Contribution à une réflexion sur l'école.

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laicite-160x130Le choc que nous venons de vivre est le résultat d’un séisme dont les enregistrements sismologiques avant-coureurs étaient connus depuis longtemps, souvent répétés, mais mis systématiquement de côté pour de nombreuses raisons, difficilement recevables ! Nos politiques, reflet d’une population ouverte à ses problèmes immédiats, n’a pas voulu suivre l’évolution démographique et multiculturelle qui se produisait et s’accélérait, phénomène qui, compte tenu de l’évolution internationale, va encore se poursuivre et s’amplifier. Comme dans beaucoup de domaines, on attend que l’entreprise soit en faillite pour chercher la solution au lieu de prévoir à l’avance des mesures d’accompagnement. On retrouve la même démarche dans le domaine politico-socio-environnemento-économico-financier où les signaux d’alerte sont de plus en plus nombreux ; les deux sujets sont d’ailleurs intimement liés.
La reconstruction de la société, que des millions de français ont souhaité édifier dernièrement, passera par une redistribution des cartes, des rapports, des valeurs, des richesses existantes et potentielles, pour faire une unité fonctionnelle stable.

La cause est systémique, le traitement doit l’être aussi

L’enseignement en général s’inscrit dans un tout dont une planification fonctionnelle, dans le temps et dans l’espace est à mettre en place. Elle doit porter simultanément sur le social, l’économique, le culturel, le religieux, le sécuritaire, l’éducatif, le politique, la justice, le répressif…en bref sur tous les rouages du fonctionnement d’une société en recherche d’équilibre.
En ce qui concerne l’enseignement sensu-stricto, il faut le voir, lui aussi, dans son ensemble ; il est très injuste de dire que le système éducatif est un échec total. Les grandes écoles, les universités fournissent toujours une élite que l’on retrouve dans les écoles de commerce, les finances, l’industrie, l’économie, l’armée ; beaucoup de nos étudiants sont demandés à l’étranger et s’expatrient ; notre économie les gaspillent.
Nous avons eu l’honneur de nous voir décerner un certain nombre de prix Nobel !
Réservons donc notre misérabilisme, et il est particulièrement grand, pour ceux qui, ayant eu la possibilité théorique de suivre le même cursus scolaire que les précédents, n’ont pas eu la chance d’être éduqué dans un environnement favorable. Le déséquilibre est total.

> Première remarque :
«L’Education nationale» doit-elle prendre en charge toute l’éducation des enfants ?
Absolument pas ; ce serait admettre la déresponsabilisation programmée des parents.
Ils interviennent dans l’éducation individuelle, familiale ; l’école, en plus de l’acquisition de connaissances, éduque à la vie sociale. Or, si la classe moyenne, tout en partant tôt au travail le matin et rentrant tard le soir, s’arrange pour suivre leurs enfants en contactant les enseignants, en faisant aider leur progéniture par des activités périscolaires, en provoquant des débats culturels ; d’autres familles en sont incapables car elles n’en ont pas les moyens financiers, intellectuels et linguistiques ; elles comptent sur l’école et la société pour le faire à leur place ! Elles ne se rendent pas aux convocations ou doivent être accompagnées par un traducteur ; la plupart du temps, les enfants sont les seuls médiateurs et ils disent ce qu’ils veulent !
Heureusement, il y a des associations de bénévoles qui viennent en aide mais elles n’ont pas, malgré toute leur bonne volonté, l’autorité, les connaissances pédagogiques et les moyens nécessaires, pour accompagner la démarche de l’enseignant.
C’est sans doute excellent de demander aux parents de signer une charte, un contrat…, mais une grande partie de ceux qui sont les plus concernés ne savent pas écrire, lire ni comprendre le français ! La signature n’a d’intérêt que s’ils savent ce qu’ils signent !

> Deuxième remarque :
L’absentéisme scolaire est un boulet qui isole un grand nombre d’enfants d’une scolarité normale, les assistances sociales, débordées, ont du mal à faire les investigations nécessaires ; les établissements avertissent mais que faire avec des familles sans aucune autorité, illettrées, dans la misère, les seuls revenus étant ceux issus des allocations, de la délinquance ou de la drogue !

> Troisième remarque :
La hiérarchie de l’Education nationale, depuis des années, du chef d’établissement jusqu’à l’Inspection et au Ministère, a une responsabilité dans cet échec. Il ne faut surtout pas faire de vagues, tout doit fonctionner, théoriquement, normalement sinon une incompétence est reconnue et perturbe la situation professionnelle ou politique de cette hiérarchie. Tous les foyers locaux d’insoumission, d’irrespect, d’absentéisme, de violence… ne remontent pas comme il faudrait et ne sont donc pas traités ; combien de fois n’a-t-on pas lu ou entendu, sur place, que l’enseignant ne « savait pas » tenir ses élèves, c’était bien sûr uniquement de sa faute ! Ne nous étonnons-pas que ces foyers se soient embrasés : ils apparaissent maintenant au grand jour mais ils couvaient sous la cendre depuis des années.

