La sincérité, enfin !


emmanuel-macron-dans-la-cour-de-l-elysee-photo-afp   La France vit dans une démocratie confisquée par une corporation de politiciens professionnels obnubilés par leur seule ré élection, membres de partis qui ne comptent que très peu d’encartés, avec pour conséquence une totale incapacité a traiter les problèmes français dans un monde qui a beaucoup évolué.

Ceci est visible lorsqu’on regarde simplement ce qui se passe chez nos voisins immédiats. Dans tous les domaines la France est à la traîne, immobile dans son organisation, dans ses programmes politiques. Et la divergence entre cette classe politique sclérosée et cupide et les citoyens va en grandissant depuis des années.

Il fallait bien que l’étincelle se produise. Le statut des fonctionnaires n’est plus « adéquat » confie Emmanuel Macron en off . « Je ne vois pas ce qui justifie que certains cadres de mon ministère bénéficient d’un emploi garanti à vie, et pas le responsable de la cyber sécurité d’une entreprise… »

Ce qui est étonnant c’est que cette évidence produise un tel séisme dans la classe politique.

J’aurai l’occasion de revenir plus en détail sur ce point, mais qui peut justifier le statut de fonctionnaire pour l’immense majorité des territoriaux par exemple ? Il suffit là aussi de regarder les pays voisins pour voir l’abîme qui les sépare de la France, tous se sont modernisés en diminuant drastiquement les bénéficiaires d’un tel statut (la Suisse a aboli ce statut en 2002 par référendum, en Italie seuls 15% des fonctionnaires bénéficient d’un emploi à vie, etc…)

Ce matin, pour le sondage Le Figaro Opinion ways, 70% des français approuvent les propos d’Emmanuel Macron, mieux, cela est aussi approuvé par 57% des sympathisants socialistes ! Le sondage précise 62% des français sont favorables à la suppression de l’emploi à vie pour les fonctionnaires.

Ce sondage montre à quel point la divergence est grande entre une classe politique complètement coupée de la réalité et les citoyens. Et ceci est caricatural puisque nos ringards de droite n’ont même pas été capables d’être à l’origine de cet incendie qui va brûler tous ces vieux « professionnels » de la politique. Comme je le répète depuis des années il n’y a rien à attendre de politiciens professionnels dont la seule obsession est leur ré élection et qui construisent leurs propos non pas en fonction de l’intérêt du pays, mais du clientélisme indispensable pour leur ré élection. Ils se sont toujours tus car la corporation des fonctionnaires représente bien plus de 5 millions de citoyens munis d’un bulletin de vote, et jusqu’à aujourd’hui étiquetés intouchables par tous les politiciens professionnels, avec pour conséquences toutes les dérives qu’on connaît.

Et la démonstration est complète puisque la parole libre vient d’une personne qui n’est pas de cette corporation, qui n’a pas ce passé et qui a compris où se situe le souhait des français en politique : la sincérité.

 par Daniel Sango

Comments

  1. Si nous parlions des inégalités fonctionnaires/secteur privé : régime des retraites (référence 6 derniers mois/25 meilleures années) délai de carence des arrêts maladies. Notre gouvernement au début de son mandat n’arrêtait pas de parler de justice sociale. Où est-elle?

    • Chinaphil says:

      Un dessin de Kiro dans Le Canard Enchainé d’il y a 15 jours, Valls s’adressant à Macron :
      « Le statut des fonctionnaires, c’est comme la virginité de Marie, ça ne se conteste pas ».

  2. Chinaphil says:

    Pour une fois que je suis d’accord avec PierU, je ne vais pas bouder mon plaisir…

  3. Georges Vallet says:

    Il est peut-être temps d’arrêter nos échanges; ils seront sans fin et risquent de «s’infecter», ce qui serait dommage.
    En fait, nos oppositions sur les fonctionnaires remontent à des décennies, ce sont des oppositions politiques à la base, entre la gauche qui revendique la nécessité d’un état fort servi par des fonctionnaires au service de tous les citoyens et la droite qui veut un état faible et une gestion par des structures privées pour des intérêts privés. A partir de cela, on peut argumenter sans limite d’un côté comme de l’autre!
    A+ pour d’autres débats.

