Quelle est la meilleure recette du millefeuille ?

sud ouest La décision du Président de la République de simplifier le millefeuille territorial avec suppression des Conseils Généraux et diminution du nombre de Régions a entraîné une vague de contestation parmi les élus concernés. La France s’arrêterait sans doute immédiatement de fonctionner sans cette organisation inextricable où personne ne sait qui fait quoi, surtout pas le citoyen qui ne peut donc juger de l’action des élus, ce qui est quand même un minimum en démocratie.

Puis, sans doute convaincus qu’il valait mieux être acteur du changement plutôt que de le subir, on a vu les politiques concernés se lancer dans diverses propositions, aux quatre coins de France.

C’est un grand progrès.

C’est le Président du Conseil Général qui nous a fait parvenir cette tribune sur ses propositions concernant le rattachement des Pyrénées Atlantiques à la Région Midi Pyrénées.

De son côté, Martine Lignières-Cassou dans une tribune en date du 28 mai et cosignée par David Habib et Nathalie Chabanne, propose une grande Région Sud Ouest mais ne dit mot sur la métropole qui en serait le siège…

Un grand débat en perspective car Bordeaux se verrait plutôt Chef de file d’une Région étendue vers Poitou Charentes…

– par Daniel Sango

Tribune libre

TERRES DU SUD

« Pourquoi je choisis Midi-Pyrénées… »

Qu’il me soit permis en rédigeant cette tribune de m’excuser auprès des responsables du monde coopératif de l’emprunt de ce « titre » ; mais il me paraît tellement adapté en cette période de « Réforme territoriale » que je l’ai fait mien pour tenter de le partager avec le plus grand nombre possible de lectrices et de lecteurs.

L’Exécutif de notre pays s’interroge sur la taille à donner aux régions (fusion simple entre territoires, détachement de certains départements, inclusions d’autres etc.…) Le Parlement aura à se prononcer sur des périmètres que tout le monde cherchera à rendre cohérents…du moins espérons le !

Les Pyrénées-Atlantiques ne resteront pas à l’écart de ce mouvement ; alors pourquoi ne pas anticiper. L’un des éléments clés pour l’adhésion à un projet de développement repose sur un sentiment d’appartenance à une entité. Basques et Béarnais, sommes attachés administrativement à la Région Aquitaine depuis la création des CODER (années 60) et politiquement depuis 1986 avec une collectivité élue au suffrage universel. La situation est-elle immuable ?

Aux Pyrénées, s’adosse une activité agroalimentaire puissante dont le maïs, les vignobles, les palmipèdes, le porc frais du Sud-ouest, etc…constituent l’armature sans oublier la filière ovin/lait porteuse d’une installation croissante de jeunes agriculteurs. Le comité du massif de Toulouse couronnant le tout ; c’est un outil tout comme l’Agence de bassin Adour Garonne (dont le siège est également à Toulouse) dans la mise en œuvre des politiques de l’eau, de l’environnement et de protection contre les catastrophes naturelles. La Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne de Tarbes (CACG) et la Société d’Equipement des Pays de l’Adour (SEPA) sise à Pau autant de SEM au service des collectivités locales tant rurales qu’urbaines. Elles accompagnent bien souvent les politiques de Pays dont le Val d’Adour (64-65-32) constitue la figure de proue.

FEBUS ABAN

De l’Ariège au Béarn nous revisitons régulièrement notre histoire et si l’Occitan « effraie » parfois, il se traduit plus facilement en Béarnais, apaisant ainsi les tensions ! En tous cas, la puissance des langues régionales, basque et béarnais, sans oublier le gascon, milite une fois encore en faveur des terres du Sud.

LES PISTES DU SUCCES

La fréquence des échanges nord/sud sur le corridor Atlantique trouve son pendant le long de l’autoroute A64, véritable poumon de Bayonne à Toulouse en traversant Pau et Tarbes.

Depuis des décennies on ne cesse de plaider pour la complémentarité des deux aéroports de Pau et de Tarbes. Le rattachement de notre département à Midi-Pyrénées lèverait un grand nombre d’obstacles en particulier celui de l’enclavement tarifaire avec Air France, et si l’on veut emprunter de longs courriers, Blagnac est aussi près que Mérignac !

