Flamenco, encore et toujours

flamencoJe ne suis pas une adepte du Flamenco. Au plus, avais-je assisté à un ou deux spectacles amateurs  et hier au soir 11 décembre,  J’ai assisté à la première création du danseur Yúrentz Bernúdez, mise en scène par Thomas Fortier, au théâtre Saint Louis à Pau. J’ai vu « Echale Papa ! » et j’ai été conquise. Pourquoi, par quoi ?

Le Flamenco au cours de la représentation ira crescendo. Mais le premier « mouvement »* d’un très grand dépouillement : scénographie, costumes, et bien sûr Flamenco, m’a enthousiasmée. On n’était pas dans le folklore mais dans le Flamenco pur, fort. Pour vous donner une idée de l’ambiance sur la scène, spontanément j’ai pensé à West Side Story ! Le lieu, la danse, n’étaient pas les mêmes mais on retrouvait une constante : le reflet de l’âme d’un peuple.

Le deuxième mouvement, consacré à l’art de la cola (traîne) était beaucoup plus traditionnel. Une magnifique  bata de cola  – robe à traîne – rouge et une excellente danseuse très experte dans l’art de balancer la cola. Une grande danseuse mais un Flamenco plus traditionnel. Autour de moi, ce sont les spectateurs les plus âgés qui ont le plus applaudis. Moi, j’ai plus apprécié son art dans ses autres interprétations, bizarrement, je l’y ai trouvée plus authentique, plus vivante.

Enfin, le final. L’art extrême du Flamenco. Modernisme et réalisme en tête d’affiche ! Avec en apothéose le « solo » de Yúrentz Bernúdez.  Et avant, chose plutôt rare, chacun des artistes a eu son moment d’avant-scène, moment où les autres font valoir son art. Et aucun n’a démérité.

Et il y a eu un rappel… là un autre moment de bonheur. Tous présents, dans leur rôle… ou un autre rôle. Le genre : un spectacle de rue : spontanéité, improvisation… mais très certainement beaucoup de travail derrière.

Les artistes ? Yúrentz Bernúdez est né à Pau et y est revenu pour créer une école de Flamenco après avoir été parfaire son art en Andalousie. Les autres ? Arcos de la Frontera, Séville, Montpellier, Nimes, Pau, Tarbes. Toute l’Europe du sud-ouest est sur la scène.

Toutes les places du Théâtre Saint Louis avaient été vendues, et comme elles n’étaient pas numérotées les spectateurs sont arrivés tôt, très tôt. Dès 8 h, trouver deux ou trois places à côté les unes des autres était impossibles. Ces jeunes professionnels méritaient  une salle plus grande.

Que les passionnés de Flamenco, ceux qui le pratiquent, ceux qui l’ont dans le sang, me pardonnent, j’ai certainement écrit quelques énormes âneries sur cet art. Mais c’est écrit avec le cœur, tel que je l’ai profondément ressenti. J’invite tous ceux qui, comme moi, connaissent peu ou mal le Flamenco à assister au prochain spectacle de Yúrentz Bernúdez pour s’offrir un moment de rêve.

– par Hélène Lafon

* Je suis seule responsable du vocabulaire et ne suis pas certaine de son exactitude !

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Un commentaire

  • Merci. Vous donnez en effet envie d’y aller, je ne connais pas Yúrentz Bernúdez ni cette compagnie. Que A@P n’omette pas de nous prévenir du prochain spectacle

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