Envoyé Spécial dans le mille-feuille

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mille-feuille-1Ce soir Envoyé Spécial visite nos intercommunalités, la crème du mille-feuille. Une occasion de montrer l’incapacité de nos élus, obnubilés par leur seule réélection, à gérer nos communes.
Le constat de l’anomalie française avec ses 36600 communes n’est pas nouvelle. Mais devant l’immobilisme des maires, arc-boutés sur leurs territoires dont ils pensent être les uniques propriétaires, le législateur avait jeté l’éponge (1971) et laissé le soin à chacun d’organiser les intercommunalités selon ses logiques ou affinités. Il avait encouragé ces regroupements financièrement (et le coût a été très important), sans pour autant obtenir les économies d’échelle espérées.
Pendant ce temps, depuis les années 70, les autres pays européens réorganisaient leur territoire pour une plus grande efficience.
Dans d’autres pays (Allemagne de l’ouest, Belgique, Pays-Bas) des lois parfois anciennes ont organisé de manière autoritaire, des regroupements de communes, aboutissant à réduire significativement le nombre de celles-ci : par exemple, depuis la réforme de 1976, la Belgique ne compte plus que 589 communes pour 10 millions d’habitants à comparer aux 36 000 communes pour 62 millions d’habitants en France ; en Allemagne de l’ouest, le nombre de communes a été ramené dans les années 60 et 70 de plus de 24 000 à environ 8 400.
Cour des Comptes: Rapport sur l’intercommunalité (Nov 2005)
Dans une période où les français sont les citoyens les plus imposés du monde, la responsabilité des élus locaux de tous bords est immense et scandaleuse.
Rappelons que les impôts locaux sont passé de 35 à 47 milliards d’euro entre 2007 et 2013.
Les intercommunalités n’ont cessé d’embaucher des centaines de milliers de fonctionnaires territoriaux sans que le nombre des employés diminue dans les communes : LE scandale!
Pour compléter, ce soir, Envoyé Spécial nous montrera sans doute quelques unes des belles réalisations régionales de nos élus.
Quand les citoyens s’éveilleront…

                                                            par Daniel Sango

Envoyé Spécial 21/11/2013  20h45 France 2

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7 commentaires

  • C’était bien avant que les chefs de la Nouvelle Cuisine n’aient inventé des variantes à toutes les recettes de la cuisine fondamentale Française. Dans le « L’art culinaire moderne » d’Henri-Paul Pellaprat édité en 1936 au « Comptoir Français du livre » (Boulevard Haussmann – Paris) le petit mille-feuille est ainsi décrit et défini :
    Très minces bandes de feuilleté de 10 centimètre de largeur, fortement piquées, cuire à four chaud et tenir bien sèches. Monter 3 bandes l’un sur l’autre avec une crème Bourdaloue aux amandes, sucrer fortement celle du dessus et découper avec le couteau-scie spécial en tranches larges de 2 doigts. Que la pâte soit surtout bien séchée à la cuisson
    Et la crème Bourdaloue ?
    125 gr de sucre, 45gr de crème de riz, un œuf entier et 2 jaunes, 40 gr de beurre fin, ¼ litre de lait d’amandes, un verre à liqueur de kirsch, de la vanille.
    Délayer le sucre avec l’œuf entier et les jaunes. Ajouter la farine et le lait d’amandes bouillant et vanillé. Cuire comme de la crème pâtissière. Quand elle a bouilli deux minutes, lui ajouter hors du feu, le kirsch et le beurre.
    Nota, cette crème remplace parfois la crème pâtissière
    Pour résumer et répondre aux questions de certains : le mille-feuille, c’est 2 étages d’une crème proche de la pâtissière, pour trois de feuilleté.

  • Une précision cependant. Les chiffres fournis pour l’Allemagne ne tiennent pas compte de la réunification puisque la réduction du nombre de communes de 24000 à 8400 s’est effectuée entre 1960 et 1970. Depuis la réunification, le nombre de commune est de 12 000, environ. Ce qui veut dire que pour l’Allemagne de l’Est, une réduction dans les mêmes proportions, a été réalisée.

  • J’ai regardé et surtout écouté Envoyé Spécial. Edifiant. Alors Daniel, avec courage et opiniâtreté, continuez à enfoncer le clou, un jour le citoyen vous entendra.

