’un animal en spectacle… Simplement non-acceptable.

    • J’étais dans la même logique jusqu’au jour où j’ai assisté à une corrida à cheval

      • Ceux qui ont besoin de se repaître de spectacles sanglants pourraient visionner chez eux tranquillement d’anciennes corridas ou des films d’action.

      • Euh… quand bien méme je trouve des mises a mort splendides dans des films, je ne les accepterai pas. Encore une fois les pro corrida justifient la torture objective au nom de la beauté, subjective elle, de leur art.

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