On coule !


   image on coule

La France est un bateau avec 4 rameurs et 6 passagers qui fait la course avec les autres pays qui ont 6 rameurs et 4 passagers. Nous serons donc les derniers.

C’est ainsi que je terminais « Courage fuyons » AP du 10/11/2013.

L’énorme dépense publique française, 57% du PIB, 10 points de plus que la moyenne européenne 12 points de plus que l’Allemagne soit 240 milliards d’euro, est un chiffre qui commence à pénétrer dans le sommeil des citoyens français.

Plus grave, cette dépense publique ne baisse pas, contrairement à ce que voudrait faire croire le gouvernement, et ne baissera pas dans les années à venir.

Comment en est-on arrivé là et pourquoi ?

Une réponse partielle est donnée par Jean-Philippe Delsol, ( Pourquoi je vais quitter la France, Histoires vraies d’exilés fiscaux, éditions Tatamis, novembre 2013, 200 pages)

 

Dans son état des lieux, il fait le compte des actifs (et inactifs) qui sont rémunérés par l’Etat ou soutenus par la collectivité. Pour commencer, les 5,2 millions de salariés du secteur public au sens strict ( Etat, collectivités locales, fonction hospitalière  dont les effectifs ont augmenté de plus de 36 % depuis 1983, le nombre des fonctionnaires territoriaux, lui, ayant augmenté de 260 000 depuis 2002, principalement dans les intercommunalités et communes…) Ils représentent 22 % de l’emploi contre 15 % en moyenne dans les autres pays de l’OCDE. Ceci représente 1,5 million de fonctionnaires de plus (en trop ?).

Ensuite, il y a les 2 millions de salariés du secteur parapublic, c’est-à-dire des structures juridiques contrôlées majoritairement par l’Etat ou les collectivités.

Puis viennent 60% du 1,6 million d’emplois du secteur associatif, premier bénéficiaire des emplois aidés.

Les contrats aidés ont été initiés en 2012 (490 000, dont 430 000 dans le secteur non marchand) Le cru 2013 est du même ordre, mais il faut lui ajouter les 100 000 emplois d’avenir et les 12 000 contrats de génération créés par F. Hollande pour tenter d’inverser la courbe du chômage.

Delsol ajoute ensuite logiquement la part des agriculteurs (1 million) qui vivent des revenus de la PAC (environ 50 %).

Enfin, il inclut ceux qui ne reçoivent pas de salaires de la collectivité mais en tirent des revenus accidentels : 3,22 millions de chômeurs et 1,3 million de bénéficiaires du RSA.

Ce serait donc, au final, environ 14,5 millions de personnes concernées sur une population active de 28 millions.

 emploi-public_4533320      L’Express 24/11/2013

Mais je pense que J.P. Delsol oublie un gros morceau, il s’agit des retraités de la fonction publique. Ils sont aujourd’hui 2,3 millions et les cotisations des actifs ne couvrent que 25% de leurs pensions. L’Etat doit fournir 37 milliards d’euro par an pour les payer.

Ceci nous amène au total vertigineux d’environ 16,2 Millions de personnes rémunérées par l’argent public.

Comment le secteur privé peut-il soutenir un tel poids ? Il est donc normal que la barque France avance beaucoup moins vite que les autres… Comment voulez-vous parler de compétitivité ?

Mais la conséquence de ce « secteur public » hypertrophié a une plus grave conséquence encore, c’est que son poids électoral empêche toute réforme visant à une indispensable cure d’amaigrissement.

Pire il en est encore qui réclament plus d’Etat, plus d’augmentations de salaires, plus de … Comment tempérer ces corporatismes?

Quand on rajoute à cela que près de 50% de nos députés font partie de ces catégories (32% d’enseignants et fonctionnaires contre 3% de chefs d’entreprise et aucun ouvrier…) on comprendra facilement l’incapacité de notre pays à réaliser la moindre réforme de structure.

par Daniel Sango

Comments

  1. Emile le Servile says:

    Très bonne analyse qui permet de se rendre compte du problème français. Le système électoral français est coupable, par le cumul des mandats dans l’espace et dans le temps qu’il permet, de maintenir et d’accentuer cet état des choses. Si on veut en sortir, on va devoir revoir complètement nos institutions pour qu’elles permettent un renouvellement des représentations et des générations, et ainsi les conditions de la réforme. Et si on y arrive pas, alors il ne restera que la révolution qui sera soit violente et brève, soit longue et douloureuse.. Que préférez vous ?

