Pau, la police municipale dresse son bilan.


imagesComme dans toutes les villes française d’égale importance, la police municipale est en pleine évolution. Ses effectifs vont prochainement passer de 25 à 35 éléments. Comment comprendre ces résultats ? Et pendant ce temps-là, que devient la police nationale ?

Selon ce bilan (La république des Pyrénées du 7 décembre 2015) la police municipale est de plus en plus sollicitée par le public. Elle dénombre une augmentation des appels qui lui dont adressés de 25 % et une hausse de 49% pour ce qui est de la gestion des marginaux. Ce qui reste étonnant c’est que parmi ces appelant on compte la police nationale. La police municipale de Pau serait-elle devenue la sous-traitante de la police nationale ?

La police municipale, il faut le reconnaître, a pris la place d’une police de proximité qui avait vu le jour vers 2002 – 2003, mais qui avait été abandonnée, au seul prétexte que sa mise en œuvre provenait du clan politique d’en face et selon la volonté d’un ministre de l’intérieur regretté par personne. La nature ayant horreur du vide, et particulièrement de ce vide, on a vu ensuite fleurir très vite les polices municipales. Un besoin de proximité était né, les élus ont su s’engouffrer dans la brèche.

A Pau, il est facile de constater que les patrouilles à pied, en cyclomoteur, en scooter ou en bicyclette de la police nationale n’existent plus depuis longtemps. Pourtant si cette administration avait voulu conserver ce capital de sympathie de la population, elle aurait dû veiller avec une application jalouse à maintenir cette proximité avec le citoyen au service duquel elle doit se placer.

La police municipale a pris cette place et ne cesse d’élargir son domaine d’action tant en créant une équipe de nuit qu’en se chargeant de missions qui jusqu’alors n’entraient pas dans le champ de ses compétences. Prochainement la police municipale va d’ailleurs augmenter de façon significative ses effectifs et les faire passer de 25 à 35.

Il est évident que par ce moyen les élus de la ville de Pau cherchent, en affichant leur préoccupation pour les problèmes de sécurité, à plaire à l’électeur. L’attitude est en partie électoraliste, la sécurité ça marche toujours pour celui qui pense à sa réélection, surtout lorsque la population vieillit.

On ne peut ignorer que dans le même temps la police nationale délaisse un certain nombre de ses missions. Elle affirme pourtant être débordée. Mais ne serait-ce pas là un désengagement voulu des services de l’État ; il s’agit pourtant d’une mission régalienne.

Légitimement, le contribuable est amené à s’interroger sur le bien-fondé d’une dépense.

Pau, le 22 décembre 2015
par Joël Braud

Comments

  1. Curieux que le citoyen J. Braud dise fin 2015 ce que le Commissaire Principal Joël Braud n’a pas dit quand il était au poste de directeur de la Sécurité Publique des Pyrénées Atlantiques…

    • ça c’est un commentaire de bandit masqué!

    • C’est surtout un commentaire non pertinent, puisque comme Peyo le sait très bien, le Commissaire Principal était tenu au devoir de réserve.

      • Contribuable Palois says:

        D’accord avec vous PierU, et Peyo n’a pas totalement tort. Il y a le devoir de réserve, mais …
        C’est une bonne Tartufferie pour M. Braud de commenter le rétrécissement de l’action de la police nationale à Pau que lui, Commissaire Braud, a accompagné sinon mis en place.
        Que ce soit  »à l’insu de son plein gré » ou par respect de la hiérarchie qu’il ait appliqué les ordres, Monsieur Braud se met en mauvaise posture pour écrire  »si cette administration [la Police Nationale] avait voulu conserver ce capital de sympathie de la population, elle aurait dû veiller avec une application jalouse à maintenir cette proximité avec le citoyen » alors que lui était à l’époque le haut représentant local de cette Administration à la préfecture!
        Que ce soient pour les politiques ou pour les hauts fonctionnaires d’autorité, on ne peut tomber dans le panneau de leur (im)posture moralisatrice qui choisit d’oublier délibérément leur vie d’avant et leurs actions (voire omisssions) passées , sans même reconnaître qu’ils se sont trompés.

      • Comme PierU, je ne comprends ces critiques envers JB, que je ne connais pas, mais d’après ce que vous dites, qui n’a fait que son travail normal de fonctionnaire en exécutant des ordres venant du ministère et sans avoir son mot à dire, quoi qu’il en pensa.

  2. Georges Vallet says:

    Qu’en termes clairs, réalistes, convaincants..ces choses là sont dîtes!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s