Ma réponse aux ursidés


imagesLes ours des Pyrénées ne sont pas un problème écologique mais une idée à la mode.

Cher Alt Pyr,

Vous récidivez. Vous continuez à humaniser les ours en leur donnant du « Moussu » vêtu d’un smoking et ayant des lettres. Mais vous ne parviendrez pas à banaliser ce fauve. Les ours ne sont ni des marmottes ni des ratons laveurs. Quand on parle de réintroduction de la faune et de la flore sauvages, il faut le faire à bon escient et établir des distinguos.

Des petits mammifères, des batraciens, des poissons, des oiseaux disparaissent, la chasse aux palombes et autres n’est pas suffisamment contrôlée et restreinte. Des insectes dangereux porteurs de virus nous viennent du sud avec le réchauffement climatique. Des petits prédateurs exogènes détruisent nos espèces endémiques. On cueille en masse les champignons jusqu’à disparition du cèpe et autres. Des plantes, des fleurs sont piétinées. L’automobile tue les batraciens et les hérissons. Il y a en matière écologique vraiment beaucoup à faire.

Et votre priorité est la défense de l’ours ? Mais vous voulez rire.

De toute manière vous n’échapperez pas au fait que la Terre désormais, qu’on l’approuve ou qu’on le déplore, appartient à l’homme et qu’elle doit rester prioritairement habitable pour lui, tout en respectant un minimum incompressible de nature, mais sachant aussi que la nature ne fait pas que des cadeaux à l’homme. Ma famille est issue de la vallée d’Ossau (étymologiquement : la vallée des ours) que mes ancêtres ont rendu habitable en éliminant les féroces et les nuisibles.

Vous obéissez à la tendance grave du monde actuel à tout amalgamer. Cher Monsieur PYC, qui vous cachez derrière votre pseudo, lisez plutôt Descartes qui nous a appris à sérier les faits et les problèmes. Il fait partie, lui, du patrimoine que je veux léguer à mes enfants. Pas les brutes épaisses et poilues que vous affublez de prénoms exotiques et susucre propres à séduire des concitoyens infantilisés. L’ours ferait partie du patrimoine pyrénéen et de la civilisation occitane ? La belle blague.

La vache est l’animal emblématique de Pau et pas l’ours. Laissons-ce plantigrade comme totem à l’homme des cavernes.

Je vous fais une confidence. Je ne redoute pas beaucoup les ours au stade actuel (vous m’apprenez qu’il y en a déjà pas mal dans les Pyrénées, mais ils ne pullulent pas encore et si l’on n’en rajoute pas, ceux-là végéteront et disparaîtront). Ce qui m’inquiète, ce sont les cerveaux enténébrés et donneurs de leçons qui collent aux courants à la mode sans prendre du recul et qui brodent sur du n’importe quoi. Qu’est-ce que c’est que vos histoires à la noix de gémellités bizarroïdes ?

Cela ne sert qu’à faire diversion du vrai problème qui est la dangerosité de l’ours pour les touristes dont notre économie a besoin et naturellement pour les brebis qui font vivre encore des agriculteurs et des bergers Un ami à moi qui se prénomme Alexis et que vous connaissez sans doute, car il représente, lui, une espèce en voie de disparition : les Béarnais intelligents, m’écrit ceci :

« Tout à fait de ton avis. Un colonel en retraite, chasseur écolo, oui ça existe au royaume de la connerie !, alors que je défendais les bergers, m’avait rétorqué que les brebis avaient été faites pour être mangées par les ours, à quoi j’avais répliqué que les ours avaient été faits pour servir de descentes de lit. Et je n’avais pas parlé de l’utilisation des cons parce qu’il est difficile eux de les recycler utilement ! ».

Mais ne vous inquiétez pas. J’arrête ici ce débat. Il y a vraiment des problèmes plus importants à traiter et à cogiter en Aquitaine, en France et en Europe que votre Martin (pour une fois, un prénom bien français pour votre animal chéri, pourquoi pas ?).

