Vieilles forêts pyrénéennes


compr DSC09922Dans les Pyrénées existent de vieilles forêts insoupçonnées accomplissant la totalité de leur cycle, peu ou pas exploitées depuis des siècles. Elles ne ressemblent pas aux boisements que l’on parcourt avec bonheur lors de la promenade dominicale, aux troncs bien droits qui s’élancent vers le ciel. Actuellement, les forêts efficacement protégées, principalement des forêts matures, représentent seulement 30000 ha en France, soit à peine 0,2 % de la surface forestière nationale. Ces hauts lieux de naturalité pourraient représenter presque 10000 hectares sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne.

Le recensement dans les Pyrénées est en cours
L’étude actuelle concerne la région Midi Pyrénées. Depuis 2008, le GEVFP (Groupe d’Etude des Vieilles Forêts Pyrénéennes) évalue et cartographie des sites de forêts vieilles et anciennes dans le cadre du projet « vieilles forets des Pyrénées » avec le soutien financier de l’Union Européenne (Fonds FEDER), de l’Etat français et du Conseil Régional de Midi-Pyrénées (1). Ce projet pluridisciplinaire de grande ampleur met en lumière un patrimoine naturel pyrénéen encore méconnu, peu protégé et dont on ne tient souvent pas compte dans les politiques forestières publiques ou privées.

La forêt française est-elle en bonne santé écologique ?

Globalement, et si nous nous comparons à d’autres pays, la forêt française est correctement gérée. Voyager est un excellent moyen de se rendre compte que dans de nombreuses contrées, occidentales ou du tiers-monde, la « nature ordinaire » est exploitée avec très peu d’égards, alors que dans ces mêmes pays, d’immenses Parcs Nationaux permettent à une nature choisie de resplendir pour la joie des visiteurs de tous bords. Pourtant, à y regarder de plus près, nous pouvons aller ici aussi de surprise en surprise : En France, la surface forestière est en augmentation, mais la qualité écologique des forêts, quant à elle, n’est que très peu concernée par cette augmentation quantitative. Dans plusieurs départements, nombre de forêts publiques sont traitées en futaie irrégulière respectant la structure de la forêt. Mais en règle générale, les forêts exploitées sont « cultivées » avec un taux de prélèvement ne leur permettant pas d’évoluer vers une certaine maturité naturelle. Ne nous y trompons pas, l’évolution qualitative se fait à l’échelle du temps forestier, bien plus lent que le temps de la vie humaine. Une forêt ayant recolonisé un pré il y a 100 ou 150 ans est une forêt jeune.

D’autre part, à l’heure actuelle, la surface forestière ancienne efficacement protégée dans notre pays est dérisoire, malgré l’armada de statuts permettant de préserver de près ou de loin la richesse de nos territoires. A l’ouest, rien de nouveau : Le plus souvent, ce sont les impératifs économiques qui priment.
Une première observation découle de ce constat : Des espèces exigeantes en matière d’habitat forestier sont très faiblement représentées, et souvent en régression constante depuis plusieurs décennies, qu’il s’agisse d’oiseaux comme le grand tétras ou le pic à dos blanc, de papillons, de mousses, d’insectes, etc.
Alors que la superficie couverte par la forêt a largement progressé sur l’ensemble du territoire national depuis le milieu du XIXe siècle, celle des vieilles forêts reste très faible.

Qu’est-ce qu’une vieille forêt pyrénéenne et où les trouver ?

Une forêt naturelle présente un mélange d’espèces et d’âges, avec un fort volume de bois mort. C’est un milieu mosaïque avec des habitats pionniers, des milieux ouverts, de très gros bois, en perpétuelle évolution. Une forêt qui n’est plus exploitée depuis les années 50, ce qui est un passé récent, va présenter de toute évidence des déséquilibres importants, une partie de son cycle ayant été tronquée : pas encore de bois mort sur pied par exemple, pas de gros diamètres d’arbres ou très peu de bois mort au sol. Il lui faudra des siècles pour retrouver une structure équilibrée.

Il serait prétentieux de chercher à expliquer le fonctionnement d’une forêt dans cet article, mais l’on peut dire qu’il s’agit d’une myriade d’interactions entre les espèces, champignons, plantes, arbres, mammifères, insectes, mousses et micro-organismes, en adaptation constante selon les fluctuations du milieu. De très nombreux micro habitats favorisent une faune et une micro faune riche et particulière. La superficie joue un rôle prépondérant pour la complexité des processus d’interactions entre espèces, et la représentativité des micro-habitats.

La quasi-totalité des forêts pyrénéennes ayant été exploitée par le passé, c’est dans des endroits inaccessibles que l’on retrouvera ces sylves aux fonctionnements naturels. La majorité d’entre elles sont en Haute Garonne et dans les Hautes Pyrénées.

