Le bus-tram vous transporte-t-il? 3 Le tracé

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 Capture d’écran 2013-10-21 à 22.07.30Le choix fait pour cette ligne de bus-tram s’imposait. En reliant la gare au centre-ville, à la cité administrative, à l’université et à l’hôpital, ce sont des flux potentiels importants de voyageurs qui bénéficieront de cet équipement. En coordonnant ce projet avec des dessertes ferroviaires locales, les déplacements de bien des travailleurs de la région pourraient être facilités. Avec la création de parkings-relais aux extrémités de la ligne, on limiterait la circulation automobile en ville. On peut d’ailleurs regretter que ces parkings n’aient pas été mis en place au préalable (hormis celui proche de la gare).

Certes, à l’avenir il faudra envisager un renforcement des lignes transversales, voire créer une seconde ligne en site propre. Mais tout ne peut être fait en même temps et la priorité choisie est bonne. Pour autant, fallait-il adopter un tracé si contourné ?
Pour joindre l’hôpital à la ville, il était judicieux d’abandonner le passage par le bd de Hauterive dont les abords ne sont pas aussi urbanisés que ceux du bd de la Paix et de l’avenue du Loup. Mais si la desserte du quartier du Hameau (l’Ousse-des-bois) s’impose, fallait-il lui donner la priorité sur une desserte rapide de l’hôpital ? Certes, il est important de ne pas laisser perdre la subvention de l’Etat de 5,4 millions d’euros. Mais il n’est pas impossible de concilier la desserte de ce quartier sensible et une jonction rapide avec l’hôpital.

Comment ? En faisant pour ces deux objectifs ce qui est prévu pour une partie du trajet : séparer la partie montante de la partie descendante. Si cela n’était pas fait pour le tronçon entre les halles et le bd d’Alsace, c’est l’une ou l’autre des rues Carnot ou René Cassin qui se verrait fermée à la circulation, ce qui serait impensable.

Dans le cas de la partie nord du trajet du bus-tram, faire passer deux voies de site propre bd de la Paix et av. de Buros crée de grosses difficultés. Il faudra démolir au moins 11 maisons et procéder à des travaux importants. Deux virages à gauche seront difficiles à négocier et vont entraver la circulation, notamment bd de la Paix et av. de Buros, déjà sujette à des encombrements en raison précisément de la nécessité de laisser tourner à gauche les véhicules se dirigeant vers l’hôpital. Il existe une autre option : aller droit vers le rond-point de l’autoroute et atteindre l’hôpital par le nord (un simple grillage sépare l’hôpital du bd de l’Europe et du bd Cami-Salié). Rejoindre ensuite le quartier du Hameau et le bd de la Paix par le trajet envisagé. Cette solution ne fait intervenir que des virages à droite. Elle est sensiblement plus rapide (ce qui est précieux, comme on l’a vu). Elle dessert les mêmes emplacements et répond aux besoins des utilisateurs : pouvoir se rendre en ville rapidement pour les habitants du Hameau, parvenir à l’hôpital de la manière la plus directe possible pour ceux qui y travaillent, y sont soignés ou sont visiteurs. Reconnaisons que le temps du retour chez soi serait légèrement allongé pour ces deux catégories de population, mais cela pourrait ne pas excéder 2 ou 3 mn tandis que le trajet aller serait largement facilité.

Le coût de ce projet alternatif serait bien inférieur au coût du projet actuel tandis que l’intérêt des usagers et des riverains serait préservé. Cette baisse du coût ne serait pas tant due à un trajet un peu plus court qu’à la plus grande facilité de ne réserver qu’une voie au lieu de deux. Usagers et riverains sont à même de comprendre l’intérêt d’une telle variante, car chacun sait qu’il vaut souvent mieux privilégier un trajet rapide qu’un trajet plus court mais difficile. Et en l’occurence cette variante serait plus rapide en temps et un peu plus courte en voirie. Une autre boucle serait concevable. Mais sa motivation serait toute différente. Elle concernerait la liaison entre la ville et la gare dans l’hypothèse où le remblai de l’av. Napoléon Bonaparte ne serait pas assez stable pour le passage dans les deux sens de véhicules longs (18m) et lourds. La partie descendante s’appuyant sur la pente serait maintenue, mais la montée passerait par une autre voie, par exemple l’av. Léon Say, au lieu d’ébranler la partie en remblai de l’av. Napoléon Bonaparte. Ce qui pourrait éventuellement éviter des travaux coûteux de renforcement. Un effet secondaire serait de permettre aux habitants de Bizanos d’accéder au réseau et aux utilisateurs du stade nautique et du stade d’eaux vives de parvenir à leur but au prix d’une petite marche que bien des parisiens consentent quotidiennement. Cette seconde boucle peut être gardée en réserve, et conditionnée à une expertise géologique, ce tronçon n’étant pas en site propre. Elle n’a pas le caractère crucial de la boucle nord vers l’hôpital et le quartier du Hameau.

– par Jean-Paul Penot

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