Sécurité publique et routière en 2013

0
(0)

imgresLe mardi 28 janvier 2014, le Préfet Pierre André DURAND accompagné de Jean Christophe MULLER, procureur de la République près le tribunal de Grande Instance de Pau, du commissaire divisionnaire Thierry ALENDE, directeur départemental de la sécurité publique, du colonel William VAQUETTE, commandant le groupement de gendarmerie des Pyrénées Atlantiques et du commissaire principal Jean-Philippe NAHON, directeur départemental de la police aux frontières, établissait devant la presse le bilan de la politique de sécurité pour l’année 2013 dans les Pyrénées Atlantiques.

 Comme toujours, dans ce genre d’exercice, le Préfet prend la parole et présente de façon très schématique un bilan qui, après tout, n’a pas trop mauvaise mine. Afin de ne pas rendre les choses trop simples la présentation se fait par agrégats. En effet, trois agrégats sont définis :

 1)     Les atteintes volontaires à l’intégrité physique.

Sur l’ensemble du département ces infractions sont en augmentation de 5,44% passant de 2679 en 2012, à 2825 en 2013. C’est la zone police qui supporte la plus large part de ces crimes ou délits ; 26% sont enregistrés par la gendarmerie et 74% par la police. En secteur police l’augmentation de ce type d’infraction est de 6% tandis que chez les gendarmes, elle n’est que de 3%.

A noter la particularité des violences intra familiales qui elles, sont en augmentation de 8,72%. M. le procureur y voit un signe positif : les victimes déposent plus facilement plainte.

Les violences sexuelles connaissent une progression de 21,5% ce qui est important (226 faits en 2013 contre 186 en 2012).

 2)      Les atteintes aux biens.

Les atteintes aux biens ont globalement diminué sur le département passant de 16763 en 2012 à 16464 en 2013, soit une baisse de 1,78%. Cependant il faut noter que, dans notre département comme au plan national, les cambriolages sont en augmentation : + 7% en secteur police et + 2% chez les gendarmes. Comme toujours, ce sont les résidences principales qui sont le plus touchées et viennent ensuite les locaux industriels ou commerciaux. Rappelons toutefois que durant les deux années précédentes, ces vols avec effraction avaient été en baisse (-3% en 2011 et -4% en 2012).

Personne ne fournit d’explication à cette évolution.

 3)     Les atteintes financières.

Sont comptabilisés dans cette rubrique les escroqueries, abus de confiances et autres infractions financières. Elles sont en augmentation, tant du côté police que du côté gendarme, de 7%, passant sur l’ensemble du département de 2100 en 2012 à 2253 en 2013.

 En se livrant à un calcul qui ne nous a pas été présenté, nous constatons que le total des trois agrégats de l’année 2012 est égal au total des trois agrégats de 2013, soit 21542 infractions de toutes natures, au chiffre près. Etonnant non ! Comme l’écrit le Préfet, la hausse est effectivement contenue.

 Le taux d’élucidation.

Il s’agit de l’indication qui seule peut permettre d’évaluer l’efficacité des services.

Ainsi pour ce qui concerne les atteintes aux biens, les gendarmes affichent un taux de 42,17% alors que sur le plan national il n’est que de 29%. La police de son côté affiche ce taux à hauteur de 14,13% alors que le panel des circonscriptions comparables se situe à 14,4%.

Ce taux varie bien évidemment en fonction de la nature des agrégats :

–        Pour les atteintes aux personnes il passe de 63% en 2013 à 65% en 2013.

–        Pour les atteintes aux biens, il passe de 16% en 2012 à 15% en 2013.

–        Pour les infractions économiques et financières, il passe de 61% en 2012 à 47% en 2013.

La baisse d’efficacité de la troisième rubrique, trouve son explication par le nombre d’escroqueries commises à l’aide d’internet.

Enfin, les interpellations  d’étrangers en situation irrégulière, domaine de compétence de la police aux frontières, sont en baisse de 3,5%. 1940 étrangers ainsi en infraction ont été interpellés principalement d’ailleurs sur le « vecteur frontalier » et accessoirement sur le vecteur ferroviaire.

 A souligner que, comme pour les années précédentes, les chiffres de la sécurité ville par ville ne nous ont pas été fournis.

 La sécurité routière.

Dans ce domaine, les clignotants sont au vert. Le nombre de morts est passé de 47 en 2012 à 26 en 2013, soit une baisse de 45%. Ce niveau de décès par accident de la route est le plus bas depuis 18 ans.  Sur le département ce chiffre est meilleur que celui constaté au plan national. En effet au niveau national la baisse est de 11%.

Le nombre des accidents lui-même (avec blessé ou mort) diminue de 12%.

Les causes principalement retenues sont :

1-     Les jeunes ;

2-     L’alcool et les addictions ;

3-     Les usagers vulnérables (2 roues, séniors, piétons) ;

4-     La vitesse et les comportements ;

 L’analyse des accidents mortels fait ressortir que :

–        Les victimes et les auteurs sont majoritairement des hommes

–        Les accidents mortels sont plus nombreux en campagne qu’en ville.

–        Ils se produisent surtout entre 6 h 00 et 8 h 00 et entre 14 h 00 et 19 h 00.

Le procureur de la République tient à souligner qu’en 2013, tous les auteurs d’accidents mortels ont été condamnés à de la prison ferme.

                                                                                                                      Pau, le 28 janvier 2014

                                                                                                                      Par Joël BRAUD

Notez cet article

Cliquez sur une étoile

Note moyenne 0 / 5. Nombre de note : 0

Aucun vote jusqu'à présent ! Soyez le premier à noter cet article.

Nous sommes désolé que cet article ne vous ait pas intéressé ...

Votre avis compte !

Souhaitez vous nous partager un avis plus détaillé ?

3 commentaires

  • « Par expérience familiale, tenter de déposer une plainte ou une main courante  »
    c’est également valable les fins de semaine, car même après prise de rendez vous avec nom d’un correspondant, l’ouverture de la grille est faite après un long conciliabule, puis, dissuasion « argumentée » pour ne pas enregistrer notre pleinte,
    et après….. plus de nouvelle,
    même pas une information pour classement sans suite

  • Merci beaucoup pour cette utile information objective, peu rassurante sans doute, mais indispensable à la connaissance d’un secteur de notre environnement qui nous touche de près.
    Si les résultats quantitatifs globaux ,donc les chiffres, sont variables, il aurait été intéressant de faire le bilan de l’évolution qualitative de l’accueil des particuliers rue O’Quin. Ce ne doit pas être très glorieux!
    Par expérience familiale, tenter de déposer une plainte ou une main courante à 17h nécessite une dose de maîtrise hors du commun et l’assurance d’un échec.

    • Ce que vous dites est malheureusement vrai. J’ai d’ailleurs écrit un article sur cette difficulté, voire cette impossibilité, à déposer plainte au commissariat de police de Pau. Pour ma part, je reste persuadé que dans certains cas, la baisse du volume de la délinquance résulte davantage de cette impossibilité qu’à une réelle baisse des faits commis. Une façon artificielle d’orienter les chiffres à la baisse.
      Et pourtant s’il y a un service public qui est au service du public, c’est bien la police.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *