Politique – Démocratie verticale ou démocratie horizontale : Que voulons-nous ?


imgdemocratie002Oui, la France est « en démocratie ». Nous élisons nos représentants. Mais notre démocratie fonctionne t-elle au mieux des intérêts de ses citoyens ? A voir tous les déficits qui courent, la très mauvaise perception du personnel politique par les électeurs français, l’étendue du chômage, on peut douter que les institutions correspondent à l’air du temps. 

Démocratie verticale : C’est celle qu’a voulu pour nous Charles De Gaulle. Une démocratie, certes élective, mais où le citoyen ne compte pas entre deux échéances. Cette démocratie-là ne fait pas le pari du citoyen mais d’un seul homme : le Président élu (et ses équipes). Ce phénomène a été renforcé depuis la mise en place du quinquénnat, suivi de l’élection des députés pour la même période de temps. Une assemblée gaudillot.

Beaucoup en France, reviennent vers les années De Gaulle : le sens de l’autorité et de l’Etat. Mais est-ce cela qui fait avancer un Nation ? N’est-ce pas plutôt de donner aux citoyens les moyens pour que, compte tenu de leurs capacités individuelles, chacun contribuent, dans son domaine de savoir, voire d’excellence, à l’évolution de notre société dans toute sa diversité économique, sociale, scientifique, culturelle, sportive… De Gaulle n’avait pas mis l’Homme au cœur de son projet mais la Nation. C’était une autre époque.

Oui, bien entendu, il nous faut un pays centralisé pour que l’ordre soit la règle et ainsi « éviter la chienlit ». Mais, cela crée une condition nécessaire mais pas suffisante. Non, il ne faut pas que le pouvoir tombe entre les mains de quelques uns. Pour une bonne pioche, combien de mauvaises ? Au vu de l’état actuel de notre pays, qui a été la « bonne pioche » de la Vème République ? Parmi les Présidents De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterand, Chirac, Sarkozy, Hollande ? Parmi les Premiers Ministres ? Parmi les Parlementaires ? etc.

Cette démocratie verticale, ne fait pas le pari du citoyen. Elle part du principe qu’il n’est pas capable. L’Etat est là pour lui. L’Etat avec son élite, ses énarques, ses politiciens inamovibles. L’élite ! Quel horreur que cet attribut-là ?

L’élite de la France, se sont les Français eux-mêmes, leur savoir-faire, leur éducation, leur perception du monde, d’ici et d’ailleurs. Malheureusement, ils sont bridés, étouffés, freinés par l’impôt, les normes, les rigidités, les monopoles etc. Jamais ils ne sont consultés tant par référendum que par votation populaire. Notre démocratie française ne croit pas en ceux qui la composent : les Français.

Pourquoi tant de Français partent s’installer à l’étranger ? Beaucoup pourraient souvent trouver du travail en France. Ils partent parce qu’ils ont le sentiment qu’ailleurs les opportunités existent plus que dans leur propre nation.  Quel désastre ! A qui la faute ?

Démocratie horizontale : L‘élu n’est pas plus que le Français. Il est là pour créer les conditions de son épanouissement, de sa réussite « dans les domaines économiques, sociaux, scientifiques, culturels, sportifs ». Il doit s’assurer que les services (administration centrale, régionale, départementales, communales), à tous les niveaux n’entravent en rien l’initiative, la prise de risque des citoyens sans laquelle ceux-ci sont condamnés à être dans l’attente, en dépendance de l’Etat.

Pour cela, l’élu ne doit plus être au même poste qu’un nombre de mandatures très limité dans le temps. Il « tourne ». Monte de la vie civile, fait un temps « en politique » et reprend sa place parmi les Français.

Ces passages rapides permettront plus d’horizontalité, plus de « créativité citoyenne ». Notre démocratie, en finira avec les postures, les certitudes de trop nombreux élus en poste depuis si longtemps et qui n’ont plus qu’un seul objectif : le Pouvoir encore et toujours.