> Quatrième remarque :
La confiance et la solidarité entre les parents et les enseignants, est au plus bas ; à l’émission de C dans l’air sur ce sujet, vendredi dernier, un inspecteur relatait que plus de 50% des parents ne faisaient pas confiance aux maîtres. Nous vivons dans une société où l’individualisme et la compétition règnent en maître ; tout ce qui n’est pas soi est critiqué ; il faut être le meilleur ; l’école doit permettre de passer avant les autres pour obtenir une place dont l’obtention est le résultat d’une concurrence sévère. Fini la recherche de la culture personnelle et citoyenne, c’est la marchandisation et la privatisation.
J’ai vécu une situation où des parents d’élèves convoqués par un chef établissement pour conduite intolérable de leur enfant, arrivaient accompagnés d’un avocat !
On avance souvent que dans les écoles privées, confessionnelles ou pas, la relation parents-enseignants est largement positive ; C dans l’air évoquait une école coranique sous contrat où tout était apaisé ! Tout va bien car les parents inscrivent leur progéniture dans des établissements choisis, ils sont confiants car ils pensent que leurs enfants sont protégés de la mixité qui « pollue » (!) leur environnement.

Comment, dans ces cas imaginer un « vivre ensemble » ?

> Cinquième remarque : de nombreuses erreurs ont été commises.

• avoir construit des ensembles immobiliers concentrant la misère ; le pape François reprochait à ses ouailles de se reproduire comme des lapins mais beaucoup de ces populations vivent dans des cages à lapins !
• Faire des collèges et lycées de plusieurs milliers d’élèves ; c’est l’usine, c’est ingérable dans des contextes de crise surtout après la suppression des personnels de surveillance et d’encadrement.
• Comme dans beaucoup de métiers à responsabilité, une prédisposition et une formation initiale et continue sont nécessaires pour adapter l’efficacité et la motivation à l’évolution des tâches. Ceci a été supprimé pour des raisons d’économie. La mastérisation, en 2010, n’est pas encore concluante. Un constat important est à mettre en relief ; contrairement à de nombreuses professions où les décisions sont prises au sein d’un groupe, l’enseignant, dans sa classe, est seul ; seul à faire face à des situations différentes où l’imprévisibilité est permanente et la situation rarement stabilisée.

Suggestions qui sont loin d’être exhaustives ?

• Assurer l’alphabétisation des enfants et des familles dont la langue d’origine n’est pas le français ; action à mener grâce à l’intervention de l’école et des associations de bénévoles aidées par les municipalités.
• Multiplier les petits collèges, les classes à faible effectif, les formations, l’apprentissage avec l’accord et l’aide des entreprises…
• Développer des rencontres pour des mises à niveau des connaissances et des formations pour adultes.
• Pour apporter un peu d’humour (qui n’est jamais gratuit), je citerai une plaisanterie jadis affichée en salle des professeurs: «l’aide au travail personnel demandé doit pouvoir être du donnant-donnant, du gagnant-gagnant ; comme les élèves ont aussi beaucoup à nous apprendre, des heures de classe seront réservées à la constitution de classes de professeurs qui recevront un enseignement par les élèves; objectifs :
a) Apprentissage de la nouvelle langue des banlieues, passage incontournable pour rentrer en communication avec eux.
b) Apprentissage des nouveaux symboles de communication. »
• Redonner la sécurité dans les cités par des actions conjointes d’une police nationale et municipale, suffisante, logée sur place, et d’une police en civil, tournante, coordonnée, en recherche de renseignements. Un objectif prioritaire est d’éradiquer le monde mafieux par une présence permanente.
• Développer les éducateurs de terrain et rechercher l’investissement des résidents.
• Appliquer scrupuleusement les mesures préconisées par le ministère.
• Aider le mouvement des intellectuels musulmans qui veulent développer un Islam moderne, acceptant la liberté et la séparation du religieux et de l’Etat.
«Aider ceux-là signifie aussi ne plus tolérer, en tous cas dans les mosquées et les centre culturels en France, les adeptes du wahhabisme qui est incompatible avec les valeurs de la France.» Rachid Barnat La laïcité : Une chance pour réformer l’Islam de France !
http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2015/01/islam-deslumieres_24.html référence très intéressante de Jean Pierre Ryf sur le forum.
• Faire éclater cet urbanisme concentrationnaire pour faciliter la mixité sociale.
• Redonner le goût d’enseigner par une reconnaissance professionnelle, de la part du politique et de l’opinion publique. C.A.P.E.S. 2014 : plus de 12% des postes n’ont pas été pourvus, avec des taux plus élevés en mathématiques : -33%, ou en lettres classiques : -17%; postes sur lesquels sont recrutés, du coup, des contractuels, mal payés, mal préparés et au statut précaire. Le mal être enseignant est important, un sondage Se-Unsa portant sur 15000 réponses donne :
84% considèrent que l’opinion publique n’a pas une vision positive de leur travail.
95% qu’elle n’en comprend pas les contraintes.
46% considèrent que la hiérarchie ne valorise pas leur métier

Le questionnement va immédiatement surgir: avec quel argent ?
Nouvelle suggestion parmi plein d’autres ; pourquoi ne pas augmenter la TVA sur les produits de beauté : cabines de bronzage cancérigènes, teintures pour cheveux allergisantes, parfums et produits de maquillage, crèmes antirides qui n’agissent que sur ceux qui n’en ont pas !…. Cette mesure pourrait s’étendre à tous les produits de luxe comme les montres Rollex, les bijoux, la maroquinerie, la chirurgie de confort…….Cet argent entré dans les caisses de l’Etat serait redistribué aux communes suivant l’importance des besoins.

