Les dangers des chroniques politiques

classepolitique-300x204Le plus grand danger qui guette un chroniqueur politique est d’être mal compris. Mais il y a aussi le fait qu’il est plus difficile de prévoir le futur, même proche, que d’analyser le passé. Passons en revue quelques exemples de cette rentrée.

Le plus bel exemple concerne un journaliste de « Libération » qui avait choisi pour titre de son article du 27 août : « Thévenoud sort de l’ombre ». Il ne croyait pas si bien dire puisque quelques jours plus tard le scandale Thévenoud mauvais contribuable et mauvais locataire éclatait. Si bien que nos concitoyens les plus exigeants l’auraient bien « mis à l’ombre » et qu’une pétition sur www .change.org exigeait au moins sa démission de l’Assemblée nationale.
Les personnalités politiques ne sont pas à l’abri de telles méprises. Ainsi, Arnaud Montebourg trois jours auparavant, avait attrapé Thomas Thévenoud par le cou dans un meeting en clamant face aux caméras : « Lui, c’est le meilleur d’entre nous ». …

Peu de chroniqueurs pariaient sur le non retour de Nicolas Sarkozy en politique avant le début de la campagne présidentielle de 2017. C’était sans doute le cas aussi pour les électeurs, qui n’ont pas été étonnés par une nouvelle palinodie et qui se doutent bien que ce retour anticipé est motivé par le but de barrer la route à ses concurrents et peut-être aussi de se poser en victime d’une chasse à l’homme politique. Cette tactique peut être gagnante, puisque les juges ont estimé que les visites de M. Sarkozy à Mme Bettancourt avaient pour but de deviser de l’état des caniveaux de Neuilly sur Seine et que récemment un arrêt au plus haut niveau a différé une des enquêtes en cours. Cependant, la multiplication des « affaires » ne place-t-elle pas M. Sarkozy au niveau de M. Berlusconi et ne peut-elle susciter des réserves au sein même de sa famille politique ? Car en faisant appel à la générosité des militants n’aurait-il pas placé ceux-ci en complices objectifs de la fraude présumée sur les comptes de campagne ? Un comble pour un Président de la République dont le premier devoir serait de faire respecter la loi.

Ex-journaliste politique, Valérie Trierweller n’était pas une oie blanche. Elle pouvait se douter que sa position comportait des dangers et des inconvénients. A-t-elle outrepassé ce qui était son rôle et irrité François Hollande ? Son livre, qui comporte des pages d’hommage un peu inattendu, montre aussi les faiblesses de l’homme. Il s’y révèle « normal », en quelque sorte. Le livre joue sur le voyeurisme et est assez loin de « Phèdre ». Mais il lui arrive d’être touchant lorsqu’il révèle sa blessure d’amour-propre lorsque son compagnon après une visite à sa famille lui dit qu’elle n’est pas jojo cette famille. Bien des lecteurs auront pu ressentir aussi les difficultés des rapprochements entre membres de classes sociales différentes.

Ces petits événements font oublier les grands problèmes de l’heure. L’Asie du sud-est se révèle un nouveau terrain de prospection pour les djihadistes. La fonte des glaces des calottes polaires s’accélère et fait craindre que le permafrost des région sub-polaires ne libère du méthane, un gaz bien plus dangereux que le CO2 pour l’évolution du climat. Si nos chroniqueurs s’abstiennent largement d’appeler à un nécessaire changement de nos habitudes, les lanceurs d’alertes et les pétitions parviendront-ils à inverser ces tendances ?

– Par Paul Itologue

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