Départ à toute vapeur…


indexHier 17 avril, dans Sud Ouest, notre Maire, François Bayrou assistait, attentif au nettoyage à toute vapeur de l’hyper-centre.

Et je me suis souvenue… la première et quasiment unique « mission » qu’a confiée Martine Lignières-Cassou aux conseillers du quartier Centre, était de parcourir toutes les rues et de faire un relevé exhaustif de tout ce qui clochait : chaussée défectueuse, trottoirs, signalisation et signalétique, installations utiles et nécessaires aux prestataires de services tel que gaz, électricité, câble, téléphone…

En équipe de deux, les conseillers s’exécutèrent consciencieusement de la tâche et remirent à la maire un lourd compte-rendu de plusieurs dizaines de pages.
Un matin, madame la Maire avait assisté à cette action, rue Emile Guichenné. La presse était présente.

Mais peu de résultats à leur enquête minutieuse si l’on excepte les lourds travaux de l’hyper-centre. L’entretien courant des rues n’a pas été mené à bien. Et là je n’évoque pas le travail quotidien de nettoyage, mais l’entretien un peu plus lourd des chaussées, trottoirs et équipements qui assure leur bon état à long terme.

En sera-t-il de même pour le grand nettoyage de printemps présidé par François Bayrou ? Combien de fois en 6 ans (avec ou sans le maire !) ?

Dans les deux cas, belle opération de communication/promotion. Opération populaire puisque dans le domaine qui, on peut le dire, fait la quasi-unanimité des Palois, la propreté et l’état des rues. Mais la gestion de notre ville n’exigeait-elle, n’exige-t-elle, n’exigera-t-elle pas d’autres décisions, d’autres actions  ?
François Bayrou a promis beaucoup mais arrivera-t-il à faire mieux que MLC ?

– par Hélène Lafon

Comments

  1. Bruno Laborde says:

    C’est évidemment par la qu’il faut commencer, mais au delà de l’effet d’annonce il faudra assurer dans le temps, et se coltiner les services municipaux qui ne sont pas faciles a gérer.

  2. Bruno Laborde says:

    Courage Francois!
    Ce chantier, celui de la propreté urbaine est vaste.
    C’est dans la durée que l’on pourra juger de la volonté politique.
    Se coltiner les services municipaux et communautaires ne sera pas simple.

    • l'ours du bois says:

      y a du boulot!!!!

      début de semaine dernière, des encombrants ont été déposé a terre, devant les enclos a poubelles

      je les ai mis dans le bac a roulettes situé dans ces enclos.

      ils ont été sortis par les « ripeurs », car un peu grand., .et , déposé au sols.

      durant le week-end pascal, deux planches ont été mise dans l’un des bac,

      ce matin,comme d’habitude, vers 5h20;;dans un, grand bruit, les ripers, ont sortis les deux planches et les ont déposés sur le trottoir.

      vers 8h 30, une petite benne de la ville s’est arrête a côté des encombrants; et là, septique, a longuement regardé les « choses », et comme le miroir, longuement réfléchis
      puis a tourné les talons, remonté dans son véhicule et repartis…..

      bon courage F.B!!!!!,

  3. Bernard says:

    Un espace public devrait avoir un sol fonction de son utilisation. Place Clemenceau, une immense dalle de pierre, n’est pas adaptée à une place de centre ville qui devient alors ouverte à tous les abus et de plus difficile à entretenir , circulation d’engins à moteurs, et on voudrait qu’elle soit « nickel ». On ne peut pas tout résoudre à coups de bâtons et mettre cela sur le manque de civisme. C’est plutôt les instances publiques qui ont manqué de discernement. Il faudrait déjà limiter l’espace public de la Place Clemenceau, terrains de jeux , entre autres pour enfants, allées avec un sol autre que des dalles, ( voir Parc Beaumont, et autres, …), espaces public, cédés à des responsables privés, bistrots, restaurants, commerces, ilots d’espaces verts mobiles pour rendre la place plus agréable,… Cela ne sert à rien de vouloir la rendre propre à tout prix. Nos ancêtres y avaient mis des arbres, des allées,….La Nature est têtue ! On a supprimé les bus, c’est pas pour ça qu’il fallait y ajouter des dalles en pierre ! . Si la Ville vend la Place Clemenceau, cette place deviendrait une source de recettes et serait plus un coût. Elle peut être partitionnée avec des lots affectés à des particuliers, commerces, les « lots verts » peuvent même être loués aux fleuristes, et il ne reste à la ville qu’à assurer l’entretien des allées. Et encore, il peut être pris en charge par d’autres commerces. Je crois qu’à Pau il faudrait raisonner davantage en activités, et non pas seulement en « tonnes de béton » induisant des tonnes de coûts. On sait bien que les coûts rapportent. On pourrait les exporter ?