Jean-Paul Picaper

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Comments

  1. Chinaphil says:

    Hummm, PierU… L’ours, combien d’emplois industriels? (PYC, je fais là mon « chenapan » comme vous dites, quoique…). Il semblerait que par moments, nous connaissions quelque difficulté à échanger. Je vais donc désormais m’abstenir sur cette chaine d’échanges, de témoigner du fait pour moi que ré-introduction = aberration, et qu’un ours n’est définitivement pas une marmotte pour l’écosystème. Vous serez d’un avis différent et c’est votre droit le plus strict.
    Pour le reste, je ne me paie ni de mots ni de chiffres, et tente tout simplement de voir perdurer mon environnement pastoral et Pyrénéen (l’europe reste pour moi une abstraction de fonctionnaires et de technocrates). Je pense que vous êtes sur cette même envie de perpétuation de notre environnement; nous n’avons juste pas la même façon de l’exprimer. Enterrons-donc là la hache de guerre, nous avons fait suffisamment de spectateurs bien passifs sur l’échange, mais à n’en pas douter plus préoccupés par d’autres sujets (lesquels ne manquent pas).
    Pyrénéennement votre

  2. Chinaphil says:

    Vous renouvelez mon cher PierU, l’art du syllogisme :

    l’ours est à Bruxelles
    Bruxelles est en europe
    les Pyrénées sont en europe
    …donc l’ours est dans les Pyrénées…
    Belle prouesse, je n’y avais pas songé.

    Je vous propose donc :

    les éleveurs de brebis sont Pyrénéens
    les Pyrénées sont en europe
    l’ours n’est pas à Bruxelles
    Bruxelles est en europe
    … donc l’ours n’est pas dans les Pyrénées

    À suivre…

    • les sous sont à Bruxelles
      les choux sont de Bruxelles.

      les ours mangent des choux
      les ours ont donc des sous
      de ceux venus de Bruxelles
      pour combattre la brucellose

      je carins que monsieur chinapil
      soit un chenapan

      qui confond volontiers le contrepèterie
      avec le syllogisme

      • Chinaphil says:

        Bonsoir,

        Non, aucun contrepêt dans mon verbiage qui se veut syllogisme (…ainsi que je l’exprimais : c’est un art).

        Je vous cite :
        « …les ours mangent des choux
        les ours ont donc des sous
        de ceux venus de Bruxelles… »

        « Ceux venus de Bruxelles » auraient souvent bon goût d’oublier nos contrées auxquelles ils n’entendent pas grand chose (et pour cause) en termes de traditions et d’héritage culturel. À fortiori quand leurs divagations ursidées se réalisent grâce à mes choux.

        Pyrénéennement votre,

        • Il est de bon ton de vilipender ces lointaines institutions bruxelloises quand leurs décisions dérangent (tout comme les institutions parisiennes d’ailleurs). Mais les mêmes qui vilipendent sont tout de suite beaucoup moins regardants quand ces mêmes institutions sont pourvoyeuses de généreuses subventions, sans lesquelles par exemple l’agriculture de montagne n’existerait plus.

          Et que je sache, l’Europe ce sont aussi des parlementaires élus, y compris venant des Pyrénées.

          • Chinaphil says:

            http://www.jeanlassalle.fr/index.php/interview-de-jean-lassalle-dans-nouvelles-de-france/

            Certes, je mets à contribution le plus emblématique de nos élus pyrénéens, pour autant il résume parfaitement ma pensée paisible et raisonnée. Pour le reste, je ne vilipende pas je conteste; et tant que Bruxelles et ses relais nationaux ou locaux ne m’ont pas ôté une des rares prérogatives qui me restent, et bien j’en use; en homme libre, teh!

            Restez contempteur des modèles modélisés, des sens interdits et des contre-sens, je choisis quant à moi une voie naturelle de résolution des sujets de nature écologiques, vous l’aurez compris. Cela peut vous paraitre iconoclaste, mais pour autant comme beaucoup d’autres, j’assume pleinement l’équation « réintroduction x X = fiction » (pour les matheux, cherchez l’inconnue, je m’abstiendrai de vous la révéler).

            Quant aux subventions je n’en profite pas, je les…subventionne et à mon sens plus que de raison; pour votre cher fétiche à grosses papattes valines et amoureuses comme pour d’autres thématiques chères à cette si belle ville de Bruxelles.

