Pyrénées-Atlantiques : Aller au-delà du nouveau logo proposé par le Comité Départemental du Tourisme ?


le-nouveau-logo-du-comite-departemental-du-tourisme_1784182_800x400La presse revenait, il y a quelques temps*, sur les projets du CDT des Pyrénées-Atlantiques de lancer un nouveau logo pour promouvoir le tourisme dans le département.

Les différences, entre le logo actuel et le logo proposé, frappaient immédiatement. Aux Pyrénées ayant les pieds dans l’Atlantique de l’ancien se substituerait une «espèce d’ardoise », coupée en deux par des traits rouges et blancs, rappelant les sentiers de Grande Randonnée, et portant les mentions « Béarn Pyrénées » à gauche et « Pays Basque » à droite.

Il n’est pas certain que, pour le touriste potentiel « du nord », national ou international, ce nouveau logo suggère quoi que ce soit. La notoriété de notre département tient plus à des pratiques de la montagne, de la mer, à un art de vivre, à des paysages qu’à des régions historiques et en particulier pour le Béarn. C’est ce que suggérait le logo avec les Pyrénées « plongeant » vers l’Atlantique.

l-ancien-logo_1784183

De plus, vu depuis Paris, Amsterdam ou Paimpol, il est probable que l’intérêt du touriste pour notre région ne se limite pas au Béarn et/ou au Pays Basque. Des sites comme Lourdes, Gavarnie (classé UNESCO), Dax, la côte landaise sont autant de destinations qui, vues du nord, sont toutes « dans le même coin ». Que vendre donc à l’extérieur pour avoir une forte industrie du tourisme dans la région ? Surement plus que le Béarn et le Pays Basque…

On peut donc se demander si le Comité départemental du Tourisme des Pyrénées-Atlantiques, pris en tenaille entre ses deux « provinces historiques », a toujours une logique économique et laquelle ? La journée de déplacement à cheval ?

La suppression programmée des départements permettra-elle de mettre de l’ordre dans l’utilisation des ressources financières et humaines engagées pour valoriser notre territoire à l’extérieur ? On ne peut que le souhaiter.

Demain, à qui la compétence tourisme ? Aux agglos, départements, régions ou à des syndicats représentants un intérêt économique commun allant au-delà des diverses strates administratives qui sillonnent notre territoire ?

Au pays des Trois Mousquetaires, leur fameux « Un pour tous, tous pour un » gagnerait à être repris par l’ensemble des professionnels du tourisme d’un territoire pertinent, allant au-delà du département des Pyrénées-Atlantiques. Pourquoi pas au niveau du Bassin de l’Adour ?

– par Bernard Boutin

* http://www.sudouest.fr/2014/04/28/tourisme-un-nouveau-logo-pour-les-basques-et-les-bearnais-1538622-4710.php

* http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/03/12/infographie-tourisme-le-bearn-aura-sa-propre-campagne-de-communication,1183887.php

* http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/04/30/le-bearn-reste-peu-connu-des-touristes,1191826.php

 

Comments

  1. l'ours du bois says:
  2. berdes says:

    logo triste et inutile , ne capte pas l’envie de découvrir ce merveilleux département , dissuade plutôt ! DOMMAGE et GACHIS , Colis

  3. Bruno Laborde says:

    Les départements sont voués a disparaître.
    Ce « logo » ne représente que deux entités qui se tournent le dos sur fond noir…
    De profundis!
    Vu de loin le Sud-Ouest de le France est une seule et unique destination.
    Chacune de ses composantes devront faire leur propre promotion, sous un chapeau commun beaucoup plus vaste que le département.

    • PierU says:

      C’est vrai que ça fait limite funèbre…

    • Le malicieux says:

      Comité régional du tourisme (CRT) d’Aquitaine, Comité départemental du tourisme des Pyrénées Atlantiques, agences départementales du Béarn, du Pays basque, Comité du Tourisme de Pau, d’Oloron, de lescar, de Bayonne, de Biarritz, Anglet, Saint-Jean de-Luz, Guethary, Bidart, Hendaye, Ciboure. Qui fait quoi, où ? comment ? pourquoi ?
      Quel gâchis !