  4. La propreté, c’est important. Je crois que ça fait partie tout simplement de notre dignité et que ça joue beaucoup sur l’attractivité du CV. Combien de fois ai-je entendu, « le CV de Pau, c’est plein de merdes de chien ». Bien sûr, le pb existe aussi dans d’autres villes. Au risque d’être en désaccord avec karouge, je dirais qu’il faut sanctionner, sanctionner et sanctionner (et pas avec des amendes dérisoires en dizaines d’euros). Les maires ont plus de liberté dans le montant des amendes qu’ils peuvent imposer (je ne sais pas exactement dans quelle mesure). Au Royaume-Uni, les amendes sont en milliers d’euros et les rues propres… Certaines personnes doivent être rééduquées. Pour ce qui est des SDF, des solutions existent sans doute, mais je ne sais pas comment est traité ce pb (par exemple dans les pays plus évolués d’Europe du N).

    • Mais pour « qu’enfin la Ville retrouve sa réputation de propreté », comme le souhaite François Bayrou, il faudra aussi lutter contre l’incivisme : l’une des causes de la saleté de la place Clemenceau mouchetée de chewing-gums. « Nous allons de nouveau communiquer auprès des Palois », promet Véronique Lipsos-Sallenave, adjointe en charge de la propreté.
      http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/04/18/operation-nettoyage-de-printemps-au-centre-ville-de-pau,1190323.php

      J’ai l’impression d’avoir déjà entendu ça il y a 6 ans… Je me trompe ?

    • @ RDV: il faut bien sûr que des sanctions soient appliquées, mais je confirme que ce n’est pas ainsi que le problème sera résolu. On peut appliquer les règles en cours à Kigali (http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140212trib000814993/kigali-une-capitale-modele-menee-a-la-baguette.html), en mettant un policier ( de préférence bien payé) derrière chaque individu, on peut sceller des anneaux dans les murs et y cadenasser l’homme et son chien quelques heures en plein soleil, exposant les coupables au bon peuple des rues propres, faire mille choses qui, au final, ne résoudront pas le problème. Tout comme l’érection des murs transfrontaliers n’arrête pas l’immigration, l’incivilité de certains ne cessera pas. J’étais hier sur la côte, dans un espace « résidence touristique » assez vaste, verdoyant de pelouse coupée ras, bordé de petits logements de vacances. Beaucoup, de tout âge (pas mal de « seniors ») et de catégorie moyenne (jugement quant à la tenue), promenaient leur chien ce matin là. Aucun n’a ramassé les crottes (des poteaux distributeurs existent). Des adultes, des mémères. Pas des SDF et consorts. Immatriculés 24, 75, 95, 17… des vacanciers, quoi.

      « Certaines personnes doivent être rééduquées », dites vous. Nous sommes d’accord. Nous avons dans notre société des gens très certainement capables d’envisager d’autres solutions plausibles quant à ce problème récurrent, sans en passer par une répression dont l’argent, la verbalisation à outrance, serait la solution. Au lieu de criminaliser les fautifs, il faut valoriser ceux qui changent d’attitude, par des moyens visibles, « médiatiques ».

      Une idée me vient, un truc assez simple (simpliste). Un peu dans le sens de ce que fait JR avec la gueule des gens (un travail magnifique). Une équipe de trois personnes qui tourne sur la ville et prend sur le vif les acrobaties du chien et de son maître (en cache). Le maître ramasse la crotte etc, comportement citoyen. L’équipe approche le maître, le félicite, déroule un écran (portatif (2mx2m) et photographie le maître et le toutou. Ensuite, après accord des deux -le toutou d’abord, car c’est le plus mis en cause et le maître-, diffusion sur des panneaux de la ville (des formats A2 ou A3, pas une photo par individu) : légendes et commentaires à trouver. Pour le contraire, si c’est juridiquement possible, la photo barrée de rouge avec ce commentaire : mauvais maître, changez d’image.