Entre l’obscurantisme, l’insécurité, et le luxe, il faut choisir.

– Par Georges Vallet

crédits photos : cnafal.org

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27 commentaires

  • Le commentaire de Peyo a aussi une autre lecture que le sarcasme.
    Il y a peu, les enseignants débutaient leur carrière dans les zones sensibles. Pas sûr que ce point ait changé.
    Les pompiers, les bus se font aussi caillasser. Tout ce qui est étranger aux cités est objet de défiance.
    Des emplois de chauffeurs ou de pompiers pourraient être pourvus par les habitants des quartiers difficiles. Sauf que, une fois titularisés, ils iront se loger ailleurs avec leur famille. Ils seront remplacés par plus pauvres qu’eux. Le contraire qu’à Trespoey par exemple…

    • le cas des « décrocheurs » est abordé par des « élites » mais ou est la prise de parole des exclus?
      pourquoi ont il décrochés?
      qu’est il advenus de leur vie,
      comment s’en sont ils sortis?
      l' »alternative » devient la pensée unique des sachants!!!!

    • Larouture
      «Il y a peu, les enseignants débutaient leur carrière dans les zones sensibles. Pas sûr que ce point ait changé.»
      Peut-être pas en effet; mais est-on certain que des enseignants appelés«chevronnés» réussiraient mieux? Avoir été formé et avoir officié dans des quartiers dits sans problèmes, est-ce une bonne préparation pour maitriser un enseignement qui impose une toute autre approche physique, pédagogique…Un très bon plombier n’est pas forcément un très bon menuisier.
      Enseigner est un terme qui se décline au pluriel suivant les âges, les niveaux, les objectifs…
      Le vrai problème est celui de la formation, de l’encadrement; le désastre humain ne vient pas de la jeunesse mais de son envoi avec ses illusions, son dynamisme, sans formation initiale suffisante; au plus quelques heures, parfois pas, c’est inconcevable, mais il fallait faire des économies!
      Il y a de nombreuses années les enseignants de lycées et collèges suivaient pendant deux ans, des périodes préparatoires avec trois enseignants de la matière toujours présents: 1/3 de l’année l’apprenti assistait aux cours du tuteur, 1/3 il intervenait partiellement avec à chaque fois, après, les conseils appropriés. Le reste de l’année il faisait les cours d’un bout à l’autre. La première année le stage se passait en collège, l’année suivante en lycée. Au bout des deux ans, il passait les inspections pour la qualification. La nomination se faisait dans des établissements où il y avait des surveillants, des études, des permanences….
      Que le public scolaire ait changé, cela ne fait aucun doute mais en rétablissant une formation similaire sur place, pendant deux ans, encadré par un personnel administratif efficace suffisant: surveillant, assistance sociale, psychologue…..les jeunes, comme ceux d’avant, se trouveraient beaucoup plus à même de faire face aux difficultés du métier. D’autre part, il y aurait beaucoup à redire de «l’aide» des inspecteurs, en cours d’année; ils n’enseignent plus mais théorisent, on peut se poser la question du pourquoi ils n’enseignent plus!
      La véritable aide, elle est à rechercher auprès de ceux qui sont sur le terrain et pas dans les bureaux! Or, ces collègues ne sont pas toujours disponibles quand on a besoin d’eux et pour aussi longtemps qu’on a besoin d’eux!
      On en revient toujours au nerf de la guerre, il faut plutôt faire des LGV, des aéroports, des autoroutes, des barrages….que de former les enseignants que l’on rend ensuite responsables de l’échec des jeunes.

