Ras le bol ? Votez blanc !


touche-pas-a-mon-electorat   On ne peut que le constater, notre classe politique est incapable de gérer la France à tous les niveaux de notre invraisemblable millefeuille territorial. Le dernier chiffre montre que la dépense publique continue d’augmenter, elle représente aujourd’hui 57,7 % du PIB…

La raison en est simple, toujours la même, l’objectif de nos politiciens professionnels est leur ré élection a tout prix. La conséquence est criante depuis des années : des politiques basées sur le clientélisme et la démagogie, beaucoup trop rarement pour l’intérêt du pays. Ainsi, les campagnes électorales sont du grand guignol comme le fut la dernière présidentielle. Ce fut à celui qui raserait gratis dans tous les domaines… Evidemment le réveil est plus dur et la conséquence est que nos politiques sont maintenant, et avec juste raison, assimilés à des bonimenteurs.

Leur incapacité a gérer est flagrante. Regardons au niveau national, et pour cela le très bon article de l’IFRAP (Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques ) qui s’intéresse à l’évolution de la masse salariale des fonctionnaires est édifiant :

« Le constat est sans appel. Christian Eckert il y a quelques jours a informé la Commission des finances de l’Assemblée nationale que les dépenses de personnel des collectivités territoriales avaient encore augmenté en 2014 : +4%. Il s’agit de l’augmentation la plus forte jamais enregistrée depuis 6 ans. Sur la même période entre 2009 et 2014 le total des dépenses de personnel aura augmenté de 8,57 milliards d’euros. Le plus curieux c’est que ce phénomène se produise alors même que l’enveloppe normée des transferts aux collectivités territoriales (prélèvements sur recettes), a été rabotée en 2014 de 1,5 milliard d’euros. Cela veut donc dire que la baisse « forcée » des investissements anticipée à 6% pour 2014 (en raison de la fin de cycle électoral) aurait été au moins partiellement arbitrée à la hausse, afin de procéder à des embauches supplémentaires (de complaisance ?). Cela veut surtout dire qu’il faut réformer plus que jamais la gouvernance de nos finances publiques locales et leur articulation avec les finances publiques nationales. Il en va de notre crédibilité budgétaire dans le cadre de nos engagements européens. » (IFRAP)

Il semble par ailleurs évident que les « gains de mutualisation » du bloc communal et de la structuration de l’intercommunalité, ne soient pas au rendez-vous. Une appréciation que corrobore le rapport de mutualisation du bloc communal (IGA/IGF) [2] Seule une incitation puissante à une « mutualisation intelligente » devrait pouvoir infléchir la tendance.

 C’est a de nombreuses reprise qu’on a eu l’occasion de dénoncer la dérive incroyable des dépenses publiques particulièrement au niveau du personnel alors qu’on devrait noter une baisse sensible, liée comme partout à l’augmentation de productivité et à la mutualisation intercommunale :

– Au niveau du Conseil Général où la masse salariale augmente lourdement année après année, sans aucune justification sérieuse (82,8 M€ en 2009 114 M€ en 2014 soit + 33 % )

– Au niveau de la ville de Pau qui continue encore a recruter en 2015 !!!

– Au niveau de la Communauté d’Agglomération Pau Pyrénées qui n’a réalisé aucune optimisation de personnel en embauchant 850 personnes en 10 ans

Tout cela alors que certains crient à l’austérité !

C’est le cas des maires de France et de leur porte parole François Baroin qui est venu pleurnicher aujourd’hui auprès du gouvernement pour que l’Etat ne touche pas à ses dotations vers les communes. Scandaleux ! Ces communes qui dépensent à tout va embauchent à tour de bras alors que le citoyen subit les augmentations incessantes d’impôt.

Citons encore Alain Rousset notre Président de Région, pourtant socialiste : « Oui, nous avons confondu en France l’emploi public et le service public. Oui, nous avons dégradé le service public parce que nous avons privilégié l’emploi public, que ce soit au niveau national ou au niveau territorial. Reconnaissons cela à notre débit. Il n’y a pas de contestation possible là-dessus, tous les recrutements qui ont été faits en redondance avec les communes plutôt que de la mutualisation… »,

 Nos élus savent que leur gestion est calamiteuse mais ils pensent que seule la démagogie permettra éventuellement leur ré élection. Et ne comptez pas sur de nouvelles compétences, sur des jeunes, car les principaux partis verrouillent les candidatures et les quelques nouveaux arrivants sont issus du même moule. S’ils ont enfin obtenu l’investiture c’est plus grâce à leur soumission, à des manœuvres internes et autres compromissions, qu’à leur sincérité et leur courage.

Alors soyez courageux à leur place, votez blanc !

