L’homme et sa femelle : des amours comme les autres ?


rembrandt-la-fiancee-juivePour cela il se pourrait que ? à partir du gouffre d’Esparros au travers d’une union improbable entre un ours slovène et une jolie infirmière ? Une nouvelle phylogenèse ici aux Pyrénées voit le jour.

L’article du jour commençait ainsi en faisant le pont avec les engagements littéraires de monsieur PYC datés du 09/01. Promesse de gascon a priori …

Il s’agissait du début de son article de ce samedi du commencement de son histoire, de son conte ou son essai hebdomadaire. Mais c’est trop compliqué trop vaste. Cela se fera peut-être mais dans un autre champ dans un autre espace. Cela dépendra de sa collaboration, du cri des paons ou des promenades qu’elle acceptera de faire avec lui maintenant qu’elle est revenue à de meilleurs sentiments …

Alors recentra notre propos sur la question de l’amour en général de celui entre les hommes et leurs femelles (j’eusse été une femelle (qui se font rares parmi les contributeurs) j’aurais sans doute écrit , entre les femmes et leurs mâles).

Les questions, voire les propositions sont les suivantes :

Proposition 1) L’amour est réductible à la fonction sexuelle :

Pour cela on peut s’appuyer sur un commentaire littéraire et épistolaire une sorte de liaisons dangereuses du 21 siècle …

Je précise pas l’amour à la Houellebecq (1) (mais après tout pourquoi pas si cela t’amuses) qui dit (ou fait semblant de faire croire) qu’on aime une femme (Myriam dans les circonstances de l’espèce) pour autant qu’il puisse la pénétrer infiniment et de toutes les manières par ce qu’elle vous aime effectivement et vous ouvre tous ces sexes avec joie et bonheur. Car vous êtes intelligent et socialement reconnu. Et que vous avez été capable de vous intéresser pendant de longues années à un sujet aussi austère que les charmes surannés du catholicisme français décrit par Joris-Karl Huysmans. Un catholicisme que tous les deux nous connaissons et qu’on peut trouver à l’abbaye et Tournay ou à celle de L’ Escaladieu.

Proposition 2) L’amour entre les hommes et les femmes dépasse cette fonction basique et universelle :
Il relève d’une union et de sentiments particuliers qui incluent le jeu amoureux mais également l’être tout entier son esprit son affect en général, sa présence au monde …

Pour cela continuons nos extraits en appuyons nos propos sur un commentaire d’un livre de jean Verdun (2) sur l’univers maçonnique

« Plus sans doute celui de Jean Verdun que tu m’as fais lire et que j’ai beaucoup apprécié ».

Un ouvrage qui m’a fait découvrir un monde que j’ignorais et sur lequel j’avais même des préjugés et qui traite de questions de morales et de société auxquelles je ne suis pas du tout insensible. Et puis a l’avantage de me rapprocher de toi.

J’ai du mal à imaginer que, très rapidement, nous ne puissions parler de cela.

Mais comme cet auteur est aussi un romancier le livre transpire surtout, et presque autant, le très profond amour pour sa femme, à sa femelle à lui pour employer un terme à contre-emploi dans sa bouche si policée… et que j’aimais beaucoup employer pour vous…

Un amour très charnel, très palpitant, très sensuel auquel se surajoute l’accord philosophique et moral.

Proposition 3) Il y a un en soi de l ‘amour humain.

Pour cela reprenons notre problématique de la semaine dernière soit la place de l’homme quelque part entre l’animal et les dieux.

L’homme appartient au genre animal même si, à l’heure présente, il semble  provisoirement ou définitivement en être le rameau le plus abouti.

A cette aune de manière indiscutable si l’on s’en tient au sexuel ou à la mécanique amoureuse rien ne distingue le genre humain au moins de tous les mammifères et même des oiseaux, des reptiles ou même des poissons ou de certains insectes. L’évolution reprend indéfiniment au travers des filtres du hasard et de le nécessité des solutions optimales et parfaitement éprouvées.

A certains stades des solutions émergentes apparaissent comme la plume pour les reptiles qui créée le monde des oiseaux et qui elles restent indéfiniment conservées…

Des comportements a priori non essentiels et d’ordre a priori culturels comme la notion de cour amoureuse ou même de parade de séduction traversent tout le genre animal depuis la libellule en passant par les paons et en allant jusqu’à la fièvre du samedi soir voire aux danses baroques à la cour du roi soleil ou à celle d’Elizabeth d’Angleterre.

A cet égard comment ne pas citer des commentaires sur le génial Wolfgang Amadeus Mozart qui, à propos de la flûte enchantée qui peut se lire musicalement et au niveau du livret à de multiples niveaux puisqu’il s’agit, aussi, d’une initiation maçonnique.

J’aurais pu ajouter le requiem que tu apprécies tant mais la flûte c’est l’amour, le chant sexuel mais aussi le chant céleste et séraphique à l’état pur ; le chant des oiseaux, des paons, des rossignols, des mésanges et des oiseaux de paradis. Les gorges gonflées d’amour qui se donnent et se répondent sans restriction.

Proposition 4) l’amour entre les hommes et les femmes est une tension auquel le sentiment religieux n’apporte plus un fidèle contrepoids.

La religion catholique que nous connaissons assez bien est beaucoup basée sur un certain ordre des choses autour de la familles. Elle a beaucoup pour fonction et pour dogme de donner un sens à la mort. Avec bizarrement l’image obsédante du Dieu crucifié et tellement humain soit comme une image d’extase soit comme une promesse d’être si doucement accueilli dans les bras de Marie-Magdeleine…

En cela elle canalise de toutes ses forces l’errance amoureuse qui met cet ordre en danger. Elle s’oppose en cela à un autre ordre des choses, l’invention par l’évolution de la reproduction sexuée. Une reproduction sexuée qui a l’immense avantage de redistribuer les cartes à chaque génération en mélangeant au travers du jeu amoureux le stock de gênes disponibles et donc d’inventer et de faire émerger de nouveaux individus.

A près il nous reste la religion douce et luciférienne de notre déesse gracile qui vit aux Baronnies,

celle des jolies infirmières qui volent aux baronnies
soigner les braves gens et dorment les ventaux, été comme hiver, ouverts
pour ressentir et entendre
le vols obscur des chats-huants des hirondelles
et des chauves souris qui copulent sous la lune.

Mais là on est dans le mystère et l’analyse n’est plus de mise.

Pierre Yves Couderc
Tournay le 17 décembre 2016 1 semaine
après que nous avons eu des nouvelles 

de Swann son paon le plus somptueux
aux crêtes cervicales
empanaché d’or et de cobalt

PS : l’illustration est la fiancée juive de Rembrandt l’autre immense peintre flamand plus génial et moins pompier que Rubens dont, par deux fois à titre d’illustration, nous avons placé en exergue le portrait si émouvant d’Hélène Froment…
Ce portrait à deux personnages exprime toute la délicatesse d’un amour mystique et profond avec la main doucement posée du fiancé sur le giron de sa promise…
Un portrait qui fait violemment contraste avec l’illustration de la semaine dernière due à Albrecht Dürer saturé d’énergie proprement sexuelle… Mais il est vrai qu’on était là dans l’absolue verdeur de la renaissance.

(1) soumission de de Michel Houellebecq
(2) la réalité maçonnique de Jean verdun

Comments

  1. Ah! si la Belle des Baronnies s’appelait Ariane sans doute suivrions-nous mieux le fil labyrinthique du discours amoureux de notre Minotaure de Tournay !

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