      • J’accepte ce que vous dites mais j’ai du mal à penser que la situation s’améliorera avec l’éducation (seule).
        Je crains que des générations perdues ne se succèdent et que ce ne soit inévitable. L’immigration continuera. Elle est même inévitable. Elle est indispensable au fonctionnement de nos Sociétés, voire de la planète. Et puis ce n’est pas un phénomène nouveau.
        Les révoltes en banlieue ont commencé fin des années 70. En 2005 les banlieues se sont embrasées. 10 ans après, les problèmes sont toujours là. Plus de 40 ans que ça dure.
        La Politique de la ville me rappelle les restos du cœur. Ils sont très utiles mais ne solutionnent pas un problème qui est bien plus profond.
        Le géographe Christophe Guilly explique que les problèmes ont commencé avec le regroupement familial (1974). Les familles sont arrivées, les hommes ont perdu leur travail. Christophe G. explique que la bourgeoisie patrimoniale, comme la bourgeoisie bohème a besoin de services bons marchés (distribution, restaurants, construction, artisanat, garde d’enfants, femme de ménages, par exemple). La bourgeoisie s’est installée ou s’installe dans les quartiers les mieux situés et repousse les classes peu fortunées en périphérie. A Paris, on peut observer la population majoritaire du métro le matin (son origine. Je précise qu’elle va travailler), la nationalité des artisans maçons ou des gardiens d’immeubles (Portugais), les ouvriers du bâtiment (origine africaine ou Europe de l’est), nounous (africaines et/ou voilées, même dans les beaux quartiers).
        Christophe G. émet une critique sur la métropolisation (à l’échelle nationale, comme internationale) et explique que nous sommes passés d’une ère de lutte sociale à une ère de lutte
        « communautariste ». Il ajoute que le métissage généralisé n’existe pas et n’existera pas.
        Je pense que la situation était similaire il y a plus d’un siècle (maçons de la creuse, charbonniers d’Auvergne, employées de maison Bretonnes, etc…).
        La différence est que nous étions dans une situation de croissance généralisée et (surtout, je ne sais pas trop) que la mixité sociale existait même à l’échelle des immeubles. L’ascenseur n’existait pas. La voiture qui permet de s’installer toujours plus loin non plus.
        Je viens de lire un éditorial sur les quartiers difficiles qui se termine par la formule suivante : « — considérer ces lieux et leurs habitants comme des ressources plutôt que comme d’insolubles problèmes ? ». Belle formule. J’aimerais qu’elle prenne un contenu.
        A Pau et en Béarn la mixité n’existe pas davantage. Toutefois les écarts sociaux sont plus resserrés. Et puis l’entre soi est un penchant naturel. La mixité est surtout bonne pour les autres. L’évitement social se pratique à tous les échelons de la société. Le problème est qu’il y a un fond. Même à A@P la mixité est limitée…

        • « J’accepte ce que vous dites mais j’ai du mal à penser que la situation s’améliorera avec l’éducation (seule). »
          Nous sommes, je crois, tout à fait d’accord, c’est ce que je m’efforce de faire valoir dans de nombreuses interventions.
          La structure qu’on appelle Education Nationale n’est pas, loin de là, le seul pilier de l’éducation; nous sommes tous , chacun à notre niveau, des éducateurs.
          L’éducation d’une personne est l’émergence, la résultante de très nombreuses relations et interactions, entre les êtres et le milieu, tout au long de la vie. On s’éduque à tout âge et partout.
          Certains acteurs, sans aucun doute, ont plus d’influence que d’autres:

          les parents, en premier lieu, car ils interviennent en permanence dans un cerveau en construction, tant au niveau affectif et intellectuel que structurel et relationnel.
          La famille et l’environnement matériel, social, comportemental, intellectuel, viennent imprégner une manière de vivre, de penser, d’agir, de respecter, de se comporter, de raisonner…
          Plus tard, le milieu extérieur prend en priorité le relais: milieux scolaire et extrascolaire, professionnels, associatifs, réseaux sociaux, contacts avec les médias, la religion, la politique …..
          Chacun étant immergé dans des milieux tout à fait différents, cette éducation est strictement individuelle: il est donc normal que des différences, souvent profondes, voient le jour.

          Par contre, dans le domaine dont on parle surtout à l’heure actuelle, c’est-à-dire l’éducation collective pour vivre ensemble, dans le cadre des valeurs de la République, je ne vois que deux situations qui permettent, dans notre société d’apprendre la connaissance et le respect de l’autre ainsi que des institutions:

          Pour le jeune, l’école républicaine d’enseignement général pour tous, l’école laïque et obligatoire permettant à tous, de recevoir les valeurs, les droits et les devoirs inséparables de la conception de la République française. Elle doit permettre aussi, en dehors de l’école, de réaliser des activités périscolaires au choix de chacun, de recevoir des compléments d’informations et de formations, suivant le goût de l’enfant et le souhait des familles. Voilà pourquoi, et je sais que je ne suis pas suivi par tous, que je suis un partisan convaincu de la nécessité d’un tronc commun, d’une seule école d’enseignement général. Il en va différemment ensuite en ce qui concerne les enseignements professionnels qui sont spécifiques.
          Plus tard, le service civique obligatoire pour adolescents garçons et filles, remplaçant le service militaire.
          L’Etat, bien sur, donc nous tous qui le désignons (importance du vote), doit assurer, par son exemplarité et les moyens qu’il fournit, les conditions nécessaires et suffisantes à cette réalisation.

          • Deux remarques :
            1. Les parents ne sont plus LA référence pour les enfants. Les copains ont remplacé les parents.
            2. Je viens de suivre une conférence sur Internet avec une intervention du maire de Hambourg. Il a notamment présenté un graphe sur l’évolution des emplois dans les métropoles Allemandes pour les salariés diplômés. La progression est particulièrement forte pour les femmes. C’est systématique et spectaculaire.
            Il s’agirait des femmes de l’ancienne RDA qui « se bougent ». Les hommes de l’ancienne RDA resteraient au pays, à la maison, occupés par la bière et le foot et aussi par les sirènes des extrémistes Allemands. Un parallèle avec nos banlieues et pas seulement.
            A noter que l’Allemagne serait le deuxième pays de destination pour l’émigration derrière les US. A noter que toutes les métropoles Allemandes (>500.000 hab.) seraient en croissance démographique. Notamment le centre des villes, pris d’assaut pas les jeunes. La croissance toucherait l’ancienne Allemagne de l’ouest. La partie Est serait toujours en retard.