Quand la somme des abstentionnistes et des blancs aura atteint un niveau indécent (on va sans doute dépasser 70 % aux prochaines départementales) il faudra bien que surgissent de nouveaux visages, hors des partis traditionnels, incapables de se réformer.

par Daniel Sango

http://www.ifrap.org/fonction-publique-et-administration/peut-controler-la-masse-salariale-des-collectivites

Comments

  1. Saubot says:

    Nous sommes en démocratie. Il y a toutes les possibilités de passer nos messages aux élus. On peut créer les associations que l’on veut pour exprimer nos points de vue.
    On peut même venir à BAP.
    Je ne comprends ni le vote blanc, ni le vote nul ni l’abstention.
    Par principe et pour éviter toutes formes de dictature.

  2. Il fallait commencer à offrir la possibilité d’utiliser le « bulletin blanc » – sous forme d’ABSTENTION – dans une structure associative ouverte au public. C’est ce qui vient d’être proposé à la CNIL par le Cercle Bleu, pour son « Registre du choix de fin de vie ». C’est, pour les personnes qui sont dans l’incapacité de faire le choix entre « CONTRE » et « POUR », une façon cependant de s’exprimer en prenant une autre décision. Cela a été accepté, et de nombreuses personnes l’utilisent. Gageons que d’autres mouvements adopteront cette procédure pour qu’elle entre dans les moeurs.

  3. Joël Braud says:

    Deux petites observations à JYS.

    Tout à fait d’accord sur les considérations des politiques pour s’opposer à la comptabilisation des votes blancs ou nul dans les suffrages exprimés.
    Cependant en raison des règles inédites mises en place pour ce scrutin départemental, il sera pratiquement impossible qu’un binôme soit élu au premier tour. En effet, il faut pour être élu au premier tour obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés mais en plus 25% des voix des inscrits. Cette dernière condition est inédite car auparavant ce calcul se basait sur les suffrages exprimés et non sur les inscrits. En raison du très important taux d’abstention, il sera vraiment très difficile de totaliser 25% des voix des inscrits.

    En second, il n’est pas fait habituellement de différence entre un bulletin nul et un bulletin blanc. Ces deux formes d’expression, parce qu’il s’agit bien d’une forme d’expression, sont confondues.

    • Tout à fait d’accord, Joël !
      Par contre je ne partage pas votre avis sur la quasi impossibilité d’élus au 1er tour.
      Je suis convaincu qu’il y en aura. Mais uniquement des élus du FN. Combien ?
      On ne va pas tarder à la savoir …

  4. La demande de comptabiliser les votes blancs dans les suffrages exprimés s’est toujours heurtée à l’hostilité des hommes politiques car elle exprime le rejet de l’ensemble de la classe politique par les électeurs.
    Aujourd’hui, se déplacer pour voter blanc ne sert à rien. Un vote blanc est considéré comme « nul » et est exclus des suffrages exprimés. De ce fait, les électeurs qui souhaiteraient voter blanc ne se déplacent pas et rejoignent la cohorte des abstentionnistes. Pour nos hommes politiques, ce n’est plus du rejet, c’est simplement du désintéressement, et cela les arrange (ou les rassure). Chacun peut interpréter les résultats en imaginant que les abstentionnistes auraient normalement voté pour eux, s’ils avaient voté. Regardez les tables rondes les soirs d’élections sur toutes les chaînes télé : c’est à pleurer !…
    Il est certain que s’il y avait 70% de votes « blancs ou nuls » au lieu de 70% d’abstentionnistes, ils seraient bien obligés d’en tenir compte car on en parlerait même à l’étranger. Ce ne serait plus une « abstention » (passive), mais une « manifestation » (active) et ce droit nous est reconnu par la loi sur la liberté d’expression.
    Les sondages annoncent 70% d’abstentionnistes et 30% des électeurs souhaitent le succès du FN. J’imagine facilement qu’avec de telles prévisions, tous les sympathisants du FN iront voter et que ce sont surtout les électeurs des autres partis qui s’abstiendront. Si c’est vrai, on risque d’avoir une majorité FN dès le premier tour.
    Si réellement le FN représente 30% des électeurs, cela ne me choquerait pas qu’ils obtiennent 30% des sièges, mais cela me choquerait qu’ils en obtiennent 60% à cause des abstentionnistes.
    Alors votez ! Et si vous ne savez pas pour qui, votez blanc, mais votez !…

    Attention : un vote blanc n’est pas une enveloppe vide (ça c’est nul !); c’est une enveloppe qui contient un bulletin blanc de la même taille que les autres bulletins. Il faudra l’apporter avec vous car ne comptez pas sur les organisateurs des élections pour vous le fournir !…

    • Blanc ou nul c’est un peu pareil car bien souvent certains se défoulent en laissant un message sur le bulletin…il devient nul mais il veut bien dire qq chose de clair.