Protections ……
La plupart des vieilles forêts pyrénéennes d’altitude sont des hêtraies sapinières ou sapinières de forêts publiques. Certains hauts lieux de naturalité sont mis en repos dans les documents d’aménagement de l’Office National des Forêts pour leur caractère remarquable, des îlots de sénescence ou de vieillissement sont créés. Quelques réserves forestières en Ariège et en Haute Garonne voient le jour, avec un degré variable de protection réelle. La Trame Verte et Bleue et autres politiques publiques en terme de gestion des espaces naturels sont en construction, avec des actions ciblées envers la forêt, et peut être certaines vieilles forêts. Ailleurs, les forêts matures sont protégées de fait par leur inaccessibilité.

…….. et menaces
A l’heure où nous écrivons, et selon ce que nous connaissons, les vieilles forêts de la chaîne sont menacées : par les coupes à câble de communes forestières du Haut Béarn recevant des subventions européennes via une association locale ; par les schémas de mobilisation du bois dans le noyau de vieilles forêts communales des Pyrénées centrales, dans le Comminges ; par des taux excessifs de prélèvements et des schémas de desserte ne tenant pas compte du caractère remarquable de ces forêts et ne s’en tenant qu’aux textes (par exemple, pas de coupe avant le 15 Juillet pour le grand tétras, pas d’exploitation dans les sites vitaux à ours) dans le 64, 65, 31 et 09 ; par la pression exercée prochainement par les centrales à granulés s’installant en piémont béarnais ; par les énergies dites renouvelables et les projets de diverses stations de ski.

Le travail effectué aujourd’hui par des entités comme le GEVFP, divers organismes et associations de protection de la nature, ainsi que par le site www.vieillesforets.com, est essentiel pour la reconnaissance des vieilles forêts pyrénéennes. La mise en lumière de ces joyaux de la nature encore méconnus permettra prochainement nous l’espérons, une protection efficace.

– par Philippe Falbet

(1) : Voir l’interview dédiée : http://vieillesforets.com/le-gevfp-groupe-detudes-des-vieilles-forets-pyreneennes/

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Comments

  1. Georges Vallet says:

    Réponse à l’intervention d’Oscar du 1er octobre à 11h07

    «Evidemment notre monde change, pas toujours en mieux, mais pas nécessairement toujours en moins bien non plus……Il s’adapte à l’extraordinaire développement démographique que nous connaissons et qu’il lui faut bien absorber.»

    Il est peut-être nécessaire de redéfinir «le monde».
    On peut utiliser le sens très restrictif de l’ensemble des hommes ou même aller jusqu’au seul «monde» occidental car, actuellement, l’évolution du Maghreb nous fait remonter à un autre «monde», des siècles en arrière!
    Si on considère le monde des êtres vivants ou le monde en général, donc en ajoutant le monde abiotique, on ne peut pas dire qu’il s’adapte au développement démographique car c’est le développement démographique qui s’adaptera, tôt ou tard, comme il a toujours fait, aux changements. Je vois très mal comment notre monde des humains pourra s’adapter aux transferts démographiques que son économie engendre de plus en plus intensément: réfugiés politiques, climatiques, économiques…, intra et extra territoriaux. Où pensez-vous qu’on puisse les mettre, même si on supprime des fonctionnaires? En ce qui concerne «le mieux ou le moins bien», tout dépend donc du monde dont on parle.

    «Mais il est toujours inutilement dangereux et très éprouvant pour le moral, donc pour notre capacité d’innovation et notre envie d’avancer de considérer que des évolutions éventuellement négatives ne peuvent connaître ni changement ni altération dans leur cours au fur et à mesure d’une prise de conscience qui n’a plus rien à voir aujourd’hui avec celle que nous connaissions il y a simplement une vingtaine d’années.»

    Ce raisonnement pourrait se défendre si la rapidité de perception et de correction des évolutions éventuellement négatives étaient aussi importante que la rapidité de la capacité d’innovation et de sa matérialisation. Vous savez très bien que ce n’est pas le cas; notre technologie, dans tous les domaines, inonde à vitesse grand V «notre monde des vivants» de produits redoutablement dangereux et il faut ensuite des dizaines d’années, souvent bien plus, pour que ce soit reconnu et, par le poids des lobbies, finalement,non éliminés du marché; «l’envie d’avancer» est prioritaire, même si on avance dans une direction létale.
    J’ai plus confiance en l’objectivité de la connaissance qu’ à l’intérêt de s’appuyer sur le moral.
    «L’intelligence est l’ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir ces relations entre elles et d’aboutir à la connaissance conceptuelle et rationnelle (par opposition à la sensation et à l’intuition). Elle permet de comprendre et de s’adapter à des situations nouvelles et peut en ce sens être également définie comme la faculté d’adaptation.» Wikipedia.

    A quoi ça sert que Dieu se soit décarcassé pour faire un homme intelligent?

    • Merci pour vos commentaires, mais si l’on en revenait aux vieilles forêts? Je veux bien en tant qu’auteur de l’article suivre les commentaires et leur répondre, mais pas débattre sur l’avenir d’autres questions qui s’éloignent du sujet.
      Merci.