            Pyrénéennement votre

            • Ah pardon vous ne vilipendez pas, vous contestez. Ca change tout en effet. Mais je réitère : quand Bruxelles déverse des subventions on entend beaucoup moins les contestataires qui aiment bien l’argent de Bruxelles mais pas Bruxelles.

              Et si vous n’avez trouvé que ce clown de Lassalle, juste bon à pousser la chansonnette à l’assemblée ou à faire fuir le seul industriel important de la vallée d’Aspe, pour résumer votre résumer votre pensée, eh ben ça va pas loin…

              • Chinaphil says:

                Bonsoir PierU,
                Je pensais que les attaques ad hominem étaient bannies de ce blog; lieu d’échanges et de confrontations paisibles. Louez donc plutôt Lassalle qui a lui réussi à faire fuir un industriel; c’est cela aussi l’écologie. Et mieux vaut effectivement que votre ours occupe le pays plutôt que l’Industrie! Cela vous aura évité un combat…
                Pyrénéennement votre

                • Quelle attaque ad hominem ? Dire que Lassalle fait le clown à l’assemblée et fait fuir le seul industriel de la vallée d’Aspe, c’est juste une vérité. Et ne renversez pas les responsabilités : ce n’est pas l’ours qui fait fuir l’industriel, c’est Lassalle.

  3. À quand une battue à l’ours ?

  4. Michel LACANETTE says:

    CONCLUSION :
    BABY-BOOM DANS LES PYRÉNÉES: 6 NOUVEAUX OURSONS CETTE ANNÉE
     » LOU MOSSU » est en pleine forme ……. et entend le rester, contre vents et marées,
    malgré la présence des hommes, favorables ou pas, à sa présence.
    C’ est cela la véritable victoire, l’ envie de vivre.

    Article Publié le 29/08/2015 à 07:21 par le journal La Dépêche du Midi
    Ours des Pyrénées – Naissances

    Deux oursons ont été photographiés dans le Val d’Aran le 7 août dernier. 6 naissances ont donc été enregistrées cette année, record égalé. Si le nombre d’ours est en augmentation dans les Pyrénées centrales, la réintroduction d’un seul mâle en 2016 risque néanmoins d’être insuffisante.

    Le cliché ne laisse pas de place au doute. Aux côtés de Hlava, la plus prolifique des ourses pyrénéennes, deux oursons tentent de prendre leurs repères. Identifiés le 7 août dernier, dans le Val d’Aran, ces deux nouveaux habitants s’ajoutent aux trois oursons observés en mai en Catalogne et à celui aperçu en juin par des randonneurs près du pic des Aigalluts.

    Des naissances qui attestent de la bonne acclimatation des ours dans les Pyrénées mais qui risquent de ne pas suffire pour Alain Reynes, directeur de l’association Adet/Pays de l’ours. «Nous égalons le record de l’an dernier, que nous espérons battre d’ici à la fin de l’année. Nous assistons à une évolution régulière de la population mais il faudrait désormais lâcher de nouveaux individus. Pyros, le mâle dominant, est le père de presque tous les oursons nés ces dernières années, à terme, il y aura un problème de consanguinité». On ne connaît pas encore le géniteur des oursons aperçus dans le Val d’Aran. Des analyses devraient permettre de lever le mystère avant la fin de l’année, même si Pyros est lourdement soupçonné. Un mâle doit être réintroduit sur le versant espagnol en 2016 ou en 2017. Une bonne initiative qui en appelle d’autres pour Alain Reynes. «C’est un bon début mais rien n’indique que cet ours pourra participer à la reproduction. Balou, lâché alors qu’il n’était pas encore mature, n’a jamais réussi à s’imposer comme mâle reproducteur».