  4. Georges Vallet says:

    « le statut de fonctionnaire est un frein à la performance. » D.S.

    Performance, compétition, idéologies dans le vent qui ont apporté, au niveau managérial, des fruits pas toujours très juteux, souvent acides, nauséabonds et toxiques, parfois mortels; à manipuler avec précaution!

    Le mythe de la performance est étendu dans tous les domaines: sportif, sexuel, médias (cote de popularité), monde politique, du travail…
    «Si les super héros du travail forcent l’admiration, le mythe de la performance crée souvent de son côté un climat de travail peu…performant!»Jacques Lafleur, psychologue.
    Une fois institutionnalisée comme cible à atteindre au quotidien par tous, la performance héroïque devient une arme à double tranchant.
    Si la compétition amicale dans le jeu et dans le vrai sport est souhaitable et stimulante, l’investissement total dans le travail s’accompagne, depuis quelques années d’une nouvelle priorité: la recherche de la «super-performance». L’individu ne doit plus simplement être «bon», il doit être en permanence «motivé». En d’autres termes: on ne lui demande pas de faire son travail, mais de faire plus, de faire mieux(dans un seul sens, bien sûr!) … et avec le sourire. En témoigne, dans la fixation des objectifs, la majoration automatique des résultats de l’année précédente, qui a pour premier effet de transformer la réussite passée en potentielle source d’échec. Cette culture de l’excellence se traduit d’ailleurs chez de nombreux cadres par un surinvestissement entraînant de leur part un déni des problèmes de stress au travail car ils ne prennent plus de recul avec les conséquences sur la santé, suicides bien connus et médiatisés.

    Pour moi, partant du principe que, comme la croissance, la performance a toujours des limites, le meilleur rendement est obtenu, non pas en mettant constamment l’employé en situation d’échec mais en offrant un environnement de travail sain, confiant, convivial. L’entreprise n’a pas tant besoin de super héros solitaires affrontant, sans relâche ni repos, vents et marées, que de redonner à leurs gens un milieu de vie professionnelle où ils auront de l’importance et où ils pourront donner leur avis, leur mesure, où ils se sentiront en sécurité pour leur avenir, traiter comme des êtres humains et non comme une variable d’ajustement aux besoins de l’entreprise. Ce n’est pas l’individu qui fait la réussite mais la motivation d’une équipe soudée et non déchirée!
    Nous avons davantage besoin de leaders humains frais et dispos que de demi- dieux fatigués et obsédés, engagés corps et âme à vaincre le prétendu monstre de la mondialisation.
    Le mythe du héros engendre un lot de souffrance et de maladies inutiles. Souffrance diffuse de la majorité des employés que l’on réduit à un rôle d’exécutants précaires, alors qu’ils sont les premiers experts à pouvoir améliorer les choses au niveau où ils travaillent, jour après jour. Dépossédés de leur travail, considérés comme des êtres de second ordre, certains ayant parfois été personnellement harcelés ou dénigrés.
    Quant aux maladies physiques ou mentales, elles viennent autant de cette aliénation des gens de la base que de l’épuisement des héros ou aspirants héros, cherchant jour et nuit comment arriver à être à la hauteur d’attentes irréalistes dans un contexte souvent incohérent. Obsédés par leur travail, l’épée de Damoclès de la perte d’emploi ou de la durée du CDD, au dessus de leur tête, le stress les garde sans relâche dans un état d’anxiété élevé et en conduit un grand nombre chez les médecins, psychologues et…. cimetière.