      Une photo sera remise gracieusement aux bons maîtres, qui l’encadreront et l’admireront en disant au chien chien : « elle est pas belle, la ville ?
      Et le chien dira : « depuis le temps que j’en rêve! », sans préciser si c’est de la ville ou du cliché…

      • @PierU: Oui, si ça commence comme ça, c’est mal barré.
        @karouge: le « message » peut être présenté de façon positive, valorisante, du genre, « Je suis une personne digne et respectueuse… » Mais sans sanction dissuasive, très peu de progrès possibles, l’état de la société française (et du monde en général) étant ce qu’il est… Je ne stigmatise pas les SDF, au contraire.

      • Enfin, karouge, je vous pose une colle (à laquelle vous allez répondre sans doute ;)). Citez-moi un pays ou une ville (hors Europe du N) qui soit devenu propre sans sanctions dissuasives. Je crois que comme sur bien d’autres sujets, le réalisme doit l’emporter sur le fait qu’une idée paraisse à certains agréable ou désagréable.

      • karouge: « On peut appliquer les règles en cours à Kigali en mettant un policier ( de préférence bien payé) derrière chaque individu, on peut sceller des anneaux dans les murs et y cadenasser l’homme et son chien quelques heures en plein soleil, exposant les coupables au bon peuple des rues propres, faire mille choses qui, au final, ne résoudront pas le problème. »
        Il n’y a pas de policier à chaque carrefour dans certaines villes anglaises. Les fautifs n’y sont pas non plus crucifiés, hein… Et pourtant ce problème y est résolu. La personne non-respectueuse sait qu’elle n’a pas intérêt à prendre le moindre risque car cela pourrait lui coûter très cher. C’est comme rouler avec du carburant pour véhicule agricole. Il y a peu de contrôles mais celui qui se fait épingler prend cher. Du coup, peu de personnes s’y risquent.

        • Le « contrôle social » est aussi plus fort dans les pays du nord. C’est très mal vu de jeter quelque chose par terre, de traverser au rouge, etc… Et ça suffit souvent à retenir ceux qui se laisseraient aller.

  5. l'ours du bois says:

    dans l’ignorance de ce que je nommerais le « beau »,
    ce descriptif « brillant » n’est qu’un signe et pas un « cygne ».
    durant de longues… trop longues…. années, l’entourage de martine nous martelai que les tags, c’est de l’art… et du beau.
    certains en ont fait un thème d’un concours photo…….et en ont été récompensés.

    l’art s’arrête a ma porte ou sur mon mur, et là… la moutarde monte contre ces moutards qui ne respectent pas mon horizon…

    l’art devint insupportable lorsque c’est du lard et des cochons!!!!

  6. comment dire ? une ville, ce sont des milliers de gens qui l’arpentent au quotidien, et parmi ces milliers, un très petit nombre en créent l’ambiance malsaine. Comme en bout de ligne quelques dealers font régner la loi sur le quartier. Mais ce n’est pas par l’oppression pure, la fausse sécurité des caméras plantées partout dans la ville, ni par le constat de trottoirs crevassés, de façades délabrées, que sera résolu le problème. Le problème, le vrai, se situe dans l’inculture, dans le dénigrement, dans la désespérance, dans l’ignorance de ce que je nommerais le « beau », cette plaisance de lieux offerts à tous, y compris dans les lieux de vie de chacun. De ce côté, l’Ousse des Bois a pris une agréable et réelle envergure, hormis le petit nombre dont je parlais plus haut, qui finiront par exister sous des formes plus humaines et sociales mais ce n’est pas gagné.
    Enfin, une ville a un coût de fonctionnement, qui ne consiste pas qu’en l’entretien des trottoirs et voiries. Les chiens et leurs crottes sont vraiment insignes quant aux dépenses réellement utiles au développement de la ville. Mon avatar en est la preuve .

    Il suffit de lire cet article dans la Rép (merci la Rép) :http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/04/18/operation-nettoyage-de-printemps-au-centre-ville-de-pau,1190323.php

    • Helene Lafon says:

      Je suis tout à fait d’accord avec vous sur l’incivisme première cause de la saleté du domaine public. Dans le conseil de quartier, j’ai bien souvent fait remarquer que s’il y avait des papiers dans les rues c’était avant tout parce que trop de passants ignoraient les corbeilles et jetaient papiers, chewing-gums et mégots sur la chaussée. Le but de mon article n’était pas du tout de remettre sur le tapis crottes de chien et papiers gras. Mais de montrer que notre nouveau maire et le précédant ont choisi l’un et l’autre pour marquer le début de leur mandat, la voie de la facilité : état et entretien du domaine public. Un sujet très consensuel !

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