Liberté d'expression , mon culte..

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Pour une fois, je ne m’exprimerai pas . Je me suis contenté de tenir la plume du traducteur. Celui d’un article paru dans le Washington Post à propos de la Liberté d’expression en France . Ecrit par un juriste, mais également un fin connaisseur de notre société qui nous montre qu’en France, la « liberté d’ expression » qui a mobilisé des millions de personne, ça ne se décline pas aussi facilement que celà et que des questions , mais celles-ci comme bien d’autres, restent et resteront ouvertes, après que chacun ait rangé ses pancartes, avec le sentiment du devoir accompli.
Je fais des recherches pour voir si je trouve quelque chose en chinois sur la liberté de pensée 🙂

~ Oscar du Pont~


En France la plus grande menace contre la liberté d’expression, ce n’est pas le terrorisme. C’est le Gouvernement 

By Jonathan Turley 
Le 8 janvier 2015
Jonathan Turley est Professeur de Droit Public à  l' Université George Washington
Traduction du Washington Post par Oscar du Pont

 

Dans l’heure qui a suivi le massacre de Charlie Hebdo, des milliers de parisiens se sont spontanément rassemblés, Place de la République. Réunis sous les statues monumentales qui représentent la Liberté, l’ Egalité et la Fraternité ils ont clamé « Je suis Charlie » et « Charlie Liberté ! ». Un moment rare d’unité nationale française aussi touchant qu’authentique.
Mais on aurait pu aussi se demander pourquoi ils étaient là. La plus grande menace contre la liberté en France n’est pas venu des terroristes qui ont commis ces actes horribles, la semaine dernière. Mais elle est venue des Français eux-mêmes qui ont engagé le monde occidental dans une forme de répression de la libre expression.
Si les Français voulaient vraiment rendre hommage aux morts de Charlie Hebdo, ils devraient peut-être d’abord revoir leurs lois qui criminalisent les propos, qui insultent qui diffament ou qui incitent à la haine, à la discrimination ou à la violence sur des fondements ethniques, de religion, de race, de nationalité, d’infirmité, de sexe ou d’orientation sexuelle. Ces lois ont été utilisées pour poursuivre le journal satirique et menacer ses journalistes pendant des années. La parole a toujours été conditionnée en France à la notion de responsabilité, suggérant ainsi que la parole libre est davantage un privilège qu’un droit pour ceux qui tiennent des propos controversés.
En 2006, après que Charlie Hebdo ait réédité les dessins tellement controversés de Mahomet qui avaient été publiés par le journal danois, le Président Chirac condamnait officiellement cette publication et mettait en garde contre cette évidente provocation. « Tout ce qui peut offenser les convictions personnelles devrait être évité et la liberté d’expression devrait s’exercer dans un cadre régi par l’esprit de responsabilité».
La Grande Mosquée de Paris et le CFCM poursuivirent le journal pour avoir insulté les Musulmans, un crime passible d’une amende de 25000 € et 6 mois d’emprisonnement. La Cour de Cassation débouta les demandeurs finalement, mais l’appétit français pour davantage de règles et de contraintes n’en faiblit pas pour autant.
Les cas ont couvert un spectre assez large et souvent bizarre. En 2008, par exemple, Brigitte Bardot fut condamnée pour avoir écrit une lettre au Ministre de l’ intérieur de l’ époque par laquelle elle lui indiquait penser que les Musulmans et les homosexuels étaient en train de ruiner la France. En 2011, le couturier John Galliano fut condamné pour insultes antisémites contre au moins 3 personnes dans un café parisien. En 2012, une loi proscrivant toute forme de déni de l’holocauste arménien est bien votée mais est déclarée non constitutionnelle ensuite, même si le négationnisme reste un crime. En 2013 une Française fut condamnée pour « apologie du crime », après avoir permis à son fils nommé Djihad, d’aller à l’école avec un Tshirt portant la mention, « je suis une bombe ». L’an dernier, Manuel Valls, alors Ministre de l’Intérieur « déclarait la guerre » à Dieudonné M’Bala M’Bala en disant qu’il n’était pas un comédien mais un antisémite et un raciste. Il est facile de faire taire ceux qui propagent des idées haineuses ou des mots offensants, mais la censure ne s’arrête que rarement aux comportements marginaux.
En particulier, parmi les manifestants de la semaine dernière Place de la République, on pouvait voir Sasha Reingewirtz, Président de l’ Union des étudiants juifs de France, qui dit à la NBC : « Nous avons à rappeler aux terroristes que la religion peut être critiquée librement ». En 2013, le même syndicat n’était pas aussi généreux quand ils poursuivirent Tweeter pour avoir propagé des termes antisémites. Un tribunal français obligea Tweeter, sous peine d’accusation de complicité à révéler les noms des auteurs de ces tweets.
La règlementation française a été récemment étendue aux propos porteurs de haine et les tribunaux interviennent très fréquemment pour des questions relevant de l’opinion. Une bloggeuse , Caroline Doudet, fut ainsi obligée de changer le titre se son blog afin de réduire le nombre d’occurrences Google qui mettaient son blog en tête et avec lui, des critiques négatives sur un restaurant ! Alors même que la France a mis un terme depuis longtemps à ses lois anti-blasphématoires, il n’y a guère  de changement pour les auteurs de propos diffamatoires ou haineux. Les extrémistes en tout cas, s’en moquent bien comme ceux qui à Paris ont établi leur propre règles pour des propos considérés comme des crimes par la loi française. Pour eux, ce qui compte c’est le degré de la réponse à des provocations considérées comme illégales à leurs yeux. Comme l’écrit le radical Islamiste Anjem Choudary cette semaine : « Pourquoi, dans ce cas, le gouvernement a-t-il autorisée Charlie Hebdo à insulter les Musulmans ? »
C’est l’intolérance française croissante à la liberté d’expression qui a motivé les journalistes de Charlie Hebdo – et particulièrement son rédacteur en chef-  à traiter par la dérision toutes les religions. Charbonnier eut à faire face à des menaces permanentes, pas uniquement celles de ses assassins mais aussi des poursuites judiciaires. En 2012, au milieu de protestations internationales contre un film anti-islamique, le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault prévint que la « liberté d’expression doit s’exercer dans les limites de la loi et sous le contrôle des juridictions »
—/–
Les Français bien sûr n’ont pas été les seuls à promulguer des lois sur la libre expression. La Grande Bretagne, le Canada et d’autres Nations en ont fait de même. Pareil chez nous aux US. En 2009 l’ administration Obama a supporté d’une manière particulièrement choquante des propositions venant de musulmans et visant à établir un « standard international du blasphème » La Secrétaire d’ Etat Hillary Clinton a invité des délégations à Washington afin de travailler sur ce sujet pour « muscler » un corpus visant à éviter les vieilles divisions. De la même manière en 2012, le Président Obama déclara à l’ ONU que le futur n’appartenait pas  à « ceux qui salissent le prophète de l’ Islam. »
Traduction sous les réserves d’usage
http://www.washingtonpost.com/opinions/what-it-means-to-stand-with-charlie-hebdo/2015/01/08/ab416214-96e8-11e4-aabd-d0b93ff613d5_story.html


