Arelec, une success story à la Béarnaise

USINE EXT (1)-1En 1955, Roger Charpentier crée l’entreprise Arelec, la première usine est à Bizanos, puis une structure plus fonctionnelle et moderne est construite à Idron. Actuellement Arelec, dont le capital est détenu par la famille Donjon à hauteur de 41,7% et par Ciclad (fond d’investissement) : 58,3%, est implantée à Lons. Là est son siège social, une unité de production, de R&D (Recherche et Développement) et de vente.
Depuis sa création, elle développe des produits magnétiques. Elle a d’autres établissements en France : Paris, Limoges. Elle produit et vend en Espagne (Vitoria) et elle a délocalisé partie de sa production en Tunisie. Elle achète et vend en Chine grâce à son bureau de représentation à Shanghai. Elle achète en particulier des terres rares, matières premières de certains de ses produits.
Elle emploie 230 salariés en incluant les filiales espagnole et tunisienne et le bureau de Shanghai, dont 105  en France. L’établissement de Pau avec  90 employés est le plus important.
Sur l’exercice 2013, Arelec a réalisé un chiffre d’affaires de 16 millions d’euros dont 37% à l’export. Prévisions pour 2014 : 17,4 millions d’euros et 40% à l’export.

A l’origine, elle a su profiter de la vogue des premières cuisines pas encore intégrées mais déjà équipées d’éléments en Formica, en produisant et vendant des fermetures magnétiques pour meubles. Ses clients étaient alors les cuisinistes des années 60, les fabricants de meubles en série, le secteur de la menuiserie. Le particulier pouvait acheter les produits d’Arelec dans les quincailleries.

En parallèle, elle offre au secteur industriel des produits pour fixer, fermer, lever machines et produits semi-finis, par exemple des fermetures magnétiques pour des fours ou des machines ou encore des systèmes de levage, des supports aimantés…

En 2010, 65 % de sa production est destiné aux entreprises industrielles.

Depuis, Arelec entretient un partenariat avec certaines d’entre elles qui va beaucoup plus loin que la vente de produits magnétiques ou que laCapture arelec sous-traitance. C’est le plus révélateur de sa stratégie fondée sur l’innovation. Elle apporte son expertise en matière de magnétisme à ses partenaires et met au point avec eux des solutions qui intègrent le magnétisme à leur produit. Ainsi Arelec intervient dans la fabrication des éoliennes offshore intégrant des rotors à aimants permanents. Et nos automobiles, nos machine à laver, nos réfrigérateurs sont eux aussi, « aimantés » par Arelec.

Enfin, Arelec développe des produits destinés à la PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) tels que des fermetures de présentoirs, des étiquettes aimantées à forte fixation, des aimants pour le maintien des affiches grand format. Spécificité de ces produits, ils peuvent être déplacés lors d’un réagencement sans dégrader le support.

Actuellement, les clients d’Arelec sont, au principal, des entreprises industrielles. Cependant elle ne néglige toujours pas la vente au consommateur final via les quincaillers et les grandes surfaces. Depuis le mois de juillet, nouvelle expérience : elle a ouvert un site d’e-commerce, grâce auquel le particulier peut directement consulter et passer commande.

aimants arelec« C’est une première pour nous, puisque jusqu’alors, nos produits n’étaient vendus qu’à de gros distributeurs », commente Benoit Donjon, directeur administratif et financier, également chef de projet. Le site s’intitule  http://www.aimants-et-idees.fr, il regroupe déjà plus de 300 références de produits, une gamme très variée qui se développe de jour en jour : buttée de portail, barres aimantées pour la cuisine, aimants pour tableaux blancs, punaises, ruban magnétique adhésif… et la toute dernière nouveauté, le papier photo magnétique. Pour éviter les frais de port le client peut même venir récupérer sa commande sur place.
Depuis le début de l’année 2014, le nombre de commandes passées sur le site de e-commerce a augmenté de façon significative se réjouit Benoît Donjon. Le site semble avoir décollé

La famille Charpentier est arrivée dans le Béarn pendant la deuxième guerre mondiale, fuyant l’invasion allemande. Elle y est restée et a contribué au développement économique de la région. Et elle n’est pas la seule dans ce même cas. Faudra-il des circonstances aussi tragiques pour que des entrepreneurs, au sens premier du terme, viennent s’implanter à Pau et y créent richesse et emploi ? Notre futur président de la Communauté d’Agglomération Pau Pyrénées, en charge de la politique économique, prendra-t-il conscience que la prospérité de l’agglo et de ses habitants, son attractivité dépendent plus de l’activité économique qui s’y développe que des équipements collectifs en forme de monuments pharaoniques et surdimensionnés que l’on y érige ?

– par Hélène Lafon

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