Disons le haut et fort, la Vè est aujourd’hui en situation d’échec. Un mode de « démocratie verticale » qui n’est plus de notre époque. La France s’enfonce dans les classements et la pauvreté. Rendons le pouvoir aux Français eux-mêmes. Ils ont beaucoup plus de capacités que les soit-disant « élites » du sérail. Finissons-en avec le cumul dans le temps ! Il y a urgence.

– par Bernard Boutin

Comments

  1. bernard andrieux says:

    exemple de démocratie européenne horizontale malgré elle: les wallons ont posé leurs conditions pour le marché canadien …bravo aux plus braves des gaulois!
    Voyons ce que va nous montrer le mouvement des Pirates en Islande…

  2. En l’état actuel de la société, un changement profond ne peut venir ni des politiques, ni du peuple, mais de « minoritées déterminées », comme cela a été le cas bien souvent au cours de l’Histoire.

    • Georges Vallet says:

      Tout à fait d’accord; on appelle cela, au cours de l’évolution biologique: des bifurcations. C’est grâce à cela que notre espèce s’est progressivement élaborée en évitant les catastrophes.

    • henriIV 3/4 says:

      Thierry Breton a démontré à Macron que sa manière de fonctionner est « morte » avant de commencer!
      Borloo a également tout compris!!!!

    • henriIV 3/4 says:

      Il va falloir aller rechercher Delio Onnis pour achever à la « Punte »

  3. Joël Braud says:

    A Bernard Boutin. Bernard, souvenez-vous, nous avons rencontré à plusieurs reprises Denys de Béchillon. Celui-ci professeur à la fac de Droit de Pau est un constitutionnaliste reconnu au plan national. Sur la Vème, il dit haut et fort que cette constitution est très bonne parce qu’elle nous a permis de franchir des lourdes épreuves, qu’on en a pas trouvé de meilleures en France, que modifier une constitution est une aventure dont on ne connaît pas au préalable les conséquences et enfin que le passage du septennat au quinquennat a été une erreur.
    Il n’est pas très enclin au recours au référendum.

    • Oui, un homme assis sur ses convictions. Un grand conservateur mais, ne dit-on pas que « qui n’avance pas recule » ? Les chantiers sont gigantesques pour l’adapter notre Nation aux enjeux d’un monde en constante évolution. C’est tous les jours que notre Nation doit s’adapter. Pas à pas… et non par une Révolution plus radicale. Tel est mon avis en tout cas.

      Je répète l’introduction de mon sujet : « A voir tous les déficits qui courent, la très mauvaise perception du personnel politique par les électeurs français, l’étendue du chômage, on peut douter que les institutions correspondent à l’air du temps ».

    • Michel LACANETTE says:

       » modifier une constitution est une aventure dont on ne connaît pas au préalable les conséquences »

      De rester figer ne donne pas plus le droit d’ en connaître les conséquences, or elles sont conséquentes. L’ URSS avait aussi une très bonne constitution, mais figée, elle en est morte, droite dans ces bottes.
      Osons évoluer, ne cassons pas tout, tout n’ est pas négatif dans la V ième république, mais ayons le courage de regarder la réalité en face, sinon nous finirons comme des dinosaures à qui l’ on jettera des cacahuètes……
      Pensons plutôt aux futures générations, qu’ à protéger contre vents et marées les avantages majoritairement acquis pour le personnel politique et l’ administration, sans avoir à rendre trop de comptes aux citoyens payeurs. Sans cette évolution, il y risque après nous, d’ y avoir le déluge. A nous de choisir, en pleine connaissance du pour et du contre.

      • Georges Vallet says:

        « sinon nous finirons comme des dinosaures à qui l’ on jettera des cacahuètes…… »
        Une affirm

        • Georges Vallet says:

          j’ai été coupé! Je voulais dire que cette affirmation me semblait hasardeuse car j’ignore si les dinosaures mangeaient des cacahuettes!

