Une histoire navrante et absurde à la fois.

0
(0)

 

imagesL’automne arrivant, les feuilles tombent et laissent apparaître ce dont jusqu’alors, personne ne soupçonnait l’existence. Dans un arbre, à environ trois mètres de hauteur, un nid de frelons asiatiques d’un diamètre de 50 cm est alors devenu visible. Les insectes étaient encore actifs et, selon le voisinage, présentaient un réel danger.

 Les voisins se sont alors concertés et, considérant que ce nid se trouvait dans un jardin privé, ont envisagé de prendre contact avec le propriétaire des lieux, cependant ce dernier est resté injoignable. Un contact a été pris avec une entreprise située à Lescar capable de détruire ces Vespa Velutina avec des moyens adaptés. Devant le prix affiché, tous ont été d’accord pour se cotiser afin de faire face à la dépense. Le professionnel a conseillé de faire prévenir le propriétaire des lieux par la police municipale afin qu’il autorise une intervention dans son jardin ; ce qui fut fait.

 Mais pour une raison encore mal définie, ledit propriétaire a entrepris de détruire lui-même ce nid en y mettant le feu. A-t-il réussi à tuer la totalité des occupants du nid ? On ne sait. Cela se passait le samedi 19 octobre.

Le lendemain alors qu’il était occupé dans son jardin, ce propriétaire a été attaqué et piqué par un ou plusieurs insectes issus du nid. Cela a provoqué sur lui une forte allergie au point d’entraîner un coma, qui a nécessité l’intervention des pompiers et du Samu.

Depuis, il est hospitalisé et toujours dans le coma, son état est jugé très grave.

La presse locale n’a jamais fait état de cet accident. Elle a, au plus,  fait paraître une mise en garde disant en résumé, qu’il était fortement déconseillé d’intervenir soi-même pour éradiquer les occupants d’un nid de frelons asiatiques et qu’il  était indispensable de faire intervenir des professionnels. Un entrefilet visiblement inspiré par ce regrettable fait divers est paru dans le journal du lundi.

Peut-être qu’avec un peu moins de fierté et une porte ouverte à ceux qui n’avaient comme seul souci que  de l’aider, ce voisin n’aurait pas connu ce malheur.

                                                                                         Pau, le 5 novembre 2013

                                                                                               Par Joël BRAUD

Notez cet article

Cliquez sur une étoile

Note moyenne 0 / 5. Nombre de note : 0

Aucun vote jusqu'à présent ! Soyez le premier à noter cet article.

Nous sommes désolé que cet article ne vous ait pas intéressé ...

Votre avis compte !

Souhaitez vous nous partager un avis plus détaillé ?

11 commentaires

  • P….. que voilà un bon moyen de se débarrasser de Hollande. ? Des frelons asiatiques atterrissant en masse sur l’Elysée ! Et des Stukas piquant sur le lit conjugal, faisant des confusions de reines ! Drainons des drones de nuées d’Eros de frelons asiatiques entrainées à plonger sur l’Elysée et si l’Euro repu d’Eros, pouvait laisser place à une Miss Feng comme disent les asiatiques pour charmer leur frelon adoré. Hollande serait éliminé ! Alors tous au turbin !

  • Le vilain frelon asiatique a remplacé l’ours polémique dans les colonnes d’A&P ! Tout se perd !
    Il ne nous reste plus qu’à fabriquer des petits drones avec nos imprimantes 3D pour terrasser les dragons noirs et jaunes, à taille de guêpe. En attendant,à toi de jouer, poulette : http://www.youtube.com/watch?v=GPS9ntHzVQs !

  • Ce qui est absurde, c’est d’avoir estimé qu’il était subitement indispensable de détruire ce nid, alors qu’il était passé inaperçu jusque là et n’avait donc visiblement pas posé de problème. D’autant plus que l’hiver arrivant le nid la colonie serait morte de sa belle mort naturelle et le nid aurait été définitivement abandonné.

    • phil.lexterminateur

      @PierU : il faut impérativement détruire les nids même en hiver, car contrairement à ce que beaucoup pensent, certaines reines hibernent bien à l’abri dans les nids (dans la partie supérieure) et donc au printemps chacune d’entre-elles est a même de faire de son propre nid …

  • A mon avis la prochaine fois qu’il aura un nid de frelons dans son jardin, avant de le détruire, il réfléchira. Les apiculteurs commencent a savoir comment fonctionne un nid de frelons asiatiques, les risques qu’il comporte et comment le détruire. Lorsque quelqu’un est en présence d’un nid de frelons la meilleure démarche est de s’adresser à un apiculteur. Il en existe dans la proximité. C’est une démarche de prévention. Il vaut mieux prévenir que guérir. C’est un comportement, par rapport aux risques, que chacun doit avoir!.
    Quant à la destruction des nids par les municipalités? Est ce que cela doit être un service public? Pourquoi pas, a condition de payer un impôt en conséquence!

