Biarritz Municipales 2014 – Questions à Michel VEUNAC, tête de liste de « Le Rassemblement pour Biarritz »


VEUNAC-Michel-HD-Studio-Deepix-682x1024Les débuts en politique de Michel Veunac sont écologiques. Il fut aux côtés de Brice Lalonde, lors de la création de Génération Ecologie. Un motif qui amèna Didier Borotra à l’appeller à la Mairie de Biarritz en 1991 pour s’occuper d’environnement.
Depuis, présent sans discontinuer à la Mairie de Biarritz, l’élu aura eu comme responsabilités, celles de l’action sociale, du tourisme, de la vie associative et de la participation citoyenne. Michel Veunac s’est aussi profondément impliqué dans la communauté d’agglomération.
En 2007, Michel Veunac, rejoint François Bayrou lors du lancement du MoDem. L’adhérent du parti centriste est aujourd’hui l’un des trois élus de la majorité sortante, avec MM. Brisson (UMP) et Lafite (Radical de Gauche), à briguer la succession de Didier Borotra. Une élection à fort suspens.

AltPy – Quel regard portez-vous sur la mandature qui s’achève ?
Michel Veunac – Didier Borotra, maire « bâtisseur », a bien servi sa Ville en la dotant des équipements, des grands évènements, des aménagements et des outils de développement (comme Biarritz-Tourisme) qui lui manquaient. Il a replacé Biarritz à son rang de grande ville touristique européenne, renforçant sa solidité économique. Il a embelli sa ville, l’a équipée, l’a protégée du bétonnage. Il a porté une attention moins soutenue aux préoccupations quotidiennes des Biarrots, aux questions sociales et sociétales que connaissent aujourd’hui toutes les villes : le logement, la sécurité publique et les incivilités, la mobilité et les déplacements, la vie et l’animation des quartiers, les services urbains, l’écologie urbaine au quotidien. Mais c’est un grand Maire qui va quitter la scène.

Quels sont les principaux grands enjeux auxquels est confrontée la ville de Biarritz ?
D’abord le logement, notamment pour les jeunes ménages actifs, avec un fort décalage entre l’offre et la demande. Le problème ne se résoudra qu’à l’échelle de l’agglomération, mais Biarritz doit cependant faire un effort supplémentaire pour produire du logement locatif aidé. Le nombre croissant des résidences secondaires ne facilite pas les choses. Deuxième enjeu : la qualité des eaux de baignade, domaine où la performance doit être sans arrêt améliorée. Le troisième enjeu est économique, en faveur de l’emploi : renforcer notre économie touristique trop exclusivement résidentielle et prendre place dans la filière scientifique et industrielle de l’économie de la mer.

Quelles réponses comptez-vous y apporter ?
Biarritz connaît beaucoup de contraintes qui limitent les possibilités de construire. Il faut cependant rechercher sur son territoire les niches foncières mobilisables. Mais, je le répète, la question du logement ne se résoudra qu’à l’échelle de l’agglomération élargie. Pour la qualité des eaux de baignade, nous devons améliorer les équipements existants (bassins de rétention, émissaires en mer…) et en réaliser de nouveaux. Il faut aussi faire appel à de nouvelles technologies plus performantes. Pour l’enjeu économique et l’emploi, l’objectif est de consolider notre économie touristique en attirant sur notre territoire des entreprises produisant des biens pour le tourisme et, d’autre part, de faciliter l’accueil à Biarritz de jeunes entreprises et d’équipes scientifiques engagées dans l’économie de la mer.

L’emploi est la préoccupation première de nombreux Français et donc des Biarrots. Elu, quelles actions souhaitez-vous engager pour favoriser la création d’emplois ?
Comme pour le logement, la question de l’emploi doit s’envisager au niveau du territoire de l’agglomération. Mais Biarritz, par son rayonnement, peut fixer des entreprises sur la filière du tourisme et sur celle de « l’économie bleue », avec des emplois plus durables et plus stables que ceux du seul tourisme résidentiel. Par ailleurs, le développement de nouveaux services, notamment dans le domaine de l’environnement et dans celui de la solidarité, doit être créateur d’emplois.

En quoi votre méthode de gouvernance serait-elle différente de l’équipe municipale actuelle ?
Je porte depuis plus de dix ans les Conseils de Quartier à Biarritz et je leur donnerai le nouvel élan dont ils ont besoin. Je considère que les habitants d’une Ville ne sont pas de simples administrés, mais des citoyens actifs, qui veulent participer aux décisions qui les concernent. La décision publique s’enrichit toujours de « l’expertise d’usage » des citoyens. Je serai le Maire d’une autre gouvernance, d’une démocratie locale vivante, un Maire à l’écoute. Je ferai tous les six mois, publiquement, un compte-rendu de mandat.

Quel rôle êtes-vous prêt à donner à l’opposition municipale ?
Dans toute assemblée démocratique, l’opposition a un statut qui doit être respecté. Les conseillers d’opposition sont des élus minoritaires, mais représentant des citoyens de la Ville. Je souhaite des relations constructives avec l’opposition municipale, mais pour y parvenir, il faut aussi qu’elle ait la même attitude.

Quelle place donnerez-vous aux conseils de quartier, référendum d’initiative populaire ou toute autre méthode pouvant amener les citoyens à participer à la vie de la cité ?
Comme je l’ai dit dans la question ci-dessus je donnerai une place plus importante aux Conseils de Quartier, d’abord en les reconnaissant davantage dans leur rôle d’interface entre les habitants et l’autorité municipale, en établissant une relation plus directe et efficace avec les élus et l’administration municipale, en formant les conseillers de quartier à leurs responsabilités. Je ne suis fermé à aucune forme légale de démocratie participative.

Comment envisagez-vous la place de votre ville dans le cadre de la Communauté d’Agglomération Côte-Basque Adour ? Quelle est votre position par rapport à la Présidence de celle-ci ?
Les intercommunalités vont prendre dans les années qui viennent une place plus importante de chef d’orchestre et de pilote stratégique dans le développement des territoires. Chaque ville doit s’inscrire dans le Bloc local, en conservant ses prérogatives et des fonctions stratégiques de conduite de son Projet, dans une relation étroite et équilibrée avec l’intercommunalité et dans la dynamique métropolitaine qui s’annonce. Par son rayonnement et sa notoriété, Biarritz doit être pour son Agglomération un moteur puissant de développement. Quant au Président, il doit être tout naturellement désigné par l’assemblée communautaire élue.

– propos recueillis par Bernard Boutin

Le site de campagne de Michel Veunac : http://www.michelveunac2014.fr

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