Que penser des grandes écoles de commerce et de la finance?

0
(0)

Écoles-de-commercePersonne ne peut nier qu’au niveau: personnel, familial, travail, politique, commercial, financier, environnemental…, les conditions de vie se compliquent sur la forme et ne s’améliorent pas sur le fond : l’individualisme et le sectarisme sont partout. On prône la concurrence, la loi du plus fort, du plus beau, du plus fortuné….. Et tout cela conduit aux rivalités, à la violence, aux carnages partout dans le monde. Alors que les avancées considérables de la connaissance auraient dû apporter aide, réconfort, facilité de vie, partage des richesses produites… on assiste à une dérive conduisant à la haine, à l’élimination des plus faibles, des minorités de toutes sortes, par tous les moyens les plus insidieux et les plus sophistiqués.
Des responsables ? Ils sont nombreux et variés, mais finalement ils se rejoignent car, de près ou de loin, tout se tient.
Parmi eux, on n’évoque jamais, par exemple, l’importance jouée par les grandes écoles de commerce et de la finance.

La lecture de l’expérience vécue par Florence Noiville dans la prestigieuse école qu’est H.E.C., de l’enseignement et de la formation reçus, de ses premières années professionnelles, m’amène, comme elle, à me demander si toutes ces écoles de management réparties dans le monde entier, celles qui ont formé et forment encore les élites de la finance et du commerce international, n’ont pas été une cause non négligeable des catastrophes économiques et financières qui minent maintenant la planète entière. Ces élites sont en effet, en ce moment, à la tête des grandes structures décisionnelles et opérationnelles.
Non seulement elles ont été incapables de prévoir que l’économie libérale sans garde-fous menait à un monde qui déraille complètement, mais elles continuent à engranger des jeunes générations de matière grise qui, bien formatées et sûres d’elles, nous mènent à un désastre humaniste et humanitaire.
Les grands MBA américains (Master of Business Administration) sont d’ailleurs en plein examen de conscience; dans la crise, reconnaissent-ils, les leaders que nous avons formés n’ont rien vu venir, ils n’ont rien senti, rien anticipé, rien compris !

Pour adapter une formule prêtée à F. Bayrou et évoquée dans A@P :
«Ils ont fait trop de place à la reproduction et pas assez à la création» !

Les arguments développés dans : «J’ai fait HEC et je m’en excuse» (Florence Noiville. Librio IDEES) sont révélateurs de la programmation d’une civilisation en péril.

«Dans la lumière du matin, tandis que nous approchions du Taj Mahal, je vois Tarun émerger de la brume ; il sortait du nuage de pollution qui résulte des émanations du dioxyde de soufre rejetées par les usines chimiques d’Agra et les tanneries de la région. La rivière Yamuna, à sec, ressemble à une décharge publique.»

C’est le miracle indien, ce grand pas pour la croissance, ce désastre pour l’humanité.

Elle ne se contente pas de constater les résultats, elle en explique le mécanisme.
«Je me souviens de la première présentation des «résultats financiers»… quand j’étais depuis peu «financial analyst» chez Control Data, entreprise américaine de Mineapolis ayant une filiale parisienne à Marne-la-Vallée ; avant même que j’arrive au bottom line l’un des patrons m’a interrompu :

«Listen, Florence, how can we make more profit ?

The rest, we don’t care about !».

La crise de 2009 ne peut guère être dissociée du mode de formation des élites économiques et financières. Elle découle largement de la mise en œuvre de techniques apprises dans les business schools, en phase avec l’esprit d’un capitalisme débridé.
Elle évoque les propos entendus de la directrice d’une entreprise de formation, à propos de l’enseignement à HEC :

• Il stoppe la formation humaine et morale des étudiants.
• Il met aux commandes des managers nourris d’élitisme et de culture de la performance.
• Il survalorise la réussite économique.
• On apprend plus à briller dans l’instant qu’à construire sur le long terme.»

«L’économie mondiale toute entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s’étaient constatée.» Maurice Allais, prix Nobel de Sciences Economiques en 1988, dans le Figaro, pendant la crise financière asiatique.
« Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes, l’autre par la dette. » disait John ADAMS.

Il devrait être de la responsabilité des formateurs de transmettre aux futurs dirigeants des techniques mais aussi des principes de valeurs. Si rien n’est fait, on continuera d’apprendre aux meilleurs à penser le monde selon un modèle dont on voit tous les jours qu’il ne fonctionne pas.

L’éthique ou la morale des affaires a peu de place, semble-t-il, dans les programmes.
> Dans le Financial Times, un article expliquait que 300.000 Américains tout en haut de l’échelle gagnent autant que les 150 millions se trouvant en bas.
> En matière d’évolution de la pauvreté, la France se situe au 30e rang sur 41, avec un taux en hausse, entre 2008 et 2012, de 15,6% à 18,6%, ce qui correspond à « une augmentation nette d’environ 440.000 enfants pauvres ».