  4. larouture says:

    Dans mon village, j’ai assisté à une réunion publique pour les élections départementales. Il y avait du monde. Le candidat principal du ticket en compétition était d’ailleurs connu.
    Tous les sujets ont été abordés, bien au-delà de la compétence sociale qui devrait caractériser la prochaine assemblée départementale. Les électeurs présents n’auraient d’ailleurs pas apprécié si le débat s’était borné à un seul sujet, fut-il important. En fait le débat s’est surtout résumé à la présentation du candidat et de ses colistiers…

    Je ne pense pas que les électeurs présents cautionnaient particulièrement la clause de compétence générale.
    Je pense plutôt qu’ils appréciaient de voir une personnalité locale venir faire campagne et qu’ils apprécieraient également que ce candidat (comme les autres) reviennent régulièrement pour discuter des orientations en cours, quelles qu’elles soient, éventuellement rendre compte. Peu importe si le sujet est traité localement, à Bordeaux ou à Paris ou soit hors du cadre de d’action de l’élu.
    Je précise que le candidat qui a fait campagne dans mon village rend compte à sa manière (de manière souvent informelle) en étant présent à beaucoup de manifestations locales.

    Je pense que l’essentiel est une question de disponibilité. Le cumul est un frein.
    L’argument d’une proximité avec les administrations et les cabinets ministériels (ou les médias) n’est pas davantage convaincant. Le lien direct avec l’électorat, pas seulement avec les principaux élus locaux ou des militants et pas seulement lors des échéances électorales, me parait essentiel.
    C’est ce qui me parait faire défaut actuellement.

    PS : N’y a-t-ils pas confusion entre élites et classes dominantes ? Est-ce la même chose ? Je ne pense pas.

    • Trop d’égalités tuent l’égalité. L’agilité du citoyen lui a fait perdre le reste. Egalité à l’école, au boulot, en vacances, où est donc passée la tranquillité ? On est inégaux. Parfait ! Quel mal y a t -il ? On est pire. On est mieux. Et cela dépend des jours. On confond ainsi égalité et liberté. On est libre avec ses moyens et on est libre d’en acquérir d’autres. Cette culture de l’égalité est en fait un non sens. La nature ne nous a pas fait égal. Mais on a le droit à tout jusqu’ à la limite de l’autre. On réclame une égalité alors qu’l faut réclamer ses droits. On dit souvent  » on est égaux devant la Loi' ». Cela n’a pas de sens. Il y a plein de Lois qui ne s’appliquent pas à tous.

      Ce concept d’Egalité me semble convenir aux cours de récréation où on cultive l’inégalité ! « Je suis le plus fort, je te bats ». L’Egalité se revendique. Elle conduit à la guerre. Regardez l’Ukraine, ils ont réclamé l’Egalité. ils ont la guerre. C’est pareil pour l’Europe. Egalité devant la monnaie, ruine dans les foyers ! C’est presque caricatural.

      Alors cessons de brandir l’Egalité ! Brandissez votre Droit, il n’est pas égal, votre Liberté, et là il y a un morceau à conquérir et votre Tranquillité qui vous arrivera avec votre Droit et votre Liberté.

      Et cessons de revendiquer la Liberté, c’est un leurre pour vous cacher votre Droit et votre Liberté. Votre base !

  5. Michel LACANETTE says:

     » Disons le haut et fort, la Vè est aujourd’hui en situation d’échec ».

