Parc National des Pyrénées : Coup de colère !


Le refuge de Barroude : ce qu'il en reste !

Le refuge de Barroude : ce qu’il en reste !

En octobre dernier le refuge de Barroude, situé au-dessus de Saint Lary, brule. Il est dans la zone du Parc National des Pyrénées et appartient au Parc. Motif de l’incendie : On ne sait trop. Il était fermé au moment des faits. La foudre aurait provoqué un début d’incendie et les bouteilles de gaz entreposées auraient alors explosé. Il ne reste qu’un tas de ferrailles du refuge. Très triste. 

Ce refuge était placé idéalement face au cirque de Barroude et ses lacs. Un endroit très prisé, tant par les randonneurs d’un jour que par les pyrénéistes traversant la chaîne par la HRP.

Dimanche 2 août, il y avait beaucoup, beaucoup de monde remontant la vallée de la Gela pour aller au lac de Barroude… et à son refuge !

Si bizarrement que cela paraisse, au parking situé au-dessus d’Aragnouet, point de départ pour aller à Barroude depuis la vallée d’Aure, la destination du refuge est toujours mentionnée sur une carte du Parc et sur trois panneaux directionnels (voir photos jointes). L’un propose même : « Repas et boissons ». Dix mois après l’incendie !

On imagine des touristes d’Espagne, du nord de la France ou d’ailleurs, arrivant avec des topos-randos, des guides et autres supports, pas actualisés, pour partir en direction du refuge. Il est tout de même situé à 10 kilomètres de là à pied et 1000 mètres de dénivelés… Un aller et retour de plus de 20 kms ! Pour mémoire, le refuge date de 1973. Il est indiqué sur un tas de supports.

Traversant les Pyrénées centrales en juin, en suivant la HRP et le guide Trans’Pyr, je devais bien naturellement faire étape au refuge. Souhaitant réserver à l’avance, je m’étais bien rendu compte de la fermeture du refuge en allant sur le site de celui-ci. Mais quid, de tous ces randonneurs qui ne vont pas consulter le site ? A quoi bon maintenir des panneaux indiquant le refuge de Barroude dans la vallée ?

Un exemple pratique : Pendant ma traversée des Pyrénées centrales fin juin, un Basque de Bilbao, rencontré à Biados à deux journées de marche du refuge de Barroude, me donnait la suite de son parcours par la HRP : BIADOS-Parzan-BARROUDE- Héas-Refuge des Espuguettes-Gavarnie-BAYCELLANCE. Seul, il ne réservait pas à l’avance, pensant toujours trouver une place. Je lui ai immédiatement indiqué son erreur. Conséquence : il modifia son tracé pour passer par BIADOS-Bielsa-Pinieta-Goriz-Refuge de la Brèche-BAYCELLANCE.  Un tracé totalement différent !

Il y a urgence que le Parc fasse disparaître les panneaux mentionnant la direction du refuge Barroude, et plus encore, aviser à tous les points de départs qui y conduisent, de sa disparition suite à un incendie. Trop de monde vont se planter bêtement là, face à un amas de ferraille.

Il est vraiment incroyable qu’au Parc, on n’ait pas pensé – où on n’ait pas voulu- avertir les « clients » en dehors de la page internet du PNP.

– par Bernard Boutin

L’information sur le site du PNP et sur le site du refugeC’est insuffisant !

Comments

  1. Merci à Bernard Boutin « intellomarcheur » de soulever cette question 1/ l’info sur la destruction du refuge n’avait guère débordé la Haute Bigorre
    2/ Il y aurait urgence à dégager des fonds pour reconstruire un refuge à cet endroit (Le FMI? Mario Draghi ? je plaisante bien sur …).
    Si cela peut consoler les chauvins (il n’y en a plus,j’en suis sur …) le refuge de Respumoso en Aragon au pied du Balaitous ,s’est fait traverser pour la seconde fois par une grosse avalanche de printemps ….malgrè le rempart de béton construit aprés la 1ere avalanche . Je ne sais à l’heure qu’il est où en sont les travaux de remise en état

    • Le refuger de Goriz (Ordesa) est en travaux. Un des « algécos », où est stocké le matériel, a lui aussi été traversé par une avalanche cet hiver. La vie des refuges en montagne n’est pas « un long fleuve tranquille »…

  2. Bonjour Bernard
    Quelles sont vos sources indiquant que des bouteilles de gaz auraient explosé dans le refuge ?
    Les conclusions des différentes enquêtes n’ayant pas été rendues publiques pour l’instant.