Edit:
Un remarque technique pour mieux comprendre ce texte. La liberté d’expression est un droit positif aux Etats-Unis. Elle est garantie par le Premier amendement de la Constitution:
« Le Congrès ne fera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser à l’État des pétitions pour obtenir réparations des torts subis. »
En France ce n’est pas du tout le cas. La liberté d’expression est à géométrie variable et se construit au fil des lois qui en limitent la portée d’une part et de la jurisprudence qui en arbitre l’application.
 

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24 commentaires

  • Un autre sur plus ou moins le même thème, mais bon, je n’ai pas le courage de traduire : http://www.nytimes.com/2015/01/09/opinion/david-brooks-i-am-not-charlie-hebdo.html

  • En gros cet article souligne certaines contradictions qui traversent la France sur le sujet de la liberté d’expression. Ce n’est pas faux, et on a d’ailleurs tous plus ou moins nos contradictions sur ce sujet je pense.
    Pour autant il y a des contresens dans l’article. Par exemple :

    Si les Français voulaient vraiment rendre hommage aux morts de Charlie Hebdo, ils devraient peut-être d’abord revoir leurs lois qui criminalisent les propos, qui insultent qui diffament ou qui incitent à la haine, à la discrimination ou à la violence sur des fondements ethniques, de religion, de race, de nationalité, d’infirmité, de sexe ou d’orientation sexuelle. Ces lois ont été utilisées pour poursuivre le journal satirique et menacer ses journalistes pendant des années.

    Sauf que CH gagne pratiquement tous les procès de ce genre, justement. On n’y peut rien si certains attaquent le journal parce que le contenu leur déplait, en utilisant à tort certaines lois parce qu’aucune loi (par exemple sur le blasphème) ne leur permet réellement de le faire.

    • Un remarque technique pour mieux comprendre ce texte. La liberté d’expression est un droit positif aux Etats-Unis. Elle est garantie par le Premier amendement de la Constitution:
      « Le Congrès ne fera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser à l’État des pétitions pour obtenir réparations des torts subis. »
      En France ce n’est pas du tout le cas. La liberté d’expression est à géométrie variable et se construit au fil des lois qui en limitent la portée d’une part et de la jurisprudence qui en arbitre l’application.

  • A Georges Vallet.
    Je ne suis pas d’accord avec le commentaire que vous écrivez sur l’égalité. Selon la déclaration des droits de l’homme (1789), l’égalité signifie l’égalité de tous devant la loi. »Les hommes naissent libres et égaux en droit ». C’est l’abolition des privilèges. Sous l’ancien régime, le droit s’appliquait différemment selon les origines de chacun dans la société. Puis selon la déclaration universelle des droits de l’homme (1948), à cette égalité civile s’est ajouté l’égalité sociale, égalité des droits sociaux.

  • Avant de rentrer dans le vif du sujet, une remarque.
    «Pour une fois, je ne m’exprimerai pas . Je me suis contenté de tenir la plume du traducteur. Celui d’un article paru dans le Washington Post à propos de la Liberté d’expression en France .»
    Je ne suis pas entièrement d’accord avec vous d’autant plus qu’il m’arrive souvent de m’appuyer sur des auteurs reconnus pour faire valoir des opinions personnelles.
    Publier le texte d’un tiers n’est pas innocent; c’est vouloir dire quelque chose donc s’exprimer.
    Arrivons en à cette traduction.
    Elle est très intéressante car elle donne l’avis particulier d’un professeur de droit public des U.S.A., publié par un journal particulier.
    Ce texte doit donc être considéré comme une information: subjective, partielle, peut-être même partiale et provocatrice:
    «En France la plus grande menace contre la liberté d’expression, ce n’est pas le terrorisme. C’est le Gouvernement»
    Partielle, sans aucun doute, car vouloir réduire le message transmis par les Français à la défense de la liberté d’expression, c’est pour le moins superficiel et par la même de la désinformation.
    Du fait du sens de la rotation de la terre, la lumière éclaire toujours les USA avec un grand retard!
    Cette réaction fabuleuse et inattendue était en réalité une manifestation spontanée, l’émergence d’un comportement explosif dont la barbarie a été le facteur déclencheur.
    Voilà des années que les Français se trouvent confrontés à une infinité de problèmes contre lesquels ils se sentent impuissants, obligatoirement soumis, et qui les étouffent. Chaque participant exprimait un ras le bol spécifique résultant des contraintes dans sa propre vie: personnelle, familiale, professionnelle, relationnelle…imposées par la déliquescence des grandes valeurs républicaines.
    Oui, je crois sincèrement que le défilé était beaucoup plus républicain que limité à la liberté d’expression. Cet immense flot humain voulait défendre les valeurs républicaines qu’il considérait en danger: liberté, égalité, fraternité, laïcité.
    Des personnalités étrangères se sont jointes car elles sentent bien que leur pays est aussi de plus en plus concerné.