  2. Bernard Salsé says:

    J’arrive même pas à comprendre qu’on puisse légiférer sur de telles Lois. C’est une question d’éducation. C’est l’éducation qui règlera ce problème, très progressivement. Est-on sur qu’EVE n’était pas prostituée et nous serions alors tous descendants de prostituées . Et vous auriez filé une amende de 1500 E à Jésus quand il se tapait Marie Madeleine derrière la synagogue ? Quelle révolution. Je crois vraiment qu’on devient fou. Et le taux de folie me semble plus élevé chez ceux qui veulent légiférer. C’est de la légiférite ! Cela vous aurait-il gêner de voir des femmes travailler dans une fonderie il y a 10 ans encore, croulant sous les vapeurs de sable, chaleur, moule, poussière, vous leur donniez 60 ans quand elles en étaient encore à 30. Les Indiens ont réglé le problème. Ils ont automatisés les fonderies, pendant que les Français manifestaient dans la rue pour conserver leurs femmes au fonde de la fonderie. !! N’est ce pas du proxénétisme? Et les Indiens pilotaient ces usines en étant à 5 000 km du lieu du forfait ! A cheval sur les leurs, mais dans un meilleur confort !

    Il y aura toujours des P…… Celles d’aujourd’hui ont un meilleur niveau de vie que celles d’il y a 50 ans. Il y a un progrès. C’est ce progrès qu’il faut soigner, c’est le progrès du travail qui appuiera l’amélioration. Et il y aura des P…. en or dans 2 000 ans ! Fera-t-on tout ce qu’il faut pour les rendre moins riches ?

    Je trouve vraiment que nos esprits vacillent. Et dans le débat il manquait plus que la prostate à Hollande. Elle protestait !

  3. Georges Vallet says:

    1°)«Pourquoi je vais quitter la France»

    En temps de guerre économique, fuir son pays avec son argent, cela s’appelle, dans le Privé, «délocaliser»; c’est un tout autre nom, passible de la déchéance nationale, dans le Public!

    2°)Quand tous ces «parasites» du Public qui mangent le pain des bons Français du privé auront été éliminés, avez-vous la naïveté de penser que cela ira mieux? Des parasites du privé mangeront alors le pain d’autres Français du Privé!

    3°)C’est un choix très discutable de prendre comme référence un avocat fiscaliste, c’est un expert dans un domaine très pointu; il n’a aucune vision globale de la situation de la société.
    Selon l’office européen des statistiques Eurostat, près du quart des européens, soit 125,5 millions de personnes seraient menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2012 (Sud Ouest du 6/12). Comme ils ne sont pas tous en France, je pense qu’ailleurs en Europe, ce n’est pas beaucoup mieux, quoi qu’on dise! Je doute de la compétence de ce Monsieur pour avoir des idées pour résoudre ce problème.

    Tous ces experts ont, du fait de leur formation spécialisée une réflexion linéaire portant sur un problème spécifique. Or, le fonctionnement de la société n’est absolument pas linéaire mais complexe; tout se tient comme dans les écosytèmes, si bien que la modification d’un élément n’agit pas seulement sur un autre mais sur l’ensemble, souvent d’ailleurs avec des effets qui, du fait de l’incertitude, sont imprévisibles.
    Il n’y a pas de recettes simples; c’est une réflexion globale, du volontarisme, et des corrections par touches dans tous le domaines, qu’il faut entreprendre mais pour cela il faut un consensus et beaucoup de temps!!!!
    Que le bateau coule, j’en conviens, mais ce n’est pas en écopant de plus en plus vite, de plus en plus d’eau, que l’on aura la solution, mais en réparant la brèche dans la coque!
    Nous vivons dans un système sociétal basé sur l’individualisme, or, nous ne pourrons réparer la brèche que collectivement; c’est donc un changement de paradigme qui est à mettre en place, une autre façon de vivre ensemble et avec l’environnement naturel et l’artificiel que nous avons créé.
    Comme nous n’y sommes pas prêts, l’évolution se fera par le processus de la lutte des clans, des corporatismes, …; c’est une autre forme de la lutte des classes qui fonctionne déjà et cela n’apporte rien de bon!