  5. Romain says:

    Je voterai blanc le 22 mars.
    – je ne trouve aucune cohérence à mon « canton » (« Oloron2 » -rien que le nom franchement, avec un numéro en plus… quelle âme!?)
    – j’ai le choix entre trois vieux professionnels de la politique qui sont là par habitude, et deux idéologies des années soixante et assez « hors-sol »,
    – et surtout… c’est une élection pour on ne sait pas quoi, c’est quand même un comble!

    Je voterai blanc mais je préfèrerais qu’il existe non pas deux mais trois types de bulletins:
    – nominal: je soutiens une candidature
    – blanc: je voudrais bien soutenir un candidat, mais aucun ne me convient
    – rouge ou noir ou marqué « refus de prendre part au vote »: je ne comprend pas ou je conteste le principe même de cette élection

    Auquel cas je prendrais la troisième option. Qui à mes yeux a quand même un autre sens que d’aller à la pêche, parce qu’on se déplace au bureau de vote et qu’on montre qu’on y tient, à son droit de vote. Plus un « je ne vous suis pas et vous allez le savoir » qu’un « je m’en tamponne de toutes façons faîtes comme vous voulez ».
    Pour aller au bout des choses, si la somme des « blanc » et des « refus de prendre part au vote » dépasse 50%, l’élection serait nulle et non-avenue.

    Quant aux deux gouvernements (Fillon et Valls) et aux deux majorités de parlementaires qui ont ainsi tout dérangé dans les collectivités territoriales sans rien arranger; sans haine mais avec fermeté: cap baxat e ta cazo!

  6. larouture says:

    Quelle est la part des conséquences du vieillissement de la population dans cette croissance des embauches , compte tenu de la mission du CG de s’occuper principalement du social ?

    • La réponse lorsque le CG 64 publiera un Compte Administratif complet dans lequel on trouve le détail de tous les employés…
      Mais si le social représente une part très importante du budget, c’est parcequ’il redistribue APA RSA et autres aides diverses.

      • larouture says:

        Focaliser sur la démagogie et le clientélisme ne me convient pas complètement. La démocratie a toujours fonctionné ainsi.
        Je trouve que nous sommes là dans un effet de « meute ». La banalisation du discours du Front National en est une illustration. C’est à celui qui trouvera un exemple de gaspillage ou de détournement d’argent le plus invraisemblable, une histoire d’Imam ou de polygamie des plus sidérantes, de laxisme judiciaire etc…
        Prôner l’abstention fait partie de cet effet de meute. Alors, inutile d’en rajouter.
        Le problème est que depuis la crise pétrolière des années 1970, l’industrie perd des emplois. Les collectivités et les administrations ont embauché et continuent donc à le faire pour pallier la diminution des emplois dans le secteur marchand.
        Ce système a permis d’amortir les effets des mutations (ou crise) en cours. Mais, comme il n’y a pas de reprise économique, forcément ce système atteint ses limites.
        En Angleterre, le gouvernement Cameron a coupé dans les dépenses. Il parait que l’économie repart. Mais ce sont les plus pauvres et aussi les régions les plus déshéritées qui sont le plus touchées par les restrictions budgétaires. Apparemment, il n’y a pas d’autres solutions efficaces sur la planète. On ne sait pas faire autrement. Il faudrait donc en passer par là. En France aussi.
        Peut-on croire que les électeurs du FN sont prêts à cela ? Les plus gros bataillons sont issus des classes populaires et habitent dans des régions les plus sinistrées économiquement. Ils seront donc les premiers à subir des mesures de restrictions budgétaires. Ceux qui seront les plus touchés par les conséquences de telles mesures, seront considérés comme l’ayant mérité (loosers). Ils en seront même convaincus. De toute façon la pauvreté est honteuse. Elle se cache. Ce type de situation n’est pas nouveau. L’histoire nous le rappelle.
        Mais j’entends aussi que nous aurons de plus en plus besoins de soins à la personne. Ils constitueraient même une mine d’emplois ; certes peu qualifiés. Mais c’est aussi dans les emplois peu qualifiés que l’on trouve le plus de chômeurs (et de partisans du FN).
        Les futurs conseils départementaux auront donc une noble tâche. Il faudra certainement retrouver des solidarités de proximité. Il faudra aussi que l’économie marchande s’articule avec l’économie sociale. Comment, je ne sais pas.
        La bizarrerie de l’élection en cours vient de la difficulté à supprimer le département et les conseils départementaux car il faudrait une réforme constitutionnelle. Cela va venir. Patience. Mieux vaudrait l’exprimer ainsi. Disons aussi que M. Hollande n’est pas suicidaire et qu’il agit moins brutalement que M. Cameron. Personnellement je préfère voir à l’œuvre un socialiste honteux plutôt qu’un libéral enthousiaste