        • On broute toujours les mêmes rengaines, sur les difficultés de nos sociétés. Le point central de ces problèmes, c’est le manque de travail et donc de ressources. A force de traiter les conséquences du problème, on ne traite pas le problème. Si on a du travail on sait résoudre tous les problèmes. Et cela perdure depuis un demi-siècle, Une croissance, c’est d’abord des besoins e des clients qui ont le moyen de payer. L’immigré qui arrive est un vrai client. il a besoin de tout. Mais on ne sait plus créer le travail. On ne sait que former. Depuis 50 ans ! E cela ne sert à rien. Vous croyez que les Chinois sont formés ? Mais ils travaillent. Alors on dit  » le travail est trop cher » , taxes diverses et autres. Mais c’est faux. En fait il y a trop de jobs complètement inutile, ( 9 sur 10 ? peut -être ? Ce ne serait pas cela le principal problème. Le job inutile ? Peut-être 99 sur 100 sont inutiles. Nous avons en face de nous 6 milliards de clients , on est 60 millions, chacun de nous pourrait avoir 100 clients ! Notre monde de production a changé. Mais on n’en a pas pris bien conscience.

          • Ce qui m’inquiète dans ce raisonnement c’est:

            d’être amené à conclure qu’il faudrait donc supprimer 9 emplois sur 10!! C’est affolant.
            de déduire qu’un emploi utile est seulement une activité qui vend.
            Le travail doit donc être uniquement ciblé sur le commerce. C’est quand même un peu limité comme ambition intellectuelle!
            Pour vendre il faut fabriquer, pour fabriquer ,il faut apprendre, pour apprendre il faut des salariés capables d’enseigner, pour enseigner il faut faire des études…….Les policiers ne vendent pas, les magistrats non plus!!!
            Il faut donc supprimer tous ces emplois puisqu’ils ne vendent pas!! Le raisonnement est quand même un peu trop catégorique.

          • Je crois que vous illustrez notre maladie. Nous n’arrivons plus à raisonner en définissant les objets et en les positionnant les uns par rapports aux autres, ce qui est la moindre des choses qu’on peut attendre d’une discussion structurée. Notre monde est devenu très varié. Par rapport à celui d’il y a quelques siècles. Dans mes quelques lignes, je ne faisais qu’illustrer quelques images. La Formation ! Il m’est arrivé de supprimer la formation ! Pourquoi ? La formation sert à étoffer la connaissance pour mieux savoir. Mais cela prend beaucoup de temps. Or pour résoudre un problème il suffit de demander au professeur. Même s’il n’est pas là Mais il est toujours quelque part. Il suffit de lever le doigt ! Il vient à vous et il vous montre. On multiplie l’efficacité par 1000 ou 100 000. Je suis à la retraite, mais je participe à quelques agapes d’histoires anciennes. Aujourd’hui un robot opère à distance. Il peut discuter. Dans notre boite, on ne se déplace plus, même commercialement. Le client voit la pub, il avise, on présente, on signe ou on signe pas, mais on se déplace plus, et on couvre le monde entier quasiment. Sur ces bases on peut diviser par 100 le nombre de magistrats. Plein de tâches peuvent être envoyées en Afrique ou chez les Esquimaux ! On disperse comme cela les employés à distances, ils gagnent leur vie sans avoir à peler la girafe. On est structuré par notre système, mais on peut vivre, fabriquer, vendre, sans avoir tous les coûts qui nous poursuivent. Et on peut les remplacer par une autre bande de zèbres. !

          • L’activité humaine, quelle que soit cette activité, est toujours bancable, au sens de valoir de la monnaie pour pourvoir l’échanger. Regardez, Georges. Vous dormez ! C’est une activité bancable. Surprenant ? Non Vous pouvez l’échanger contre de la monnaie ! Il faut donc y être performant. Vous pouvez vendre votre sommeil. Il peut être étudié, et donc vendu ! Pourquoi ne pas vendre le sommeil à un terroriste ? Au prix papier de la monnaie d’aujourd’hui on pourrait lui acheter l’heure de sommeil. Il dort ? On le paye. La Planète serait calme. On aurait besoin de moins de magistrats, de policiers, et on serait alors d’une redoutable efficacité économique. On aurait inventé le sommeil terroriste ! C’est marrant on a réinventé un cri d’il y a plus d’un demi-siècle : « Faites l’Amour, pas la Guerre » !