Aviation d’affaire, aviation de tourisme, tourisme de montagne, qui aurait misé il y a 15 ans sur la réussite du concept « N’Py » assurant la promotion et la « vente » de produits liés au ski et aux sports d’hiver ? Point de frontière administrative, mais au contraire une dynamique commerciale favorable aux départements de la Chaîne.

LE TOP 50

Quand d’aucuns cherchent les éléments constitutifs d’une réussite mondiale, tout le monde pense ou rêve à Airbus. Le consortium international impacte très favorablement l’industrie aéronautique des Pyrénées-Atlantiques : dans le 64, ce sont 15 000 emplois et 120 entreprises rattachées à ce secteur majeur. Ajoutons-y 8000 emplois liés à la Chimie et à l’industrie pharmaceutique et vous aurez la recette du Développement. Recherche et Développement vont de pair.

Elle s’illustre en tout premier lieu autour de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Un véritable enjeu pour 12 000 étudiants en quête toujours d’une alternative avec l’Université de Bordeaux, peu encline à tourner son regard vers le Sud.

Des politiques transfrontalières portées par la communauté de travail des Pyrénées (procédures POCTEFA, LEADER, INTEREG…) ou animées par le Département des Pyrénées-Atlantiques et un grand nombre de partenaires. La péninsule ibérique est à nos portes et elle nous offre de grandes opportunités avec l’Euskadi, la Navarre, l’Aragon et la Catalogne.

De nombreux autres secteurs mériteraient d’être explorés pour étayer nos orientations mais mon propos est déjà trop long.

Alors Midi-Pyrénées oui ! C’est le choix du cœur, de la raison et de l’espoir !

Georges Labazée,   Président du Conseil général, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques

 

Tribune réforme territoriale: pour une région Sud-Ouest

Les discussions sur la réforme territoriale avancent. L’architecture se dessine autour de régions fortes au périmètre élargi et aux compétences renforcées et des intercommunalités épousant les bassins de vie, taille qui serait pluspertinente pour fonder des politiques publiques de proximité. Les scenarii de rapprochement des régions s’amorcent déjà.

En ce qui nous concerne, le scénario envisagé en 2010 par la mission Balladur prévoyait une fusion des régions Aquitaine et Poitou-Charentes. Des élus, dont nous sommes, examinent un scénario de fusion de l’Aquitaine et de Midi-Pyrénées. Ces différentes hypothèses portent d’énormes enjeux d’aménagement du territoire qui méritent d’être largement débattues. A nos yeux, une fusion entre l’Aquitaine et Poitou Charentes renforcerait le développement de la métropole bordelaise et celui de la côte atlantique et, nous le craignons, au détriment du « reste » de l’Aquitaine : Landes, Dordogne, Lot et Garonne, et Pyrénées-Atlantiques.

En revanche, une fusion Aquitaine Midi-Pyrénées permettrait un développement plus équilibré, polycentrique du Sud-Ouest. Car une fusion entre l’Aquitaine et Midi-Pyrénées ferait exister l’identité « Sud-Ouest », un certain art de vivre, une culture commune. Cette fusion permettrait de traduire les coopérations et les liens déjà existants entre nos deux régions dans différents domaines tels que la culture avec la langue occitane, l’aéronautique avec le pôle de compétitivité aérospace valley, l’agroalimentaire avec la marque « sud-ouest », les transports avec l’enjeu des lignes LGV sud atlantique.

Une telle fusion permettrait d’avoir un développement et un aménagement du territoire plus équilibré entre la côte atlantique, le massif pyrénéen, les deux métropoles (Bordeaux, Toulouse) et les pôles territoriaux d’équilibre comme les pays de l’Adour et favoriserait les réseaux entre des villes moyennes (Agen, Mont de Marsan..), et les coopérations entre le monde urbain et rural.

Une région « Sud-Ouest-Pyrénées » permettrait d’optimiser le développement de plusieurs secteurs stratégiques pour notre territoire tels que :

– Le domaine universitaire, l’Université de Pau et des Pays de l’Adour pourrait ainsi devenir le point de convergence entre les campus universitaires de Bordeaux, Toulouse et Saragosse et créer une réelle communauté universitaire européenne en mutualisant leurs moyens.