  4. Les machines (à sous) parisiennes numérisées au concept bobo:
    http://www.souple.fr/profil/

    Et le challenger qui méritait la palme (mais il s’en f…) :
    http://www.davidferreira-art.com/

    Heureusement, on a écouté Brassens et savons de quoi il en retourne !

  5. Bernard says:

    Faire un logo, suppose un brin du subtilité, pour faire passer une ambiance. On joue davantage sur le sensitif. On s’y trouve bien ou mal. Montagne, mer , nuages, vagues donnaient une certaine sensation. Ecrire Basque en face Béarn en noir, n’évoque pas beaucoup d’idées. J’ai connu l’histoire de Narta, déodorant féminin, lancé dans les années 60. On mettait une jeune fille en robe blanche dans un jardin avec Narta, c ‘était presque l’Eden. En face on avait une marque anglaise de chez Lever, qui faisait une pub avec une femme levant les bras ( pleine de sueurs ), le résultat était couru d’avance ! Je suis quand même stupéfait de voir ce type de logo.

  6. Helene Lafon says:

    Ne perdons pas de vue la réalité… les Logo, ça se vend. C’est, certes, une activité créative et artistique mais qui se vend. Ceci permet aux créateurs de vivre de leur art comme autrefois les peintres brossaient le portrait des notables.
    La création de logo est donc aussi une activité économique qui doit perdurer dans le temps. Et le créateur s’il veut vivre, doit innover. Donc créer une nouvelle image sur un même concept. Souvenez-vous du logo d’Alternatives-Paloises, son arrière-plan : une image des Pyrénées. Celui du Comité Départemental du Tourisme des Pyrénées Atlantiques : les Pyrénées et la mer. L’un et l’autre ont évolué dans le même sens : on passe du concret à l’imaginatif. Plus d’image à l’arrière plan unicolore ou presque et d’une couleur sobre si ce n’est triste.
    On aime, on n’aime pas ? Mais on s’y fera. Et quand viendra le temps d’en changer, on recommencera… on aime, on m’aime pas…
    Ce qui me semble beaucoup plus important dans ce nouveau logo, cette nouvelle image symbolique, c’est qu’elle fait apparaître clairement que les Pyrénées Atlantiques, concept administratif, sont deux entités – historique et géographique – en une : le Pays Basque et le Béarn, le premier tourné vers l’Atlantique, le second accroché aux Pyrénées.
    Lorsque les départements disparaitront, lorsque les régions grandiront. Il faudra nous souvenir de cette coupure et ne nous tromper : exiger que le Béarn soit Pyrénéen car, il n’est pas Atlantique.

    • Larouture says:

      Je réside à la limite de la Chalosse. Les Luys vont vers l’Atlantique, comme les gaves. Il me semble que le développement a toujours suivi les bassins fluviaux.

      Mais, voulez-vous dire que:
      – les frontières de l’Aquitaine actuelle ne sont pas adaptées au Béarn? C’est vraisemblable. Les zones de frontières administratives sont souvent délaissées.
      – le piémont pyrénéen doit constituer une entité territoriale: Pays de l’Adour par exemple? Certainement trop petite en l’absence d’une véritable métropole régionale.
      – le Béarn doit appartenir à une grande région regroupant Bordeaux et Toulouse? Cette solution me conviendrait mais ne sera pas acceptée par les deux métropoles régionales.

      Il me semble que le bassin aval de l’Adour, de Bayonne à Mont-de-Marsan (c’est-à-dire les Landes et le Pays Basque) est atlantique. Le gascon me parait avoir plus d’affinités avec le Basque qu’avec le Béarnais; par exemple le sens de la fête.

