Adour – Regard sur le 20 août


Capture d’écran 2013-08-20 à 17.34.43Google apporte son lot quotidien d’alertes du matin. Quoi de neuf à Pau, Tarbes, Bayonne et Mont-de-Marsan ? La France de 2025 dans les régions se construit-elle ?

A Bayonne, quatre sujets rugby, l’abbé Arnaud Indart est nommé chanoine de la cathédrale et la librairie Elkar, en proie aux difficultés de son secteur, est contrainte de louer la moitié de sa surface à … SUPER U. Amazone, Google et consorts : une concurrence toujours plus forte. Une tendance de fond nationale avec une conséquence locale. Reste qu’Elkar conservera toujours 300 m2 de librairie. Un bel espace culturel pour le Petit Bayonne.

A Mont-de-Marsan, un sujet rugby et un bon papier sur la commémoration de la libération de la ville le 21 août 1944. Oui, des français ont su se surpasser et mériter de la patrie en son temps. Devoir de mémoire avec Robert Béziat, résistant de la première heure. Dès 1940, « notre ferme est devenue une boîte aux lettres clandestine pour la Résistance »…

A Tarbes, quatre sujets Tango (Festival  jusqu’au 25 août ) et un triste fait divers, sujet de société, avec un SDF qui casse tout sur son passage pour aller… en prison :  » Je n’en peux plus, je n’ai pas de travail, je ne veux plus vivre dans la rue, au moins en prison, je serai logé et nourri et je pourrai travailler « . Il écope de 6 mois. Où ira-t-il travailler dans 6 mois ? Donner du travail à tous ceux qui le souhaitent pour 2025. L’objectif N°1.

A Pau, Jean Ortiz, « le dernier des Guévaristes » (voir Alternatives Paloises), nous livre deux chroniques par l’intermédiaire de l’Humanité. « Danger de Guerre au Béanisthan », un titre facile pour montrer son opposition à la onzième « Université de la Défense » qui tiendra dans la ville les 9 et 10 septembre ! « Que les marchands d’armes aient osé appeler « université » ce bazar de la mort, en dit long sur leur idéologie « 

Dans, la deuxième chronique, « Les revoilà, fin de la récré », Jean Ortiz tourne la page de l’été avec rythme : « Les temples de la consommation refont le plein. Les villages reviennent à leur morne plaine ».

Le chroniqueur de l’Humanité finit sur une note positive en nous rappellant le festival palois « Hestiv’Oc » qui annonce la fin de l’été, « comme au bon vieux temps quand vous aviez vingt ans… ». Ce sera du 22 au 25 août.

Il y a quelques semaines, quand le Brésil se réveillait sous le choc des manifestations provoquées par le prochain Mondial, France 24 faisait intervenir un spécialiste de l’Amérique latine et ce fut… Jean Ortiz.

Qui dit qu’il n’y a rien à lire dans la presse locale ? Par contre, pour ce qui est de construire la France de 2025, il faudra attendre les prochaines alertes.

– par Bernard Boutin

Comments

  1. Bruno Laborde says:

    Depuis longtemps Jean Ortiz se prend pour Che Guevara.
    Ça pourrait être drôle si ce n’était pas lamentable.

  2. « Oui, des français ont su se surpasser et mériter de la patrie en son temps. »

    Charlotte Delbo aurait eu cent ans cette année. De mémoire, au début de la guerre 39-40, Louis Jouvet, dont elle était la secrétaire, s’est exilé en Amérique (du Sud?) , l’enjoignant de l’y rejoindre. Elle partit et revînt très vite en France, son mari étant lui-même résistant. Il fut arrêté et fusillé, je ne sais plus où. Je ne sais plus l’âge de Charlotte, mais elle avait moins de trente ans, et c’est très certainement une de ces femmes dont on ignore le parcours, et l’Histoire n’en garde que peu de mémoire, s’il reste à nos cervelles quelques brimborions de souvenirs d’une guerre de naguère.

    Charlotte Delbo n’est ni souvenir ni mémoire, elle est le fruit de notre culture, tout comme nous allons aux fraises en temps de paix et au charbon en temps de crise: elle est là où nous oublions d’être. Sacrée Charlotte !

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/05/15/l-urgence-charlotte-delbo_3235533_3260.html

    http://www.franceculture.fr/evenement-soiree-charlotte-delbo

  3. Il faut généralement aller dans la presse spécialisée pour trouver des infos intéressantes au niveau économie et technologies. Et souvent, ça se passe ailleurs qu’en France ! Sortir de son Béarn et de sa France…, certes pleins d’histoire, mais depuis longtemps sans vision d’avenir. C’est qu’à qqes clics de souris.

    • Sans suivre l’odeur de poudre qui fend la pierre humide, j’ai trouvé intéressant cet article des Echos, qui expose divers points de vue sur le sujet, avant que Google ne lance son alerte aux gaz :
      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/dossier/0202391226050-gaz-de-schiste-miracle-economique-ou-desastre-annonce-516245.php

      pour se faire ad minima un avis, mais c’est bien relatif, je l’admets (tout en buvant de l’eau fraîche du puits).

      • En France, Les Bassins sédimentaires présentant à priori le plus fort potentiel en gaz sont ceux du Sud – Est. Il s’agit également d’ une région très riche en eaux minérales, avec une géologie assez complexe et un réseau hydrographique mal connu.
        D’autre part, l’article des Echos ne précise pas qu’aux USA, les propriétaires du sol sont également propriétaires du sous-sol. Il négocient donc directement avec les compagnies un revenu lié à l’exploitation. Le droit minier français n’accorde par contre aucun droit au propriétare du sol. Celui-ci subirait tous les inconvénents de l’exploitation sans en retirer le moindre avantage. A priori, ces inconvénients sont supérieurs à ceux des côteaux de Jurançon. Il n’est pas sûr que l’intérêt supérieur de la Nation soit un argument suffisamment motivant.
        Dans les Echos sont cités trois gaz non-cnventionnels. Un d’entre-eux est exploité par de petites compagnies dans le Nord de la France. Il s’agit du coalbed méthane (grisou). Son exploitation ne nécessite pas par contre de fracturation hydraulique.

  4. « ce bazar de la mort… » ( à propos de l’Université de la Défense)

    Le Wiki de Jean Ortiz , écrit tout à sa gloire par lui-même mais qui reste cependant à confirmer par l’Encyclopedia Brittanica nous dit ceci:
    Ortiz est également un fervent aficionado. Il a publié sur ce sujet des articles dans le journal L’Humanité dont un plaidoyer pour la tauromachie , ainsi qu’un livre de référence sur la tauromachie en Amérique latine, ouvrage collectif : Jean Ortiz (dir.), Tauromachies en Amérique latine, Paris, Atlantica, 2004, 160 p. (ISBN 2-8439-4723-5). Il publie régulièrement des billets pour défendre la tauromachie 

    C’est assez raccord , je trouve.

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