– Le domaine touristique, cette nouvelle région qui proposerait une gamme d’offres touristiques plus complète avec la côté atlantique, les Pyrénées, les villes et villages historiques, la gastronomie, les langues régionales, permettrait aux Pays de l’Adour d’occuper une place centrale dans ce nouveau paysage touristique.

– Les coopérations transfrontalières avec l’Espagne pourraient être optimisées et les Pays de l’Adour pourraient ainsi traduire leur rôle de carrefour économique entre Bordeaux Toulouse et Saragosse.

– La gestion et la mise en valeur du massif pyrénéen seraient renforcées.

La fusion des régions françaises doit se faire dans un esprit de coopération territoriale cohérent, équitable et durable correspondant à des flux et liens socio-économiques déjà existants entre différents bassins de vie.

Martine Lignières-Cassou, Députée de la 1ère circonscription des Pyrénées-Atlantiques,

Nathalie Chabanne, Députée de la 2ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques,

David Habib, Député de la 3ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

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11 commentaires

  • Monsieur Sango,
    Je vous trouve bien ironique dans vos propos. Mais le sujet est bien trop sérieux pour que je le tourne en dérision.
    Je trouve regrettable pour notre démocratie que le débat actuelle sur la réforme territoriale se résume à un marchandage entre féodaux politiques PS-UMP-UDI-Modem…, qui à l’exception de quelques départements sont d’accord sur l’essentiel : une France des régions. D’ailleurs, le projet initial comptait 14 régions et maintenant 13. Pourquoi pas 11, la moitié des régions françaises, ce qui aurait été vraiment un signal fort adressé à nos concitoyens.
    Une réforme de cette ampleur aurait mérité des débats dans les médias, dans la société civile…comme ce fut le cas pour le Traité constitutionnel européen en 2005. Puis en final, nos concitoyens auraient décidé par référendum.
    Dans les médias, on entend la pléthore de régionalistes, de gauche comme de droite, mais quasiment pas les tenants d’un autre projet. Le nôtre est la suppression des régions et la réduction des départements (70), ce qui aurait pour conséquence la diminution des cantons, qui il y a quelques mois ont été divisés par deux.
    Le canton, quoi que vous pensiez, est bien une réalité rurale ou urbaine, et aussi une circonscription électorale. Pour vous, le canton n’existe pas. Soit ! Probablement qu’avec cette réforme certains pèseront moins que d’autres et que ses habitants seront oubliés, car ils n’auront plus d’élus pour les représenter.
    Oui, je préfère voter pour un candidat local que je connais, plutôt que pour une liste savamment élaborée par un parti politique dont les ambitions sont bien éloignées de mes concitoyens.
    Quant aux compétences des régions, ce n’est pas faire injure à mes concitoyens, mais peu les connaissent et il en va de même pour les élus. D’ailleurs, ce n’est pas inhérent à la collectivité territoriale, mais plutôt à l’impact des compétences qu’elles ont sur nos concitoyens. En effet, ils sont plus sensibles au problèmes de déchets, compétence de la commune, plutôt qu’aux trains RER, compétence de la région.
    Je vis avec mon temps, mais je suis vigilant sur l’évolution de notre société : montée des communautarismes, de l’individualisme, des incivilités…
    Comparaison n’est pas raison ! La France n’est pas l’Allemagne, ni l’Espagne… Ces Nations ce sont construites sur de grandes régions dont certaines ont été des États (Prusse, Bavière…).
    Si cette réforme est votée, elle aura pour conséquences un déséquilibre entre nos territoires, un recul de notre démocratie et une fragilisation de notre vivre ensemble.
    Si tel n’est pas le cas et que notre pays va mieux, je me coucherais heureux. Autrement, je serais toujours debout !