        • « Personnellement je préfère voir à l’œuvre un socialiste honteux plutôt qu’un libéral enthousiaste »
          Tout d’abord en France on n’a jamais connu de libéral enthousiaste, on n’a eu que des politiques de gauche de droite ou du centre « honteux » ce qui se traduit par le fait que depuis trente ans aucune réforme du système politique ne s’est faite.
          Dans tous les pays voisins, dans les années 70 on a regroupé les communes par la loi de manière à ce qu’elles aient des tailles suffisantes. Pas en France
          Lorsque l’on a institué le Régions, la pure logique voulait qu’on supprime les Conseils Généraux. Nos politiques ne l’on pas voulu …
          Même de Gaulle qui voulait marginaliser le sénat n’a pas réussi.

          Bref ce que les autres font rapidement il faut en France des décennies…et c’est pas gagné…

          « Le problème est que depuis la crise pétrolière des années 1970, l’industrie perd des emplois. Les collectivités et les administrations ont embauché et continuent donc à le faire pour pallier la diminution des emplois dans le secteur marchand. »

          L’industrie perd des emplois car les politiques ont fait le choix de développer le secteur des services au détriment de l’industrie et de baser la croissance sur la consommation intérieure, d’où en plus, un déséquilibre très grave du commerce extérieur.

          Les collectivités ont embauché uniquement par clientélisme et incapacité de ces élus à gérer leur Mairie, leut interco ou leur département. et le mécanisme est simple.
          Comme chaque strate utilise la compétence générale, chaque strate crée son service ou sa Direction pour chaque domaine.
          On a donc par exemple du personnel qui s’occupe du développement économique dans les communes, dans les interco, dans les départements et dans les Régions (et on devrait rajouter Etat et Europe)
          Regardez la grosse Direction Générale Adjointe du Développement économique et Territorial qui se divise elle même en deux Directions au CG 64.
          C’est la Région qui est chef de file, il ne devrait rien y avoir au CG

          Rajoutons que pour les acteurs économiques cela multiplie les dossiers à déposer et a soutenir pour obtenir des subventions.

          Et ne parlons pas de la culture du sport du support aux associations etc etc etc.

          Au niveau des Mairies, en créant les interco on aurait dû mettre en commun le personnel et diminuer en nombre par le simple effet du mutualisation et d’augmentation de la productivité. C’est le contraire qui s’est produit avec une inflation gigantesque de plusieurs centaines de milliers de postes. En effet chaque Maire a continué d’embaucher…et l’interco a embauché de son côté.

          Oui, des politiques « honteux »

  7. Robert Contrucci says:

    « La comédie humaine » (Honoré de Balzac) : une oeuvre de référence que beaucoup de nos élu(e)s ont lue (?!?).
    Incontournable pour mieux comprendre le comportement de nos élu(e)s : notables et roitelets… de Paris et de la province…

    Robert Contrucci

  8. Robert Contrucci says:

    « La comédie humaine » (Honoré de Balzac) : une œuvre de référence que presque tous les notables et roitelets (Paris et province) ont lue…
    Incontournable pour mieux comprendre le comportements de nos élu(e)s pour la plupart d’entre eux à… quelques exceptions près (?!?).

    Robert Contrucci

  9. Georges Vallet says:

    « il faudra bien que surgissent de nouveaux visages »
    Pensez-vous sincèrement qu’ils seront mieux????,

    • Le système actuel ne peut plus perdurer, de nombreuses voix se font entendre dans tous les partis contre la dérive actuelle, il faudra bien qu’un jour il se passe quelque chose.
      En particulier pour ces cantonales quand un couple sera élu avec 15% des inscrits, il y aura bien un débat dans tous les media.
      Cela voudra bien dire que notre démocratie a le cancer, et la conclusion finale sera que le cumul et le cumul dans le temps sont la cause principale de ce mal.

      Nos élus à vie auront beau freiner toute réforme, il faudra bien qu’ils y passent, les sondages ont bien plus de force qu’on l’imagine.

    • Non, ils ne seront pas mieux. Ils prendront l’habit des précédents. Nos institutions veulent cela. Avec un cumul dans le temps limité à deux mandatures, l’approche de la fonction élective serait toute autre : La professionnalisation disparaitrait de suite. Un coup pour mettre en place des projets, un deuxième pour le réaliser et tirer sa révérence. « On peut rêver »…

      • Georges Vallet says:

        Même la suppression des cumuls me laisse songeur.