    Liberté:
    Au sens large, chacun est bien conscient qu’il ne faut pas jouer avec le mots, la liberté, en général, ne peut pas être totale, il doit y avoir des limites; ce n’est pas par hasard si l’égalité y est associée.
    En ce qui concerne la liberté d’expression, comme le rappelle le texte:« le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault prévint que la liberté d’expression doit s’exercer dans les limites de la loi et sous le contrôle des juridictions ».
    En ce qui concerne la liberté de la presse, c’est « un droit fondamental » encadré par la loi, dont la caricature fait partie, avait rappelé de son côté, en son temps, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. En France, la loi est claire en matière religieuse: « La liberté d’expression dans l’humour prévaut sur l’émoi provoqué auprès d’une communauté. Le symbole religieux n’est pas protégé par la loi », explique Basile Ader, avocat spécialisé en droit de la presse. »A partir du moment où c’est un organe de presse ouvertement satirique qui caricature tout le monde toutes les semaines, il n’y a pas de méprise sur la loi du genre », ajoute-t-il.
    Déjà attaqué pour avoir publié des caricatures de Mahomet en 2006, Charlie Hebdo a ainsi été relaxé deux ans plus tard, la justice ayant estimé que les dessins ne constituaient pas une injure à l’égard des musulmans. Seules frontières à ne pas franchir pour les journalistes: tenir des propos négationnistes, appeler à la haine ou mettre en cause des personnes en raison de leurs origines religieuse, ethnique, raciale ou nationale.
    Une autre frontière ne doit pas être franchie, c’est de juger légitime de créer sa propre justice en la basant sur le crime.
    Egalité:
    Pour que l’égalité soit respectée il faut que la liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres, ce qui devient très difficile quand la démographie devient galopante et multi-culturelle.Voilà pourquoi il est normal de légaliser l’égalité en définissant, là aussi des limites. Chacun doit les respecter, c’est loin d’être le cas car les inégalités augmentent de plus en plus en France.
    Fraternité:
    La fraternité associée à l’égalité, impose une lutte efficace contre la misère, la faim, le logement, l’emploi…; ce qui n’est absolument pas le cas; des enfants et des adultes meurent de froid et de faim en France! La fraternité n’est pas respectée. Pour beaucoup c’est insupportable.
    Laïcité:
    C’est le support incontournable du vivre ensemble, une véritable exception française à laquelle les français sont très attachés; c’est la «liberté» de penser, de croire ou pas, de pratiquer la religion de son choix; c’est le respect du multiculturalisme, l’arme contre le racisme et l’antisémitisme, le machisme. L’école se doit de délivrer à tous les enfants ce contenu et de définir les droits et les devoirs de chaque citoyen français. Incluse dans une urbanisation démente, concurrencée sur le terrain par une mafia et une islamisation rampante, elle n’a pas pu accomplir, faute de moyens financiers et intellectuels, sa mission; résultat, au lieu d’ouvrir des écoles on a ouvert des prisons surchargées par manque de moyens, le bouillon de culture par excellence pour favoriser la délinquance et l’obscurantisme.
    Les orientations budgétaires doivent être reconsidérées totalement.

    Enfin, pour que ces valeurs soient respectées, il est nécessaire d’assurer un service de sécurité; les participants ont tenu à l’affirmer, beaucoup ont tenu à manifester leur soutien, leur sympathie même, pour les forces de l’ordre.
    Une révolution chez les gaulois!
    Comme on est loin de cette revendication unique pour la liberté d’expression déclinée par le Washington Post!.

    • Quelques précisions nécessaires
      Cet article est paru le 8 janvier, donc avant la grande manif
      Il n’exprime à mon point de vue aucun avis ni jugement de valeur et reste parfaitement factuel en nous mettant devant le nez un certain nombre de nos contradictions. Oui je sais, de quel droit ? Surtout si c’est un américain qui s’exprime. J ‘ajoute que j’ai également traduit dans le même esprit un article du Spiegel dans le défouloir. Mais là c’était une allemande.
      Vous me dites, lorsque je revendique la neutralité de cette publication, pour ce qui concerne mes opinions:

      Je ne suis pas entièrement d’accord avec vous d’autant plus qu’il m’arrive souvent de m’appuyer sur des auteurs reconnus pour faire valoir des opinions personnelles.
      Publier le texte d’un tiers n’est pas innocent; c’est vouloir dire quelque chose donc s’exprimer.

      C ‘est en cà en effet que nous différons profondément Georges. Vous avez des convictions très fortes et vous recherchez les moyens d’en prouver l’exactitude en faisant référence à des auteurs connus qui partagent votre avis. C’est ce que vous appelez une démarche scientifique et que j’aurais tendance à considérer comme une approche tautologique. Mehdi Jabranne en fait souvent de même. Vous n’hésitez même pas à accommoder la devise de notre République à votre manière en cas de besoin: liberté, égalité, fraternité, laïcité. 🙂
      Moi, j’ai également quelques convictions, mais j’ai surtout des doutes, des questions sans réponses et donc je prends la peine de lire ou écouter ceux qui ne partagent pas nécessairement mon avis , surtout quand ils me regardent d’ailleurs avec leur culture, et qu’ ils me donnent un éclairage sous un angle différent susceptible de m’aider à avancer (c’est plutôt le cas ici) . Y compris en revenant sur mes pas ou en changeant d’avis.

      • « regarder sous un angle différent » Cela s’apprend ! Au début des années 60 on était quelques « taupins » à ne rien comprendre aux mathématiques modernes et provinciales et nous allions trouver du réconfort à la Sorbonne, la gent féminine y était nombreuse alors qu’elle était interdite dans nos taupinières ! Et j’y ai découvert Edouard de Bono qui enseignait cette science « regarder ailleurs pour mieux voir » : la pensée latérale. Il y avait de quoi finir dans le fossé. Il était maltais, psychologue, un poil de philosophe. En fait il vendait la créativité, qui pointait son bout de nez. Il doit avoir dans les 80 ans aujourd’hui. Personnellement, « regarder ailleurs », cela m’a sauvé en quelque sorte. Je ne voyais plus des cardinaux en violet dans les ensembles. Ce fut un progrès fulgurant !