    La consanguinité menace les ours pyrénéens

    Une nouvelle fois en cause le fameux Pyros, qui dissuade ses concurrents de s’approcher des femelles. Une situation justifiée par l’impressionnante carrure de Pyros mais aussi par les spécificités de la population pyrénéenne. «Nous n’avons pas à faire à une population normale, il y a seulement une trentaine d’individus répartis en deux groupes qui ne se côtoient pas. Si elle était plus nombreuse, d’autres mâles pourraient participer à la reproduction». La consanguinité reste la principale menace qui pèse sur l’avenir des plantigrades. «Si l’on ajoutait 4 ou 5 mâles dans les mois qui arrivent, la population aurait une vraie chance d’être viabilisée, sinon la consanguinité sera trop présente et il faudra réintroduire beaucoup plus d’animaux dans quelques années».
    Alain Reynes n’hésite pas à tacler les politiques, qui manquent selon lui de conviction et de courage. «Il n’y a pas de réelle politique de conservation de l’espèce en France, pourtant l’ours brun est une espèce prioritaire au niveau européen. Préserver les ours bruns est une obligation européenne, tout simplement». Si le nombre d’ours devrait donc augmenter dans les prochaines années, rien n’est garanti quant à la pérennité de l’espèce sur le long terme. «La dynamique est bonne mais il faudra intervenir» prévient d’ores et déjà Alain Reynes.

    L’ours divise toujours autant
    Plébiscité par les associations de défense de l’environnement, l’ours suscite toujours la colère des éleveurs. Pour Alain Servat, président de la fédération pastorale de l’Ariège, plus il y a d’ours, plus il y a d’attaques. «Nous avons comptabilisé 72 attaques d’ours depuis le mois de juin et nous ne sommes qu’en août». Pourtant selon Alain Reynes, la relation entre pro-ours et éleveurs serait en net progrès. «Il y a beaucoup moins de tensions qu’avant, les éleveurs ont fait beaucoup de progrès en matière de protection des troupeaux. En 2014 il y a eu deux fois moins de dégâts causés par des ours qu’en 2000, alors que la population est trois fois plus nombreuse qu’il y a 15 ans». En pleine crise de l’élevage, pas sûr malgré tout que les agriculteurs voient d’un très bon œil l’arrivée de nouveaux spécimens.

    Pascal Marie

  5. à charge contre les anti-ours
    http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/08/09/01029-20120809ARTFIG00449-ces-animaux-qui-pourraient-vous-tuer.php
    Sur le seul département du Gers, il y a environ un mort par an à cause des cervidés.
    60 000 collisions en France chaque année…

  6. Larouture says:

    Quand je vois les ovins, bovins ou équins dans les estives, je ne comprends pas bien comment cette économie peut fonctionner alors que, plus bas, l’élevage de la blonde d’aquitaine est en difficulté.
    Avant la blonde d’Aquaitaine, j’avais connu la blonde des Pyrénées dans les années 60/70. Je n’ai pas connu celles qui sont sur le blason de Pau avec leurs longues cornes. Je note aussi que l’abattoir de Pau a fermé (rhétorique ?).

    D’autre part, M. Vallet pourrait expliquer ce qu’est une espèce parapluie dans un écosystème. Pour ma part, lorsque je m’embarque sur de telles considérations, on me dit que je remue de la vieille poussière. Le progrès aurait une trajectoire rectiligne. Il serait forcément toujours positif. Il n’y a rien de bon dans le passé ou le patrimoine.

  7. Il faut quand même oser écrire :
    « L’ours ferait partie du patrimoine pyrénéen et de la civilisation occitane ? La belle blague. La vache est l’animal emblématique de Pau et pas l’ours. »

    Tout en ayant écrit juste avant :
    « Ma famille est issue de la vallée d’Ossau (étymologiquement : la vallée des ours) »

    Les signes qui attestent de l’importance de l’ours dans la culture pyrénéenne sont innombrables. Outre dans des toponymes comme la vallée d’Ossau, l’ours est présent dans de nombreux carnavals, dont celui de Pau. Et si la vache est l’emblème du Béarn et de Pau, l’ours est bien présent quant à lui sur le logo de l’Elan Béarnais.

    De même, « lou Moussu » (« le Monsieur ») pour désigner l’ours n’est pas une civilité inventée par PYC pour l’occasion de cet article, elle est utilisée par les Pyrénéens depuis toujours.

    Bref, ces propos sont à la limite du révisionnisme (ou alors c’est de l’ignorance).