    Alors, c’est aux citoyens de demander vite le changement de Constitution et non
    d’ attendre que nos responsables politiques l’ envisagent, car la Vè leur donne trop le beau rôle, sans avoir à rendre des comptes aux citoyens ( Voir l’ exemple déplorable de Mr Labazée, cité parmi tant d’ autres….).
    Sans cela, ce ne sera jamais, il faudra aller jusqu’ à l’ effondrement du système sur lui même pour pouvoir envisager autre chose de plus équitable, entre les pouvoirs des responsables politiques, des citoyens et l’ administration.
    Alors ne tardons pas, car sinon, ne restera que la révolution, dont tant de pays ont fait
    l’ expérience, sans jamais trouver de réponse et qui ne résoudra malheureusement rien, si ce n’ est de passer d’ une force politique à une autre plus hasardeuse, sans répartition équitable des pouvoirs.
    Peut être que la solution viendra de la réaction saine de certains de nos hommes politiques ( Il y en a encore certains de vrais, mais pour combien de temps…. ) qui se sentent de plus en plus en déphasage avec les citoyens et de plus en plus mal à l’ aise avec le comportement de certains de leurs collègues.
    Mais surtout n’ attendons pas trop de miracles de leurs part, alors osons, car le pays à un besoin sérieux de préparer sereinement son avenir, pour ne pas jeter les jeunes générations dans les bras du FN ou du terrorisme, qui trouvent là le meilleur de leur terreau.

    • @lacanette Bien sur c’est aux citoyens à demander une Assemblée Constituante pour remettre à plat le système. Il y a peu de gens sensés à haut niveau. La folie doit donner des ailes ! Mais je crois que Bayrou et Juppe devraient le demander et ne pas attendre. Le Modem est vide, au moins Bayrou n’a personne à nourrir et Juppe n’est pas dans le même monde que l’UMP. Il a tout à gagner à en sortir Invitez d’autres personnes, Mélenchon, quelques écolos sensés, Il faut 10 personnes. Mais il faut arrêter ce système basé sur des principes faux, que ce soit l’Europe, son concept, la monnaie, une monnaie sans pays, un système économique aberrant Députes de gauche PS et autres, arrêtez de soutenir une telle équipe au pouvoir, faites en sorte que de ne pas la remplacer par l’équipe qui la précédait. Frondeurs, Frondez jusqu’au bout ! Sinon on va chercher DSK !

  6. Helene Lafon says:

    Bernard Boutin, si je suis d’accord sur le point de départ de votre sujet, je suis plus sceptique la solution qui en découle…
    Ce n’est pas au citoyen lambda que vous remettez au cœur de la démocratie mais une élite, l’élite entrepreneuriale au sens le plus large du terme, sous toutes ces formes et dans tous les domaines, mais une élite. C’est remplacer l’élite actuelle : l’Enarchie par une autre. Et on peut craindre que, comme actuellement, la plupart des citoyens ne le soient que le jour des scrutins… Et on aura encore et encore des élus au palmarès plus long et divers que celui du plus talentueux des sportifs.
    La vraie question reste comment rendre aux citoyens la Chose Publique, la Res Publica ?

    • Quel que soit le domaine, c’est toujours une élite qui détient le pouvoir. Mais ce n’est pas cela qui est critiquable. Elle ne l’est pas quand elle travaille correctement. Mais travailler correctement surtout dans le Service Public est plus difficile que dans le Privé. Trop de chefs, trop d’intérêts multiples, statuts particuliers de fonctionnaires.

      Une conclusion s’impose. C’est la suppression du statut de fonctionnaires. Personne ne devrait l’être, même pas policier, armée, justice, ni enseignant. Tout le monde au même régime. Les « directeurs » juges, policiers, armées, enseignants sont élus. Le peuple élit ses juges. On a déjà eu la « peau » des emplois publics !

      Restent à les payer. Comme dans toute entreprise, le temps de travail est relevé automatiquement et envoyé à une entreprise spécialisé, qui traite automatiquement des centaines de millions de personnes. Un salarié est affecté à une entreprise de gestion pour toute sa vie, son employeur réel, envoie les heures, le salarié est payé !

      On a liquidé le payeur. D’où vient l’argent ? Des impôts ! Mais l’impôt n’est plus égalitaire. Il est ramassé pour payer les frais publics. 600 milliards à récupérer ? Une paille ! on quintuple le prix des carburants, ils sont pris à la source d’une dizaine de groupes livrant l’énergie ( électricité, gaz, essence, gasoil, kérosène,…..) et on a les 600 milliards d’impôts en 10 coups de pelles ! Plus d’évasion fiscale, plus d’optimisation fiscale, On est en France, on paye ( 10 payeurs ) et on reçoit ( des millions !). On a liquidé l’encaisseur.