        D’abord par ce que rien n’empêchera de se représenter un mandat sur deux; peut-être dans des villes éloignées; avec de jeunes loups, cela pourra se faire plusieurs fois dans la vie.

        Ensuite, tous les candidats sont présentés par les partis et suivent aveuglément les consignes. Que ce soit Pierre ou Paul, cela mettra peut-être en difficulté la volonté de perdurer dans la circonscription pour X raisons, mais la politique ne changera guère, ce sera celle imposée par les noyaux durs, pas forcément élus, mais dominants de l’idéologie «partisane»! A droite comme à gauche, à l’extrême droite comme à l’extrême gauche.
        Une solution est ailleurs, affaire à suivre.

        • Georges Vallet says:

          J’oubliais, il y a des maires dont l’action est incontestablement globalement positive; oui, cherchez, cela existe! Les obliger à ne pas se représenter, est-ce vraiment conforme à l’intérêt des habitants de la commune?

          • Oui, personne n’est indispensable

            • DS: « Oui, personne n’est indispensable »
              certainement, tout comme chacun est utile. May be like you.
              Tout à fait d’accord avec GV et ses commentaires, même si ce « débat » est assez à côté de la plaque. Vous êtes, DS, comme pas mal d’autres, dans votre bulle. Baladez-vous à droite, à gauche, et vous constaterez dans quelle inanité nous évoluons. Entre la Cour des Comptes et la Cour des Miracles.

              • Le non-cumul des mandats, la limitation à 2 mandats successifs, la transparence… cela va dans le bon sens. C’est la réaction qui consiste à douter de ceci qui n’a pas de sens. Et pour en venir à quoi ? A des incantations sur la fraternité, l’humanisme ?? Les progrès dans la société ne se font que par des minorités déterminées, dans leur bulle, à côté de l’inanité de la majorité.

                • RDV : « C’est la réaction qui consiste à douter de ceci qui n’a pas de sens. Et pour en venir à quoi ? A des incantations sur la fraternité, l’humanisme ?? »

                  Pensez ce que vous voulez, ce que vous aimez penser, RDV. Je dis simplement que les « politiques » ne sont devenus que la conséquence, l’interprétation de ce que veulent bien en faire les médias, que fustiger les politiques de façon systématique -beaucoup le méritent, certes, mais pas tous, loin de là-, c’est jouer de la manipulation de masse, c’est mettre en exergue des phrases, des attitudes, coupées de leur contexte, faire monter une sauce (le FN) en dirigeant le moindre discours vers ce qui fait le buzz, l’audimat et le profit. Je dirai, grosso modo, que depuis l’apparition des « guignols de l’info », la politique est devenue un spectacle récurrent, que quand on voit par exemple la marionnette de Bayrou « on voit » Bayrou, idem pour bon nombre d’entre elles et eux.

                  Je dis que la transparence, si elle est une bonne chose, n’intéresse pas les clampins dans mon genre, car les chiffres sont des chiffres, leur destination des organismes, leur répartition, leur efficience des aspects de la vie quotidienne qui ne forment que le bout de la chaîne. Les gens, les idiots dans mon genre, regardent leur fiche de paie, le montant de leurs allocs, le montant de leurs charges et impôts. Ils ne vont pas triturer les chiffres en amont. C’est bien de le faire, mais cela ne touche qu’une partie infinitésimale de la population.
                  Sur le cumul des mandats, deux choses : cumuler plusieurs mandats ou en cumuler un seul par répétition?
                  Plusieurs mandats: si on limite chaque mandat à un individu, il faudra bien autant d’individus que de mandats, non ? Est-ce que cela changera au final la gestion globale des villes et des campagnes? Je ne vois que des querelles de clochers, des ambitions partisanes décuplées, bref rien qui ne modifie dans le bon sens (fraternité, humanisme, flons flons du XIV juillet) la gestion des territoires, je ne vois pas l’économie budgétaire.

                  Cumul par répétition : quand vous avez affaire à un bon gestionnaire, vous ne demandez pas forcément de lui offrir au bout de 5 ou10 ans la porte de sortie. Cependant, dans le monde du travail, l’incompétence vient noyauter l’expérience. Le monde évolue plus rapidement que l’individu, et chacun d’entre nous, sauf vous, car vous possédez le mot Rêve dans votre pseudo (et vous suivez chaque année des mises à niveau, des stages, des cours de courtoisie, que sais-je encore:=) finit par atteindre son seuil d’incompétence, quelle que soit la taille de l’entreprise ou du domaine public dans lequel il se trouve. Alors il faut avoir le courage de laisser la main à d’autres compétences. D’où on en revient aux mêmes thématiques, aux mêmes refrains, aux mêmes images d’un monde caricatural dans lequel personne ne sait dans quel sens marcher. Sauf les oies, qui finiront par nous mettre au pas.