  • J’ai regardé « Envoyé spécial » . J’ai eu un sentiment de malaise. La bonne conscience de l’élu landais était pathétique. Le « réalisme » des élus de la cote méditerranéenne (Aix, Perpignan ou Montpellier) frôlait le cynisme.
    Concernant la photo, je ne vois que deux couches bien épaisses de crème dans le millefeuille.
    Il me semble avoir connu, il y a déjà pas mal d’années des millefeuilles avec plus de feuilles et des couches de crème pâtissière plus fines. Ils étaient bien meilleurs que les millefeuilles actuels. Je n’ai d’ailleurs pas encore retrouvé de vrais millefeuilles à l’ancienne.
    Comme quoi, réduire le millefeuille n’améliore pas forcément le résultat. Pour revenir au millefeuille administratif, c’est surtout la hiérarchie dans les feuilles qui importe. Avec le maintien de la clause de compétence générale, on ne va pas dans la bonne direction non plus.
    MM. Lasserre ou Lassalle nous disent que les territoires seraient les perdants d’une réforme des collectivités. Que les villages n’auront plus de maire ou de conseiller général à proximité pour les soutenir. Qu’ils vont se retrouver dilués dans la masse d’une intercommunalité, abandonnés, sacrifiés. Comme les territoires allemands, sans doute…
    L’avenir serait dans les territoires et donc, pas dans les agglomérations. Cela n’a pas l’air de poser de problèmes à Mme Poeyto qui pense à son siège ainsi qu’au Modem qui ratisse bien large.
    La conclusion d’ « envoyé spécial » était très claire sur la position conservatrice des sénateurs.
    Une remarque sur le cumul des mandats, abordé indirectement par « envoyé spécial » : Comment un élu ayant un pied à Paris et un pied dans sa province, a-t-il pu soutenir les développements des communes à l’aide de fonds public alors qu’il était aux premières loges pour voir les déficits de la France s’accumuler ?
    Enfin, les français ne s’éveilleront pas. Ils dorment avec un bonnet de nuit sur la tête. Certains ont un bonnet de nuit rouge et sont parfois somnambules.

    • « Enfin, les français ne s’éveilleront pas. Ils dorment avec un bonnet de nuit sur la tête. Certains ont un bonnet de nuit rouge et sont parfois somnambules. »
      Jolis commentaires.
      On aurait pu rajouter pour compléter le tableau que nos élus eux, ont portent le bonnet d’âne.
      NB pour le mille feuille, c’est plutôt la crême fouéttée, comme pour le chou, la pâtissière va plutôt dans les éclairs, non?

      • C’était bien avant que les chefs de la Nouvelle Cuisine n’aient inventé des variantes à toutes les recettes de la cuisine fondamentale Française. Dans le « L’art culinaire moderne » d’Henri-Paul Pellaprat édité en 1936 au « Comptoir Français du livre » (Boulevard Haussmann – Paris) le petit mille-feuille est ainsi décrit et défini :
        Très minces bandes de feuilleté de 10 centimètre de largeur, fortement piquées, cuire à four chaud et tenir bien sèches. Monter 3 bandes l’un sur l’autre avec une crème Bourdaloue aux amandes, sucrer fortement celle du dessus et découper avec le couteau-scie spécial en tranches larges de 2 doigts. Que la pâte soit surtout bien séchée à la cuisson
        Et la crème Bourdaloue ?
        125 gr de sucre, 45gr de crème de riz, un œuf entier et 2 jaunes, 40 gr de beurre fin, ¼ litre de lait d’amandes, un verre à liqueur de kirsch, de la vanille.
        Délayer le sucre avec l’œuf entier et les jaunes. Ajouter la farine et le lait d’amandes bouillant et vanillé. Cuire comme de la crème pâtissière. Quand elle a bouilli deux minutes, lui ajouter hors du feu, le kirsch et le beurre.
        Nota, cette crème remplace parfois la crème pâtissière

        Pour résumer et répondre aux questions de certains : le mille-feuille, c’est 2 étages d’une crème proche de la pâtissière, pour trois de feuilleté.

      • Bonjour à tous,
        Pour information et/ou rappel, 2 liens susceptibles de vous intéresser (FSE :Fonds Social Européen en France et en…Aquitaine… : voir ci-dessous les 2 URLs ) :
        1) En France :
        http://www.europe-en-france.eu/
        2) En Aquitaine …..:
        http://www.europe-en-aquitaine.eu/tous-les-projets-soutenus
        Pour ce 2è lien, l’internaute qui sait « farfouiller » s’apercevra de la (non) pertinence de certaines subventions accordées à…. »mauvais escient » !?!
        « Last but not least » : pas très loin de chez nous, voir svp le site :
        http://www.artisanat64.tv/Universite-des-Metiers-Bayonne-Pays-Basque_a243.html
        « Université des Métiers Bayonne Pays Basque
        Mercredi 14 Mars 2012
        Le 19 mars la CMA64 et de l’Université des Métiers Bayonne Pays basque ouvriront leurs portes au public sur le nouveau site 25 Boulevard d’Aritxague à Bayonne.  »
        Voir svp le paragraphe financement… (Coût de construction : merci les contribuables…).
        Est-on sûr (pour cette nouvelle « université des Métiers ») :
        1) qu’une telle réalisation permettra de remplir toutes les filières de formation proposées (= « effectif suffisant par classe »)…
        2) que l’on a demandé l’avis de toutes les parties concernées (artisans, corps professoral, TOUS les élus, etc…) avant de construire cette Université des Métiers à Bayonne…
        3) que cela ne tournera pas aussi à la gabégie d’une partie de l’argent public ? = réalisation disproportionnée par rapport aux réels besoins dans le département 64 ???
        et pendant ce temps… (La République des Pyrénées : par Ph. D. publié le 29/08/2013 à 06h00)
        http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/08/29/charcutiers-traiteurs-en-colere,1151398.php
        (Très) court extrait… : « Un coup fatal » à un fleuron du Béarn.
        Cordialement
        Robert Contrucci (64000 Pau)

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