  4. Helene Lafon says:

    Qu’a fait l’état des cotisations perçues sur les salaires des fonctionnaires et sur la part « patronale » qu’il aurait dû constituer ? Dans quelle caisse ces versements sont-ils allés ? Y sont-ils allés ?
    Ce que vous écrivez dans cet article, Daniel, m’a en effet amené à m’interroger. Les fonctionnaires actuellement retraités ont a minima cotisé 37,5 ans et un peu plus depuis les différentes réformes des systèmes de retraite.
    Actuellement, seulement 25% du montant des retraites est couvert par les cotisations des actifs et cela malgré la très forte augmentation des effectifs de la fonction publique. Que serait-ce s’il n’y avait pas plus de fonctionnaires de nos jours qu’il y a 20 ou 30 ans ?
    Mais lorsque les enfants du « baby-boom » sont entrés dans la vie active et jusqu’à leur prise de retraite, n’y a-t-il pas eu quelques années d’excédents des caisses de retraite des fonctionnaires ? Où est alors passé l’argent ?
    Je suis tout à fait d’accord sur le fait que l’état et les collectivités locales ont très certainement trop embauché. Mais, je regrette que, d’une façon globale ce qui ne peut être qu’injuste, dès que la France connait de grande difficultés économiques, ses citoyens font de ses fonctionnaires une cause majeure des difficultés du secteur privé.
    C’est oublié trop vite deux faits :
    1 – Le secteur privé en évoluant génère ses propres difficultés : crises financières, surproduction/sous-consommation, délocalisation, chômage, faillite … C’est la loi du capitalisme mais comme c’est le seul système qui peu ou prou, fonctionne, constatons sans condamner.
    2 – La voie du secteur public en France est ouverte par concours à tous les citoyens, pourquoi donc certains ne la choisissent-ils pas, pourquoi lui préfèrent-ils la galère du secteur privé ?

    • Georges Vallet says:

      Merci Hélène d’avoir proclamé cette évidence; on peut concevoir que certains se reprochent de ne pas avoir fait le bon choix mais il est injuste de reprocher aux autres de l’avoir fait!

      • Georges Vallet says:

        Excusez-moi, je recommence, j’avais omis de préciser l’argument auquel je répondais.

        « – La voie du secteur public en France est ouverte par concours à tous les citoyens, pourquoi donc certains ne la choisissent-ils pas, pourquoi lui préfèrent-ils la galère du secteur privé ? »

        Merci Hélène d’avoir proclamé cette évidence; on peut concevoir que certains se reprochent de ne pas avoir fait le bon choix mais il est injuste de reprocher aux autres de l’avoir fait!

        • soit c’est volontaire, soit vous ignorez totalement, comment dans la plupart des cas, se font les recrutements dans la fonction publique territoriale. LE PISTON, pour rentrer et ensuite, par concours internes ou à l’ancienneté: titularisation.
          Avez vous déjà vu des recrutements par concours pour les communautés de communes?

          • Helene Lafon says:

            Non, je ne l’ignore pas et j’aurais dû le rappeler. Mais mon âge me place à l’époque où les recrutements territoriaux n’étaient pas aussi nombreux qu’aujourd’hui donc le « piston » comme vous dites (pour les fonctionnaires territoriaux, je dirai plutôt la cooptation) était un phénomène mineur. Même si d’autres formes de recrutement existent, les concours de recrutement des agents territoriaux sont la règle. Ce n’est, dans ce cas-là, qu’une fois le concours obtenu que le « piston » joue. Et même si, heureusement, certaines affectations ne se font pas par « Piston », cela conduit aux niveaux des villes, conseils généraux et régionaux à des recrutements souvent plus fondés sur l’électoralisme que sur le besoin réel. Un moyen simple et sûr de lutter contre ce vice du système serait de faire nommer les agents territoriaux par un organe de l’Etat en fonction du rang de réussite au concours à la première nomination puis sur le travail fourni et les résultats obtenus. A noter que dans quasiment tous les cas, les procédures normales et légales de recrutement sont respectées mais très, trop souvent, détournées.