    • Personne ne parle de super performance ou de super héros, vous caricaturez.
      On en est loin, très très loin dans la fonction publique …

      • Georges Vallet says:

        Où est la limite entre la caricature et le réel?
        Le « super » est une dérive actuelle, le fond du problème reste entier:
        Le culte de la performance reste le culte de l’échec puisque le résultat obtenu n’est jamais suffisant!
        Faire son travail sérieusement au service de la collectivité, c’est déjà une performance, c’est le cas des fonctionnaires.

        • Justement non, ce n’est pas le cas de tous des fonctionnaires, d’où la nécessité d’arriver a un niveau acceptable : voir le cas des fonctionnaires territoriaux.

          • Georges Vallet says:

            Croyez-vous que ce soit le cas de tous les acteurs du privé?
            Ce n’est vraiment pas mieux et souvent scandaleux ;c’est la performance du gaspillage, de la pollution; la performance, Volkswagen la pratique, jadis Spanghero, les farines animales….j’en passe et des meilleures!
            Arriver à un niveau acceptable, cela veut dire quoi? Acceptable par qui, pour qui?
            Que des améliorations soient à apporter, d’accord, mais ne ciblez pas les fonctionnaires,ils font leur travail consciencieusement, et, dans la situation actuelle, ce n’est pas facile; ils ne sont pas responsables de la quantité de travail qu’on leur demande; c’est l’adaptation des besoins nouveaux au travail qui est en cause.
            Des économies, des progrès, c’est partout que l’on peut en faire et sûrement des plus importants: évasion fiscales, spéculations, gaspillages, pollution des mers…..

            • « avant que nous arrivions, en 6 ans l’absentéisme était passé de 9% des agents à 16% des agents, 1% d’absentéisme de plus tous les ans, c’est incroyable ! » (François Bayrou)

              Ah ces fonctionnaires territoriaux ! exploités par MLC qui les exploitait au point de les épuiser !!!

              Arrêtez Geoges la fonction publique francaise fonctionne au ralenti …
              Tout le monde le voit tous les jours…sauf vous ?

  5. Joël Braud says:

    Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que le statut des fonctionnaires, mis en place en 1946, a eu pour principal objectif de les protéger des politiques. Si nos politiques étaient moins partisans, plus honnêtes, plus soucieux de l’intérêt général, comme dans d’autres pays qui ont privatisé les missions de la fonction publique, ce genre de précaution deviendrait superfétatoire.

    • Ce n’était qu’une des raison, et ceci pour les fonctions régaliennes. On était à la sortie de la guerre, toute l’organisation du pays était à reconstruire et il fallait attirer des fonctionnaires compétents dans la durée. Dans un pays ou le plein emploi était vraiment réel et pour longtemps puisqu’il fallait tout reconstruire.
      Tout cela a bien changé

    • Effectivement le point le vé par monsieur Braud est essentiel.

      En particulier si les fonctionnaires ne bénéficient pas d’un statut quid de de leur recrutement. Qui recrutera et selon quelles modalités, selon quel critères ?

      En particulier dans le monde local où c’est le maire, et le maire seul, qui recrute sans avoir à se justifier en dehors des emplois appartenant à des corps.
      Mais tout emploi peut être qualifié de telle sorte qu’il ne soit pas assimilable à un, emploi statutaire.Exemple un acheteur public voire un directeur financier ou un directeur informatique

      Sans ce cas là le maire non seulement recrute qui il veut mais, de plus, fixe de manière discrétionnaire la rémunération.Et contrairement à ce qui se passait avant cet emploi peut être un CDI soit un emploi permanent en application d’une jurisprudence européenne.

      La seule limite est que la personne ne bénéficie pas du statut de fonctionnaire.Ce qui peut être un avantage au niveau de la rémunération.

      Par contre on peut imaginer un système à l’allemande où seuls les emplois plus ou moins régaliens bénéficient du statut de fonctionnaires .Les autres entrant dans des entreprises publiques.