    • Monsieur Lesellier,
      Le problème de l’organisation territoriale traîne en France depuis 50 ans.
      Tout le monde, excepté l’association des Maires de France admet qu’une organisation basée sur plus de 36600 communes est une ineptie. Issues des paroisses, ces communes n’ont plus lieu d’exister. Ces communes posent des problèmes majeurs, les plus petites ne peuvent fonctionner efficacement et tous les maires ont embauché des centaines de milliers de fonctionnaires territoriaux, au détriment de finances saines basées sur l’investissement. D’autre part on a donné aux Maires le pouvoir d’organiser les PLU entrainant une course avec force magouilles au mitage du territoire, créant ici et là des lotissements isolés qui ne pourront jamais bénéficier des services publics, a commencer par le transport.
      Et que dire des communes citadines dont l’existence n’ont strictement aucun sens? Par exemple, comment justifier qu’un habitant de l’avenue J Mermoz à Pau, paye des impôts totalement différents parcequ’il est situé d’un côté de la rue ou de l’autre, parcequ’il est à Pau ou à Billère.
      Les communes doivent être supprimées. Toute personne censée en est d’accord. D’ailleurs cela a été fait dans les années 70 en Belgique, en Hollande, en Allemagne, etc…Relisez tous les rapports de la Cour des Comptes sur ce sujet. C’est édifiant !
      Et les sources d’économies sont gigantesques. On doit pouvoir supprimer plus de 500000 fonctionnaires à service de qualité égal. Sans compter toutes les synergies qui sont à venir
      Pour le Conseil Général c’est la même chose. Fondés pour que le pouvoir central puisse être décentralisé via les Prefets, ils ont été construits et dimensionnés pour les déplacements à cheval, à une époque où la majorité des habitants de Morlaas (ou d’ailleurs) n’avaient jamais vu la mer.
      Je vous rappelle que depuis on a inventé l’automobile, le téléphone, Internet, etc…
      Ils n’ont strictement aucune justification aujourd’hui et auraient dû être supprimés lors de la création des Régions. On peut les supprimer du jour au lendemain et aucun français ne se rendra compte de la suppression des Conseils Généraux.
      Et que d’économies!
      Le Conseil Général grace à la clause de compétence générale dépense des millions d’euro dans des domaines qui ne sont pas de sa compétence telles que le developpement économique où il gaspille près de 40 millions d’euro par an (pour les PA) avec un saupoudrage totalement inutile et inefficace, ou pire, des conférences ou déplacements en Argentine de délégation importantes, etc…
      Si vous avez eu le courage d’éplucher le Compte administratif détaillé du Conseil Général il y a une gabegie incroyable.
      Pour terminer, et comme vous le dites, le citoyen lambda est totalement incapable de savoir qui fait quoi entre Région, Département, Intercommunalité, commune, (et les autres Pays, SIVOM SIVU et autres…)
      Que pensez vous d’une démocratie où le citoyen vote sans rien comprendre?
      Alors oui il faut absolument et très vite supprimer deux niveaux à notre insupportable mille feuille.
      Et peu importe si tel ou tel n’est pas d’accord avec le découpage. Par construction il est impossible de faire un découpage parfait et encore moins qui satisfasse tout le monde.

  • Réforme territoriale : le retour des féodalités.
    DLR est opposé à la réforme territoriale qui fera des régions et des intercommunalités les nouvelles féodalités de notre République.
    Cette réforme n’est pas efficace car il y a aucune économie à attendre ni de la fusion des régions ni du transfert des compétences départementales.
    L’élection des conseillers régionaux au scrutin de liste, à la proportionnelle, portera au pouvoir des hommes de partis « apparatchiks », qui brisera le lien existant aujourd’hui entre le citoyen et l’élu de terrain garant de la démocratie républicaine.
    L’éloignement du pouvoir politique, en l’occurrence Bordeaux, du citoyen creusera la fracture entre les grandes agglomérations et les villes et territoires ruraux. L’agglomération bayonnaise a des projets de développement de transports en commun. Seront-ils pris plus en considération à Bordeaux, capitale de l’Aquitaine – Poitou – Charentes – Limousin, plutôt qu’à Pau ? Pour DLR Non !
    Nous sommes favorables à la commune et au département, cellules de base de notre démocratie et proches de nos concitoyens. Nous proposons de porter le nombre de départements à 70, piste plus prometteuse à explorer pour une gestion efficace et pertinente.
    La République ne doit pas substituer le couple commune-département au couple région-intercommunalité qui serait une étape vers une Europe des régions.
    Pascal LESELLIER
    Secrétaire de la fédération Debout la République des Pyrénées-Atlantiques