Quelle poudrière sociale allons-nous laisser en héritage à nos enfants !

> «Jamais on nous a invités à réfléchir au coût environnemental de la croissance ni à la responsabilité de l’entreprise en matière de protection, de valorisation, d’attention portée à la nature.»

Le gain toujours, et après nous, le déluge…

Des grandes écoles dans le monde, s’interrogent, nous dit-elle :

  •  A Harward les MBA «institutionnalisent leur non-pertinence», «cultivent des compétences de plus en plus vides et superflues».
  •  Au Canada, Mac Gill: «Conventional MBA programs train the wrong people in the wrong ways with the wrong consequences».
  •  En France, à HEC, le cours d’éthique est facultatif, celui sur le commerce équitable a été annulé l’an dernier. Une école de commerce est faite pour enseigner les fondements du commerce, ceux-là mêmes qui régissent les échanges depuis l’Antiquité !
  •  Un collectif d’étudiants français, le Peps (Pour un Enseignement pluraliste dans le Supérieur en Economie), réclame une refonte de l’enseignement de la matière, plus ouverte aux sciences humaines, tandis qu’un économiste australien, Steve Keen, fait paraître ces jours-ci «l’Imposture économique» aux Editions de l’Atelier, violente charge contre la prétention de sa discipline à prendre le contrôle des politiques sociales à travers le monde.(1)

«On assiste à une «désintellectualisation» de nos sociétés. Elle va de pair avec une lecture de l’existence collective réduite au droit, à l’économie et à la technique.»  Marcel Gauchet.
Il serait temps de réhabiliter des «humanités»: philosophie, psychologie et sciences humaines, histoire économique, éthique….., de vrais savoirs en somme, pas des techniques désincarnées. Les grandes écoles, pour demain, doivent proposer une ouverture sur des modèles de réussite différents et porteurs de sens. Il leur incombe, à elles aussi, de repenser la question du lien entre finance, capitalisme et société.

Après tout, ne dit-on pas que la réussite est entre les mains de celui qui ose !!!

(1)Lire «les économistes sont-ils des imposteurs» par Aude Ancelin publié dans le Nel.Obs du 01/11/2014

– par Georges Vallet

 
Crédits photos : desencyclopedie.wikia.com

Notez cet article

Cliquez sur une étoile

Note moyenne 0 / 5. Nombre de note : 0

Aucun vote jusqu'à présent ! Soyez le premier à noter cet article.

Nous sommes désolé que cet article ne vous ait pas intéressé ...

Votre avis compte !

Souhaitez vous nous partager un avis plus détaillé ?

12 commentaires

  • Michel LACANETTE.

    Tout cela, est le résultat du monothéisme intellectuel et de l ‘  » optimisation programmée de la société » qui prévalent dans la majorité des pays occidentaux, du fait que nos dirigeants  » sortent » des mêmes écoles. Ainsi le copier/ coller intellectuel devient roi,
    ainsi que la complexité des choses simples, ce qui permet, soit disant à certains de rester à niveau et de protéger leur pré carré.
    Dans peu de temps, il nous faudra faire un retour aux dernières ressources
    d’ innovations créatives exploitables qu’ il nous reste intactes et aller chercher aux fins fonds des continents, chez les dernières tribus primitives, les idées innovantes qui nous permettrons de survivre.

    • « Tout cela, est le résultat du monothéisme intellectuel et de l ‘ » optimisation programmée de la société » qui prévalent dans la majorité des pays occidentaux, du fait que nos dirigeants » sortent » des mêmes écoles. Ainsi le copier/ coller intellectuel devient roi……., »
      Entièrement d’accord.

  • Les écoles de commerce ne créent pas davantage d’individualisme forcené que le reste de la société !

    • « Les écoles de commerce ne créent pas davantage d’individualisme forcené que le reste de la société ! »
      Il faut prendre le raisonnement en sens inverse: c’est la société qui est d’un individualisme forcené, elle crée donc les grandes écoles « à son image »!

  • «L’économie mondiale toute entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s’étaient constatée.» Maurice Allais, prix Nobel de Sciences Economiques en 1988, dans le Figaro, pendant la crise financière asiatique.
    « Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes, l’autre par la dette. » disait John ADAMS. »
    Gros mélange des genres. Bien sûr j’approuve, mais cela ne s’applique pas au monde de l’entreprise et de ses managers. La dette, ils connaissent, et ils doivent la rembourser ou faire mourrir l’entreprise.
    Ce sont nos politiques, les bonimenteurs de campagne comme nos élus locaux ou les enarques qui occupent les ministères qui en ont l’entière responsabilité, …
    La dette, dont personne ne sait si un jour elle sera remboursée mais qui peut nous conduire à une destruction massive, est la création de nos politiciens de pacotille.

