Et si on parlait maintenant de choses sérieuses !

PastedGraphic-1Et si on parlait maintenant de choses sérieuses ! Nasa-funded study: «industrial civilisation headed for ‘irreversible collapse’ ? Selon une étude financée par la Nasa, l’agence spatiale américaine estime que notre civilisation industrielle n’a plus que quelques décennies à vivre. Seule option pour éviter notre chute : réduire la consommation et les inégalités.

Oui, vous avez bien lu, ces pronostics ne sont pas ceux distillés constamment par les penseurs et les écolos, ces empêcheurs de consommer et de polluer en rond, mais par une institution dont la fibre verte n’est pas, en général, au cœur des préoccupations ! Devant une telle annonce, il y a de quoi se demander s’il est vraiment très important de se réjouir ou de se lamenter de l’arrivée à la mairie de Pau d’une nouvelle équipe appartenant à l’une ou l’autre des deux formations majoritaires car aucune ne se sent vraiment concernée par ces problèmes !

La seule vraie désillusion vient en fait des électeurs, ces français moyens qui n’ont pas encore intégré la nécessité pour eux, et surtout pour leurs descendants, de prendre en compte les deux notions fondamentales évoquées ci-dessus. Une seule liste le faisait ; 1629 Palois, donc 5,35% en ont pris conscience ! Ce faible score est-il le signe qu’ils ont forcément tort ? Dans l’histoire, les minorités du présent sont souvent devenues les majorités de l’avenir !

J’ai donc décidé de joindre ma voie aux lamentations d’Orphée :

«J’ai perdu mon Eurydice, Rien n’égale mon malheur ;

Sort cruel ! quelle rigueur ! Rien n’égale mon malheur !

Je succombe à ma douleur !»

La France va être condamnée par Bruxelles à payer une très lourde amende pour non-respect des normes de pollution atmosphérique. L’OMS, à travers une étude réalisée en Suisse, Autriche et en France, dénonce l’automobile « en général » pour responsable de 50 % des décès dus à la pollution de l’air: hydrocarbures imbrûlés, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone, oxyde d’azote et particules fines. Le monoxyde de carbonese fixe à la place de l’oxygène dans le sang, amène un manque d’oxygénation du système nerveux, du cœur et des vaisseaux sanguins, et ralentit les réflexes.
 Le dioxyde de soufre irrite les muqueuses et les voies respiratoires, et augmente les risques de crises d’asthme.
 Les particules augmentent les inflammations des bronches, les affections respiratoires ou cardio-vasculaires. 
L’oxyde d’azote altère la fonction respiratoire, et provoque un accroissement de la sensibilité et de l’irritation des bronches, et réduit l’oxygénation du sang. En Europe, 350 000 décès prématurés par an seraient dus à la pollution de l’air.

Malgré cela, le «probable» prochain conseil municipal compte bien urbaniser des espaces verts (campus…), favoriser la circulation automobile en ville, et baisser les amendes.

>Plus de voitures, c’est excellent pour favoriser la pollution des piétons et cyclistes et apporter plus d’animation !

>Baisse des amendes, c’est favoriser les parkings «gênants» car moins coûteux !

>Circulation plus fluide, c’est permettre aux Palois du centre de gagner plus facilement les grandes surfaces périphériques moins chères et aux produits plus variés que ceux du cœur historique.

Il n’envisage aucunement des transports en commun non polluants et gratuits ! Il va à contre-sens des intérêts de la France (condamnation) et de la santé de ses concitoyens. L’ego de F. Bayrou n’a pas supporté, en son temps, les conseils avisés de Corinne Lepage alors Vice-présidente et co-fondatrice du MoDem. C’est le rejet d’une incontournable exigence ! Cette étude de la Nasa a été publiée dans le «Guardian».

Les arguments essentiels sont les suivants :

>Les données historiques montrent que les civilisations apparaissaient puis disparaissaient de manière récurrente.

> Cette évolution a toujours été intimement liée à la gestion des mêmes facteurs : le climat, la démographie, l’eau, l’agriculture, l’énergie, les ressources, la pollution.

Lorsque les hommes exploitent trop leurs ressources et qu’ils constituent des sociétés avec de très riches élites et des masses de pauvres, la civilisation s’effondre. C’est le même phénomène qui se répète depuis 5.000 ans ! D’après le Guardian« La chute de l’Empire romain, des dynasties mésopotamiennes, ou encore celle des Han en Chine, prouvent que les civilisations avancées, sophistiquées, complexes et créatives peuvent être à la fois fragiles et éphémères ».