    • on ne peut pas dire qu’il s’adapte au développement démographique car c’est le développement démographique qui s’adaptera, tôt ou tard, comme il a toujours fait, aux changements. Je vois très mal comment notre monde des humains pourra s’adapter aux transferts démographiques que son économie engendre de plus en plus intensément: réfugiés politiques, climatiques, économiques…

      Dualité des points de vue. Vous pensez que la démographie s’adaptera sous l’effet de la raréfaction des ressources et de l’horreur économique. Je pense qu’elle ne s’adaptera que si les moins favorisés atteignent notre niveau de bien-être et par tant, régulent comme nous l’avons fait nous-mêmes leur démographie..

  2. Helene Lafon says:

    38 commentaires à ce jour sur un article, sur un bon article d’ailleurs, traitant des vieilles forêts pyrénéennes, 4commentaires sur la décapitation d’un homme dont les seuls torts étaient d’être français et d’aimer les montagnes du monde.
    Qu’elle est donc, l’échelle des valeurs chez l’homme du 21ème siècle ?

    • Georges Vallet says:

      Hélène, je comprends votre réaction mais nous ne débattons pas sur la même sensibilité. La forêt ne touche pas « le coeur », elle touche notre raison, notre projet pour l’avenir. La compassion, la douleur morale restent souvent discrètes, elles n’en sont pas moins intenses et révoltantes; ne pensez-vous pas qu’il serait indécent de débattre sur ce sujet; je crois sincèrement que le texte de Bernard dans sa sobriété et sa sensibilité avait su trouver le consensus de tous tout en montrant la place d’honneur qu’A@P attribuait à ce drame.

  3. Romain Casadebaig says:

    Et j’ajoute que si je peux aider à votre inventaire sur le terrain, j’en serai très heureux.
    J-M Savoie était mon prof à Purpan! Je viens de retrouver son nom en cliquant sur le lien que vous avez donné.

    • pourquoi pas? laissez moi votre email et je vous préviens dès que je participe à une sortie.

    • Helene Lafon says:

      « Ayant un pied dans une vallée pyrénéenne, un pied dans l’environnement et la biologie, ça m’a fait plaisir de lire votre papier (c’est vrai que ce site est un peu trop centré sur Pau…) »
      Vous avez raison, AltPy est trop centré sur Pau… Mais nos colonnes vous sont grandes ouvertes… Ecrivez et publiez dans AltPy sur Laruns, vos passions, votre profession…!

  4. Romain Casadebaig says:

    Bonjour M. Falbet,

    Je partage votre passion pour les forêts, si j’ose dire, « de plein exercice ». Pour les vieilles forêts pyrénéennes, j’ai le bonheur d’en connaître une petite partie de près: je suis de Laruns, et je me ballade dans le massif.
    Exilé à Toulouse lors de mes études, j’avais découvert l’intérêt porté quelques chercheurs et passionnés parmi mes profs (je n’ai que le nom d’Hervé Brustel qui me revient dans l’immédiat, mordu de saproxylophages…) pour ces lieux que je côtoie depuis tout maynat.

    Ayant un pied dans une vallée pyrénéenne, un pied dans l’environnement et la biologie, ça m’a fait plaisir de lire votre papier (c’est vrai que ce site est un peu trop centré sur Pau…).

    Généralement pour parler de la nature dans les Pyrénées, on a le choix entre l’écologisme hors-sol et anthropophobe de citadins en mal de croisade verte ou le refus épidermique de natifs excédés ou simplement butés qui s’enferment dans des postures outrancières.
    Je suis viscéralement Ossalois, et écolo de coeur et de raison, si vous pouvez le croire! Je mesure peut-être mieux que beaucoup le formidable écart de point de vue qui peut exister quand on parle de ces forêts, selon d’où l’on regarde.
    Alors voilà j’ai 28 ans, mes diplômes en poche et j’essaye d’apporter ma pierre en agissant « local ». J’aimerais tenir la corde entre les excès des uns et des autres. Dire à des forestiers qu’on a besoin de garder des arbres morts, d’en laisser vieillir d’autres, ce qui est objectivement vrai mais contre leur religion. Dire à des écolos que l’ouverture d’une piste a des effets positifs sur le milieu, ce qui là-encore est objectivement vrai, mais contre leur religion.

    Et surtout que la religion, ça suffit. D’un côté, il faut développer (ou re-découvrir) des façon de travailler en forêt plus souples, plus légères. Privilégier des projets modestes et des circuits courts. De l’autre côté il faut arrêter de prendre toute action comme une menace.
    J’ai très envie que cette opposition binaire de 30 ans si stérile (c’est un fait qu’on n’a pas avancé d’un fifrelin sur l’ours, par exemple), ma génération aide à la dépasser. Si l’économie pouvait intégrer des bases d’écologie et vice versa… Sinon on continuera à ne faire ni l’un ni l’autre, et les courbes démographiques des valléens et des espèces emblématiques continueront de plonger….

