Le souffle divin, le souffle de la désolation, le souffle de la sophrologie.


-Mozart-DetailSans oublier celui de Wolfgang Amadeus Mozart.
Il y a le souffle divin qui, d’après PYC, a engendré le monde : il écrivait pour Noël

Dieu est un ectoplasme sans visage
un sorte de fantôme dont le souffle obscur
a engendré le monde.

Il y a souffle de la désolation :

Il lui avait envoyé  à sa petite déesse aux baronnies sous forme de document relié tous les textes écrits sur elle sur Altpy avec les portraits si émouvants d’Hélène Froment qu’on aurait pu retrouver, une fois encore, en exergue. Elle les a gardés assez longtemps mais après un clash, une embrouille pourrait-on dire pour faire jeune sur internet avec le garçon, une connerie de PYC , ils sont revenus dans la boîte aux lettres, sans un mot. Cela dit il est certain qu’elle les a lus longuement et puis ils sont sur le site, mais pas le texte de 20 pages dans lequel il lui proposait de reprendre une relation parmi tous les panels imaginables, depuis l’amitié tendre jusqu’au couple à la vie à la mort. Sans doute elle  les a renvoyés un peu à contrecœur sinon elle l’aurait fait beaucoup plus tôt. Pyc a fait n’importe quoi il est maintenant exsangue, C’est une affaire ridicule et tragique.
Elle acceptait même de lui parler à nouveau il n ‘a pas su gérer alors que, pendant plus de trois mois, il avait su se tenir tranquille et attendre des jours meilleurs et lui a rédigé pendant tout ce temps une jolie lettre 100 fois réécrite
Pour en rester à Marie-Madeleine elle a tout de même gardé certains cadeaux les chaussettes en mohair et mangé le chocolat…dont on parle dans les extraits de courriers : le reste est revenu.

Des chaussettes en mohair achetées spécialement pour toi à Bagnères. De quoi bercer tes si jolis pieds que j’ai connu blessés le calcanéum en lambeau et que j’ai tant aimés et de si près tenus. En complément de tes pyjamas d’enfant tu seras ainsi prête à affronter les rigueurs de l’hiver (si la taille n’est pas bonne tu peux certainement pouvoir les changer) et vous serez ainsi encore plus charmante et attendrissante pour accueillir votre chatte Célestine dans le lit de la reine. Pas un sexe symbole mais un être hybride pétri d’enfance d’angélisme tendre et merveilleux. Un peu diable aussi.

Quelques chocolats achetés à Oloron . Des fagots je l’espère excellents. Même si je sais que  tu es capable d’en fabriquer avec des oranges d’Espagne. Il y a fort peu de choses que tu ne saches pas faire.

Un enregistrement de la flûte enchantée (Papageno Papagayo ??) pas du tout un hasard puisqu’il s’agit de l’illustration d’une initiation maçonnique…Un chemin dans lequel j’aurais aimé t’accompagner et dont j’ai la faiblesse de croire que cela t’aurait bien plu… J’aurais pu ajouter le requiem que tu apprécies tant mais la flûte c’est l’amour, le chant sexuel mais aussi le chant céleste et séraphique à l’état pur ; le chant des oiseaux, des paons, des rossignols, des mésanges et des oiseaux de paradis. Les gorges gonflées d’amour qui se donnent et se répondent sans restriction.

Le requiem c’est évidemment très beau, très dramatique, mais toi comme moi on a encore tout le temps pour penser à la mort et aux amours enfuies. Et même si dans ton chemin initiatique il y a la préparation à la mort. Une interrogation pour moi car tu symbolises l’amour et la joie de vivre de prendre et de donner. Mais la mort approchante tu y es, il est vrai, très souvent confrontée.

Il y a le souffle de la sophrologie contre celui de la désolation.
Il y a le souffle de cette dame sophrologue, actuellement souffrante, qui s’occupe si bien de lui et à qui il écrit. Et la sophrologie, notamment celle dite en plein conscience, c’est beaucoup la maîtrise du souffle et anéantissement des mauvaises idées. Si on voulait être rabat-joie on peut la considérer (ou la déconsidérer) comme l’anéantissement du désir.

Il écrit (à la dame sophrologue) :
Je viens à vos nouvelles pour savoir où vous en  êtes.
En ce qui me concerne en jouant au plus fin j’ai tout détruit. Son compagnon s’est interposé dans la relation. Alors qu’un début inespéré de nouveau contact a eu lieu et qu’elle m’avait même semblé nostalgique du temps passé avec moi. Tout  est brisé et moi le premier. De plus ce garçon qui est, n’ a pas la capacité de lui amener le bonheur auquel elle a droit. Je crois qu’il a pris la main sur elle.
Cette fille est un ange aux yeux lucifériens mais là je la sais sans défense contre le malin.
Encore que…

J’ai des scrupules à venir vers vous mais je crains que la vie soit désormais trop difficile pour moi. Vous avez, vous aussi, vos difficultés.
Le moment venu j’aurais bien besoin de vos services si j’arrive jusque là.
A titre de réciprocité ou, plus simplement, par humanité  je ne sais comment mais je serais heureux de vous apporter du secours, voire de l’affection.
J’ai plein de choses à donner mais le monde se rebelle sous mes pas.
Parfois cela ne sert à rien d’être intelligent empathique et serviable il faut aussi avoir à qui donner.
La solitude me cerne de tous côtés. j’y suis certainement pour quelque-chose.
En espérant vous lire rapidement.

Il y a aussi bien sur le souffle le musique de Mozart celle de la flûte enchantée servie par les clarinettes et, sans doute, les hautbois : le souffle de création à l’état pur, celle qui se joue dans la voiture de notre sublime infirmière la haut aux baronnies quand elle s’en va visiter ses clients… et peut être penser aux longues promenades qu’elle faisait avec moi.

PYC qui croyait avoir engendré le monde par son souffle est un clown ridicule et sans courage qui appelle au secours ses filles et même son ancienne femme. Son ancienne femme qui entend pendant des heures les mérites le courage et la délicatesse de la petite déesse qui, parmi d’autres,  lui a succédé et qui semble d’après elle d’un bois bien moins précieux que PYC veut bien lui dire.
Il faut croire que les femmes sont cruelles entre elles ou moins aveuglées par l’amour.

Et, enfin ; pour reprendre nos propos du 22 novembre dans profonde et naïve comme l’Adour.

Où l’on retrouve les corps martyrisés ceux du bataclan ceux de la rue de Charonne. Ceux de 1965 et ceux de 2015. Ou l’on retrouve les médecins et les infirmières du Val de Grâce ou de la Salpêtrière qui extirpent les balles et épongent à pleine brassée le sang noirâtre qui coule des plaies et giclent des artères fémorales ou jugulaires trop hâtivement garrottées.

Nous aurions sûrement plus mérité de finir sous la mitraille jihadiste que ces être jeunes et sûrement courageux, qui eux avaient certainement beaucoup de chagrins d’amour à surmonter ; des chagrins qui jamais n’écloront…

Marie-Madeleine, mon petit chat luciférien et doux, mon exquise infirmière que j’ai ramassée le calcanéum fracassé du côté de Bagnères si tu m’entends…

Pierre-Yves Couderc

le 24/01/2016
Tournay juste 2 jours après que, par connerie,
PYC ait fait n’importe quoi
et brisé cette relation renaissante
la substance même de ses affects les plus profonds.

Comments

  1. Dieu que c’est bien écrit!

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