            • Vos suggestions ne sont pas réalistes.
              Les solutions, il y’en a si d’abord, les hommes politiques arrêtaient de faire du clientélisme et ensuite s’il y’avait suffisamment de fonctionnaires territoriaux exigeant sur l’usage de l’argent public et sur le sens concret, au cas par cas, à donner à l’intérêt général.
              Heureusement quand même, que notre fonction publique n’est pas, en général corrompu, sinon çà serait le bouquet…

      • GV : « on peut concevoir que certains se reprochent de ne pas avoir fait le bon choix mais il est injuste de reprocher aux autres de l’avoir fait! »

        Drôle d’état d’esprit… Il y aurait donc un « bon choix » à faire au départ, et tant pis pour les autres ? C’est finalement très… libéral comme raisonnement 🙂 !

        A 20 ans, tout le monde ne choisit pas sa voie en fonction du futur statut offert et en pensant à sa retraite. Et heureusement. Pour tout dire je trouve ce raisonnement assez mortifère. Sauf qu’une fois qu’on est engagé dans un secteur (public ou privé) il devient extrêmement difficile d’en changer en pratique.

        Les concours d’accès à la fonction publique sont extrêmement scolaires pour la plupart. Approche adaptée sans doute pour sélectionner des jeunes qui sortent de l’école (encore que, il y aurait à redire sur le côté extrêmement… scolaire, de l’école française, mais c’est un autre débat), mais plus vraiment pour un professionnel qui a déjà travaillé, qui a une expérience, etc… A 40 ans se replonger dans une démarche scolaire pour passer un concours c’est difficile (non pas parce qu’on est devenu idiot, mais parce que cela fait 15 ans qu’on travaille différemment), et ça peut même paraître totalement absurde.

        Et quand le concours d’accès prend une forme moins scolaire (ça existe pour certains recrutements), d’autres barrières sont subtilement dressées : il y a quelques années j’avais passé des concours pour deux labos du CNRS. Le salaire que j’aurais pu y percevoir était inférieur au salaire que j’avais à l’époque, mais cela je l’acceptais. Par contre j’ai appris à un moment que seule la moitié de mon expérience professionnelle serait prise en compte pour mon ancienneté. Or les salaires dans la fonction publique sont très liés à l’ancienneté, ce qui m’aurait conduit à gagner moins que quelqu’un rentré tout de suite au CNRS, toutes choses égales par ailleurs. Comment comprendre qu’une institution considère qu’une expérience étrangère soit par nature inférieure à une expérience interne, sinon comme une façon détournée par ceux qui sont en place de décourager des apports de l’extérieur ?

    • Hélène, il n’y a jamais eu d’excédents dans les cotisations retraite des fonctionnaires (de l’état) puisque leurs retraites comme leurs traitements sont financés par le budget de l’état qui est comme on le sait un puits sans fond. La « part » patronale de l’ Etat est donc couverte par le budget. Là où les choses deviennent pénibles et indiscutables c’est lorsque, du fait des insuffisances de cotisations des fonctionnaires, cette « part patronale » dépasse ce qu’elle est en moyenne dans le secteur privé .. Ces insuffisances de cotisations sont couvertes pour partie par la dette et par les impôts des Français. En particulier par ceux qui « galèrent » dans le privé (j’espère que vous plaisantiez..). Il est indiscutable que si pour des raisons de stricte équité, les fonctionnaires devaient rejoindre le régime général, leurs cotisations retraites devraient augmenter fortement et leurs retraites diminuer, puisque ‘elles ne seraient plus servies sur la base indiciaire des dernières années d’activité, mais sur une moyenne de cotisations beaucoup plus longue. Les promotions de fin de carrière n’ont pas été inventées pour rien..

      • Helene Lafon says:

        Merci, Oscar, pour la précision sur le financement des retraites des fonctionnaires, j’avais perdu de vue ses modalités. Mais peut-on reprocher aux fonctionnaires, la gestion malsaine que les politiques ont fait et font des retraites de la fonction publique ?
        Quant à la base de calcul des retraites, il est vrai que la base de calcul chez les fonctionnaires est beaucoup plus favorable que celle du secteur privé. Et là, pour rapprocher les deux systèmes avant de les fondre en un, il aurait fallu procéder progressivement et des deux côtés. Un peu moins long pour le privé et un peu plus long pour le public.
        Mais il y a d’autres inégalités et au détriment du public pour certaines. Par exemple, dans un ménage où l’un a travaillé dans le privé et l’autre dans le public, la pension de réversion versée au survivant retraité de la fonction publique ne se fait que sur la retraite complémentaire pas sur celle du régime général. Et l’idée même de pension de réversion ne devrait-elle pas elle-même être revue dans la situation difficile que nous traversons ?
        Et là, je rejoins tout à fait Daniel : nos politiques de tous bords n’ont aucun courage. Sauf celui de replâtrer là où il faut réformer et ce pour assurer au mieux leur réélection.

        • @Hélène

          Les pensions de reversion pour ce qui concerne l’assurance vieillesse sont soumises à des conditions de ressources des ayant droit. Environ 19000€ max par an. Pas au statut du bénéficiaire fonctionnaire ou salarié. Sauf erreur..
          On pourrait déduire de votre constat que peu de fonctionnaires sont en dessous de ce seuil, mais nous ne le ferons pas 🙂

  5. René COTTIN says:

    Inévitable que la France soit sur le déclin. Il y a une trentaine d’année, la France était socialement le pays du monde le plus avancé , le pays où il faisait particulièrement bon vivre (service de santé efficace, salairescélevés, horaires de travail réglementés…). Il était donc normal qu’elle soit la plus touchée par une mondialisation qui provoque une égalisation vers le bas. Prendre des mesures protectionniste devrait limiter la casse mais sans pouvoir inverser la tendance.

  6. L’image et l’histoire du bateau, il y a longtemps qu’elle existe. Au regard de la situation actuelle du pays, elle n’a pas fait grand effet. L’outil n’est donc pas efficace. Il faut en trouver un qui le soit, mais pour cela il faut être créatif et sortir des sentiers battus.

  7. DS: « L’énorme dépense publique française, 57% du PIB, 10 points de plus que la moyenne européenne 12 points de plus que l’Allemagne soit 240 milliards d’euro, »
    J’ai indiqué un lien, dans votre article précédent qui explique que cette comparaison n’est pas pertinente. Si c’était vraiment le cas, à paramètres égaux, la France et les pays scandinaves seraient morts depuis longtemps ! Il existe une différence, en faveur de l’Allemagne, mais pas de cet ordre-là.

    « Mais la conséquence de ce « secteur public » hypertrophié a une plus grave conséquence encore, c’est que son poids électoral empêche toute réforme visant à une indispensable cure d’amaigrissement. »
    C’est malheureusement vrai.
    Et encore, malgré de fortes dépenses, la Justice est à mon sens de très mauvaise qualité. (cf l’insécurité judiciaire dont parle Mehdi Jabrane),
    Rajouter les dépenses somptuaires dans certaines villes…

    • L' »insécurité judiciaire » dont parlait M.Jabrane est plus un problème de législation, avec des lois toujours plus nombreuses, qui s’empilent, s’enchevêtrent, se contredisent, auxquelles plus personne ne comprend plus rien à part des juristes spécialisés, qu’un problème de dysfonctionnement judiciaire.

      • Ceci est une des cause de la mauvaise qualité de la justice.
        Il en existe d’autres:
        – le pouvoir excessif du juge: pour une même infraction, la sanction pouvant varier fortement d’un juge à l’autre
        – tous les fous dangereux et autres bandits remis en liberté immédiatement après avoir été arrêtés alors que le citoyen lambda se prend une prune (et c’est normal) s’il se gare mal, même dans le cas où cela n’est pas dangereux.
        – les délais de jugement
        Le politique qui voudrait remettre à plat tout ça (cf MJ) se mettrait à dos toute la sphère judiciaire, qui vit de cette super-complexité et insécurité. De plus, électoralement, ça lui rapporterait probablement rien du tout. Alors, quel politique fera cet énorme effort pour n’avoir aucune reconnaisance en retour ? Aucun… Ce problème existe sans doute dans de nombreux pays.

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