      Conclusion: Comme il y aura toujours des limites et que la région s’agrandira vers Poitiers (comme au deuxième XIe siècle et la formation du Béarn…), la notion de pôle métropolitain me parait pour l’instant la plus urgente: Mise en réseau (Université, Hôpitaux par exemple) des villes du bassin de l’Adour (Bayonne y compris, et Tarbes peut-être) . S’il est assez fort, ce réseau arrivera à fonctionner, même s’il est tiraillé entre Toulouse et Bordeaux, voire d’autres villes espagnoles

  7. Delort Daniele says:

    ce logo noir est-il le symbole de la déprime des élus du CG ? Les créateurs de cette « mocheté » ont-ils, une fois au moins, quitté leur « territoire » ? Ont-ils choisi une destination de vacances d’après d’une image évocatrice de détente ou d’un lugubre carré noir ?

    • Emmanuel Pène says:

      je pense qu’ils ne savent plus quoi faire pour justifier de leur salaire payé par le contribuable..

    • Michel LACANETTE says:

      Madame, vous avez parfaitement raison de parler de  » mocheté » On a impression au travers de ce logo de parler de séparatisme et non de rassemblement. Pourtant à ce que je sache, Basques et Béarnais vivent dans le même département. Je ne vois en quoi cette spécificité doit être séparée, d’ autant plus par nos représentants élus. Bien au contraire, cela devrait être le ciment de l’ entente, nous devrions en être fiers et le faire partager à d’ autres en les invitant à venir visiter notre département.
      L’ ancien logo était bien plus parlant, on aurait pu modifier le texte  » Ici les Pyrénées sont Atlantiques en ajoutant les mots  » et apaisées » avec un mélange des couleurs Basques et Béarnaises. Cela ne sera pas le cas, car je pense que nous allons assister à un déchaînement de critiques pour un piètre résultat que personne ne comprendra.!!!!!

  8. Michel LACANETTE says:

    A quoi cela va t’ il servir de faire la promotion touristique du département au moment où l’ on parle de la disparition de ce dernier ? Peut être à arranger quelques copains en difficulté d’ image de marque, ou bien une façon d’ enrichir le mille feuille administratif des collectivités locales. Je pense que la représentation du logo n’ est que la pointe visible de l’ iceberg qui se cache dessous et dont personne ne parle, mais que nous découvrirons un jour au travers d’ un entre filet de presse ou d’ un vote furtif au CG pour combler un déficit.

  9. Bien sûr le tourisme ne peut se limiter au Béarn, ni même d’ailleurs au Département.
    C’est d’une vision adaptée aux déplacements à cheval et cela fait belle lurette que le Département devrait en être désaisi. D’ailleurs cette compétence n’est pas du ressort du Conseil Général
    C’est au niveau Régional que les choses se passent, au moins!

    Si vous projettez de faire du tourisme en Europe par exemple, vous prjeterez de visiter l’Andalousie, ou l’Autriche. Mais aucun européen ne sera tenté par le Béarn seul!!!
    Ni d’ailleurs les Pyrénées atlantiques…Plus probablement, les Pyrénées, sur les deux pays.

    Quant aux touristes plus lointains (Chinois, Américains, etc…) c’est à l’echelle des nations qu’il doit y avoir une action.

    Le Conseil Général dépense des sommes considérables, pour un effet nul.

    Vite, il faut le supprimer, et les économies vont bien au delà des économies d’échelle.
    Il faut y rajouter toutes ces dépenses inutiles, et là ça monte très vite.

    • Emmanuel Pène says:

      Cher Daniel,
      je suis totalement en désaccord avec vous. Ce n’est pas la taille qui fait l’attractivité. De plus n’oublions pas que l’être humain n’a que deux jambes, et qu’il n’a que le temps de ses vacances pour découvrir un territoire ou une ville. Il y a largement de quoi faire en Béarn, mais il faut en revanche y associer la Bigorre et en particulier Lourdes, car ceux qui viennent ici ne partiront pas sans visiter la cité mariale..

  10. Tout à fa

  11. Emmanuel Pène says:

    C’est ce que j’ai souvent dénoncé avec ce « marketing des entités administratives » qui ne correspond à aucune entité réelle et émotive. QU’on fasse plutôt des pubs séparées pour le Béarn (et non le nom idiot inventé par un fonctionnaire « Béarn Pyrénées », ou pour le Pays Basque,

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