La pression toujours plus grande sur l’environnement et la stratification économique des individus ont toujours été les deux causes principales des effondrements. Les riches poussent à la surconsommation des ressources, les pauvres doivent supporter une sous-consommation. Depuis deux siècles au moins, l’augmentation des rendements dans l’agriculture n’a pas profité à l’ensemble des populations. D’après la FAO un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes dans le monde. Cela représente le décès de plus de 5 millions d’enfants chaque année ! Dans tous les cas, les élites, par intérêt, restent inconscientes du danger encouru car elles se sentent protégées, comme ce fut le cas pour les Mayas et les Romains. On retrouve les mêmes arguments chez Patrick Artus directeur de la recherche de Natixis et Marie-Paule Virard rédactrice en chef d’Enjeux-Les Echos ; ils ont cosigné un livre: «Globalisation : le pire est à venir».

La Découverte 2008. Pour eux, le pire vient de la conjonction de cinq caractéristiques majeures :

>Une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise le protectionnisme.

>Un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d’accaparement et accélère le réchauffement de la planète.

> L’inondation des liquidités et l’encouragement de l’irresponsabilité bancaire.

>Un casino où s’expriment tous les excès du capitalisme financier.

>Une centrifugeuse qui peut faire exploser l’Europe».

Pour Edgar Morin « les effets égoïstes de l’individualisme détruisent les solidarités. Un mal-être psychique et moral s’installe au cœur du bien-être matériel », d’où les crises :

>De la démographie : surpopulation des pays pauvres, baisse dans les pays riches, d’où les flux migratoires liés à la misère.

>La crise des villes, asphyxiées et asphyxiantes, polluées et polluantes.

>Les ghettos pauvres s’accroissent, les ghettos riches s‘emmurent.

>La crise des campagnes : désertification liée à la concentration urbaine et à l’extension des monocultures industrialisées livrées aux pesticides ; biodiversité en chute libre, élevages industrialisés producteurs de nourriture dégradée par les hormones et les antibiotiques.

>La crise du politique due à l’incapacité à penser et à affronter la nouveauté, l’ampleur et la complexité des problèmes. Et le progrès dans tout ça ?

« Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation », souligne l’enquête, ce qui contredit ceux qui pensent que tout progrès technologique est porteur de changement positif pour notre société. L’augmentation de la productivité dans l’agriculture et l’industrie, lors des deux derniers siècles, a provoqué une hausse importante des ressources, mais elles n’ont pas été équitablement réparties. Les riches ont surconsommé, les pauvres ont été condamnés à se battre pour survivre, à lutter pour manger à leur faim. L’évolution destructrice s’accélère tellement qu’il reste à se demander si notre avenir peut encore être modifié. Sur ce point, l’étude souligne qu’il n’est peut-être pas trop tard.

Ouf ! Mais pour éviter ce scénario noir, encore faudrait-il modifier radicalement nos habitudes pour mettre fin à la fois à la surconsommation, et réorienter nos politiques afin de rendre la répartition des richesses plus équitable. C’est une autre affaire ! En somme , il est préconisé «un programme décroissant et anti-capitaliste» !!

On ne s’attendait pas à cela de la part de la Nasa !!!

-par Georges Vallet

Crédit photos : passeportsante.net

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7 commentaires

  • C’est sympa de lire ce commentaire sur l’article de la NASA nous prévenant qu’on est au bord d’un effondrement de notre société si on ne respecte pas les limites de notre planète finie. Le réchauffement climatique est en cours et les 2 inondations pyrénéennes d’octobre 2012 et de juin 2013 sont liées à ce réchauffement, meme s’il est facile de trouver toutes les mauvaises raisons pour le nier et essayer de l’oublier. Nous savons que nous devons réduire drastiquement nos émissions de CO2, et nous ne le faisons pas. C’est un deni tragique et il semble que Bayrou, qui pourtant a des cotés sympathiques, se contente de rester dans le troupeau moutonnier de ceux qui ne veulent pas regarder en face cette vérité qui dérange.

  • Ici : http://www.space.com/25160-nasa-statement-civilization-collapse-study.html , dès le 20 mars la NASA dit qu’elle n’y est pour rien et que cette étude : « … was not solicited, directed or reviewed by NASA. It is an independent study by the university researchers utilizing research tools developed for a separate NASA activity. As is the case with all independent research, the views and conclusions in the paper are those of the authors alone. NASA does not endorse the paper or its conclusions. »
    Faire référence à la NASA est donc un argument d’autorité peu sérieux et de mon point de vue trompeur.

  • Les Verts n’ont-ils pas eux-mêmes dégoûté les Français de l’écologie en se comportant en vulgaires politiciens semblables aux autres ?
    Il faudrait une dissolution d’EELV et la création d’un nouveau parti (sans les politiciens d’EELV), qui soit ni de droite ni de gauche et présidé par… Nicolas Hulot.

    • ou par monsieur PYC
      Cela dit, une fois la foire aux mensonges terminée, on put imaginer que l’archange de Bordères redescendu de son tracteur, se rappelle qu’il est le président du Modem dans lequel s’est réfugiée l »aile ecolo- centriste .Benhamias ou Werhling ..
      On peut toujours rêver..
      Quant à Eurydice, venue de nulle part, elle a fait un score honorable.
      Sur une terre comme le Béarn il est difficile d’imaginer que la mouvance verte n’atteigne pas, à terme, les 10 à 20 %. Comme à Grenoble la ville d’Hubert Dubedout l’autre politique oloronais célèbre après Barthou.

      • Et maintenant qu’un nouveau premier ministre leur propose le ministère de l’écologie, ils le déclinent ! De toutes manières, on les entend beaucoup plus parler d’immigration et de mariage gay que de véritable écologie. Au niveau énergétique, 10 ans que les autorités mettent l’accent sur l’éolien et le photovoltaïque au lieu de le faire sur le solaire thermique, la géothermie, et la concentration et rénovation de l’habitat. Des nullités derrière de beaux parleurs.

  • Monsieur Vallet, une fois encore il m’est impossible de vous suivre dans ce foisonnement et d’aller jusqu’au bout de ce (trop) long papier.
    On s’y perd dans cette diatribe, entre vos idées, ce que vous retranscrivez de ce que vous pensez avoir compris dans des lectures échevelées voire décousues, vos références plus ou moins tordues aux penseurs, aux journaleux, aux politiques de tous poils, sans négliger ces citations qui n’ont plus guère de sens quand on ignore le contexte d’où vous les avez extraites. Et sans parler de tous ces jeux sur les mots, très lacaniens, employés pour habiller des concepts honnis mais qui n’apportent rien au débat des idées.
    Pourquoi ne vous astreignez-vous pas à une construction « cartésienne » suivant un plan: une intro, un développement (en 3 parties comme à l’oral d’aggreg!), une conclusion/synthèse de ce que vous aimeriez que nous retenions de votre intervention?

    • Comme vous aimez les textes courts, prédigérés, simples, apportant des conclusions immédiates et définitives, je doute que vous me lisiez; même à l’école primaire, ce n’est plus le cas! Enfin, c’est vous qui voyez!
      «Monsieur Vallet, une fois encore il m’est impossible de vous suivre dans ce foisonnement et d’aller jusqu’au bout de ce (trop) long papier»
      Ce n’est pas grave, chacun comprend suivant ses possibilités! «Foisonnement»,vous n’êtes sans doute pas adepte de la complexité!
      « On s’y perd dans cette diatribe……..au débat des idées.»
      Votre opinion est respectable mais cette longue «diatribe» critique est très personnelle heureusement. Vous devriez prendre des infusions de boldo, c’est bon pour le foie car le fiel suinte de vos propos!
      Au fond vous attaquez la forme mais votre intervention n’apporte absolument rien au fond du sujet abordé dans le texte, sans doute parce que vous n’avez rien compris et que vous n’avez aucune intention de vous y investir! Votre objectif est la critique aveugle à l’état pur.
      Puisqu’on ne peut pas discuter du fond, objectif prioritaire je pensais, sur le forum, continuons sur la forme.
      Pourquoi ne vous astreignez-vous pas à une construction « cartésienne »
      Merci pour cette leçon de didactique mais, voyez-vous, je n’ai plus l’âge de passer des examens!
      D’ailleurs, Descartes a bien des détracteurs; il nous a fait beaucoup de mal par son implantation dans notre patrimoine culturel.
      Vous me conseillez de relire Descartes, je vous conseille de lire E.Morin, La voie par exemple.
      La pensée linéaire de Descartes est complètement dépassée, sa méthode réductionniste est amarrée au paradigme de simplicité bien adaptée à un monde stable et fermé, elle devient inopérante dans un monde ouvert, instable, incertain et complexe comme le nôtre. Vos connaissances sont à revoir. Par exemple la politique se contente, comme Descartes, de simplifier les problèmes puis de les prendre un par un. C’est normal que ce soit l’échec, surtout à l’heure de la globalisation!
      La science du complexe ne cherche pas à simplifier pour obtenir du simple, du clair, du distinct, des certitudes absolues tant rêvées par les cartésiens et par les positivistes. Elle se penche sur l’évidence que notre monde n’est pas la juxtaposition de choses simples mais un équilibre instable de relations et d’interactions entre des composants, complexes eux-mêmes, infinis, qui interfèrent; de ces échanges incessants jaillit une émergence imprévisible, source de toutes les incertitudes actuelles.
      Le texte, si cela vous intéresse d’en aborder le fond, se propose de montrer que c’est l’interférence d’un nombre infini de facteurs, apparemment très éloignés en apparence: environnement, économie, société, finance, politique, démographie, eau, agriculture, énergie, ressources, pollution….qui contribuent au déclenchement des problèmes actuels y compris l’émergence envisagée par la NASA, de la chute de notre civilisation. Si vous n’êtes pas d’accord avec cette présentation, il est encore temps de le démontrer.
      Bien à vous.

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