    • Dans le genre révisionnisme ou ignorance, il y a aussi :  » la vallée d’Ossau […] que mes ancêtres ont rendu habitable en éliminant les féroces et les nuisibles »

      Quand vous êtes né, M Picaper, il y avait encore probalement pas loin d’une centaine d’ours (suivant les estimations courantes) dans les Pyrénées occidentales. Jusque dans les années 50, il y en avait encore une cinquantaine : la vallée d’Ossau était-elle inhabitable à cette époque ? Il faudrait arrêter de dire n’importe quoi…

      • Helene Lafon says:

        PierU
        Quand dans les livres d’histoire, on traitait de nos « ancêtres les Gaulois » on ne faisait pas référence à nos grands-parents mais à notre souche ! Il en est très certainement de même quand JP Picaper évoque ses ancêtres de la Vallée d’Ossau.

        • Pourquoi pas, mais ça change quoi au fait qu’il y avait encore de nombreux ours dans les vallées béarnaises quand M Picaper est né ? Etait-elle donc inhabitable à cette époque ?

  8. Cher monsieur Picaper

    Il me semble que l’aveuglement et le manque de mesure qui ne sont pourtant pas caractéristiques très béarnaises obèrent votre discernement.

    Vous si j’ai bien compris qui êtes un distingué germaniste et un fin lettré qui avez enseigné à Berlin ne devait pas manquer de savoir que l’emblème de ville est l’ours le Berliner Bär et qu’ilest également celui de Berne la capitale la suisse alémanique.

    Certainement une faute de goût à laquelle vous devriez derechef vous attaquer.

    Sur le fond je vous défie depuis au moins 200 ans de trouver la trace d’un homo sapiens qui aurait été ne fût-ce que blessé par notre teddy bear pyrénéen qui a part à quelques brebis dévorées n’a rien d’un grizzly américain . A ‘inverse cette image enchante la réputation du Béarn et des Pyrénées y compris sur un plan strictement touristique et comptable.

    Et pour suivre votre raisonnement il convient également d’occire les derniers éléphants, les tigres, les crocodiles, les varans, les hippopotames, les panthères et les lynx.

    Nul doute que l’homme, enfin roi de la terre, vivra enfin bien – seul et heureux –

    Bien à vous,

    Pierre Yves Couderc.

    Ps : Dans la troisième et dernière saison (il ne faut tout de même pas abuser) on verra que si L’ours(e) dont il est question parle effectivement le langage des hommes c’est uniquement qu’il souffre de cette étrange affection qu’est la gémellité..cette affection si bien décrite par l’auteur du roi des aulnes («wie reitet so spät durch nacht und wind »)  dans son roman  les météores  …vous devez sûrement connaître cela comme Alexis votre tendre ami .

    • « Sur le fond je vous défie depuis au moins 200 ans de trouver la trace d’un homo sapiens qui aurait été ne fût-ce que blessé par notre teddy bear pyrénéen »

      Je ne serais pas si affirmatif. Ce qui est certain c’est qu’il n’y a eu aucun accident mortel depuis que des archives fiables existent, mais il existe parait-il des témoignages de mauvaises rencontres ayant occasionné des blessures. Je ne sais pas quel est leur degré de fiabilité, et dans tous les cas cela reste extrêmement rare.

      Ceci étant il ne faut pas non plus tomber dans la négation totale du risque : il n’est pas exclu qu’un jour il puisse arriver un accident grave avec un ours. Tout comme on peut se faire charger et tuer par un sanglier en se promenant en forêt, ou par une vache sur une estive, ou se faire mordre par une vipère loin de tout secours, etc… Il faut juste insister sur le fait que le risque est objectivement minime et bien plus faible que d’autres quand on se promène en montagne, et que l’on n’a pas éradiqué sangliers, vaches, ou vipères, malgré les morts avérés qu’ils causent régulièrement.

  9. L’ours fait partie du patrimoine pyrénéen. C’est même LE symbole de nature sauvage en France qui fait rêver des millions de personnes. Il n’agresse personne et ne cause presque aucun dégât aux troupeaux gardés par des patous. Alors, ceux qui souhaitent sa disparition peuvent bénéficier d’une fin de non-recevoir.