      • @oscar
        « en fait souvent de même ».
        …Si un texte ou une référence traduit mieux ma pensée que moi, je ne vois rien de fallacieux dans le procédé.
        Ce procédé n’a n’a rien à voir avec « une approche tautologique ».
        Par contre si j’ai usé d’un texte ou d’une référence comme argument d’autorité je vous prie de me donner quelques exemples concrets.
        J’ai horreur de lire des arguments fallacieux.
        Donc je vous remercie d’avance de m’aider à progresser
        Bien à vous

        • Bien à vous

          Formule plutôt fallacieuse non ?

          • 1) Cette formule n’a rien de fallacieuse (ou alors vous avez une autre définition du mot)
            2) Avec un peu de vice on pourrait la trouver cynique (!)
            Or bien élevé et sincère dans mes propos, je n’ai aucune raison de nourrir un quelconque cynisme envers un avatar numérique.
            Sur ma question posée par contre je n’ai pas mérité votre sérieux.
            Tant pis pour moi.
            Paix sur vous

  • Merci beaucoup pour cette traduction. Dans le même sens, je vous invite a lire http://www.generationlibre.eu/influence/la-raison-ne-doit-pas-avoir-peur-de-son-contraire/

    • Merci Jo, excellent article
      Oui, dans la France d’aujourd’hui, il n’y a plus de Banania, Tintin au Congo a disparu de nos librairies, Iznogoud aussi. L’arabe du coin est un Carrefour City. Il n’y a plus de pédés nulle part et il n’y a guère que des juifs et encore pour oser raconter des histoires juives. Combien de mots que nous n’osons même plus prononcer ? Alors, quand il ne reste plus qu’un tout petit journal pour s’accrocher et aussi s’enfoncer dans la dérision contre une partie seulement de notre population, justement la moins éduquée et la moins ouverte, ceux-là mêmes qui ont inventé Touche pas à mon pote, la Licra, LGBT et toutes ces organisations utiles et subventionnées qui leur ont servi de socle politique, défilent en tête du grand rassemblement du peuple français pour la liberté d’expression.
      L’insulte est partout désormais. Dans un mot banal comme un mouton ou dans un simple regard appuyé.

      • Ces articles relatent des faits intéressants, mais je n’ai pas bien compris qu’elle en est leur substantifique moelle.
        La communauté bobo ne peut pas comprendre que la liberté d’expression est à géométrie variable en France.
        Par ailleurs, le manque « d’esprit de responsabilité » dont parlait Chirac participe de la déliquescence de la société. Le refus de sanctionner fortement les incivilités fait partie de la même idéologie.

      • Certaines communautés religieuses sont INFINIMENT plus présentes dans les organes de pouvoir que d’autres. Il suffit de regarder l’assemblée nationale ou le gouvernement. Peut-être une explication à la liberté d’expression à géométrie variable ! Mais cela est mauvais, et pour tout le monde.

  • Oscar, vous vous êtes fait un régal !

  • « Je fais des recherches pour voir si je trouve quelque chose en chinois sur la liberté de pensée ».
    http://www.lepetitjournal.com/shanghai/accueil/actualite-chine/204231-attentat-charlie-hebdo-reactions-chinoises-aux-attaques-terroristes-de-paris
    (article d’Alexandre Pouilly -Fuisset-Fumé)

    • 言论自由收紧的“两宗罪” Littéralement on pourrait traduire  » la liberté d’expression : un petit passage entre 2 crimes ! . « On vous tue parce que vous n’avez pas parlé, la rétention, ou bien on vous tue parce que vous avez parlé, la trahison. Y a un chinois dans la salle ?

      • 言论自由已成为时代共识 Les Chinois, pragmatiques, disent aussi, La liberté d’expression, c’est limité au consensus ! Parle à condition que tu sois d’accord avec tout le monde. Et effectivement en Chine on ne parle pas du gouvernement puisqu’on est d’accord !

  • En France, il y a aussi la séparation des pouvoirs…
    Tout mettre sur le dos des politiques, c’est trop façile…
    mais et la justice?????
    une solution, changer la constitution, mais, surtout pas la sixième république

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