    • Depuis 40 ans tout le monde en europe a regroupé les communes pour donner une taille suffisante à la cellule démocratique de base. de 5000 à 20000 habitants : les intercommunalités sont là pour cela (car les politiques n’ont pas eu le courage de légiférer)
      Quant au département, pour eux aussi les temps ont changé! Vous savez qu’on ne se déplace plus à cheval? Que les cantons n’ont plus aucune réalité de bassin de vie comme il y a 200 ans. Leurs compétences peuvent être transférées du jour au lendemain sans que personne ne s’en rende compte.
      Alors il faudrait un peu vivre avec son temps!
      Debout la République : Modernité Couchée.

  • Vous êtes vous intéressé à un découpage qui existe déjà ? C’est celui des Zones de sécurité et de défense. Elles sont au nombre de 7 et on voit le contour sur Google. Ce sont de très grosses régions capables de soutenir la comparaison avec leurs équivalents des autres pays européens. Par exemple la Région Sud Ouest regroupe l’Aquitaine, le Midi Pyrénées,le Poitou-Charentes et le Limousin. Culturellement, il n’y a pas de faux pas. C’est une idée en l’air, mais je ne la trouve pas stupide. Par exemple la Région Sud regoupe PACA et Languedoc Roussillon : il y a unité du littoral méditerranéen.

  • Monsieur le Président a redécoupé la France des régions et la gagnante est….. Ségolène.
    promotion canapé?????

  • ja crains d’avoir un peu beugué .mon intéressants contribution sur le mille feuilles est passé avec le front national…
    La cuisine politique c’est compliqué et, souvent, un peu indigeste..
    Que celui qui n’a jamais beugué me jette la premier poignée de farine..

  • Pourquoi les deux autres députées socialistes des P-A, celles des 5e et 6e circonscription, les circonscriptions basques, n’ont-elles pas co-signé cette tribune ? Ne partageraient-elles pas ces points de vue ?

  • Michel LACANETTE.

    Il n’ y aura pas de recette miracle de résolution du problème du mille feuille par un coup de baguette magique, parce que les décideurs rassemblent deux régions. Loin s’ en faut, de nouveaux problèmes surgiront, peut être aussi importants ou plus que les actuels, si cela ne se passe pas avec l’ adhésion participative des populations.
    La première des conditions sera pour tout le monde de réapprendre à vivre ensemble sous le même toit, avec un même objectif:  » La réussite du projet sur le long terme, pour l’ avenir des générations futures » et non être un objectif de rentabilité purement économique à court terme ou de visées politiques pour l’ avenir de certains, qui s’ en ça débouchera sur des incompréhensions bloquantes.
    Dans cette nouvelle région ne donnons pas priorité à l’ une ou l’ autre les deux métropoles actuelles (Bordeaux, Toulouse) le rôle de  » capitale ». Cela obligerait à recopier la construction centralisatrice du passé. Il faudra une ville pour le siège du CR et une ville pour les services administratifs. Les villes d’ Agen et Auch semblent les mieux positionnées, à moins que l’ on fasse le choix de Pau et Tarbes mieux déservies en moyens de transport.
    Il faudra également aborder, sans a priori, le problème du particularisme Basque qui se posera obligatoirement avec importance. La solution adoptée par la Catalogne pour le Val d’ Aran me semble une solution d’ intégration adaptée.
    Il sera également important de regarder si cette nouvelle région est  » Eurocomptatible » au regard des schémas Européens. Quand l’ on regarde la carte des régions des dernières élections Européennes, la région considérée englobe le Langue d’ Oc / Roussillon.Il y a donc incohérence. Qu’ en sera t’ il demain pour les aides à projets, si la France est découpée différemment des schémas Européens ? Ne faudra t’ il pas adopter la région  » Grand Ouest » de l’ Europe, afin d’ éviter de désagréables surprises futures.

  • Si vous voulez agir, vous pouvez signer la pétition pour le rapprochement des régions Aquitaine et Midi Pyrénées :
    https://www.change.org/fr/pétitions/alain-rousset-martin-malvy-soyez-les-fondateurs-de-la-grande-région-sud-ouest
    Merci

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