Le nombre et le genre


androLe nombre et le genre appliqués aux pays français :

Sur le présent site il apparaît que le gain ou la perte de population est le critère ultime pour juger de l’attractivité des territoires.

Ainsi sur Bordeaux, droite et gauche, les verts on sait pas, considèrent comme non seulement inéluctable mais encore bénéfique que la métropole aquitaine atteigne 1.000.000 d’habitants pour prendre rang dans la compétition mondiale..

population française en millions
1962 46
1984 54
1990 56
2014 66
2040 71
2060 73

A l’échelle du pays on voit qu’en 30 ans (1984/2014) la population s’est accrue de plus de 20%. Même si on peut entendre que, pour certains, une natalité généreuse est un signe de santé, nous prétendons que le pays avec ces 10.000.000 d’habitants de moins, soit un simple retour non pas à Mathusalem mais à la décennie 80, serait plus vivable et que pas mal de ses problèmes d’excessives concentrations et de destruction des écosystèmes seraient résolus.

Dans notre beau sud-ouest qu’on nous dit la région la plus attractive du pays, comment ignorer que cette attractivité est largement le fruit de la qualité des espaces naturels avec, il est vrai, une vitalité économique moins mauvaise qu’ailleurs. Tout particulièrement dans notre département (à la fois pour la richesse des espaces naturels et la vitalité économique).

Sauf qu’à terme l’attractivité risque, (très vite), de se détruire d’elle même.

C’est pourquoi nous ramenons cette question à celle soulevée par monsieur PYC le 1er Mars par lequel était défendue l’idée (que nous n’avons évidemment pas inventée) que, pour se survivre dans des conditions pas trop cataclysmiques l’humanité doit, sur des bases volontaristes et contractuelles, piloter sa population. Le cas échéant, avec des baisses substantielles bien lissées dans le temps. Le tout sur des bases démondialisées et continentales avec un objectif néanmoins planétaire de sauvegarde de notre ultime bien commun : la Terre et la vie fourmillante et magnifique dont elle est le support.

Qu’on nous comprenne bien, il ne s’agit pas, sur une base raciale ou xénophobe, de rejeter les humains différents, sachant en particulier que la notion de race n’est pas fondée scientifiquement. Mais sur des bases territoriales qui sont celles des écosystèmes, conserver les conditions de leur survie (aux écosystèmes) qui perdurent souvent depuis des millions d’année et qui on été saccagés en moins d’un siècle.

Même si des paramètres cruciaux comme la température ne sont pas territorialisés mais dépendant, néanmoins, en partie de paramètres qui le sont.

Pour la France ce serait une évidente respiration notamment pour préserver ses littoraux menacés d’apocalypse balnéaire, et son agriculture qui voit ses très riches substrats terriens mangés par le béton et l’expansion pavillonnaire. Sans parler de l’anéantissement des paysages auxquels nous sommes personnellement particulièrement attachés.

Naturellement l’objectif d’une baisse de 10.000.000 d’habitant par exemple sur 30 ou 100 ans n’a de sens que s’il s’intègre harmonieusement dans un plan européen voire eurasiatique avec la Russie et l’Ukraine. Un objectif qui intégrerait les flux avec les mondes chinois et indiens d’un côté et ceux avec les ondes africaines de l’autre. Un tel modèle n’est pas un retranchement du monde mais, à l’inverse, la participation à un équilibre globalisé qui donnerait un espoir à l’ensemble des populations de notre planète. Cela sans violer les cultures plurielles comme le fait la mondialisation libérale à laquelle nous assistons. Mondialisation qui accélère, par ailleurs, le saccage des espaces terrestres et océaniques.

Pour notre joli 64 se stabiliser, par exemple, autour de 600.000 habitants, voire un peu moins, soit revenir aux années 2.000 paraît raisonnable. Sans, à l’inverse, minimiser le risque de décrue trop accentuée par un vieillissement mal anticipé.

Un bon sujet à aborder aux élections européennes notamment, parce que toute l’Europe orientale rentrée de plain-pied dans notre patrie européenne est, elle, en déflation démographique ainsi que nos sœurs latines.

Oloron le 15/03/2014

par Pierre-Yves Couderc

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