          • « Vous dormez ! C’est une activité bancable. Surprenant ? Non Vous pouvez l’échanger contre de la monnaie ! Il faut donc y être performant. Vous pouvez vendre votre sommeil »
            Vous militez pour le travail jour et nuit j’ai l’impression!
            Comment est-il possible de concevoir qu’il est possible de vendre du sommeil, une fonction indispensable à la vie; sans sommeil c’est la mort assurée.
            Un raisonnement de ce tpe est appliqué en Am. du Sud, dans les populations pauvres, qui vendent leurs enfants et leur corps(rein…).Si je comprends bien « le commerce » souhaite vendre tout car tout devient « bancable »!
            Quand vous écrivez plus haut: »Nous n’arrivons plus à raisonner en définissant les objets et en les positionnant les uns par rapports aux autres », j’ai bien l’impression que c’est votre cas!

          • « La formation sert à étoffer la connaissance pour mieux savoir. »
            Le savoir, sous son aspect connaissance, est plus le domaine de l’instruction; la formation est celui du savoir faire.

          • Bien sur qu’on peut vendre son sommeil ! Un labo pharmaceutique peut avoir un produit à évaluer quant à son effet sur le sommeil et la qualité des rêves. Imaginez qu’un labo ait un produit pour tester les gens de chez Daesh !! Combien vaut leur sommeil ? Des milliards ! Daesh dort et se réveille comme un mouton ! N’est ce pas un miracle de l’industrie pharmaceutique ? Même chose si je ronfle. Je vend mon sommeil.
            Finalement notre crise, c’est un manque d’imagination. On a bien 6 milliards de personnes troublés par leur sommeil. Alors facturons et encaissons !

  • Je partage l’essentiel des analyses développées par M. Vallet, mais il y aurait bien d’autres arguments et dysfonctionnement à évoquer. En particulier l’organisation pédagogique des cycles (collège puis lycée) qui ne sont plus adaptés à un enseignement de masse ! A ce sujet je viens de publier un livre* en faisant des propositions concrètes pour instituer un vrai travail en équipes pédagogiques en s’appuyant sur de thèmes et support qui motivent tous les élèves et réduire ainsi le nombre important de « décrocheurs » qui sont laissés pour compte (voir statistiques PISA depuis 2000)
    « Fini les cancres avec une école pour tous »
    André Batignes,
    proviseur honoraire

    • A la bonne école !
      Je me rappelle être passé une fois ou deux dans votre bureau quand j’étais à Saint-Cricq.
      Même si le contexte ne s’y prêtait pas (quelques absences à justifier…) j’ai gardé le souvenir d’un proviseur calme, rassurant et motivant.
      Permettez-moi donc de vous en remercier 20 ans plus tard 🙂

      • Merci cher Medhi pour « ta » réponse. Pour un ancien élève, je me permets le tutoiement, j’espère que tu en accepteras l’augure ?
        Bien qu’à la retraite de proviseur depuis déjà 13 ans, je reste très intéressé par les problèmes de l’éducation des jeunes, et je suis très sensible à tes remerciements ! J’avais du mal à être sévère, car dans mon for intérieur je trouvais souvent des circonstances atténuantes pour les élèves, que les CPE convoquaient dans mon bureau !
        D’ailleurs, je vais te faire un aveu ! : dans ma carrière, les adultes (profs / parents / agents de lycée/ administration supérieure) m’ont posé bien plus de problèmes que les élèves en général !!
        Félicitations – à mon tour – pour tes engagements citoyens….Bon courage et bonne persévérance dans toutes tes entreprises….
        Bien cordialement,
        André Batignes ( prov. Saint-Cricq de 1990 à 2001)

    • Quel que soit la qualité de l’organisation pédagique, quelle que soit l’école, il est impossible d’y faire adhérer une large partie de la jeunesse. Le chômage tue le travail ! Et il tue l’Ecole. Quel intérêt un jeune peut-il trouver à l’ Ecole quand il voit l’essentiel de sa famille au chômage ? Dans les années 60, le jeune ne se posait pas de question sur l’utilité de l’Ecole? Il voyait les Grands au Travail.
      Mais aujourd’hui ? Le Jeune ne croira à l’Ecole que lorsqu’il sera assuré de pouvoir s’insérer dans la Société grâce au travail., et qu’il aura du travail s’il est bien formé. Pourquoi ne pas autoriser le jeune à travailler très tôt ? A 8, 10 ans ? Fous ? Non. la majorité des jeunes qui ont eu 10 ans dans les années 50, allaient à l’Ecole en même temps. Enfants d’agriculteurs, artisans, commerçants, Ils ont rendu possibles bien des miracles des Trente Glorieuses.
      C’est le principe même de notre formation, de notre cadre d’enseignement qui est à remettre en cause. Les Jeunes manquent de respect pour l’enseignement, et ceusla bien souvent. Mais ont-ils torts ? Au vu des résultats ? Non. On dit bien souvent : « les jeunes se font exploiter au travail  » C’es vrai Mais par qui , par l’URSSAF ? Oui. Comme les grands ! L’Etat, abuse des travailleurs. Il rend le travail trop cher, et il disparait.
      C’est pas l’enseignement lui-même qui pose problème. C’est le contexte dans lequel il est sensé se faire.