    • Gros mélange des genres. Bien sûr j’approuve, mais
      cela ne s’applique pas au monde de l’entreprise et de ses managers »
      Pas si sûr!
      J’ai écrit: «L’économie mondiale toute entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile»
      Quand j’évoquais l’empilement des dettes je ne faisais aucune distinction entre dette publique et dette privée car toutes les deux influencent, chacune à sa façon, la vie de la nation.
      Les particuliers et les entreprises ne peuvent plus acheter et produire sans emprunter donc sans s’endetter, l’actionnariat y contribue dans beaucoup d’entreprises.
      L’un comme l’autre (public et privé) fait des emprunts (superdettes!) pour rembourser les précédentes non payées, ce qui justifie bien la phrase de J.Adams:« Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes, l’autre par la dette.»
      Je n’ai aucune compétence pour analyser les chiffres, je constate simplement; or, d’après des recherches très superficielles sur internet, j’ai lu que dans tous les pays de la zone euro (dont la France), la dette privée est plus importante que la dette publique. De plus, elle augmente beaucoup plus vite et plus régulièrement que la dette publique.
      J’ai lu aussi:«Une dette privée de 122% du PIB et une dette publique de 93,5% : la dette cumulée des ménages, des entreprises et de l’Etat ressort à 215,5% du PIB, selon des données à fin 2013 établies par la Banque de France.»
      Alors:«Ce sont nos politiques, les bonimenteurs de campagne comme nos élus locaux ou les enarques qui occupent les ministères qui en ont l’entière responsabilité».
      Pas l’entière!!!

      • On ne peut tout mélanger.
        La dette des particuliers
        La dette des entreprises
        La dette des Etats.
        Aujourd’hui la seule qui met en péril l’existence même de notre système économique mondial est la dette des Etats.
        Les autres sont sanctionnés s’ils ne remboursent pas.
        Pas les Etats, et aujourd’hui la fuite en avant menée par nos politiques est hallucinante.
        Pourtant il existe des pays où les choses fonctionnent : Suisse, Allemagne, etc
        Très mauvais élèves : Argentine, Grèce, USA, Japon, France, etc…

        • « Aujourd’hui la seule qui met en péril l’existence même de notre système économique mondial est la dette des Etats. »
          C’est votre avis, ce n’est pas le mien, car il y a bien d’autres comportements, privés entre autres, qui mettent en péril la société: le système économique par exemple!

      • Contribuable Palois

        Monsieur Vallet « Je n’ai aucune compétence pour analyser les chiffres, …. j’ai lu que dans tous les pays de la zone euro (dont la France), la dette privée est plus importante que la dette publique. De plus, elle augmente beaucoup plus vite et plus régulièrement que la dette publique ».
        Une différence qui vous échappe: à la condition qu’il n’y ait pas une bulle (càd gonflement de la valeur apparente sans réalité économique), pour une grande partie la dette privée a une utilité économique et les prêteurs disposent le plus souvent d’une garantie. Comme vous dites vous n’avez aucune compétence, et moi non plus, pour analyser les chiffres. Mais il paraît bien que les leçons tirées des défauts de paiement sur l’immobilier en Espagne ont servi.
        Car les prêteurs qu’ils soient banque ou assurance prêtent contre hypothèque d’un bien physique, contre nantissement ou font une avance gagée sur un contrat d’assurance où un capital est déjà accumulé, ou encore exigent qu’un tiers solvable se porte caution.
        Ça fait la différence avec la dette d’état (gagée sur … la confiance en la parole de l’état) qui sert plus à assurer le train de vie de l’état au jour le jour (comprendre: combler les trous) qu’à investir pour assurer le futur de la nation.
        Tant que Mélenchon(*) est tenu à l’écart du Ministère des finances, ça n’est pas (encore) trop inquiétant, sauf que l’Etat emprunte de plus en plus ( chaque jour que le bon dieu fait la dette que Monsieur Sapin gère en notre nom s’accroit de +un demi-milliard d’euros) et n’arrive pas à faire mieux que payer les intérêts des emprunts antérieurs, sans jamais rembourser du principal de la dette. Heureusement, les taux étant particulièrement bas, cette cavalerie (de nouveaux emprunts servent sans cesse à rembourser les emprunts antérieurs) n’est pas (pour le moment) inquiétante. Toutefois rien n’exclut que ça soit garanti pour le futur. Alors il importe pour l’État de sortir de cette forme de gestion par l’endettement, celui-ci étant non productif de richesses nationales.
        (*) Mélenchon l’homme politique(?) franco-argentin qui clame:  »la dette actuelle de l’Etat est illégitime en ce qu’elle est constituée pour l’essentiel de l’accumulation des intérêts versés par la France à ses créanciers, pour la plupart des banques privées ». Ce qui signifie en langage commun que Mélenchon ne se considèrerait pas engagé à rembourser les capitaux qui ont servi depuis 50 ans à assurer les fins de mois de l’État et de ses services ! L’exemple de l’Argentine (qui avait décidé unilatéralement de ne vouloir rembourser que 25% de sa dette) devrait quand même le faire réfléchir sur les conséquences, quand la dévaluation de la monnaie frappe les classes populaires et que l’État en faillite dépend intégralement des prêteurs.. qui renâclent à prêter sauf à taux élevé et juste sur quelques jours.
        http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/02/20/l-argentine-doit-rembourser-sa-dette_4369877_3232.html
        .