  10. Helene Lafon says:

    Cher Monsieur Picaper, moi, je suis d’accord avec vous et j’ose le dire au risque de déplaire à des gens pour qui j’ai, par ailleurs beaucoup de sympathie ! Cet acharnement à vouloir défendre et faire survivre les espèces « en voie de disparition », à réhabiliter les « nuisibles » m’exaspère ! Pour autant je ne prends pas un fusil à l’automne et une canne à pêche au printemps.
    Pour moi, l’homme a suffisamment à faire pour survivre et aider ses semblables à survivre !

    • Ce procédé rhétorique, « l’homme a suffisamment à faire pour survivre et aider ses semblables à survivre ! » (ou ses diverses variantes qui reviennent toujours à « il y a des sujets plus importants à traiter ») peut être utilisé pour tout et en toutes circonstances.

      Quel que soit le sujet évoqué, on peut toujours trouver un autre sujet que l’on qualifiera de « plus important » pour justifier de ne pas se préoccuper du premier sujet.

      Allez je m’y mets : financer les musées ? Il faut arrêter avec ça, l’homme a suffisamment à faire pour survivre et aider ses semblables à survivre ! Faisons un vide-grenier avec les peintures du Louvre et logeons-y les SDF à la place.

      • Pier U : « Allez je m’y mets : »
        Alors moi aussi : y a-t’il des peaux d’ours en vente chez Ikéa ? il faudrait demander à Alexis -que vous connaissez sans doute- (dixit: « … à quoi j’avais répliqué que les ours avaient été faits pour servir de descentes de lit. »)
        Nous vivons un monde merveilleux, dans lequel marchands de sable et gros nounours ont plus d’importance que les tragi-comédies du quotidien. Bonne nuit les petits SDF, vous avez bien reçu vos Teddy Bear made in China ?

    • Georges Vallet says:

      Hélène
      « à vouloir défendre et faire survivre les espèces « en voie de disparition » »

      Pourquoi sont-elles en voie de disparition si ce n’est par les actions de l’homme?
      C’est le cas pour les pollinisateurs par exemple, affaire lourde de conséquence pour l’homme!
      Pensez aux conséquences de la destruction des insectivores mangeurs de moustiques, de mouches parasites…du fait des insecticides, au moment où le moustique tigre arrive chez nous, où le réchauffement nous apporte toute une faune plus méridionale qui ne nous veut pas que du bien(paludisme…)

      Pourquoi « réhabiliter les « nuisibles « ?
      Parce qu’ils sont utiles dans les cycles alimentaires en servant de nourriture à leurs prédateurs qui sont en voie de disparition. Plus de prédateurs moins de nuisibles! ce n’est pas linéaire mais cyclique.

       » L’homme a suffisamment à faire pour survivre »
      Sa survie dépend de la qualité de son environnement et de la « modération » de ses ambitions économiques.
      Avant de détruire les nuisibles , de laisser disparaître les espèces, il conviendrait que l’homme oriente ses objectifs dans une autre direction que de détruire « ses compagnons » de route sans lesquels il ne pourra pas survivre.

      • Et surtout c’est concept de « nuisibles » qui n’a aucun sens en lui-même.

        Qu’est-ce qu’un « nuisible » ? C’est un animal qui dérange les hommes, sous quelque prétexte que ce soit. Autant dire que la liste peut être longue.

        La buse a longtemps été classée « nuisible » (parce que la croyance populaire était qu’elle s’attaquait aux perdrix, aux lièvres… bref, au gibier : inacceptable ! Seul l’homme a le droit de chasser ! (En plus c’était faux…)). Le renard l’est toujours (voleur de poules et de petit gibier). Sauf qu’on a constaté que là où buses et renards se font rares les mulots, en l’absence de leurs prédateurs favoris, prolifèrent dans les cultures dans lesquelles ils font des dégâts : les agriculteurs se plaignent et il faut alors combattre le « nuisible » mulot que les « nuisibles » renard et buse régulaient pourtant fort bien.

        • « Tel animal me dérange, alors, je suis pour son éradication ». Tel est le principe que l’on trouve, à peine voilé derrière la rhétorique des anti-ours. Pas très joli…

    • Erreur de jugement : l’ours est l’avenir des vallées Pyrénéennes.