      • « Pourquoi ne pas autoriser le jeune à travailler très tôt ? A 8, 10 ans ? »
        En Chine, en Inde…on fait travailler les très jeunes; c’est vrai que le pays vend bien et qu’il réalise ses trente glorieuses; mais de là à vouloir l’appliquer dans notre civilisation, il y a un fossé humaniste infini à franchir. Sacrifier la vie pour le commerce c’est vraiment une autre conception!
        Allons plus loin dans ce raisonnement.
        Les islamistes, des rebelles africains….utilisent les enfants pour faire la guerre. Après tout, si ils peuvent travailler,pourquoi ne participeraient-ils pas à la défense de la communauté! Cela ne vous gênerait-il pas?

    • Merci M.Batignes pour cette participation au forum.
      Ma motivation, pour publier sur ce sujet dans un forum, était de mettre en relief que le problème de l’école concernait tout le monde. Ce n’est pas seulement une spécificité enseignante.
      Je suis tout à fait d’accord avec vous que, parmi les problèmes très importants, figure la pédagogie. Face à un monde, une société, un public scolaire qui a évolué au cours du temps, la structure de l’enseignement et son fonctionnement devaient s’adapter, ou disparaître; c’est entrain de se produire. Ce n’est pas une idée nouvelle, Darwin l’avait déjà évoquée.
      Je lirai avec un grand intérêt votre livre; je pense pouvoir le trouver au campus, chez Leclerc.
      Du fait de l’ampleur de ce problème complexe, il n’est pas question d’être exhaustif, c’est d’ailleurs impossible; ainsi, par exemple, j’aurais aimé pouvoir, entre autres, développer deux remarques:

      La première, dans le domaine de la diffusion de la connaissance,était exprimée par Benjamin Stora,:
      «Je propose la création d’une université populaire, ouverte à tous ceux qui n’ont pas le bac, aux jeunes et leurs parents, sur le modèle du centre universitaire expérimental de Vincennes». La formation toute la vie doit être favorisée.
      « Il est nécessaire que les enseignants des facultés s’adressent à des publics plus vastes et aillent dans les zones à déshérence profonde. Chaque université pourrait avoir un département avec des enseignants envoyés dans les prisons. Il n’y a pas de raison pour que ces lieux soient laissés aux seuls aumôniers et imams.»
      « Il faut un choc, une révolution culturelle: faire descendre les universitaires dans l’arène, qu’ils s’engagent et ne laissent pas seuls les enseignants des lycées et collèges sur la ligne de front.». Faycal Karaoui a fait cette démarche, dans des quartiers palois, avec succès.
      En ce qui concerne la pédagogie, un refonte complète des rapports disciplinaires me semble essentielle. Il est aberrant, alors que tout se tient dans notre monde, de continuer à cloisonner les disciplines, au moins dans les collèges et pourquoi pas dans les lycées, aussi bien d’ailleurs dans les matières scientifiques que littéraires.La biologie, par exemple, qui intègre tous les domaines de la connaissance devrait être traitée à partir d’une collaboration inter et pluridisciplinaire, au moins à certaines périodes, afin de substituer à l’analyse perpétuelle qui morcelle une synthèse constructrice qui réunit.
      Dans cet état d’esprit, ce manque de relations entre les disciplines, souvent élevé en chapelles bien cloisonnées, avait sensibilisé des enseignants chercheurs à l’université de Pau. Une tentative d’harmonisation de la pensée et du vocabulaire avait été réalisée, par des réunions communes, il y a longtemps, par un enseignant chercheur en chimie à Pau; cela a fait long feu avec sa disparition, dommage!

      • Monsieur Vallet, c’est bien vrai que de nombreuses initiatives ont été lancées pour favoriser le « décloisonnement » des enseignements disciplinaires, sans qu’ils soient reconnus et généralisés pour l’intérêt de « tous » les élèves ! Les principaux obstacles de mon point de vu sont dus à au moins trois causes :
        – Les corps d’inspections générales disciplinaires, qui se replient sans cesse sur leur matière et verrouillent les évolutions vers l’interdisciplinarité !
        – Les syndicats d’enseignants qui se retranchent derrière leurs IG (et IPR) pour le maintien des acquis (statut de 1950 !), par un corporatisme exacerbé !
        – La pyramide de l’administration qui ne veut rien lâcher de ses prérogatives (des IA, des recteurs, des ministres et surtout hauts fonctionnaires de l’E.N.)
        Je détaille tout ça dans mon bouquin, en proposant des mesures de remédiations, sans augmentation déraisonnable des budgets, déjà élevés pour la nation !
        Bonne continuation dans vos réflexions….si elles pouvaient être lues et suivies par tous les décideurs patentés !!!!
        Cordialement,
        AB