        • Petits commentaires non exhaustifs à propos de votre intervention dont je vous remercie.
          1°)«A la condition qu’il n’y ait pas une bulle»

          En admettant que la dette privée ait une utilité économique globale, elle n’a pas vraiment une utilité au niveau du particulier qui doit emprunter pour se loger, s’équiper… et qui ne peut plus faire face une fois mis au chômage!
          Malheureusement il y a eu bulle!
          La bulle immobilière espagnole correspond à la bulle spéculative sur le marché de l’immobilier espagnol initiée en 1999 et qui s’est poursuivie jusqu’au début 2008. Elle est caractérisée par une augmentation anormale des prix très largement supérieure à l’inflation observée sur l’indice des prix à la consommation (IPC). Wikipedia.

          2°)«Mais il paraît bien que les leçons tirées des défauts de paiement sur l’immobilier en Espagne ont servi.»

          Croyez-vous sincèrement qu’en matière financière les leçons servent? Le passé est là pour en témoigner.

          3°)«Alors il importe pour l’État de sortir de cette forme de gestion par l’endettement, celui-ci étant non productif de richesses nationales.»

          En fait: «n’est plus productif de richesses nationales économiques»(par ailleurs il est très productif!)
          Bien d’accord, mais il ne faut pas oublier que l’Etat n’a pas toujours été très prévoyant en vendant, parfois à des prix très avantageux pour l’acheteur(certains parlent de braderies!)), ses entreprises qui rapportaient de l’argent ( pétrole, voitures, auto-routes…) ou qui, avec une gestion moins laxiste (volontaire ou pas), auraient pu rapporter l’argent qui lui fait cruellement défaut pour faire face aux dépenses militaires, indispensables maintenant et non partagées par «nos amis»européens, au trou sans fond du nucléaire, à l’aide aux entreprises….
          4°)«quand la dévaluation de la monnaie frappe les classes populaires…»
          C’est vrai, mais, actuellement, la non dévaluation, au contraire même la surévaluation, de l’euro ne profite vraiment pas non plus aux classes populaires!

          Voyez-vous, mon raisonnement n’est pas non plus celui de Mélanchon, il se base sur le fait qu’on veut suivre et s’adapter à un système économique qui réussit en période de calme, de reconstruction, de non concurrence, quand les marchés sont largement ouverts comme lors des Trente Glorieuses, quand des pays n’étaient pas encore émergents, mais qui est totalement inadapté en période de crise où la concurrence est féroce. C’est fini en Europe le quantitatif, c’est le qualitatif donc la «qualité) qui est marchande, les Allemands jouent ce jeu; beaucoup de spécialistes le soutiennent et j’en suis convaincu; avec les NTI en plus, nous sommes passés dans une autre ère qui nécessite, non pas de continuer comme avant, mais de créer une nouvelle économie, de nouvelles habitudes de vie.
          Il faut abandonner le système lamarckien qui prétend qu’en tirant sans cesse la tête vers le haut le cou s’allongera! Encore une fois, Darwin avait raison!

          • Monsieur Vallet, vous avez oublié d’indiquer d’où vous avez extrait votre(?) réponse (présentée sur fond bleu) au papier de COntribuable Palois. Ça nous aurait peut-être permis de comprendre le décalage entre le texte de CP et votre apport.
            votre manie de promouvoir le  »qualitatif » ( ça revient souvent même hors de propos sous votre plume) vous permet de gloser sans limite, en piochant des citations qui ne signifient plus RIEN quand elles sont sorties du contexte choisi par leurs auteurs.
            Une auto-justification pour débiner l’interlocuteur, facile mais cousu de fil blanc. De plus ça ne répond en rien à la question d’origine. Mais ça vous permet sans rire de faire un parallèle entre l’économie de marché et Lamarck, le naturaliste honni de Cuvier et Darwin!
            Alors si vous n’appréciez pas la construction cartésienne faites-nous une vraie présentation d’analyse et d’idée: chercher à donner du sens, expliquer des faits documentés et ensuite seulement formuler une proposition.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *