Les comiques du développement économique


croissance-humour Depuis quelques années le développement économique et sa conséquence, l’emploi, sont au centre des conversations des élus de tous bords et dans tous les étages de notre mille feuille. Pour quel résultat ?

Le bateau France porte à son bord différentes catégories pour son fonctionnement. Une partie importante d’entre eux est aux avirons pour faire avancer le navire. Une autre partie est chargée de l’entraînement et des soins des rameurs, une autre catégorie encore comprend les rameurs fatigués. Dans le bateau France, la proportion des rameurs est une des plus faible des pays développés, on comprend que le France ait du mal face aux USA, à la Grande Bretagne, l’Allemagne ou même l’Italie. La dépense publique française s’élève à plus de 57% du Pib, 12 points de plus que l’Allemagne, soit plus de 240 milliards d’euros de différence : gigantesque.

En France, malgré la crise que l’on claironne depuis 2008, tous les ans, y compris en 2014 le nombre de fonctionnaires a augmenté. Il faut donc en premier lieu rendre le bateau France compétitif en diminuant au moins de 120 milliards d’euros le niveau de la dépense publique. Et rien n’est fait dans ce domaine.

Nos vieux hommes politiques, élus à vie qui racontent leurs balivernes depuis des décennies sont haïs par une majorité de citoyens qui s’abstiennent, votent pour les extrêmes, et quand il votent enfin, c’est contre l’un des deux blocs. Rien ne changera tant que les élus seront des carriéristes de la politique, n’ayant pour seul Graal que leur ré élection. Les français commencent à le comprendre. Nous avons donc aujourd’hui, et à tous les niveaux des élus démagogues, clientélistes, sans aucun courage. Comme ils sont, pour leur majorité, issus de la fonction publique, où qu’ils n’ont jamais exercé un vrai métier industriel, ils sont incompétents en particulier dans le domaine du développement économique. Comme leur univers n’est que celui du parti où il faut magouiller sans cesse pour obtenir les investitures ou mieux être en position éligible dans les élections de liste, ils ne connaissent pas la vraie vie celle des citoyens. Le dernier sondage concernant les futurs candidats aux présidentielles est édifiant. Les français dans leur majorité ne souhaitent pas que les trois principaux candidats pressentis se présentent ! Pire qu’au Gabon.

Revenons au développement économique, qui, si on les écoute, est une de leurs actions principales. Les nouvelles Régions seront porteuses de cette grande compétence. Mais François Bayrou veut créer un Pays de Béarn pour son développement économique. Chaque candidat à la Mairie vous raconte que c’est sa priorité…etc.

Qu’en est il réellement ?

Pour agir sur le développement économique, l’Europe et la BCE disposent de moyens…nucléaires ! Ils en abusent actuellement. Le Quantitative Easing européen (assouplissement quantitatif) mené par Mario Draghi a fait partiellement ses effets. Création de monnaie par le rachat de dettes (sur un rythme de 60 milliards d’euros/mois !) ont amené une dévaluation de l’euro par rapport au dollar de plus de 30%. On comprend que des Airbus ou des Rafales 30% moins chers cela se vend mieux … Il a, par la même occasion, et c’est une conséquence, ramené les taux d’emprunt à zéro pour favoriser l’investissement ! Qui dit mieux ? Et je ne parlerai pas des autres armes lourdes de l’Europe, en particulier dans le domaine réglementaire.

Derrière, la France lui a emboîté le pas avec ses fantassins. C’est moins fort mais ça compte : CICE 18,2 milliards en 2015, Pacte de Responsabilité, Lois Macron, Réglementation du travail allégée, etc. Avec en prime la tête de Hollande … pas en bonne position à ce jour…

Ensuite arrivent nos Régions. Si on les écoute, on va voir ce que l’on va voir… Bon, on ne verra pas grand chose car eux ils disposent de pistolets à air comprimé. Ils pourront former : Lycée, Université, Formation professionnelle… mais à quoi bon former si ensuite il n’y a pas de postes vacants … Ils pourront vous faire croire « qu’ils organisent des filières de compétences » comme si un industriel qui est dans la vraie vie et qui a, jour après jour, démontré ses compétences depuis des années, y compris à l’international, avait besoin d’eux, qui n’ont jamais travaillé, pour organiser son réseau de sous traitants ou vendeurs (Oh certes toute subvention est bonne à prendre, mais pour quelle efficacité ?).

Il y a aussi le département qui y va de ses subventions émiettées à tout vent…totalement inutiles, et nos Maires, dont la seule activité dans ce domaine consiste à inonder le territoire de Zones d’Activité (plus de 30 années d’avance aujourd’hui dans le Pays du Grand Pau) au détriment des terres agricoles, et qui vont en fait être utilisées par des entreprises qui déménagent, laissant derrière elles des friches.

Vous l’avez compris seule l’Europe et l’Etat ont les moyens d’influencer sensiblement le développement économique, après bien sûr… les Chefs d’Entreprise.

D’ailleurs, le pompon du grotesque dans le développement économique est gagné par la Région Aquitaine, où un Président cumulard qui n’a jamais réellement travaillé dans une entreprise a confié la Vice-Présidence en charge du développement économique à un élu qui a fait carrière dans… l’enseignement de l’éducation physique… Sportif le développement économique !

Est-ce à dire qu’il n’y a pas un seul chef d’entreprise de talent, ayant fait ses preuves à l’export parmi la horde d’élus ? (183, presque le double du sénat américain !) Symptomatique.
Il va falloir qu’un mouvement citoyen, venu de la France laborieuse, centriste et Européen balaye cette corporation d’élus à vie. Il faut créer un « Ciudadanos » à la Française.

Daniel Sango

Comments

  1. Georges Vallet says:

    Parmi les comiques du développement économique, je trouve qu’on ne parle pas de ces «bons Français», de souche ou pas, tous du privé, pour qui on n’envisage pas de déchéance de nationalité malgré un comportement d’une exemplarité anti patriotique avérée; je veux parler des «exilés fiscaux».
    «60 à 80 milliards c’est ce qui rentrerait dans les caisses de l’Etat chaque année si l’administration française percevait intégralement le montant de la fraude et de l’évasion fiscales, selon une estimation syndicale citée par Bernard Cazeneuve. Soit environ le budget de l’Enseignement scolaire et de la Défense réunis ! En cause : les entreprises fraudant sur la TVA ou sur le travail au noir, les grosses multinationales contournant la loi pour réduire leur taux d’imposition sur les sociétés, les particuliers plaçant leur épargne dans les paradis fiscaux ou échappant à l’impôt sur leurs revenus, etc.» Nel Obs

    C’est plus facile, c’est vrai de s’en prendre aux fonctionnaires car eux, au moins, on sait ce qu’ils coûtent et ils sont utiles à la nation!

    «Les 6000 aides aux entreprises….., coûtent 110 milliards par an (soit plus du double du budget de l’Éducation) et ne sont pas toujours efficaces». Le Figaro.fr
    C’est bien beau d’aider les entreprises mais, disent-elles, si elles n’ont pas de commandes, comment peuvent-elles embaucher? Il faudrait sans doute aussi que l’Etat trouve des acheteurs aux entreprises privées!

    Ajoutons 110 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2033 pour le nucléaire.
    Le programme de «grand carénage» d’EDF prévoit de mener pour 55 milliards d’euros de travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français qu’il exploite, à l’horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de vie au-delà de la limite de 40 ans initialement fixée lors de leur conception. La Cour évalue plutôt ces investissements à 62,5 milliards d’euros (en euros 2010), et même 90 milliards jusqu’en 2033 (ou 110 milliards d’euros courants).
    C’est une spécialité française qui pèse lourdement aussi dans les dépenses!

    Tout cela pour relativiser ces idées fixes qui ne savent que se baser sur des chiffres qui n’ont que le sens qu’on souhaite leur donner.

    Les chiffres sont comme les gens. Si on les torture assez, on peut leur faire dire n’importe quoi. Origine inconnue de ma part!

    • «exilés fiscaux».

      S’il y a des exilés fiscaux, c’est parceque la fiscalité en France est beaucoup trop élevée par rapport à nos voisins.
      Et si elle est si élevée c’est parceque les dépenses publiques sont beaucoup trop élevées.

      Et parmi les raisons de ce coût élevé c’est effectivement un nombre de fonctionnaire beaucoup trop élevé avec en prime pour certains (fonctionnaires territoriaux) une productivité trop faible.

      Il faut effectivement supprimer le statut de fonctionnaire pour l’immense majorité de ceux qui en bénéficient actuellement, comme l’ont fait beaucoup de pays européens avec succès pour leurs finances

      • Georges Vallet says:

        « S’il y a des exilés fiscaux, c’est parceque la fiscalité en France est beaucoup trop élevée par rapport à nos voisins. »

        Non, c’est parce que l’individualisme néolibéral trans forme des français, respectueux de leur pays et soucieux de participer à l’effort national, en individus uniquement soucieux de leur intérêt privé.

        « Il faut effectivement supprimer le statut de fonctionnaire »

        Non, bien au contraire; étant donné que les salaires sont intégralement connus, imposés et payés, à la différence de beaucoup d’autres professions, c’est l’assurance d’une rentrée fiscale. D’autre part, l’intérêt des fonctionnaires est de servir la collectivité alors que l’intérêt du privé est l’intérêt personnel. Si des fonctionnaires ont été recrutés c’est qu’au niveau du terrain les besoins sont de plus en plus humainement impérieux.

        Vous ne donnez pas votre avis sur « la valeur » des chiffres. Vous savez très bien qu’on leur fait dire n’importe quoi. Quand on dit, par exemple, qu’en Angleterre ou en Allemagne le chômage est pratiquement nul alors qu’en France il est très élevé, on compare des chiffres qui n’ont rien à voir! ( je ne discute pas de la valeur de la mesure utilisée: flexibilité des salaires et de la durée du travail mais de l’utilisation que l’on fait de ces chiffres).

        Quand au succès des finances des pays européens, il convient de définir les destinataires de ce succès momentané.

        • Je mesure là à quel point vous manquez de réalisme !
          Ne seriez vous pas un ancien fonctionnaire ?

          • Georges Vallet says:

            Je mesure là à quel point vous manquez de réalisme !
Ne seriez vous pas un ancien fonctionnaire ?

            1°)Vous fonctionnez en méthode binaire; Pour vous il y a le oui et le non, le blanc et le noir, le bien et le mal…., les fonctionnaires et les autres….., le réalisme et l’irréalisme….
            Les uns seraient réalistes parce qu’ils ne sont pas fonctionnaires; les autres ne le seraient pas car ils sont fonctionnaires. C’est une conception originale et très réductrice!

            2°)Avant d’affirmer que quelqu’un manque de réalisme, il conviendrait de s’assurer qu’on maitrise bien, soi-même, le réel. Or, vos affirmations péremptoires et rédhibitoires, vos assurances, vos certitudes…montrent que vous en êtes loin!

            Comme moi, et tous les autres, vous n’en avez qu’une vision très partielle, subjective et donc partiale. Nos propos respectifs ne sont que des opinions et rien de plus, ils deviennent des croyances quand ils sont partagés par beaucoup. Respectons donc les opinions mais ne nous imaginons pas détenir « la substantifique moelle »!
            Les êtres, les choses et les événements ne sont pas unipolaires mais multipolaires, chaque pole influençant les autres. Il en résulte une incertitude structurelle et fonctionnelle permanente qui nécessite beaucoup de prudence, de retenue, de modestie.
            La différence entre nous est que vous ne voyez qu’un aspect particulier d’un problème que vous souhaitez résoudre sans vous soucier des conséquences, alors que je m’efforce de l’aborder dans sa globalité, comportement beaucoup plus difficile à mener à bien.
            Ceux qui réfléchissent et travaillent à la compréhension de la complexité du monde se rapprochent, un peu, de la réalité, je peux vous affirmer que ce n’est pas votre cas! Savoir qu’on ignore est beaucoup moins dangereux que d’être certain de ne rien ignorer!

            • Malgré toutes mes limites il y a longtemps que j’ai compris tout cela.

              Mais votre position, par construction, engendre l’immobilisme.

              • Georges Vallet says:

                Non, pas forcément, entre immobilisme et révolution, il y a d’infinies possibilités d’actions réfléchies qui , par petites touches, peuvent changer le cours des choses. L’obstacle insurmontable actuel est l’individualisme; chacun est persuadé de détenir la vérité, celle qui l’arrange, et ne conçoit pas que d’autres puissent en détenir aussi une part. La solution serait la mise en commun de toutes ces parts de vérité, sans recherche de compétition, de suprématie, de pouvoir, de possession…, pour un intérêt collectif.
                Bien des choses, considérées comme utopiques, se sont finalement réalisées au cours de l’histoire, ne soyons pas trop pressés!

          • HenriIV 3/4 says:

            Ne pas confondre Poids de la Bureaucratie et efficacité du service des fonctionnaires tous les deux soumis à OPTIMISATION(analyse de mesure des indicateurs)

          • Nous avons là un débat d’un autre âge. L’opposition employé du privé-fonctionnaire commence à dater. Une notion qui me parait bien plus pertinente est la discrimination entre le travail en compétition mondiale et celui qui ne l’est pas.
            -Un coiffeur, un médecin, un professeur des écoles, un plombier n’ont de concurrent que local (je n’ai pas vu le plombier polonais), en revanche d’autres professions en ont:
            -un enseignant-chercheur, un employé de groupe international, …sont dans cette compétition mondiale.
            Si j’ai bien compris ce qu’ont dit des économistes, 80% des professions paloises sont dans le premier cas, 20% sont dans la compétition mondiale.
            On peut aussi bien considérer qu’il y a trop d’employés dans certains secteurs ou que d’autres professions ponctionnent trop la société: en vertu de quel principe les médecins sont-ils autorisés à avoir un avis sur la Sécurité Sociale?

            • Georges Vallet says:

              « On peut aussi bien considérer qu’il y a trop d’employés dans certains secteurs ou que d’autres professions ponctionnent trop la société »
              Dans le cadre de l’expression d’une opinion personnelle, pas de problème.

              « en vertu de quel principe les médecins sont-ils autorisés à avoir un avis sur la Sécurité Sociale? »
              Le principe de la citoyenneté.

              • Si les médecins peuvent s’exprimer sur la Sécurité Sociale en vertu du principe de citoyenneté, comme j’ai le sentiment que leurs revendications sont corporatistes et que c’est surtout eux que l’on entend, c’est donc une citoyenneté très catégorielle.

        • « D’autre part, l’intérêt des fonctionnaires est de servir la collectivité alors que l’intérêt du privé est l’intérêt personnel. »

          A part ça vous ne donnez pas dans le cliché, hein 🙂

          • Georges Vallet says:

            «A part ça vous ne donnez pas dans le cliché, hein»

            Sans aucun doute et c’est volontaire; le cliché ou la caricature sont des moyens d’expression et de communication qui évitent de longues phrases et qui font réfléchir par leur côté provocateur mais non innocent. Je répondais d’ailleurs à un interlocuteur qui l’utilise largement; si, par exemple, l’expression jadis utilisée:«Nos Maires sont les plus nuls du monde.» n’est pas un cliché ou une caricature, on n’en est vraiment pas loin!
            C’est le mode de transmission de la pensée actuelle entre des gens qui ne veulent plus lire; elle est utilisée dans la plupart des domaines: journaux satyriques, slogans dans les défilés revendicatifs; le monde de la publicité commerciale ou politique nous imprègne à longueur de journée, à la télé, dans les médias, de clichés. Ils perdent tout intérêt du fait de la saturation mais certaines pub sont des œuvres d’art contemporain dont le contenu, par ses non-dits, est d’une très grande richesse.

  2. DS « La dépense publique française s’élève à plus de 57% du Pib, 12 points de plus que l’Allemagne, soit plus de 240 milliards d’euros de différence : gigantesque. »
    Sauf que si la France jetait par la fenêtre chaque année 12 points de PIB de plus que l’Allemagne, il y a longtemps qu’elle aurait été en faillite ! L’Allemagne est sans doute globalement mieux gérée, mais ces chiffres ne sont pas pertinents.
    Dire que le budget de l’Etat est en déséquilibre de 15-20% en France, contre 0% en Allemagne me paraît plus pertinent.
    Par ailleurs, l’Allemagne dépend de l’économie mondiale, dont le modèle économique est à bout de souffle et ne sera pas épargnée non plus par la prochaine crise.

  3. Larouture says:

    L’objectif des nouvelles régions est d’être identifiable à l’échelle internationale comme réseau industriel . Ce n’est pas effectivement de continuer à bricoler des zones d’activités et de saupoudrer des subventions.

    • Ce n’est pas ce que dit la loi NOTRe :
      « La région est responsable de la définition des orientations en matière de développement économique (art. 2 de la loi NOTRe). Pour ce faire, elle élabore un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) qui définit notamment « les orientations en matière d’aides aux entreprises, de soutien à l’internationalisation et d’aides à l’investissement immobilier et à l’innovation des entreprises, ainsi que les orientations relatives à l’attractivité du territoire régional. Il définit les orientations en matière de développement de l’économie sociale et solidaire ». La région reçoit une compétence exclusive pour définir les régimes d’aides et pour décider de l’octroi des aides aux entreprises dans la région, y compris à des entreprises en difficulté (art. L. 1511-2).  »

      C’est rigolo…
      Comme si nos élus incompétents pouvaient décider de ce que ferait ou ne ferait pas une région en matière économique …
      Ils prendront ce qui vient, que ce soit une fabrique de marionnettes ou de bicyclette vu qu’ils n’ont jamais créé d’entreprise depuis des decennies. Et a cette époque l’Etat, planifiiat et créait des secteurs industriels. Les Régions n’ont jamais rien fait depuis.

      • Michel LACANETTE. says:

        Ils prendront ce qui vient, …..
        Mais comme rien ne vient tout seul…., ils préfèrent se réfugier sous le parapluie administratif et prendre des projets  » clefs en main  » proposés par les administrations, qui elles assurent leur survie, sans prendre de risques. Comme certains services administratifs touchent des commissions sur le montant des réalisations, les projets sont toujours pharaoniques et souvent déconnectés des besoins quotidiens réels des citoyens.
        Pour le cas d’ Oloron, si l’ on investissait le montant du contournement routier ( estimé 90 millions d’ euros en 2010, mais sûrement plus proche de 100 millions actuellement) dans des créations d’ emplois, je pense que l’ on devrait être à ce prix là au tour de 1000 emplois. !!!!!! . Le potentiel de charge est existant, puisque Messier Dowty fait faire tous les jours ce travail à l’ extérieur de la région,de la France, mais également de l’ Europe.
        Le problème aujourd’ hui c’ est qu’ on prend en compte uniquement le coût sec du taux horaire, sans prendre en compte les retombées indirectes ( pollution, économie d’ échelle, raccourcissement des délais de fabrication, emplois indirects de services, cotisations sociales, impôts locaux etc, etc …)
        Dommage que nos élus soient de mauvais commerciaux.

  4. HenriIV 3/4 says:

    Le plus IMPORTANT pour nous est que….Uthurry va avoir à travers la Grande Région 1 rôle déterminant dans l’ avenir de l’ Aéroport Pau-Pyrénées!!!!
    De Stampa et sa bande le sait….. Nos PARTENAIRES de Midi-Pyrénées savent anci que ce type de structure doit être gérée par des PROFESSIONNELS.
    Comme Le Piémont Pyrénéen Industriel a été PRESERVE ET REDESSINNE par de GRANDS PROFESSIONNELS!!!!
    Qu’il ne l’ oublie surtout pas!!!!
    L’année ne pouvait mieux commencer!!!!

    • HenriIV 3/4 says:

      Qu’il ne laisse pas …. Oxibar ,en CHARGE, avec sa CCI, du développement economique local…..ce serait trop dommage!!!!
      Oloron a su concilier AGRICULTURE et Nouvelle INDUSTRIE…. ce que PAU ne sait toujours pas faire!!!!

      • Michel LACANETTE. says:

        Oloron n’ a rien su concilier. Les Maires Oloronais ont eu surtout beaucoup de chance
        d’ avoir dans le  » paquet cadeau » qu’ ils ont reçu deux usines actuellement sur des créneaux porteurs et de les trouver en héritage.
        Mais à par ça rien et si un jour l’ une d’ elle vient à avoir des problèmes, ça sera ni plus ni moins qu’ une catastrophe économique. Alors que dans le temps il y avait un véritable tissus industriel de PME que petit à petit on a perdu, sans renouvellement.
        Tout cela a disparu, maintenant nous sommes au bord du gouffre et certains rêvent de déviation routière qui va isoler un peu plus l’ économie et le commerce oloronais de ses racines traditionnelles en provenance des vallées.
        Au coût de la déviation, il faudra aussi ajouter le coût de la perte économique qui ne sera pas négligeable.
        Mais également, depuis des décennies les Maires Oloronais n’ ont rien fait pour développer la S/T à partir de Messier/ Dowty. Alors qu’ il y a des milliers d’ heures sous-traitées en extérieur. Il y a à peu près 200 emplois locaux concernés par ce donneur
        d’ ordre.
        Ne pensez vous pas qu’ il y aurait eu là une occasion pour recréer un tissus de PME locales. Par contre, il serait nécessaire de s’ y investir et de réfléchir différemment, à autre chose que des solutions de facilités fournies  » clef en main  » par nos responsables administratifs, qui eux ne prennent pas de risques, surtout si le résultat risque de mettre
        l’ avenir de la ville d’ Oloron en danger. Il est certain que pour nos Maires il vaut mieux faire le choix de la tranquillité élective, plutôt que les incertitudes qui découlent de celui de préparer l’ avenir.

        • HenriIV 3/4 says:

          Oloron aurait pu finir comme Orthez si…………lence.

        • Ayant grandi à Oloron j’ai eu l’occasion de connaître cette ville pleine d’usines : couvertures, berets, sandales, (et bien sûr déjà Messier et la chocolaterie Rozan)
          Et ne comptez pas sur les politiciens de pacotille béarnais pour inverser la tendance…
          Au fait, qu’a fait notre prof de gym dans l’industrialisation d’Oloron ?

          Mais on peut dire exactement la même chose de Pau ou même de la zone de Lacq, maintenue en activité grace aux millions d’ELF et pas par une quelconque action d’Habib, autre politicien n’ayant jamais travaillé et ne connaissant pas l’industrie.

  5. Je ne suis pas allé plus loin que le premier paragraphe! La dépense publique française ne s’éleve pas à 57 pour cent du PIB. Ce chiffre represente la somme des dépenses publiques proprement dites ( administration, armées, police, enseignement,…) pour la moitié. L’autre moitié est constituée pas les sommes qui transitent par des organismes paritaires et qui sont redistribuées ( retaites, sécurité sociale,..). Souhaitez-vous la privatisation de la santé, des caisses de retraite, ou de l’éducation?

    • Votre suffisance vous isole un peu car vous êtes le seul a ne pas savoir que la dépense publique est supérieure à 57% du PIB en France
      Tous les media, et même l’INSEE admettent ce chiffre et le publient.
      Que l’on n’y mette pas ce qui vous convient est un autre problème.
      Mais effectivement les dépenses de sécu entre autre y sont ce qui est bien normal
      Quant à la retraite la santé ou même l’éducation elle sont en partie privatisées et je ne vois pas où est le problème.

      • En complément pour M Fourny qui manque de connaissances :

        «57 % de dépenses publiques dans le PIB, ça ne va pas. Il faut réduire le poids des dépenses publiques dans le PIB, le faire résolument, le faire vite et le faire fort.»
        Pierre Moscovici

        Encore un qui ne connaît rien à la dépense publique …
        On trouvera d’ailleurs une citation analogue dans un discours de F Hollande.

      • Fourny n’est pas isolé, car je suis d’accord avec lui sur le fait qu’on compare des pommes et des bananes entre la France et l’Allemagne. On peut compter les dépenses de sécu et de retraite dans les dépenses publiques françaises si l’on veut, mais dans ce cas la comparaison avec l’Allemagne est totalement biaisée et n’a pas de sens vu que là-bas elles ne sont pas comptées dans les dépenses publiques.

        • NON !
          On ne compare pas des pommes et des bananes lire l’article ci dessous qui compare poste par poste les dépenses publiques en France et en Allemagne. Ils expliquent en détail où et de combien l’écart s’est creusé entre les deux pays.

          http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20150227trib4944299a3/depenses-publiques-comment-l-allemagne-a-creuse-l-ecart-avec-la-france.html

          • Eh bien cet article confirme exactement ce que je dis, à savoir qu’une partie importante de l’écart de dépense publique entre France et Allemagne vient du fait que la protection sociale en Allemagne a été réorientée vers les assurances privées, ce qui est autant de moins compté dans la dépense publique. Je cite :

            Il n’y a là aucun mystère : les réformes Schröder, au milieu des années 2000, ont considérablement réduit le niveau des pensions. Les salariés allemands ont été vivement incités à souscrire à des fonds de pension pour compenser cette baisse (plans Riester). Au total, il y a certes moins de prélèvements obligatoires au profit des administrations, mais la facture globale des particuliers concernés ne s’allège pas pour autant: ce qu’ils auraient payé en cotisations sociales alourdies, ils le paient au titre de leur retraite privée.

            Et tous ne le peuvent pas. « Seuls 30% des Allemands ont souscrit à un plan Riester », soulignent les experts de l’OCDE spécialistes des questions de retraite. Résultat : une explosion du nombre de retraités pauvres (+50% depuis le milieu des années 2000).

            […]

            L’autre poste de dépense sur lequel l’Allemagne a creusé l’écart est celui de la santé. Les dépenses publiques de santé ont progressé dans les deux pays, mais plus vite en France.
            […]
            Et les ménages aisés [en Allemagne] peuvent désormais opter pour un système privé d’assurance maladie : autant de dépense publique en moins.

            Evidemment, c’est facile de réduire la dépense publique en supprimant carrément les services associés (ou en les dégradant tellement que ça revient au même). Je ne vois pas bien où est le gain pour la société puisque de toutes façons les gens ont besoin de ces services et doivent se les payer quand même. Et ce n’est pas très honnête de ne pas tenir compte de cela quand on compare France et Allemagne.

            • Pas du tout d’accord

              Tout d’abord les deux postes santé et retraites représentent une part « normale » de l’écart France Allemagne qui était déjà de 5 points en 2002 vu que les réformes portent, entre autres, sur ces postes:
              Le poste retraite contribue pour 3,3 points à ce creusement, la santé pour 0,8 point
              D’autre part, faire des économies implique effectivement de couper quelque part et donc de supprimer quelque part les services associés c’est évident !
              Ces choix ont été faits par les réformes Schroder et les résultats sont là.

              Il faut dire que la France a aussi privatisé sa santé (voir les coûts des mutuelles / remboursement, dépassements d’honoraires, ..) ou ses retraites et ce n’est pas fini.

              La France vit très au dessus de ses moyens et si ces coupes ne sont pas faites les déficits conduiront a une situation bien plus catastrophique. (Même le PS est d’accord, voir la citation de P Moscovici ou de Hollande) C’est ABSOLUMENT INCONTOURNABLE

              N’oublions pas qu’on ne parle pas de 4 ou 5 points de PIB de différence mais de plus de 12 points de PIB : gigantesque et insupportable pour l’économie et le budget de l’Etat

              Et il faut rajouter que la tendance est à l’augmentation de l’écart !

              • Oui la tendance est à l’augmentation de l’écart, mais l’article montre justement que la plus grande part de cette augmentation est dûe à la politique de privatisation de la protection sociale en Allemagne. Du coup évidemment ces dépenses ne sont plus comptées dans la dépense publique, mais elles sont toujours bien réelles pour les Allemands ! Du moins pour ceux qui peuvent se le permettre, car la conséquence de cette politique c’est aussi une paupérisation des retraités et des cohortes de travailleurs avec une protection sociale insuffisante.