        • A Mr BATIGNES, je crois que toutes les organisations, entreprises et entités fonctionnent comme un moteur à explosion. Ils génèrent leurs propres toxines qui les empêchent de fonctionner normalement. Il faut les « vidanger » comme on le fait pour nos vieilles voitures. La qualité de l’enseignement n’est pas mesurable à l’aune de la qualité des enseignants et de leur organisation, mais elle dépend de l’effort que fait celui qui est enseigné. Etudier, apprendre, demande des conditions et un contexte qui sont très proches de ceux de l’apprentissage sportif. Le sportif s’entraîne, fait des efforts avec 36 ustensiles qui n’ont rien à voir directement avec son sport préféré. En 68 on a introduit la notion de formation sans effort. Dirait-on à un sportif, qu’il va aller plus vite sans efforts ? Jamais. Et j’ai un peu vécu ce genre de choses.
          J’ai fait le lycée à Pau et j’ai eu la chance après le Bac d’aller dans une très bonne Math Sup à Paris. Nous étions internes, venant de la province profonde, et il y avait 25 externes. parisiens, qui avaient la science infuse qui savaient tout alors que les internes ne savaient rien. Je caricature, mais les externes avaient 20 et les internes 0. Et le prof se moquait des ignares. Evidemment les internes se diluaient dans la difficulté, pendant que les externes brillaient. Cela pouvait durer 6 mois.
          Au début on ne comprenait pas les profs, qui n’avaient aucun sens pédagogique. Mais finalement on se roda à aller de plus en plus vite pour résoudre l’exercice ou le problème, on chronométrait ! C’est devenu un jeu; On prenait une variante, on chronométrait. Le jeu fait revenir l’ambiance, et ce qui compte finalement c’est l’agilité de la cervelle qui se réveille avec l’effort. Finalement, peu importe ce qu’on enseigne, ce qui compte c’est l’ouverture de l’esprit qui est importante. Bien plus que la science qu’on est censé apprendre.
          Une fois que l’esprit est ouvert, on peut apprendre n’importe quoi. Quelques années a près ( 2 à 3 ans après ) je donnais des leçons particulières, maths et autres. J’appliquais la même technique avec mes élèves qui n’étaient jamais très brillants. Mais je conservais la méthode, le même exercice, plusieurs fois et de plus en plus vite. On voit l’esprit s’entrouvrir Il fait des rapprochements, jouent avec les règles…Et il s’amuse alors. Et l’esprit progresse.
          Je crois qu’on a oublié les mécaniques de fonctionnement de l’apprentissage. On peut appliquer cela même dans les sciences littéraires, telles que l’Histoire, La Géo, la Philosophie. Je crois que nôtre moteur est en train de rendre l’âme. Mais on peut le changer et on pourrait apprendre en forçant et en s’amusant. En plus le « match » ressoude les ambiances, les collaborations, cela s’apprend presque naturellement.

  • @georgesvallet
    Merci Monsieur Vallet encore une fois pour vos textes denses et toujours enrichissants
    « Le questionnement va immédiatement surgir: avec quel argent ? »
    Effectivement.
    Je crois aussi que la France est dans une espèce de contradiction difficilement tenable.
    Nous avons dans nos gênes l’idée que la République est indissociable de l’Education Nationale car c’est une des grandes victoires de la République (donc un de ces piliers) que d’avoir soustrait l’enseignement scolaire à l’Église.
    Or je parle de contradiction car l’idéologie dominante veut que tout soit marchandise : la santé, la communication, l’éducation,..
    Les écoles comme les hôpitaux devront à terme être des centres de profit, ce qui est incompatible avec la vocation de l’école.

    • Que c’est réconfortant de voir que ses idées sont partagées!
      Un grand travail est à réaliser pour convaincre les autres du danger de cette orientation. Quand tout sera soumis au profit, il n’y aura plus de démocratie réelle possible. Heureusement, il y a un « ressenti » qui se manifeste; un bouillon de culture est entrain de fermenter dans notre monde occidental; des signes précurseurs ne trompent pas. La lutte sera dure car c’est celle du pot de terre contre le pot de fer, de la raison contre l’ambition! La France, par les valeurs de ses fondements républicains a un très grand rôle d’intermédiaire à jouer; souhaitons qu’elle saisisse cette opportunité et qu’elle y parvienne pour nous éviter le pire!

  • Monsieur Vallet avance une proposition • « Redonner la sécurité dans les cités par des actions conjointes d’une police nationale et municipale, suffisante, logée sur place « .
    Pourquoi pas? Et moi, au niveau de la transmission, et pour instaurer une certaine confiance des parents, je complète « les professeurs, les agrégés en premier, seront logés sur place » .

    • Si c’est pour faire de l’esprit , on peut rappeler à Peyo que Chateaubriand disait:
      «Quand on court après l’esprit, on attrape la sottise».
      Si c’est de la jalousie, Peyo copiera cent fois«La jalousie est un vilain défaut».
      Si c’est de la méchanceté, Peyo méditera les citations suivantes:
      Chateaubriand:«La méchanceté est de tous les esprits le plus facile»

                                                            ou à
      

      René Goscinny:«J’ai la faiblesse de penser qu’en général la méchanceté n’est pas une preuve d’intelligence.»

      • J’oubliais: il y a une quatrième hypothèse:
        Si cette proposition est sans arrière pensée, on ne peut que louer cette contribution essentielle à la solution du problème posé dans le texte.

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