                   » Les progrès dans la société ne se font que par des minorités déterminées, dans leur bulle, à côté de l’inanité de la majorité. » dixit RDV

                • karouge: « Je dis que la transparence, si elle est une bonne chose, n’intéresse pas les clampins dans mon genre, car les chiffres sont des chiffres, leur destination des organismes, leur répartition, leur efficience des aspects de la vie quotidienne qui ne forment que le bout de la chaîne. Les gens, les idiots dans mon genre, regardent leur fiche de paie, le montant de leurs allocs, le montant de leurs charges et impôts. Ils ne vont pas triturer les chiffres en amont. C’est bien de le faire, mais cela ne touche qu’une partie infinitésimale de la population. »
                  Ca vous touche malgré vous et indirectement car même si vous vous fichez des chiffres, des personnes s’élèveront contre les aberrations du genre « stade de kayak le plus cher du monde… » qui a un impact direct sur vos impôts et sur ce que vous vivez au quotidien dans cette ville car l’argent employé dans ces dépenses somptuaires fait également défaut à l’entretien de base de la ville et à sa rénovation.
                  La transparence, c’est tout simplement SAVOIR ce qui est fait dans la ville au niveau public et être capable de voter en connaissance de cause.

                • Tout d’abord, je vous remercie de répondre à mon commentaire. Ensuite, je ne désire pas entrer dans une discussion narcissique et stérile, bien que chacun y croise un certain plaisir, quand l’on visualise l’historique des débats concernant divers sujets, même chanson, même refrain.(« « stade de kayak le plus cher du monde… »).
                  Je n’ai lu les articles « politiques » d’AltPy que par curiosité, parce que j’en suis par le dérailleur un peu partie prenante, mais je n’engage dans ma vision des choses que ma pensée personnelle et c’est en ce sens que je m’exprime, comme tout un chacun sur ce site, avec mes contradictions, mes erreurs de compréhension, mes ignorances et, par ailleurs, une capacité rare mais réelle : modifier mon avis selon l’argumentation offerte, mais non roborative.(Os!!!)

                  Donc, sur les réalisations de la ville de Pau en cours et surtout à venir, leurs coûts, je rappelle à votre souvenir le Guggenheim de Bilbao, et la trajectoire artistique et touristique que ce bâtiment a permis de faire naître sur le développement de cette ville en parfaite décrépitude (style Détroit), (un exemple parcellaire qui a vu et verra d’autres créations coûteuses mais qui resteront des pôles d’attraction, sauf si l’on préfère les Mickey, les villages gaulois, les Stroumpfs, lieux parfaitement stériles au niveau culturel dès que l’on atteint l’âge de trois ans. Ce sur-coût que vous reprochez aux édiles, que vous renâclez dès la question de l’ouverture de votre porte feuilles c’est l’avenir des villes, leur attractivité. Il faut cesser de pleurer pour que coulent dans les cités de belles fontaines, ornées de beautés de marbre dénudées. Les villes sont des oeuvres d’art en devenir, et vous, comme Sango et bien d’autres, ne voyaient que des chiffraisons qui, épluchées, ne modifient pas vos espaces de vie, (mais là j’admets voyager à l’aveugle), peut-être effectivement, vers le 10 du mois…

                  RDV : « La transparence, c’est tout simplement SAVOIR ce qui est fait dans la ville au niveau public et être capable de voter en connaissance de cause. »
                  La transparence, RDV, c’est trouver l’homme caché dans les grandes langues (ou landes) de bois. Une étape informelle…
                  http://www.andrebreton.fr/work/56600100382980

                  Bien à vous, mais court, car il y a beaucoup à dire sur sur tout un tas de sujets.

                • Le Guggenheim est probablement le fruit d’une profonde réflexion par un ensemble de personnes, pas le stade de kayak…
                  Exiger la transparence et / ou la forte réduction des dépenses somptuaires ne signifie pas être contre tout grand projet.