      Enfin dans un champ plus particulier il faut dénoncer l’abandon du délai de carence en cas d’arrêt maladie pour satisfaire la ligne la plus conservatrice du PS et les syndicats ( cf madame lebranbchu) pourtant extrêmement efficace et source d’économies considérables pour les communes au moment où elles sont financièrement étranglées.

    • Oh que oui il y a plein de chose à ajouter !!!

      « Ces fonctions ont été jugées trop importantes pour être laissées au secteur privé. »
      C’est rigolo non ?

      Par exemple : la totalité des postes de fonctionnaire territorial du jardinier au balayeur en passant par les administratifs …etc (1,5 millions)
      Et pratiquement tous les autres exceptés dans les fonctions régaliennes de l’ETAT

      Et encore, vous semblez oublier que la majorité de nos militaires sont en CDD, que l’enseignement privé fonctionne parfaitement bien, qu’il en est de même pour tout le secteur médical privé, etc etc etc …

      Vous vivez en 1946, il faut vous réveiller
      Tous les pays qui nous entourent ont soit supprimé soit diminué drastiquement ces fonctionnaires.

      Et la raison en est simple, les conditions de 1946 ont changé et ce secteur n’est pas performant, n’est pas compétitif.

      • Georges Vallet says:

        DS
        « que l’enseignement privé fonctionne parfaitement bien »
        Pourquoi? Parce qu’il est subventionné par l’Etat, parce que les enseignants sont formés dans nos universités, ont des diplômes d’Etat et sont payés par l’Etat. Les parents payent pour un bonus que l’établissement peut à ce moment là leur apporter.
        Quant aux résultats, ce n’est pas toujours « parfaitement bien »!

        ’il en est de même pour tout le secteur médical privé, etc etc etc … »
        A condition par exemple de payer un dépassement d’honoraire de 200 euros pour une opération de la cataracte!( exemple personnel)

        • Vous répondez à côté, GV : le fait est que les enseignants du privé n’ont pas le statut de fonctionnaire. Et que l’on soit pour contre le principe de l’enseignement privé, il me semble difficile d’affirmer qu’il fonctionne moins bien que l’enseignement public.

          • Georges Vallet says:

            PierU
            Même s’ils ne sont pas fonctionnaires, ils sont payés par l’Etat donc l’argent public qui manque cruellement à l’enseignement Public;, alors que les bénéfices sont privés.

            « affirmer qu’il fonctionne moins bien que l’enseignement public. »

            Je n’ai pas dit qu’il fonctionnait moins bien, j’ai dit : »Pour les résultats, ce n’est pas toujours « parfaitement bien »! Cela signifie que tout n’est pas parfait dans les comportements et les résultats scolaires, comme dans le Public.

            • Je vous rappelle que le sujet c’est le statut, et que l’article cité par Beltof affirmait que le statut de fonctionnaire était essentiel pour l’enseignement.

              Or l’enseignement privé est la preuve que ce statut n’a pas l’air si essentiel que ça, vu que les enseignants ne l’ont pas et qu’à ma connaissance l’enseignement privé ne fonctionne pas plus mal que le public. En l’occurence l’état peut parfaitement imposer les programmes que doivent suivre les élèves, imposer les diplômes que doivent posséder les professeurs, sans que ces derniers soient forcément fonctionnaires.

              Après on peut être pour ou contre le principe même de l’enseignement privé, mais c’est un autre débat.