    • Autant pour moi, c’est comme cela que l’on colporte des rumeurs. J’ai simplement entendu une randonneuse à Barroude le dire. Je ne fais que rapporter ses propos. C’est donc à prendre avec des « pincettes ». Cela dit, j’ai utilisé le conditionnel et par deux fois. Merci de me contraindre à la mise au point.
      Bernard
      PS : J’avais déjà entendu parler de foudre… ou lu dans la PQR.

  3. L’information tout azimut, suite à mon « coup de colère » est assurée. Je le redis : C’est une question de sécurité avant tout ! A 2400 m d’altitude et 10 kms de la route, le danger peut arriver à tout moment (principal motif : le temps !). Un refuge cherché qui n’existe plus : cela devient compliqué.

    Vous trouverez ci-dessous la réponse de Yves HAURE, secrétaire général au PNP. Merci à lui pour sa réponse rapide. Très vite, les ultimes correctifs devraient être réalisés. Un coup de colère utile au final…

    Je maintiens toutefois que dimanche, trois panneaux (voir mes photos) sur le vallon de Géla indiquaient la direction du refuge.

    « Par un message, en date du 3 août 2015, vous avez sensibilisé Monsieur le Président du conseil d’administration du Parc national des Pyrénées sur la signalisation du refuge de Barroude – équipement détruit dans la nuit du 12 au 13 octobre 2015.

    A notre connaissance tous les panneaux indiquant le refuge de Barroude ont été enlevés par les équipes du Parc national des Pyrénées depuis le début printemps 2015, y compris les grands panneaux d’information d’entrée de sentier.

    Il reste quelques panonceaux jaunes fléchés de type directionnels (indiquant lacs, sommets, cols, et refuges à l’occasion…) sur le vallon de Badet et sur le vallon de la Géla, sur lesquels nous avons mis du scotch opaque et solide pour masquer l’indication refuge. Ces masques n’ont subis aucune dégradation. Nos équipes les ont vérifiés la semaine dernière.

    De plus, six panonceaux indiquant que le refuge a été détruit (en français, anglais et espagnol) ont été fabriqués et posés ces derniers jours en dessous des panonceaux directionnels existants (vallon de la Géla, Badet par Hourquette de Charmentas, chapelle d’Héas par Hourquette d’Héas, port de Barroude).

    Une information auprès des collègues espagnols a été réalisée afin qu’ils renseignent sur la situation du refuge au départ de Barrossa vers la montée du port de Barroude.

    Contrairement à ce que vous indiquez, un dispositif de signalisation et de pré signalisation est donc en place.
    Il est surveillé en permanence par nos équipes.

    Nous relayons également l’information sur l’ensemble de nos moyens de communication.

    Nous tenions à vous apporter ces précisions en souhaitant que vous les portiez à la connaissance de vos lecteurs qui ont bénéficiés de votre « colère ». »

  4. Rien d’étonnant de la part de politiciens et autres apparatchiks nuisibles.
    Des amas de ferraille, des refuges qui puent (pardonnez-moi le terme) les excréments à 200 m, c’est monnaie courante dans les Pyrénées, et ce n’est pas le cas en Scandinavie par exemple.
    Pour profiter de la dignité d’une douche chaude et de toilettes correctes, se rendre par exemple au refuge du Portillon ou Angel Ojus aux Posets.

  5. Mais que font les gardes, les salariés du Parc ?
    C’est quand même pas compliqué d’ajouter quelques panneaux indiquant que ce refuge n’existe plus…
    Le tourisme nécessite beaucoup plus de professionnalisme pour devenir un atout des Pyrénées…

    • Monsieur Sango

      ok que ce panneau n’est pas été enlevé est difficilement compréhensible .
      Pour ce qui est du tourisme le rôle d’un parc ne se limité pas à cette fonction. Il y a Disneyland pour cela …

      • Votre réponse est blessante pour les nombreux touristes randonneurs qui fréquentent en nombre les GR dans les Parcs de France. De plus les vallées Pyrénéennes n’existeront que grace au tourisme.

        • Je dois avouer que je n’ai pas compris moi non plus la réponse. Il s’agit d’information mais aussi de sécurité pour les touristes-randonneurs. Le refuge se situait à 2400 m d’altitude et à 10 kms de la route. Le cas échéant, en cas de mauvais temps à ces altitudes (bruine, brouillard, neige), il pouvait servir de… refuge. Bref, l’information sur ce type de structure est fondamental et on ne peut surtout pas envoyer des gens à ces hauteurs vers un refuge inexistant. Le PNP le sait. Son problème : avertir le plus grand nombre de gens sachant que leurs sources d’informations sont multiples et tellement variées. Difficile à faire. Reconnaissons-le.

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