                • PierU says:

                  Antoine, pour un coup réussi type Guggenheim, combien de d’éléphants blancs type « Stade d’eaux-vives » ? Et dans ce dernier genre, l’Espagne a accumulé ces dernières années une sacré collection, à commencer par la Cité de la Culture en Galice : http://www.liberation.fr/culture/2012/02/27/espagne-la-ciudad-a-fonds-perdus_798876

                  Si on regarde de près, les « Guggenheim » sont plus des exceptions heureuses qu’autre chose. Soit les édiles de Bilbao ont été particulièrement clairvoyants, soit ils ont eu de la chance…

                • PierU says:

                  un début de réponse sur wikipedia :

                  « Le musée n’est qu’une des étapes d’un plan économique beaucoup plus ambitieux et l’effet Bilbao régulièrement avancé pour justifier la construction de bâtiments iconiques ne saurait être évoqué sans une compréhension plus large de toute la dynamique mise en place par la région, et dont le musée Guggenheim n’est que la partie la plus visible. »
                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Guggenheim_%28Bilbao%29

                  Le musée n’était donc pas un « coup » isolé, mais s’inscrivait dans un plan d’ensemble. Et on lit aussi que son coût a été de 100 millions de $ (150 sur d’autres sources) : c’est cher, mais cela me parait assez maîtrisé pour un projet de cette ampleur.

                • Les édiles ont dû faire un appel d’offres pour un musée, et ils ont eu sans doute la chance de recevoir cette proposition géniale de la part de monsieur Frank Gehry, et la clairvoyance d’en reconnaître la qualité.
                  Mais bon, toutes les « grandes structures » ne sont pas aussi géniales, et notamment dans leur dimension novatrice, pour créer un tel impact.
                  Et puis, un musée d’art contemporain de renom, c’est un passage obligé pour le touriste lambda.

                • les touristes lambda de la rue du XIV juillet, de la rue Carnot et du Triangle sont en effet des pièces de musée au grand air (spectacle gratuit ouvert 7 jours sur 7). Une ville, quelle que soit sa taille, doit développer des stratégies crédibles. Un axe foire expo-prison-foirail-médiathèque-halles réhabiliterait un « coeur de ville » de façon spectaculaire. Au sud, une liaison stade d’eaux vives, passerelle Gelos, haras, cité de la Tannerie avec une autre passerelle au niveau du pont SNCF Pau Oloron, ou du XIV juillet, après éradication des friches industrielles côté Bizanos et aménagements sportifs ou parc ou espaces ludiques côté Gelos, redonnant au gave son attrait, son attachement physique à la ville, ce ne serait pas « (Le musée n’était donc pas) un « coup » isolé, mais s’inscrivait dans un plan d’ensemble »(Pier U).
                  Alors, bien sûr, il faut de l’argent, beaucoup d’argent. Et les touristes lambda n’en ont pas, c’est moche !

                • On est d’accord qu’il faille rénover la ville tout en la structurant, y intégrer le gave…
                  « Il faut de l’argent, beaucoup », mais, je vous rassure, il y en a: il suffit d’arrêter le clientélisme, c’est-à-dire de diminuer la taille du personnel municipal et de l’agglo pour qu’il atteigne la productivité normale de celui d’une entreprise privée (sans le harceler ni le pressuriser), diminuer les dépenses somptuaires, vendre le stade de kayak et autre palais des sports ou complexe de pelote à un chinois, saoudien ou quatari, pour qui l’argent n’a pas de valeur, et qui fera joue-joue avec tout en le laissant accessible au public.

              • « Un axe foire expo-prison-foirail-médiathèque-halles réhabiliterait un « coeur de ville » de façon spectaculaire. »
                Tout à fait d’accord, pour cela il faudrait une vraie vomonté politique car cela passe par la réhabilitation d’un nombre important de logement.
                Si vous écoutez F Bayrou, c’est un de ses axes d’action…
                C’est là que les chiffres interviennent.
                Quel est le budget consacré à la réhabilitation de logements pour la ville de Pau ?

                Indice :
                Il est à peu près égal au déficit du stade d’eau vive
                Il est beaucoup moins important que la subvention du Grand Prix de Pau
                Il est beaucoup moins important que la subvention de l’OPB
                …etc

                Et vous croyez ce que dit FB ?

      • Michel LACANETTE says:

         » Non, ils ne seront pas mieux. »
        Ne cherchons pas à changer nos dirigeants politiques, nous en serions réduits à pratiquer l’ eugénisme politique, à chercher le modèle idéal, sans aucune garantie de résultat.
        Par contre, donnons nous des moyens légaux, pour les obliger à avoir des comportements responsables de leurs actes, face aux Citoyens. Exigeons de nos responsables dirigeants que soit défini un cadre légal de leurs pouvoirs, un code de conduite, remis à chacun après leur élection, par un Conseil des Citoyens ,du genre Conseil Constitutionnel.
        Si ce cadre là n’ est pas respecté, faisons en sorte que des actions correctives soient immédiatement prises à leur encontre. A eux d’ exercer leurs fonctions en connaissance de cause et à leurs risques et périls du non respect de ces règles.