      Reste le bien public, l’école, l’hôpital, .(les murs ). Un contrat, un prestataire, payé par un payeur qui reçoit le produit de l’impôt.

      On voit qu’on peut supprimer sans dommages le secteur public. C’est déjà redonner la res public. au peuple. Nos institutions datent d’il y 2 siècles. Le savoir s’est répandu, les mines ont disparu, les maîtres de forges également. Normalement il n’y a rien à gratter dans le service public;

      Même l’enseignement, l’école, Il n’est pas évident que nos grands bâtiments, écoles, lycées, fac soient les meilleurs moyens d’enseigner. Nos élèves ont changé. Les moyens d’enseigner, ont changé, Le prof perce les murailles, travaille à des milliers de kilomètres, il peut bosser au restaurant. On a un monde magnifique à créer. Mais il faut d’abord se débarrasser du service public. Cela déjà au moins pour s’ouvrir les yeux. En souhaitant qu’ils ne soient pas encore en 1946 !

      • Michel LACANETTE says:

        « Une conclusion s’impose. C’est la suppression du statut de fonctionnaires. »

        Je n’ irai pas jusqu’ à dire qu’ il faut totalement bannir les fonctionnaires, comme l’ a fait la Suisse qui depuis une dizaine d’ années qui n’ en compte plus, et ne s’ en porte pas plus mal. Peut être que les coeurs de métiers des fonctions régaliennes de l’ Etat (Armée, Police, Justice, Santé, Education) pourraient continuer à être fonctionnarisés, mais toutes les fonctions annexes privatisées, ainsi que tous les Ministères non régaliens, hormis le Ministre ….. .
        A t’ on besoin d’ un cuisinier fonctionnaire pour une cantine scolaire ou d’ une secrétaire fonctionnaire pour remplir des documents ? Sûrement pas, le privé est tout a fait capable de remplir ce genre de mission, cela devrait être de même dans les collectivités territoriales qui ne cessent d’ augmenter les effectifs.
        Tout cela ne pourra se faire que par une refonte totale de l’ Etat, mais surtout à condition qu’ il y ait un véritable gendarme, capable d’ assurer le suivi continu des Institutions. Je pense qu’ une refonte totale du Sénat, qui pourrait avoir à ce moment là une mission arbitraire, législative, constitutionnelle, et économique, serait une bonne chose en remplacement du Conseil Constitutionnel et de la Cours des Comptes actuellement sans action pénale.

        Il faudra également envisager, que les citoyens aient le droit dans un cadre défini, de déposer des lois au vote de l’ Assemblée, sans avoir à attendre le réveil des partis politiques. Cela pourrait peut être fait au travers d’ un référendum d’ initiative populaire.

        • J’ai pas donné dans la nuance, mais c’est ce qu’il faut pour réfléchir. Je crois qu’il faut énoncer les En principes de base, de fonctionnement, de contrôles, de supervisions, d’encaissement de l’impôt , de la dépense. (impôt égalitaire,….) Notre Etat date de Napoléon. Il en a fini à Waterloo. On peut en changer ! En face nous on 7 milliards de clients qui attendent !

      • « Quel que soit le domaine, c’est toujours une élite qui détient le pouvoir. »
        Je dirai plutôt une oligarchie, qui assure son renouvellement. Cette oligarchie s’étend au delà des fonctions électives. La limitation du nombre de mandats et de leur cumul dans le temps serait la première mesure. Ceux qui devraient prendre cette mesure n’en veulent pas, de même que de la simplification du mille feuilles administratif.
        Pour l’instant, on assiste à une augmentation du nombre d’abstentionnistes aux élections, et à une augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux, confirmant le blocage du système. Que faire?
        Par exemple, s’intéresser à un dossier significatif pour les citoyens, l’étudier et le maîtriser mieux que nos élus et ensuite agir , contre eux si nécessaire.
        J’ai pu lire les réflexions d’anciens maires ou présidents de conseil général, leur constat est qu’ils ne sont sollicités par les citoyens que pour leurs questions personnelles; ils ont donc le sentiment d’avoir carte blanche sur les autres thèmes, qu’ils sont là pour veiller au bien commun.
        En réalité ,comme le rappelle Jean Tirole, prix Nobel d’économie, ils agissent pour se faire réélire.

    • Pourquoi travailler dans la fonction publique ? ( cf ci-dessous ) Y a t – il une raison qui mette un avantage pour le peuple ?

      Travailler dans la fonction publique : les 10 bonnes raisons
      1.La Fonction Publique : 1er employeur de France »
      2.Des valeurs et des vocations »
      3.Des métiers multiples et vari�s »
      4.Modernité et mouvement »
      5.L’égalité des chances »
      6.La sécurité de l’emploi »
      7.Le droit é la formation »
      8.La protection sociale et la garantie du pouvoir d’achat »
      9.La mobilité entre les fonctions publiques »
      10.Le droit à la retraite »

  7. Dans une interview, donnée à la République des Pyrénées, sous forme de vidéo, Georges Labazée, président sortant du CG64 se félicite de ses « 39 années au conseil général, 29 années au conseil régional, 31 années dans ma commune, 10 années de présidence de communauté de commune, 5 années de député, et maintenant en cours de mandat de 6 années de sénateur. Il ne me reste plus qu’à aller à la Présidence de la République demander une place de ministre » rajoute t-il en taquinant son interviewer. C’est ICI.

    A aucun moment, il ne parle de ses réalisations concrètes… en dehors de cette longue (et affligeante) logorrhée sur son expertise en matière d’élections et de réélections. Sa principale fierté à la fin de ce mandat.

    No comment ! Si triste pour notre démocratie.

    Qui saura faire le même travail de présentation des mandats accumulés par le nouveau Président annoncé, Jean-Jacques Lasserre ?

    Je donne le top départ : sa première élection au conseil général remonte au 21 mars 1982. On est quelques mois après l’élection de François Mitterand. Pour le reste à vous de creuser…

    • pour n’y rien comprendre, une réflexion gratos de béotien:

      La pyramide et l’horizon

      Embauchez quelqu’un en CDI et un autre en CDD, le premier sera pyramidal, le second horizontal. Prenez, exemple facile, un instit, qui se met à la politique (pléonasme), s’intègre à des machineries qui lui permettent d’accéder, en mouillant bien ses chemises, à une fonction « politique » bien rémunérée, intéressante et de salut public, un type qui a du talent et une volonté d’agir pour le bien commun (je grossis tous ces traits, bien entendu). Il entre dans la danse. Il est sincère et volontaire. Dites lui que dans cinq ou dix ans, il se retrouvera devant des gosses à enseigner les lois qu’il aura participé à mettre en place, avec son salaire de fonctionnaire de base. C’est l’aspect CDD. Quel investissement personnel attendre ?
      Prenons le même, en CDI. Il progresse, noue des contacts, s’enracine dans un nouveau monde qui rend le précédent quasiment immatériel (compter quinze ans d’exercice, mêmes écoles, copinages divers) , travaille au même rythme que bat le coeur de la Nation, s’offusque, argumente et vote, progresse sur les bancs, oublie les enfants, la craie, ne présente que le tableau noir au peuple blanc de peur, mène sa carrière, devient et rassemble, se fait élire comme un spermatozoïde dans la Patrie ovulante, en quelque sorte réussit sa vie. La motivation est le moteur, la durée en est le carburant nécessaire. Remettez aux manettes cet homme, face à des gosses, à son métier de base. Il ne comprendra pas le langage qu’utilisent ces gamins.
      Rajoutez à cela les candidats acceptant les CDD qui flairent le bon poste en CDI, qui sortent tout émoulus des mêmes bergeries, bref, jouent et rejouent le bis repetita placent…
      …ceci dit comme ça…

      CDI : contrat à durée indéterminée
      CDD: contrat à durée déterminée
      CDP: contrat à durée posthume

    • On peut compléter le tableau pitoyable avec J Lassalle, dont le palmarés est pas mal et qui voudrait en plus prendre la tête de la Région !!!!!
      Alors que ce Monsieur ne fait rien et n’est même pas présent au Conseil Général (voir les classements sur Sud Ouest) et que son seul travail à l’Assemblèe Nationale consiste a amuser la galerie, donnant finalement une image assez réelle de la qualité des élus béarnais !

      Mais il faut aussi s’interroger sur la stupidité des électeurs qui se font représenter par ces caricatures…

  8. Contribuable Palois says:

    Quelle utopie quand Bernard écrit  » L’Elu devrait être désintéresser à son poste. Cela suppose que l’Elu ne pourrait pas avoir de fonctions opérationnelles Il a un poste de conseiller d’administration. Le Conseil Municipal est un conseil d’administration. Cela changerait tout ».

    Car il faudrait bien un directeur général. Et ce serait aux syndicats de désigner le DG?

    • Un directeur est nommé comme on le nomme dans une entreprise. Il est choisi. Et il peut être remplacé à tout moment par le Conseil d’Administration. Les syndicats n’ont jamais désigné le directeur général.

      L’entreprise municipale a pour clients les habitants de la ville. Ce sont des actionnaires en fait. Ils nomment leur Conseil d’Administration. L’entreprise vend des services qui sont financés par les impôts, par les tarifs. Le Conseil Municipal ne devrait pas travailler plus de 3 h par mois. Le poste d’Elu ne serait qu’un rôle de supervision. C’était un peu comme cela quand ces institutions ont été installées il y a 2 siècles. Le cheval piaffait à l’époque à la porte des institutions. Aujourd’hui vous avez dans l’oreille et dans les yeux la totalité des « chevaux en course ». On pourrait s’adapter à ces nouveaux chevaux

  9. l'ours du bois says:

    OUI, ça aussi c’est de la démocratie…..
    Ce matin, notre président de la république a inauguré le salon de l’agriculture.
    j’ai entendu son discourt de chef de partis.
    et les journalistes ont confirmé, le chef de l’état est « en campagne, (électorale) »

    j’aurais préféré entendre, « le chef de l’état est est a la campagne »

    (ou est le président de tous les français????)

  10. Ce qui est clair, c’est qu’il y a un problème. Au simple niveau de la ville: dépenses somptuaires et effectifs pléthoriques d’un côté, nombreuses rue défoncées et impôts locaux élevés de l’autre montrent que quelque chose ne tourne pas rond. Cette situation est si grossière qu’elle met en question le type de démocratie locale.
    Et cela n’est pas de l’économie de haut niveau mais seulement le béaba.
    Evidemment, celui qui habite hors de Pau et vient s’amuser une fois par an au Grand Prix se fiche de tout cela, et même au contrefaire, puisque tout ce qui compte pour lui, c’est le Grand Prix.
    Mais imaginons qu’il n’y ait pas de roitelet ni de sbires élus. Les citoyens doivent réfléchir ensemble à ce qu’ils doivent faire de la ville. Vont-ils construire un stade de kayak ruineux ou rénover des rues en mauvais état ? Vont-ils créer du personnel municipal pléthorique ou des salles de spectacles (culturel et sportifs) adaptées à leurs besoin ?

  11. Je crois que tu oublies l’essentiel. L’Elu devrait être désintéresser à son poste. Cela suppose que l’Elu ne pourrait pas avoir de fonctions opérationnelles Il a un poste de conseiller d’administration. Le Conseil Municipal est un conseil d’administration. Cela changerait tout. L’Elu pourrait être dans plusieurs fonctions, mais il n’a pas de pouvoir. Il peut avoir un pouvoir d’influence. Mais pas plus. La démocratie est alors de type horizontale. et elle devient naturelle.

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