              • Il faut aller plus loin : le statut de fonctionnaire est un frein à la parformance.
                C’est une évidence, et cela se voit et se mesure. Voir toutes les statistiques sur le niveau incroyable d’absence dans la fonction territoriale sans parler de la productivité pendant les périodes de travail …
                On peut aussi, à l’autre bout de l’echelle parler de la productivité des chercheurs fonctionnaires…
                Et la liste serait trop longue…

    • Pour ajouter au commentaire de DS, je relève dans l’article :

      « le statut du fonctionnaire est une manière de garantir son indépendance », de citer « militaires, chercheurs, magistrats, policiers, médecins urgentistes, inspecteurs du travail, enseignants »

      L’indépendance par rapport à quoi ? Par rapport au pouvoir de l’état ? Pour les magistrats je comprends, l’enjeu est la séparation des pouvoirs. Mais pour les militaires ? Depuis quand un militaire doit être indépendant du pouvoir de l’état ? C’est intéressant comme concept… Et de quelle indépendance s’agit-il concernant les enseignants ou les médecins urgentistes ? Si on ne définit pas de quelle indépendance on parle, on peut dire n’importe quoi.

      « Vincent Bolloré peut à sa guise licencier l’ensemble du personnel de Canal + et réorganiser entièrement la programmation de cette chaîne pour défendre les intérêts de son groupe ou de ses amis politiques. Il est impossible en revanche à Robert Ménard de licencier tout le personnel de la Ville de Béziers en réorganisant l’ensemble des services publics municipaux afin d’y accomplir ses objectifs personnels et politiques. La différence entre Canal + et Béziers ? Le statut des fonctionnaires. »

      En effet, RM ne peut licencier le personnel de la ville, mais il peut par contre réorganiser les services à sa guise pour appliquer la politique qu’il veut, quelle qu’elle soit (si son conseil municipal le suit et si ses décisions restent conformes à la loi, évidemment) : par exemple il peut supprimer toutes les actions culturelles « non conformes » si ça lui chante, engager 300 policier municipaux et les armer, ouvrir des crèches « saucisson-pinard », etc, etc… Et le personnel des services est tenu d’exécuter toutes ses décisions.

      Bref la démonstration est un peu courte.

    • Georges Vallet says:

      Beltof
      Effectivement, la pertinence de l’analyse permet de ne rien ajouter, sauf par ceux qui veulent remplacer l’intérêt général par l’intérêt individuel.
      Police privée, justice privée, armée privée, prisons privées, santé privée, culture privée, liberté d’enseigner ce qu’on a intérêt à enseigner, …., voilà qui promet certainement un avenir radieux!

      • Si vous vous lancez dans la caricature, forcément…

        • Georges Vallet says:

          Où est la limite entre la caricature et le réel?
          La police privée existe aux USA, des juges y sont désignés par des électeurs, on enseigne le créationnisme, il y a des prisons privées, des écoles privées de toutes tendances; la santé n’en parlons pas!
          Les USA, c’est le pays rêvé vers lequel on nous conduit progressivement!

          • Ne dîtes pas n’importe quoi.

            La police aux USA n’est pas privée, pas plus que l’armée. Il existe des services de sécurité privés (mais en France aussi, hein…), mais qui ne sont pas censés empiéter sur les missions de la police.

            Le fait que les juges soient élus par les citoyens ne signifie pas non plus que la justice est privée : iriez-vous dire que les mairies sont privées parce que les maires sont élus par les citoyens ? C’est absurde… De plus l’élection des juges n’est pas une règle universelle aux USA : l’essentiel des juges fédéraux sont nommés « à vie » par la présidence (et sont je suppose fonctionnaires), et au niveau des états il n’y aucune règle générale. Certains juges sont élus, d’autres sont nommés, et cela varie d’états en états.

            Quant à la liberté d’enseigner ce que l’on veut (y compris le créationnisme) ou pas, elle n’a rien à voir avec le fait d’être fonctionnaire ou pas, mais avec la volonté de l’état d’imposer un programme donné. A noter d’ailleurs que le créationnisme est (malheureusement) enseigné y compris dans certaines écoles publiques (car oui il existe des écoles publiques aux USA).

      • Il existait effectivement un Etat où tout le monde était fonctionnaire, du policier au metallo … Il a fermé pour cause de faillite.