      En effet, le pastoralisme n’a un avenir que dans le cadre d’un tourisme efficient et écologique des vallées.
      Et l’ours est un vecteur majeur pour ce tourisme.
      Ceci d’autant que ses dégats sont négligeables par rapport à la mortalité naturelle des brebis en estive et que les estives d’Aspe Ossau sont des estives avec berger et traite du lait, au contraire des estives d’Ariège majoritairement pour mouton à viande en liberté.
      L’ours se gère partout sans problème, en Espagne ou en Slovénie et même à Yosemite où il y en a des centaines avec des milliers de touristes et campeurs.

      Quel est l’avenir des Massaïs ? l’élevage de boeufs faméliques où le tourisme ?
      Quel est l’avenir du tourisme au Kenya si les lions disparaissent ? (et ils sont autrement plus dangereux pour l’homme…)

  11. Georges Vallet says:

    «la Terre désormais, qu’on l’approuve ou qu’on le déplore, appartient à l’homme»

    Erreur de sens: ce n’est pas la terre qui appartient à l’homme, mais l’inverse: l’homme appartient à la Terre.
    C’est elle qui lui a donné naissance, qui le fait vivre: il dépend d’elle. Il y retournera à sa mort.
    Les anciens des vallées, les vrais paysans des campagnes le savent et respectent cette dépendance en agissant, par tradition, pour la laisser aussi propre quand ils partent qu’elle était quand ils sont arrivés; ce n’est plus le cas dans nos vallées et campagnes actuelles; même en Béarn!
    De plus, si on se place à votre niveau de raisonnement, le niveau qui possède la terre c’est, de fait, l’infiniment petit: virus, bactéries, insectes….Ce sont eux les êtres vivants maîtres du monde: l’homme est une illusion de l’homme.

    «Cher Monsieur PYC, qui vous cachez derrière votre pseudo, lisez plutôt Descartes qui nous a appris à sérier les faits et les problèmes»

    Je ne vous le conseille pas; pour Descartes:
    « Le corps vivant est une machine où toutes les fonctions résultent de la seule disposition des organes, ni plus ni moins que les mouvements d’une horloge ou autre automate de celle de ses contrepoids et ressorts. » (Descartes:De l’Homme, Vl)
    C’est le réductionnisme.

    Non, le corps vivant n’est pas une machine compliquée dont on peut changer les pièces quand elles sont usées; c’est un système complexe qui met à mal toute la panoplie mécaniste, analytique, réductionniste, cartésienne. La connaissance des parties ne suffit pas à comprendre l’intégralité du tout, l’essentiel est le lien.
    Le tout est plus que la somme des parties, ce n’est pas le cas pour l’horloge!

  12. On se demande bien comment les habitants des vallées (beaucoup plus nombreux il y a deux siècles que maintenant) ont fait pour survivre quand il y avait des dizaines d’ours en Aspe et autant en Ossau…

    Je suis aussi étonné du comportement américain qui admet des milliers de touristes à Yosemite en présence de centaines d’ours… des assassins ?

    • Monsieur Sango, les ours n’étaient pas  »sanctuarisés » mais ils étaient respectés tant qu’ils restaient à bonne distance. Dans le cas contraire la population ne se privait pas de les effrayer (chiens, pétards, torches enflammées, coups de fusil, etc) quand ils approchaient. D’ailleurs c’est toujours ce que font à l’occasion les Canadiens ou les Rangers du Yosemite Park.

      Quant à l’évocation d’un comportement assassin, en admettant des touristes au Yosemite, vous êtes de mauvaise foi: on vous prévient en effet (même en langue française) que c’est éventuellement dangereux et que VOUS DEVEZ prendre personnellement des mesures de précaution http://www.nps.gov/yose/planyourvisit/scarebears.htm

      Et puisque vous avez été averti et que vous -visiteur- connaissez le risque, alors vous prenez votre décision en connaissance de cause quand vous vous écartez des zones d’accueil, sans pouvoir mettre en avant la négligence supposée des gardes! On est loin du principe français de la précaution absolue pour tout et n’importe quoi. Et que vive l’initiative individuelle!

  13. Cet article est un vrai régal pour les « défenseurs des ours », tellement les arguments développés y sont grossiers et faciles à démonter. Bon, à plus tard, donc🙂

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