Bouteilles ouvertes à Jurançon


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Dans cette période morose il est important de saluer une manifestation festive, toujours réussie: les portes ouvertes dans les chais de Jurançon, aujourd’hui 8 décembre.

La journée s’annonce comme un succès populaire sans précédent, avec un temps frais mais ensoleillé qui permettra d’admirer entre deux caves, le magnifique panorama de la chaîne pyrénéenne enneigée.

La renommée de cette journée dépasse largement les frontières du département, c’est de toute l’Aquitaine que vont se presser les amateurs de gros et petit manseng. Evidement, circulation très encombrée sur les petits chemins de Chapelle de Rousse ou de Monein, rançon du succès. Mais les viticulteurs indépendants ont tout prévu pour cette journée festive et leurs chais seront transformés en restaurant, marché artisanal de produits locaux le tout décoré parfois par des expositions d’artistes.

On pourra un peu partout déguster les trois principaux vins à base de Manseng :

– Les secs, Gros manseng majoritaire, récoltés les premiers, ils donnent des vins frais, et puissants, sur des arômes d’agrumes et fond végétal discret quand le viticulteur attend une maturité optimale et procède à une vinification soignée.

– Les moelleux, assemblage de gros et petit manseng qui sont toujours agréables et flatteurs.

– Les liquoreux, fer de lance de l’appellation, 100% petit manseng, récoltés en novembre ou plus tard après passerillage (les baies, mûres, se déssèchent naturellement donnant des raisins où la concentration est d’autant plus importante que l’on attend, jusqu’à des vendanges tardives qui sont faites aux alentours de Noël, voire plus tard) constituent des petites merveilles pour les amateurs de sucrés. Le petit manseng possède une acidité naturelle qu’on retrouve sur la finale du vin, elle permet un magnifique équilibre entre sucré et acide, assez unique, ceci sur une belle matière et des arômes puissants de fruits exotiques confits, miélés.

Quelques bonnes adresses :

Sur Chapelle de Rousse : le trio bio, avec une gamme très complète de secs et liquoreux très travaillés : Camin Larredya, Lapeyre et Clos Thou.

Sur Monein : Clos Benguères, Guirardel, Cauhapé.

Mais partout vous trouverez des vins de qualité et des vignerons passionnés.

par Daniel Sango

Comments

  1. Pierre Saubot says:

    C’est un plaisir de vous voir tous parler juste et bien de ce qui est un élément fort d’attractivité de notre cher Béarn. Il ne reste plus qu’à espérer que le plus grand nombre puisse le découvrir en venant encore plus facilement dans notre région.

  2. Le Gof JF says:

    Ben c’était très sympa et la vue sur les Pyrénées était absolument sublime !

    Il faut un musée et une fête du vin à Jurançon, chers candidats aux municipales !
    Et nulle part ailleurs…

  3. On pourra un peu partout déguster les trois principaux vins à base de Manseng :

    Oui. Les « palois » qui trop souvent pensent que le Béarn s’arrête à Morlaas tendent à oublier le quatrième,: l’excellent Pacherenc du Vic Bilh. Heureusement d’ailleurs, parce qu’avec 300 ha dans l’appellation au lieu de 1000 pour le Jurançon, il y en a tout juste assez pour les vrais béarnais.

    Qu’ey hero pla atau.

  4. Dans le bio, je signale également le producteur qui vient vendre au marché bio: Serge Hondet – domaine Tinou (Lasseube).

    • l'ours du bois says:

      j’ai toujours été très intrigué par ce que l’on nomme « vin bio »
      qu’est-ce????
      la vigne vas chercher son eau aux tréfonds des sols, où se concentrent les résidus de la pollution,
      comment alors définir une vigne BIO?

  5. Helene Lafon says:

    A consommer avec modération, bien entendu !

  6. Joël Braud says:

    Comme cela est intéressant et instructif. L’autre jour à un salon consacré en partie à la gastronomie, j’ai goûté un Monbazillac, excellent. Existe-t-il une hiérarchie entre Monbazillac, Saint-Croix-du Mont, Sauternes et notre Jurançon (vins d’Aquitaine) ? Sont-ils comparables ? je compte sur le spécialiste que tu es Daniel.

    • Pour ce qui concerne les blancs liquoreux (+ de 45g/l de sucre résiduel), il existe des différences qui proviennent tout d’abord des cépages concernés qui sont très différents
      Petit Manseng en Jurançon (aussi en Nord Béarn : Pacherenc) Sauvignon Sémillon et parfois muscadelle en Bordelais.
      Différences aussi dans la culture et la maturation puisque la deshydratation naturelle sur pieds se fait par passerillage (soleil, vent, froid) en Béarn, et par botrytisation en Sauternes/Barsac (champignon qui se développe sur le raisin et qui capte l’eau de la baie, concentrant ainsi le jus).
      Les Jurançons ont toujours une bouche et une finale tendue dûe à l’acidité naturelle du petit manseng alors que tous les autres sont plus sur le sucre.

      En terme de hiérarchie pour le Bordelais Sauternes et Barsac sont en tête avec bien sûr les nombreux crus renommès à commencer par Yquem. Puis viennent Sainte Croix du Mont et Monbazillac.
      Jurançon reste à part mais certains vins tiennent tête aux plus grands, avec des prix beaucoup, beaucoup plus doux.

    • cyrano de bellegarde says:

      il est plus sur de trouver un bon jurançon , qu’un quelconque monbazillac.
      Le développement touristique de la Dordogne est très largement supérieur. au confinement du Béarn. les touristes confondes le Béarn avec le pays basque.
      Mais nul n ‘ignore que Bergerac est en Dordogne merci Monsieur Edmond
      http://paroles2.free.fr/tirade.html
      car pour déguster un bon vin le premier élément est bien celui-ci

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