    Dans votre dernier paragraphe, vous parlez de menaces:
    – de « coupes à câble » et « d’une association locale ». En clair l’IPHB et à ma connaissance peu de coupes, j’en visualise une seule à Laruns depuis 10 ans. Trouvez-vous que les volumes concernés jusqu’à aujourd’hui justifient le qualificatif de « menace »? Et le procédé du câble n’a pas nécessairement donné satisfaction, aux dernières nouvelles que j’ai, il pourrait bien ne pas s’amplifier. A vous lire, c’est une technique fréquente?
    – de « centrales à granulés sur le piémont béarnais ». J’aimerais connaître votre source. Là aussi, on croit à vous lire que les volumes tirés de la forêt du Haut-Béarn permettrait de faire tourner de grandes usines comme à Gardanne?
    – « les énergies dites renouvelables ». C’est une mauvaise nouvelle?
    – « des taux excessifs de prélèvement ». Où? C’est bien possible, mais je ne l’ai pas observé. Et ne faut-il pas préciser que la gestion en fûtaie irrégulière est ultra-majoritaire dans les Pyrénées de l’Ouest, versant français?
    – « ne tenant pas compte du caractère remarquable de ces forêts » là je suis fortement d’accord, on sous-estime la valeur intrinsèque et la rareté de ces lieux. Il est très vrai l’aspect qualitatif est masqué aux yeux de la plupart par l’augmentation quantitative des surfaces boisées de biodiversité très inégale, suite à la déprise agricole.

    Enfin je ne voudrais pas être trop long, je vous invite à demander mon adresse mail auprès des administrateurs, pour pouvoir discuter si vous le voulez bien. Je vais sans doute travailler comme conseil indépendant pour des décideurs locaux tout prochainement. Ils s’interrogent sur la bonne gestion de leurs ressources forestières, nous pourrions nous éclairer mutuellement…

    Romain Casadebaig

    • (c’est vrai que ce site est un peu trop centré sur Pau…)

      Il ne tient qu’à vous (et d’autres) que ce soit moins le cas : proposez des articles !

      J’ai très envie que cette opposition binaire de 30 ans si stérile (c’est un fait qu’on n’a pas avancé d’un fifrelin sur l’ours, par exemple), ma génération aide à la dépasser.

      Il est faux de dire que la situation de l’ours n’a pas avancé en 30 ans : ceux qui voulaient sa disparition ont gagné, sans aucun doute.

      Et ne dîtes pas qu’en face d’eux il n’y avait que des intégristes écolos avec lesquels il est impossible de discuter : je pense par exemple en Béarn au FIEP, qui a toujours oeuvré au maximum pour favoriser la cohabitation entre bergers et ours, ce qui n’a pas empêché son président d’être agressé…

      • Je sis assez d’accord avec vous. Toutefois, ne pensez pas que les opposants à l’ours ont gagné. L’ONCFS et les 30 associations du réseau ours sont une réalité. Les 25 ours qui se baladent aussi. Les chasseurs viennent même de perdre une bataille juridique pour ne pas avoir respecté les préconisations de chasse en battues en zone sensible en Ariège. Ils doivent aujourd’hui changer de discours et de comportement.
        A suivre …

        • Je suis plutôt pessimiste en la matière, j’avoue. La pression sur la nature sauvage va devenir de plus en plus dure à contenir, avec l’accroissement de la population qui occupe et utilise de plus en plus d’espace, les difficultés économiques qui relèguent au 2ème plan (pour ne pas dire au 3ème ou 4ème plan) toute préoccupation de ce style (comment, vous vous préoccupez des ours alors qu’il y a tant de chômeurs ?), la raréfaction des ressources, etc…

          Tout ce qui exploitable sera tellement convoité que les conséquences et prix à payer en terme de patrimoine naturel seront je le crains ignorées. Même les acteurs du développement dit durable ne sont pas forcément des défenseurs de la nature sauvage : cette dernière est au mieux tolérée à condition qu’elle ne gêne personne. Il y a peu, une espèce de dauphin d’eau douce a disparu de Chine, il y a eu quelques articles, mais en fait à peu près tout le monde s’en fout je pense.

          Et pourtant quand on voit ça : https://www.youtube.com/watch?v=oIujKkH4dNQ , quel émerveillement de simplement savoir qu’ils sont là, pas loin de chez nous !

          • oh que je comprend ce que vous dites ! pessimiste ou plutôt réaliste … mais le futur n’est pas encore écrit. L’énergie des gens qui comme moi se battent pour que la nature sauvage existe est immense. Elle s’appuie sur une connexion universelle. Si un jour l’homme considère tout ce qui n’est pas domestiqué et utile comme nuisible, tant pis pour lui, il perdra un pan énorme de son intelligence dans l’opportunité de pouvoir cohabiter avec d’autres espèces que la sienne, de coopérer et non de dominer. Laisser vivre autre chose que ce qui nous est utile est un garde fou à l’intolérance et à l’indifférence. Une pulsion de vie intérieure trop précieuse pour la voir mourir.

            • Monsieur Falbet, je marche beaucoup, vraiment beaucoup dans les Pyrénées. Des 16 jours de traversée dans les Pyrénées Est que je viens de réaliser, je peux retenir en premier lieu, la quasi disparition de vie animale, pastorale ou sauvage. Il n’y a pas de vie là-haut, ni d’humains d’ailleurs (en dehors de sites touristiques dont on ne s’éloigne pas de 100m). Les isards sont l’arbre qui cache la forêt du néant.
              Je pourrai rajouter à Romain, que je marche aussi beaucoup à partir de l’entrée de la vallée d’Ossau : Louvie, Benou, Laruns, Eaux-Bonnes etc. Combien de fois suis-je rentré chez moi en disant : croisé personne, vu quelques isards (et vautours of course) et c’est pour ainsi dire tout.
              La presse titrait hier que 50% des espèces sauvages avaient disparues. C’est vrai ici comme ailleurs. Aucune raison d’être optimiste béa.

              • Personne ne s’étonne de la disparition des hommes sauvages. On devrait, je pense.

                • Vous vous trompez, Oscar, cette espèce se porte plutôt bien : il n’y a qu’à voir l’actualité du moyen-orient ces temps.

                • Oscar: « disparition des hommes sauvages »
                  Je dirais que c’est plutôt l’inverse…

                • De la disparition d’humains en contact avec la nature dans leur vie quotidienne, vous voulez dire. En france il y a quelques irréductibles et de nouveaux irréductibles par ci par là, indomptés, qui cueillent, se soignent et cultivent l’autonomie. C’est une forme d’équilibre plutôt difficile à cultiver pleinement dans le monde moderne, toutefois je connais quelques personnes sauvages. Ailleurs, hors europe occidentale, cela n’a pas totalement disparu.

              • Bonjour bernard,
                C’est attristant ce que vous dites. Le classement en nuisibles du renard, martre, etc etc, a énormément d’impact sur la faune sauvage. La présence très forte des humains et des chasseurs a fortement modifié les comportements des espèces en montagne, qui sont actives la nuit, difficiles donc à voir. Savez vous que normalement le sanglier a un rythme plutôt diurne? Elles sont peut être moindres, mais elles sont là, discrètes. Je ne saurais que trop vous conseiller le site de Laurent Nedelec pour vous en rendre compte : http://www.nature-pyrenees.com/ ainsi que l’article sur la faune pyrénéenne avec une photo de martre justement surprise en plein jour sur son territoire : http://vieillesforets.com/grande-et-petite-faune-des-vieilles-forets/

                • La mule a des œillères, pour avancer sans être distraite.🙂
                  Plaisanterie mise à part, restons positifs, sereins et optimistes. Evidemment notre monde change, pas toujours en mieux, mais pas nécessairement toujours en moins bien non plus. Il s’adapte à l’extraordinaire développement démographique que nous connaissons et qu’il lui faut bien absorber. Mais il est toujours inutilement dangereux et très éprouvant pour le moral, donc pour notre capacité d’innovation et notre envie d’avancer de considérer que des évolutions éventuellement négatives ne peuvent connaître ni changement ni altération dans leur cours au fur et à mesure d’une prise de conscience qui n’a plus rien à voir aujourd’hui avec celle que nous connaissions il y a simplement une vingtaine d’années.
                  C ‘est en celà que le message de Romain mérite d’être entendu et soutenu, car c’est celui d’un homme jeune et plein d’ un optimisme mesuré et réaliste.Exactement celui que nous pouvons tous entendre .

                • Une marte ne fait pas le printemps. Il est vrai que je randonne de jour. Dans les Pyrénées Est, j’ai observé en 15 jours, une laie avec ses 2 petits, une biche, un bouvreuil, des isards et des vautours. Après coup, il est intéressant de relire mon blog « la mule et l’intello ». Il est si peu question de vie animale !!!! Sauf à Eyne, col à migrateurs.

                  Et puis, il n’est pas nécessaire de randonner de nuit, un passage à ski de rando hors-piste dans les bois et l’observation du peu de traces animales est aussi un indice fort.

                  A Oscar, la beauté de notre planète réside dans la bio-diversité, le charme de l’existence dans l’observation des différences. Tout cela s’efface petit à petit… mais , vous avez raison, soutenons ceux qui se battent pour sauver les meubles.

                • La planète, avec son atmosphère, sa faune, sa flore, ses hommes etc, c’est notre patrimoine. Celui qui ne laisse pas sa maison tomber en ruine peut comprendre qu’on ne laisse pas non plus disparaître certaines espèces ou les plus beaux espaces naturels être abîmés. Et celui qui n’a pas de sensibilité écologique (c’est pas une critique car l’écologie n’est pas la seule chose importante, loin de là), peut au moins accepter ce principe, à défaut de le soutenir.

    • Bonjour Romain, enfin quelqu’un qui a une analyse profonde, intéressée et qui se veut réfléchie ! Je travaille sur l’ordinateur aujourd’hui et en profite pour vous faire une réponse directe.
      La réponse à vos interrogations sera je l’espère lue par d’autres personnes, car c’est très instructif.
      1. l’ouverture des pistes a des effets positifs sur le milieu : VRAI si l’on considère qu’elle permet à des espèces opportunistes, parfois forestières mais parfois des balsamines de l’himalaya ! de coloniser les bords de piste. FAUX pour de nombreuses autres considérations d’un point de vue biologique : pensez vous vraiment que la pénétration d’un massif a des effets positifs sur le milieu? ouverture à la fréquentation, dérangement de la faune sensible (grand tétras par exemple), porte ouverte pour les 4×4 de chasseurs, tracteurs pour l’affouage, et j »‘en passe… Nous demandons des obturations de pistes après exploitation dans les associations de protection de la nature (et qui soient efficaces : plots béton par exemple car les barrières sont cassées rapidement) mais sommes rarement écoutés. Ces frais ne font que rarement partie des contrats de remise en état.
      2. des façons de travailler en forêt plus souple, les circuits courts, etc. Oui, on peut être idéaliste, et certains le font, mais c’est assez rare comme approche. Les volumes de bois sortis en forêt sont généralement trop forts, rentabilité oblige. Couper tous les très gros bois ou presque (contraire au prélèvement intense et peu fréquent permettant un traitement en futaie irrégulière) est très courant, même en Natura 2000, cela importe peu. Et s’il n’y a pas une APNE derrière … or on ne peut pas consulter tous les plans d’aménagement en tant que bénévoles … Arrêter de prendre toute action comme une menace, oui bien sûr il y a des comportements radicaux qui se braquent de suite, et on ne peut pas discuter !! Mais j’ai envie de vous dire d’aller voir sur le terrain les chantiers en cours ou passés, en tenant compte de la chaîne des pyrénées dans son ensemble. Le discours est joli mais les résultats sur le terrain sont souvent sans appel. Après, on peut être agréablement surpris par la sensibilité d’un technicien ONF ou d’une commune. Certaines personnes ont un discours radical, je n’en fais pas partie. Mais je constate des taux de prélèvements excessifs dans la majorité des cas.

      1. Les coupes à câble : cela concerne en 64 plusieurs dizaines de boisements par an. Voir l’article : http://vieillesforets.com/novembre-2013-coupes-a-cable-dans-le-haut-bearn/ Merci à ceux qui oeuvrent à informer les communes forestières en amont.
      2. Centrales à granulés sur le piémont béarnais : Là, je vous renvoie à une autre enquête (vous avez de la lecture en perspective!!) : http://vieillesforets.com/juillet-2014-projets-de-centrales-a-granules/
        Si à la lecture de cette enquête et des montants d’investissement actuels vous pensez qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter, c’est que mon enquête est mal faite !
        Sachez qu’actuellement, nous essayons d’empêcher en pyrénées centrales la traversée d’un site unique d’un point de vue botanique et ethnobotanique par une desserte visant à taper une forêt pour en faire des granulés bois pour Fibre Excellence, filière de la papeterie de Saint Gaudens. Site en natura 2000. Nous sommes bénévoles.
        Les énergies renouvelables sont une bonne nouvelle lorsqu’elles n’ignorent pas la protection de la nature. Aujourd’hui, l’un des principaux adversaires des APNE dans les dossiers est le ministère de l’Ecologie (éoliennes sur des territoires de chasse de rapaces, hydroélectricité qui assêche des milieux, etc etc). Les énergies renouvelables sont un business énorme, le réchauffement climatique aussi, ils permettent à de nombreux projets d’être acceptés par l’opinion publique. L’Etat est complètement déconnecté des réalités de terrain. Désolé d’être aussi cru.

      3. taux excessifs de prélèvement : où? Je ne saurais trop quoi vous dire, allez faire un tour sur un chantier et comptez les très gros bois laissés sur pied et qui gardent la couverture, regardez si la forêt n’est pas déstructurée. C’est ça la futaie irrégulière, un prélèvement peu intensif et fréquent où l’attente accroit la diversité des diamètres, où existe un dosage de lumière verticale et latérale. Un capital sur pied correct. Tant mieux si vous avez des aménagistes différents en béarn et des contrats pour les espagnols qui ne visent pas des régénérations par coupes progressives.

      4. la bonne gestion des ressources forestières : Pro Sylva, l’association Relier, les approches de certains PNR … voila des pistes respectueuses de l’environnement forestier, qui en plus, sont rentables économiquement, lorsqu’on pratique une gestion continue et proche de la nature ….

      Bien à vous,

      PF

      • Romain Casadebaig says:

        Merci Philippe de votre réponse,

        Je fais confiance à votre vécu de « vigie » à l’échelle du massif. Au mien aussi au niveau d’une vallée.

        Si dans quelques années, je ne passe plus pour un idéaliste auprès des uns et des autres, c’est que vraiment on sera enfin sorti du XXe siècle où les personnes soucieuses d’environnement doivent toujours se méfier des actions économiques et vice versa (et souvent à raison hélàs). C’est pourquoi comme jeune diplômé je choisis de me mouiller: entreprise ET écologie (sur le long terme je mettrais bien entreprise CAR écologie).

        J’ai bien l’intention de proposer des idées de valorisation durable des ressources forestières à l’échelle des 3 vallées béarnaises et peut-être de la Soule, aux responsables qui m’ont contacté s’ils confirment leur demande. J’entends comme un contre-projet à ce qui se prépare sur le bassin de Lacq, qui de toute façon échappera aux valléens à tous les niveaux: capitaux, volumes, logiques économiques et sociales…

        Alors idéaliste? Mais à quoi sert une nouvelle génération sinon? Qui sait si je n’arriverai pas à faire rentrer quelques unes de bonnes idées du GEVFP dans le crâne de mes compatriotes🙂 ?

        Car les aménagistes en Béarn sont… en évolution. Des élus locaux en tête. C’est le moment de donner une impulsion dans le bon sens…

        Et comme je suis têtu, je trouverai le cas échéant moyen de vous recontacter pour élaborer mes propositions, parce que je sais reconnaître les compétences de terrain des idéologues et des technocrates.
        Et je réitère: je suis candidat à vous filer un coup de main bénévole sur les vielles forêt du haut Béarn si cela vous intéresse.

        Bouno noeyt e adixatz.
        RC

        • RC: « J’entends comme un contre-projet à ce qui se prépare sur le bassin de Lacq, qui de toute façon échappera aux valléens à tous les niveaux: capitaux, volumes, logiques économiques et sociales… »
          Il me semble que ça a du sens, surtout pour le bois d’œuvre.
          Pour le chauffage, idéalement, ce devrait être qu’un complément au solaire thermique. ou à la géothermie lors de températures froides, pour une résidence principale. (Au fait, ça coûte combien de tep de pétrole de produire 1 tep de bois… ?)
          Par ailleurs, une coupe rase (ou un prélèvement excessif), c’est esthétiquement affreux, et donc dévalorisant pour une vallée (Je l’ai vu une fois en particulier à côté du joli lac de Bordères-Louron). Certains élus devraient réussir à le comprendre. Une piste pas trop large peut également servir ensuite de chemin de randonnée. S’il est facile d’interdire ensuite d’accès aux 4×4 par des barrières, seules des sanctions lourdes pourraient dissuader motos et quads, mais cela n’existe pas en France… (ce qui vaut autant pour une piste nouvelle que pour une piste existante ou un sentier existant).

        • Quant à la production d’électricité verte par le bois, elle ne me paraît pas si verte que ça, surtout s’il n’y a pas de cogénération. Du bois qui aurait été 3 fois plus utile en chauffage…

    • Bravo, bravo et bravo, Romain. J’aime votre enthousiasme, votre compétence, votre ambition et votre état d’esprit. Un courant d’air frais dans la pleurnicherie générale

  5. l'ours du bois says:

    un superbe reportage est passé se soir ( 18h 10) sur la cinq

  6. l'ours du bois says:

    Je ne suis , ni un « coureur des bois » ni un « Marcheur de fond » et il m’arrive souvent de pratiquer la marche lente, (3km par 24 heures,) regarder un arbre, un nuage, une fourmis, ou me reposer pour écouter l’herbe pousser….
    je suis dans mon élément, ou le temps prends son temps…. et il y met le temps

  7. Helene Lafon says:

    Merci pour cet article passionnant pour tous ceux qui, comme moi, aiment les arbres. En le lisant, j’ai découvert combien j’étais ignorante. L’arbre cache ici aussi une forêt, celle de leur histoire mais aussi celle de leur devenir.
    D’autres articles, des reportages photos avec légendes explicatives, seraient les bienvenus

    • Content de lire votre commentaire et de savoir que cet article contribue à faire évoluer votre vision de la forêt🙂 Pour d’autres articles, à voir dans un futur proche !

  8. Un très bel article qui renouvelle les intérêts de ce joli site.

    En particulier s’agrandit à l’ensemble des Pyrénées et traite d’un sujet moins étroitement politique, moins palois, et moins béarnais.

    Sur le fond une question passionnante qui montre que notre chaîne , particulièrement chevelue, joue bien son rôle de réservoir de biodiversité. Enfin pas trop mal..

    Nos Pyrénées occidentales sont couvertes de forêts qui, même secouées par la tempête Klaus, renaissent de leurs éboulements..au point d’étouffer les estives.

    A l’orient on peut voir également les efforts couronnés de succès pour que les forêts reprennent l’espace par exemple sur les sites enchanteurs du Canigou ou de pays de Sault.

    Pipistrelles grands ducs grand tétras et consorts doivent s’en trouver confortés…Les hirondelles il faut demander à monsieur Falbet.

  9. Georges Vallet says:

    Passionnant en effet; je suis presque certain d’avoir entendu, grâce à un collègue ornithologue, dans une forêt des Arbailles, le Pic à dos blanc.
    La richesse entomologique de cette forêt en insectes saproxyliques dont j’ai pu me faire une impression personnelle, donne une idée de sa valeur patrimoniale et donc de son ancienneté.
    Ce sujet très peu médiatisé car non exploitable, donc non rentable dans l’immédiat, a fait l’objet d’une publication qui a paru 5 ou 6 fois (sans suite depuis???)C’était « Naturalité: la lettre de forêts sauvages: P.Athanase, Gilbert Cochet, J-Cl Guénot, Daniel Vallauri…
    mel:forets-sauvages@aliceadsl.fr. 4 rue André Laplace.43000 le Puy en Velay.

    Dans le N°5 d’octobre 2008 un article de P.Athanase titrait: »Oui, les vieilles forêts continuent à stocker du carbone »

    • Bonjour,
      la lettre Naturalité de l’association Forêts Sauvages continue, le no 14 sortira en septembre (j’y contribue sur ce même numéro). Vous pouvez télécharger les anciens numéros gratuitement sur le lien suivant : http://www.forets-sauvages.fr/web/foretsauvages/100-naturalite-la-lettre-de-forets-sauvages.php
      L’association recherche des fonds pour la mise en protection (des coupes) de forêts en dynamique naturelle en france (une première acquisition de 70 ha me semble t’il, a été faite). Les vieilles forêts stockent énormément de carbone dans leur sol oui, c’est prouvé et un article très sérieux est sorti dans la revue Nature.

  10. Une de mes petites randos préférées, sur le thème des vieilles forêts.
    http://andarcon50tacos.blogspot.fr/2009/10/el-bosque-de-carlac-val-daran.html

    • J’ai regardé le petit reportage, les formes tourmentées de ces arbres tétards sont très impressionnantes et surprenantes pour le néophyte. Ils représentent un refuge pour de nombreux oiseaux et des chouettes qui y nichent et plusieurs insectes magnifiques et protégés comme la rosalie des alpes ou le grand capricorne. Il existe en France des endroits où les tétards ont été protégés par arrêté du préfet (arrêté de protection du biotope).

  11. Excellent article, merci. Je vois parfois dans certaines vallées de moyenne montagne, et parfois des plus belles, des immenses coupes rases ou presque, comme de grandes balafres qui défigurent la vallée, je me dis, est-ce que cela en vaut la peine ? (paysage massacré, biotope en grande partie détruit pour l’exploitation du bois de sapin, qui représente quel degré d’utilité par rapport à celui du pin des landes ?).

    • Bonjour, le sapin est un bois d’oeuvre recherché et très exploité dans les Pyrénées. Les besoins en bois d’oeuvre du marché français sont énormes (menuiserie, charpente, bardage, etc). Il existe différents modes de traitement, du plus éthique jusqu’à la coupe rase purement commerciale. L’association futaie irrégulière et Pro Sylva pronent une exploitation proche du fonctionnement naturel de la forêt mais les acteurs de la forêt (particuliers, syndicats sylvicoles, scieries, forestiers) n’ont pas tous la même sensibilité et des objectifs souvent purement économiques. Quant aux forêts publiques de montagne, je vous conseille de lire l’interview d’un aménagiste de l’ONF sur le lien suivant, pour mieux comprendre une partie des enjeux : http://vieillesforets.com/livio-tilatti-amenagiste-dans-le-couserans/

      • [l’interview]
        « Les coupes rases, autorisées en France, sont interdites dans d’autres pays comme la Suisse ».
        Rien à rajouter…

        « En forêt domaniale, une majorité de routes forestières sont fermées, avec un panneau d’interdiction et parfois une barrière. De plus, les chefs de triage déterminent les pistes sensibles qui doivent être obstruées. Ces solutions sont d’une efficacité limitée. Les motos et quads passent de toute façon. »
        Ici comme ailleurs, « on » laisse faire n’importe quoi par absence de sanctions dissuasives, par désintérêt ou idéologie gâteuse. Il m’est arrivé de croiser des motos et des quads (et des 4×4) dans des endroits très reculés. Lamentable. Si ceux-ci risquaient 10 000 € d’amendes, ils ne s’y aventureraient pas.

        • Bonjour,
          dans les zones sensibles, il peut être demandé d’obstruer une piste après exploitation. La gestion des peuplements situés dans des zones de présence régulière du grand-tétras et de l’ours brun, fait l’objet de règles particulières approuvées par l’Office National des Forêts et le Préfet coordonnateur de massif, avec un dispositif de subventions publiques à cet effet : dans ce cas, les espèces ont effectivement un rôle d' »espèce-parapluie » (elles protègent tout un écosystème par leur présence). Et ça arrive qu’une piste soit obstruée sur plusieurs mètres. Mais le plus souvent il faut « y être », insister … d’où l’importance du travail de veille écologique, malheureusement non reconnu par l’Etat, donc c’est du volontariat, parfois des « bouts de ficelle » …

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