  6. Un exemple de la gabegie managériale a été donné il y a une quinzaine avec une enquête sur Météo France présentée à la TV. Météo France, effectif 3.500 personnes (de qualité bien sur) mais excessif par rapport aux tâches effectives largement réalisées avec les ordinateurs parmi les plus puissants de France.

    Les temps ont changé: des capteurs automatiques à la place des relevés manuels, des interconnexions des banques de données et le traitement des données sur les ordinateurs dédiés produisent à longueur de journée des prévisions extrêmement fiables. Pourtant le personnel à Météo France n’a pas changé numériquement. Explication donnée par un directeur de MF: ce sont des fonctionnaires!

    Et on voyait ainsi un technicien sortir pour aller observer le ciel sur son lieu de travail pour certifier la nébulosité… Ou encore une télé-conférence entre différents responsables d’antennes régionales et leur patron, où la seule question était de savoir s’ils avaient un commentaire à faire sur le bulletin généré par les mega-ordinateurs. Grand silence et le seul à proférer un avis a annoncé que le pluie prévue viendrait plutôt dans la nuit qu’au petit matin.

    Les méthodes de traitement technique et scientifique ont changé à Météo France, qui cependant garde immuables sa gestion du personnel et sa démultiplication de terrain. Une antenne météo à Biarritz et une autre à Pau, en plus du centre météorologique de Tarbes-Reffye avec ses 21 agents n’est-ce pas un peu trop? Probablement que Tarbes étant en territoire Midi-Pyrénées ne pourrait faire profiter ses voisins de ses relevés ni de ses prévisions .
    A moins que le plan de secours ultime soit de garder un gros volant de personnels pour être capable de réactiver des prévisions 100% à la main, en cas de nécessité ? Imaginez donc le piratage des ordinateurs de MétéoFrance à Toulouse par la Corée du Nord, comment pourrait-on faire autrement que de réactiver le barographe et la fameuse grenouille? Ainsi la France ne déchoirait pas en achetant le  »bulletin pour la France » aux Anglais ou aux Allemands.

    • Georges Vallet says:

      Le problème que je défends n’est pas la garantie du poste mais d’un emploi, là ou ailleurs. Tout le monde a le droit de vivre donc de travailler!

      • Monsieur Vallet, avec  »Le problème que je défends n’est pas la garantie du poste [pour un fonctionnaire] mais d’un emploi » vous péchez contre la bonne foi.
        En bon fonctionnaire que vous avez été vous savez pertinemment que le sacro-saint  »statut » NE PEUT OBLIGER à un changement de poste si le fonctionnaire ne reste pas intégralement à son statut d’origine c’est-à-dire son statut général + son statut particulier + son corps + son cadre d’emploi.
        Sauf cas relevant d’un manquement grave, le changement de poste ne peut être QUE volontaire . Et dans les faits le système rigide des quelques 1500 statuts différents bloque une évolution intelligente.
        Avec comme illustration du quasi-blocage:
        – les 25% de fonctionnaires de la météo qui devraient objectivement être considérés en surnombre
        -ou les fonctionnaires des haras chargés de fournir la France en chevaux de guerre et qui à Gélos conservent des reliques du passé , et étudient comment assurer la traçabilité de la viande de cheval (La République des jours derniers) en attendant qu’on trouve (et qu’on finance) une reconversion du haras-fondé-par-Napoléon (quel titre de gloire!) qui n’intéresse plus ni le ministère de l’agriculture ni l’Armée.

        • Georges Vallet says:

          « le changement de poste ne peut être QUE volontaire ».
          Ce n’est pas le cas dans l’enseignement. Dans un établissement scolaire le nombre de profs dépend du nombre des élèves. Quand l’effectif augmente, celui des profs aussi, quand c’est l’inverse, le poste est supprimé, le jour où le nombre d’enfants est devenu inférieur au seuil fixé par l’Etat, on ferme l’établissement. Par contre, l’enseignant , s’il ne garde pas son poste, garde son emploi, il sera déplacé.» ce qui justifie:Le problème que je défends n’est pas la garantie du poste [pour un fonctionnaire] mais d’un emploi »!

