Repentance

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berlin-murA propos de tout, et parfois hors de propos, nos dirigeants initient toutes sortes de repentances. Or, qu’on se souvienne : il y a 25 ans le mur de Berlin tombait, révélant la réalité d’un mythe, exemplaire dans son principe, économiquement catastrophique, inhumain dans sa mise en œuvre et corrompu au-delà de toute expression ! Et d’autres, plus tard, identiques, ont révélé des dévoiements pires encore !

Il y a 25 ans, n’aurait-on pas compris que, chez nous, les thuriféraires de ce système fassent amende honorable pour s’être trompés, et nous avoir trompés à ce point. D’autant que si certains étaient de bonne foi, leurs dirigeants, et parmi eux, celui qui, quelques décennies avant, suggérait qu’il valait mieux être « rouges plutôt que morts ! » (cruel épitaphe pour les millions de victimes des goulags), ne pouvaient certainement pas se prévaloir d’une telle ignorance. Dans un tel contexte, à défaut de « repentance », on aurait pu espérer, à minima, qu’ils tirent les conséquences objectives d’une « lutte des classes » qui, toute opposition étant éliminée, est un déni de démocratie. Démocratie dont par ailleurs, quel cynisme, ils se prétendaient les garants !

Mais c’était il y a 25 ans. Car aujourd’hui… Aujourd’hui, ajoutés à d’autres, les propos consternants tenus par Gérard Filoche sur la personne du PDG de Total ne sont guère plus rassurants pour un avenir, en tout cas tel que lui, député et inspecteur du travail, le conçoit. Dès lors, dans une dégradation sociale sur laquelle la « Gauche traditionnelle » porte aussi sa part de responsabilité, comment s’étonner que « son « prolétariat » se détourne d’elle ? Comment ne pas comprendre que le citoyen ainsi manipulé, trompé, trahi, détroussé, rejette un système redevenu quasi-féodal ? Comprendre que, si ce citoyen ne remet pas en cause le principe d’un contrat social équitable et responsable, il n’accepte plus de mots d’ordre de syndicats croupions ? Qu’il n’accepte même plus sans réserve, l’arbitrage d’un État, lui-même si mauvais gestionnaire ? En un mot, qu’il est majeur et entend être traité comme tel !

25 ans après il s’agit donc, à nouveau, de faire tomber un mur. Mais, à l’instar des Allemands en 1989, il s’agit, pacifiquement, de l’abattre sans faire de victimes. Il s’agit, enfin, de faire confiance au peuple !

Du reste, en démocratie, y aurait-il une autre solution ?

– par Maurice Meireles – Pontacq

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