                Je conteste absolument que la nécessité de faire de économies implique obligatoirement de supprimer ou dégrader sans discernement des services actuellement publics , ce qui n’est dans le cas de la protection sociale qu’un tour de passe-passe. La dépense publique n’est pas mauvaise par nature, si les services associés sont réels, justifiés, et efficaces. Les économies doivent se faire en améliorant l’efficacité et en supprimant ce qui n’est pas justifié.

                Par ailleurs, privatiser (encore plus) la protection sociale n’aurait qu’un impact mineur sur le budget de l’état, vu que les budgets sociaux sont complètement séparés du budget de l’état. Or ce qui est préoccupant aujourd’hui, c’est bien plus le déficit du budget de l’état que celui de la sécu.

                • La dépense publique n’est admissible que si elle s’inscrit dans un budget équilibré.
                  Or actuellement elle est beaucoup trop élevée et quand je dis 120 millards/an c’est un minimum.

                  Bien évidement cela commence par des services rendus qui soient efficients et il est clair qu’il existe des marges dans ce domaine

                  « Or ce qui est préoccupant aujourd’hui, c’est bien plus le déficit du budget de l’état que celui de la sécu. »
                  Ah bon, et qui va payer les déficits cumulés de la sécu ?

                • Michel LACANETTE. says:

                   » Les économies doivent se faire en améliorant l’efficacité et en supprimant ce qui n’est pas justifié. »

                  Tout le problème est là, malheureusement depuis des décennies on ne réforme pas, on ne  » toilette » pas nos administrations, bien au contraire on  » engraisse » le mammouth », car pour certains c’ est un bon garde manger à électeurs.
                  A t’ on besoin de fonctionnaires pour faire du secrétariat dans une administration, ou la cuisine dans une cantine scolaire ? Pas sûr ….
                  Seules les fonctions régaliennes importantes devraient être assurées par des personnels à statut de fonctionnaires.
                  Comme déjà dit, tant que les fonctionnaires seront des  » commis de l’ Etat » et non des  »  » « employés « de l’ Etat a statut standard comme le commun des mortels, rien ne sera possible. Malheureusement demain n’ est pas la veille, voir ce qui vient de se passer
                  avec le regroupement des régions.
                  Voir également ce qui se prépare avec les nouvelles taxes pour les propriétaires, qui ont payé leurs emprunts. Ça laisse rêveur. Une fois de plus il faudra embaucher du personnel aux Impôts , créer des services etc, etc ….. et tout ça, pénalisera une fois de plus les contribuables. Après peut on s’ étonner que les Français soient méfiants et s’ en aille à
                  l’ étranger.

                • Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas se préoccuper du déficit de la sécu. Mais que le résoudre en supprimant la sécu ou en la vidant de son contenu pour pousser les gens vers les assurances privés, ça revenait au coup de fusil pour soigner le cheval malade. Et aussi que le déficit le plus préoccupant actuellement est surtout celui de l’état plus que celui des comptes sociaux.

      • Je manque de connaissances, j’en conviens. Je vous accorde également qu’avoir un avis different de M.Moscovici, de M. le Président de la République, de l’INSEE et d’une grande partie des média est de signe d’une suffisance intolérable! Mais informez-vous, je ne se suis pas aussi isolé que vous le dites.
        Plus sérieusement, et pour prendre un exemple:privatiser la santé pour diminuer ce que vous appelez  » la dépense publique » n’est pas qu’un choix économique; c’est un choix de société. Dans un systéme de santé construitsur le modéle de la Securité Sociale, chacun contribue en proportion de ses revenus et béneficie des mêmes soins. Dans un systeme privatisé chacun est soigné en fonction de ses révenus. C’est vers ce dernier systeme que la France s’achemine lentement mais sûrement en contradiction avec le troisiéme terme de sa devise.

        • La sécu française est privatisée en partie il y a belle lurette. Privatiser est une voie.
          Mais l’immense différentiel : 250 milliards d’euro a des causes dans tous les domaines.

          Et même si on ne s’interresse qu’a la secu il suffit de regarder le differentiel très important entre le système hospitalier français et celui de l’Allemagne.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s