  10. Michel LACANETTE says:

    Votez blanc !
    C’ est également ce que préconise Jacques Attali, pourtant socialiste convaincu dès sa première heure, au travers de sa chronique hebdomadaire de l’ Express N° 3322
    du 4 Mars.
     » Tous ces partis (FNUMPS) ne forment qu’ un ensemble flou, unis dans le désir constant de ne parler de rien, sinon de la personne qui leur sert de chef »

    • Merci de cette référence. Je ne résiste pas à reproduire ci après l’article tiré du blog De Jacques Attali.
      Forcément, on retrouve les mêmes choses, sans doute mieux exprimées et avec moins de véhémence, mais je suis content de voir que ces idéees font leur chemin :

      Le FNUMPS

      le 2 mars 2015 16H19 | par
      Jacques Attali

      Les Français vont renouveler dans 3 semaines leurs conseils généraux, dans des élections qui ne sont plus nommées (réforme majeure), « cantonales », mais « départementales ». Mais personne ne sait vraiment à quoi servira ce scrutin. Les Français connaissent leurs conseillers généraux ; ils savent vaguement ce qu’ils font. Mais qui est venu leur rendre des comptes ? Entend t’on les partis politiques, de droite ou de gauche, d’extrême droite ou d’extrême gauche, expliquer ce qu’ils ont fait de leurs mandats ? Entend t’on les partis expliquer en quoi leur gestion a été, ou sera, très concrètement différente de celle de leurs concurrents ? Qui leur a proposé des programmes ? Qui est venu leur dire : si je suis élu, voilà ce que je ferai ? Et surtout : comment ils utiliseront les milliards d’euros que leur fournissent les contribuables ?

      Les seules choses dont on entend parler, à propos de ces élections, sont des sondages globaux, qui confirment le recul du parti socialiste, la montée du front national et surtout celle de l’abstention.

      De fait, tous ces partis ne forment qu’un ensemble flou, unis par une connivence masquée, dans le désir constant de ne parler de rien, surtout de rien, sinon de la personne de ceux qui les dirigent. Et le Front national ne peut se prétendre extérieur à cette alliance du néant : lui aussi fait tout ce qu’il peut pour ne pas parler de son programme, sentant bien qu’il vaut mieux ne rien en dire pour attirer des électeurs et ne visant qu’à apparaitre comme un recours après l’échec de l’UMP et du PS.

      En fait, tous ces partis forment ensemble une alliance qu’on peut nommer le « FNUMPS ». L’alliance de tous ceux qui veulent ne parler de rien.

      Et pourtant, il y aurait bien des choses à dire : sur le rôle que le département joue aujourd’hui et jouera dans l’avenir dans le financement et la distribution des revenus minimas ; sur ses formidables gaspillages, en particulier par les recrutements injustifiés de centaines de milliers de fonctionnaires locaux; sur la mission qu’il devrait remplir, dans les années à venir, si on lui maintient la compétence absolument générale (autrement dit, le droit de tout faire) que le Parlement lui a attribué depuis deux ans, contre tout bon sens. Sur le rôle qu’il devrait cesser de jouer, quand on le supprimera, au moins en partie, pour confier ses responsabilités aux agglomérations (puisque c’est officiellement le projet du gouvernement, pour….après 2020..). Mais de tout cela, pas un mot ! Par personne. Aucun parti n’en parle.

      Peut-être peut-on au moins espérer que, puisqu’on va élire des gens pour des mandats dont on n’aura pas débattu de la mission, on admettra le moment venu qu’il est raisonnable de les supprimer.

      Plus largement, tout cela est révélateur d’un dévoiement de la vie politique française, qui, si l’on n’y remédie pas, continuera lors des prochaines élections régionales : elles seront tout aussi vides de sens que les départementales. Alors que les régions portent, en théorie au moins, la responsabilité de l’essentiel des programmes d’infrastructures du pays et de la formation professionnelle, il est fou d’imaginer qu’on ne connait toujours pas le nom des têtes de liste des différents partis pour ces élections ; qu’on a aucune idée du programme qu’ils présenteront pour les six années de leur mandat. Et qu’il est clair que le FNUMPS se moque totalement de savoir quoi proposer de concret, région par région.

      Le pays va mal. Il ne sait pas où il va. Il refuse même d’y penser, jusque dans les occasions les plus essentielles, les élections.

      Alors, comme, à trois semaines des élections départementales, il est trop tard pour y remédier, je ne formule ici qu’un seul souhait : qu’en témoignage de protestation contre tous les partis, qui forment aujourd’hui le FNUMPS et refusent de remplir leur rôle, un maximum d’électeurs qui s’apprêtaient à s’abstenir, aillent voter. Blanc. En espérant que cela serve de leçon aux professionnels de la politique. En charge, même s’ils l’oublient trop souvent, de la survie de la démocratie.

      j@attali.com

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