  7. Sauf que… contrairement à ce que tout le monde croit (y compris Macron apparemment), l’emploi à vie n’est pas réellement gravé dans le statut de la fonction publique. Les licenciements pour fautes ou insuffisance professionnelles sont possibles, et -concernant la fonction publique d’état- une loi dite de « réduction des cadres » peut être passée pour effectuer l’équivalent d’un licenciement économique.

    L’emploi à vie dans la fonction publique est plutôt le résultat d’un usage solidement établi (et aussi le résultat des procédures extrêmement lourdes dès qu’il s’agit de licencier quelqu’un).

  8. Georges Vallet says:

    «Le statut des fonctionnaires n’est plus «adéquat» confie Emmanuel Macron en off …
    Ce qui est étonnant c’est que cette évidence…»

    Une évidence est ce qui s’impose à l’esprit comme une vérité.
    La vérité a besoin d’un sujet pour exister. Elle est culturelle. Elle est nécessairement relative et subjective;
    «Vérité dans un temps, erreur dans un autre» disait Montesquieu.
    «A chacun sa vérité» disait A@P

    Emmanuel Macron confie son opinion et rien de plus!

    «Je ne vois pas ce qui justifie que certains cadres de mon ministère bénéficient d’un emploi garanti à vie, et pas le responsable de la cyber sécurité d’une entreprise…»

    D’autres peuvent «voir» autrement et répondre: «C’est vrai, je ne vois pas pourquoi le responsable n’a pas un emploi garanti à vie, là ou ailleurs! Il n’y a rien de monstrueux, de contraire à la morale et aux vertus républicaines que de penser que chacun doit pouvoir travailler pour gagner sa vie!» C’est à la République de lui garantir.

    «Ce matin, pour le sondage Le Figaro Opinion ways, 70% des français approuvent les propos d’Emmanuel Macron, mieux, cela est aussi approuvé par 57% des sympathisants socialistes ! Le sondage précise 62% des français sont favorables à la suppression de l’emploi à vie pour les fonctionnaires.»

    Vous semblez partisan de gouverner à la vue des sondages; mais, lesquels?
    Un sondage ne reflète pas l’opinion, il la fait, en la manipulant par le choix des sondés, sa présentation, son orientation. Quand on connaît la«sincérité»du Figaro à propos des fonctionnaires, on a des doutes sur la valeur de sa vérité. L’Humanité n’a pas les moyens financiers de faire des sondages, ce serait pourtant intéressant de comparer les résultats, tout aussi valables que ceux du Figaro!

    «Et la démonstration est complète puisque la parole libre vient d’une personne qui n’est pas de cette corporation, qui n’a pas ce passé et qui a compris où se situe le souhait des français en politique : la sincérité.»

    La sincérité est le fait de s’exprimer sans déguiser ses émotions et ses pensées. En ce sens, elle est synonyme de vérité puisque ce que nous exprimons est conforme à notre pensée réelle. Cette vérité est de l’ordre du singulier étant donné qu’elle n’est reconnue que par un seul individu. Des choses exprimées par quelqu’un, aussi sincère soit-il, peuvent s’avérer fausses aux yeux des autres. Une personne sincère peut être prisonnière de l’illusion, de son conditionnement, de son passé, de sa culture…..
    La sincérité n’est que le témoignage d’une vérité!
    Les derniers propos d’Aubry sont tout aussi sincères!

    Opinion: «Jugement, avis, sentiment qu’un individu ou un groupe émet sur un sujet, des faits, ce qu’il en pense» Larousse.
    L’opinion est individuelle, elle se légitime de croyances et de savoirs. On parle, bien sur, d’opinion publique, mais ce n’est qu’une moyenne statistique et non un processus d’élaboration.
    Toutes les citations ne sont que des opinions pouvant être remises en question dans le temps et l’espace.

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