  • Il me parait totalement anormal que les municipalités n’aient pas pris en charge d’une manière « industrielle » la destruction de ces nids, mais d’une manière générale la lutte contre cette espèce invasive et dangereuse.
    Il y a des dizaines d’employés communaux (des centaines à Pau) ils devraient s’organiser pour cela, qui est prioriraire par rapport à la plantation de fleurs…
    Même chose pour les chenilles processionnaires.

    • « d’une manière générale la lutte contre cette espèce invasive et dangereuse. »
      « Il y a des « dizaines d’employés communaux (des centaines à Pau) ils devraient s’organiser »
      « Même chose pour les chenilles processionnaires. »
      Invasive et dangereuse, entièrement d’accord, mais il me paraît très ambitieux et risqué, pour une municipalité, d’engager, elle-même, une lutte contre cette espèce; elle est maintenant bien implantée, la destruction de tous les nids, pratiquement impossible, nécessite une compétence et des moyens que n’ont pas les employés communaux; il y a quand même une différence sensible de savoir faire entre planter des fleurs et détruire des nids du frelon asiatique!
      La seule possibilité, si l’on veut limiter le danger à proximité des habitations, est que la municipalité fasse appel à des professionnels mais il faut payer!!!! Les « propriétaires des nids » y sont-ils prêts? Si la commune prend en charge, le contribuable y est-il prêt?
      Sur Fr3 Aquitaine, un documentaire montrait la mise au point, dans la région bordelaise, d’un petit drone que le promoteur manipulait à distance au dessus du nid, tout près, et injectait un insecticide à l’intérieur. C’est une solution intéressante en agissant aux bonnes heures et au bon moment dans la saison. Mai, là encore, il faudra payer!
      En dehors des zones urbanisées, le combat est perdu d’avance, surtout maintenant; il faut laisser du temps au temps, une régulation se fera!
      Quant aux chenilles processionnaires, j’ai pu constater, en de nombreux endroits publics à Pau que des sacs étaient fixés à de nombreux conifères. manifestement la lutte est engagée; cette technique est efficace et le résultat a beaucoup plus de chance d’être positif que dans le cas précédent.

      • Très bien les pièges à chenilles processionnaires posés sur les arbres dans la ville. Sauf que :
        – pour ce que j’en ai vu ils sont posés à la va-vite sans tenir compte des recommandations du fabricant : le jointoyage indispensable du piège pour ne laisser aucune issue aux chenilles n’est pas réalisé (forcément ça va plus vite de poser sans jointoyer).
        – j’ai l’impression que les sacs de terre recueillant les chenilles ne sont jamais relevés pour détruire les larves.

        • L’arbre est ceinturé par une gouttière débouchant par un tube dans un sac contenant de la terre.La colonne descendante, en vue de l’enfouissement, comprend des chenilles en fin de vie, assez grosses donc; le jointage n’a pas à être très étroit. Je ne pense pas qu’il faille condamner à priori la fainéantise du personnel responsable; par contre, l’inconvénient est qu’ils sont souvent placés à hauteur accessible pour les vider, or chacun connaît, la bêtise très répandue chez le promeneurs!

          • Ce n’est pas moi qui invente la nécessité du joint, c’est le mode d’emploi du fabricant des pièges en question :
            http://www.biobest.be/images/uploads/public/5179488470_ECO%20PIEGE.pdf
            Je cite : « Cette opération [le jointoyage] est primordiale. Il ne doit rester aucune issue possible pour les chenilles en dehors du tube de descente ».
            Il fournit même le « mastic » pour faire ce joint : en fait une ouate de cellulose avec laquelle on fait une pâte à papier en gros.
            Et quand on a posé soi-même un piège de ce genre sur un pin, on comprend vite en effet l’utilité du joint : l’écorce du pin est très « tourmentée », avec des grosses crevasses, et le collier à lui seul ne peut être parfaitement plaqué partout et boucher toutes les issues. Poser les collier sans faire les joints, c’est du travail d’amateur.

        • phil.lexterminateur

          oui en effet, il m’est souvent arrivé de « passer » après des collègues et de constater une absence de jointage entre la collerette et le tronc, ce qui rends inutile ce dispositif, mais rempli les poches d’€ de ces entreprises !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *