De la physique quantique à l’éveil des consciences* – 1/9 L’intrication et ses conséquences philosophiques et spirituelles

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philoCe texte en neuf parties constitue la trame d’une conférence donnée par Hervé Bellut, diplômé d’astrophysique, professeur de yoga et thérapeute, interviewé par Jocelin Morisson, journaliste scientifique. Les sujets abordés étant très riches, cette conférence a ensuite été déclinée en neuf conférences. La plupart ont été filmées et peuvent être visualisées sur le site www.yogatoulouse.org

1/9 L’intrication et ses conséquences philosophiques et spirituelles*

S’il est bien un sujet de la physique quantique qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est celui connu aujourd’hui sous le nom d’intrication.
Initié par le débat entre Einstein et Bohr sur l’expérience en pensée associée au paradoxe EPR (Einstien-Podolsky-Rosen), ce phénomène a été démontré dans les années 80 par Aspect.

La science nous informe que deux particules ayant été en relation, lors d’un choc par exemple, restent liées, alors que le sens commun invite plutôt à considérer qu’une fois qu’elles se sont séparées, plus rien ne les relie l’une à l’autre. La théorie indique qu’elles ne peuvent être strictement identiques (on parle d’état de variables quantiques). Elle impose également que leurs états ne soient figés que lors d’une nouvelle interaction, et même uniquement au moment où la mesure est effectuée. On en arrive à dire qu’en réalité, elles ne forment qu’un unique objet, même si elles sont séparées par des années lumière.

Si on ajoute le fait que, l’univers étant en expansion, il fût un temps où il était plus condensé, on aboutit à considérer que toutes les particules de l’univers sont liées ensemble et interdépendantes. Au bout du raisonnement, tous les constituants de l’univers ne forment qu’une seule entité, que certaines philosophies appellent le « grand Tout ». En réalité, disent-ils, nous ne sommes pas séparés les uns des autres mais faisons partie du grand tout.
C’est étonnant, paradoxal, difficile à accepter, et même à comprendre. De plus, il nous est dit que l’observateur modifie par sa conscience l’état du système qu’il observe.

Cette intrication générale peut nous amener à nous réapproprier notre pouvoir de projection sur le monde qui nous entoure. C’est la loi d’attraction.
En voici l’idée :
Puisque le monde qui m’entoure n’est pas séparé de moi-même, et que je peux, par ma conscience, modifier l’état d’une particule, j’ai, par extension, le pouvoir sur tout mon environnement. C’est la fameuse pensée créatrice. Nos pensées créent le monde qui nous entoure, et nous sommes les artisans de notre vie.

Pour résumer :
Non séparation + conscience modifie les constituants de la matière => je crée les circonstances de ma vie.
Nous ne sommes pas loin de la pensée magique.
Or, si ça marchait si simplement que cela, ça se saurait.
Alors, où pêche le raisonnement ?

La réponse est à chercher dans une autre révolution des idées qui s’est développée à la même époque : la découverte de l’inconscient.
En prenant en considération le fait que notre subconscient est bien plus actif que notre conscient et que c’est lui qui agit le plus fortement, alors là, oui, nous créons effectivement notre monde avec nos pensées, mais à travers notre inconscient.

Nous sommes alors proches de la notion asiatique d’arbre à désirs et de cette philosophie énonçant que nous avons (inconsciemment) désiré tout ce qui nous arrive, mais dont l’occurrence ne respecte pas l’ordre de nos désirs immédiats.

– Par Hervé Bellut
©Hervé Bellut. www.yogatoulouse.org

* Note : Ce texte peut être diffusé et reproduit, à condition de ne pas le modifier et d’en signaler la source.

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6 commentaires

  • Je ne vais pas prendre de gants : on est là en présence d’un charabia New-Age, teinté de références scientifiques qui tombent comme des cheveux sur la soupe -voire qui sont mal comprises-, pour avoir l’air plus sérieux. Le tout destiné sans doute à vendre des stages de « développement personnel » et autres trucs du même genre.
    Dès qu’on gratte ce discours il ne reste que du vent.
    Exemple de référence scientifique mal comprise et qui revient en boucle dans la prose de l’auteur :

    De plus, il nous est dit que l’observateur modifie par sa conscience l’état du système qu’il observe.
    […]
    je peux, par ma conscience, modifier l’état d’une particule

    La conscience n’a rien à faire, ou du moins pas grand chose, dans cette histoire. Ce que dit la physique à ce sujet est qu’on ne peut pas observer un système sans interagir avec lui et donc le modifier par rapport au même système non observé. Par exemple pour observer le mouvement d’une particule il faut un détecteur, et ce détecteur va modifier (par exemple) la trajectoire de la particule : sans la présence du détecteur, la particule aurait eu une trajectoire différente. Finalement c’est relativement logique et même intuitif (ce qui n’est pas toujours le cas). Mais peu importe la conscience de l’observateur, ce qui compte c’est la présence du détecteur.
    Alors « modifier l’état d’une particule » juste par la « conscience », c’est à réserver aux films où les gars se concentrent très forts pour soulever les guéridons par la seule action de la pensée… Trop forts…
    Et vu que tout le discours qui s’en suit est basé sur cette fable de la « conscience qui agit sur les constituants de la matière », j’ai une petite idée du meilleur endroit pour le ranger.

  • Mme Lafon,
    Vous êtes fort généreuse, mais vous interprétez le CV de Monsieur Bellut qu’on trouve en ligne
     » Baccalauréat C (1981)
    DEUG A Maths et Physique (1984)
    Licence et maîtrise EEA Electronique, Electrotechnique, Automatique (1986)
    Certificat de technologie et gestion des entreprises (1986)
    DEA d’Astrophysique et techniques spatiales (1987)
    Suivi des cours du DEUG de Psychologie au SED à Toulouse (1995)
    Formation de professeur de yoga et d’animateur de groupe à la FTKY (2006 – 2010)  »
    L’intérêt ne suffit pas. Peut-on estimer que Monsieur Bellut soit un thérapeute , comme il se présente lui-même, puisque sa formation en sciences humaines et en psychologie se limite à avoir suivi un DEUG (une année en 1995, apparemment non validée, sinon pourquoi annoncer un « suivi » ) en psychologie?
    Etre autodidacte en quelque chose n’a rien de honteux, mais pourquoi chercher à sur-qualifier?

  • Intrication, définition : état de ce qui est entremêlé, complexité, enchevêtrement.
    C’est bien ce que j’ai ressenti en lisant ce texte.

  • C’est une blague, ce texte ?

    • Pour éclairer les lecteurs, une courte biographie de l’auteur :
      Hervé Bellut s’intéresse depuis très longtemps à la psychologie et aux comportements humains. Initié dès son enfance à la méditation, il a suivi plusieurs courants de développement personnel, dont la psychanalyse, la psychologie des profondeurs et les thérapies de groupe. Ancien ingénieur et instructeur dans l’industrie aéronautique, il enseigne le yoga et anime des groupes de développement personnel. Il s’adresse également à l’entreprise en tant que consultant en «cohésion d’équipe» et «gestion du stress» (www.cohesence.fr).

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