Pau, future ville morte


arton4063Ce week-end du cinq mars à PAU, il faisait froid et pluvieux. Aucun habitant ou touriste de plus de soixante ans, avec un bon pouvoir d’achat, ne s’aviserait à utiliser un vélo ou même à circuler à Pied avec ces conditions météorologiques exécrables.

Pourtant, toute circulation automobile est bannie pour aller du sud au nord, notamment afin d’élargir des pistes cyclables, via des chantiers onéreux à la charge des contribuables citoyens, donnant de l’activité (marges et profits) à quelques entreprises du BTP.

Qui aurait envie d’aller se restaurer au Château, ou boire un verre vers les places Clemenceau ou Royale quand on a froid, mal aux articulations et qu’on n’a pas la jeunesse de ses vingt ans, et qu’on ne peut pas y venir en voiture ? Je serais un retraité marchant difficilement, physiquement moins fort, avec un bon pouvoir d’achat, je cesserais de venir dans cette ville fermée. D’ailleurs je serais un touriste avec des bagages et une voiture à garer, je ne viendrais à aucun hôtel au centre ville de PAU non plus puisque je peux difficilement y entrer et en sortir.

J’en conclus que les élus locaux ferment et tuent la ville de PAU au mépris de l’intérêt général de cette ville, avec le fallacieux prétexte de l’écologie. Quand il pleut, et qu’il fait cinq degrés le samedi, que les bus sont rares, et que l’on ne peut pas circuler, personne n’est assez fou pour sortir dépenser en ville, surtout après vingt heures.

A qui profite le crime ? Pourquoi les élus locaux agissent contrairement à l’intérêt général ? Est-ce parce que leur intérêt personnel prime ?

Par coïncidences troublantes, les commerces et bureaux se développent dans les banlieues résidentielles (Idron, Soumoulou, Bizanos…) les grandes surfaces doublent leurs surfaces de vente, grâce à des accès faciles vastes et gratuits.

Je serais un commerçant d’hypermarché avisé cherchant une grande profitabilité, j’inciterais des responsables politiques (peu importe sa couleur politique) à m’aider à me développer à l’extérieur de la ville de Pau, en évoquant le prétexte pratique de l’écologie.

Obligatoirement, les commerçants, notamment de la rue des Cordeliers et de la Rue Serviez et les restaurants du Château, fermeraient leurs boutiques et s’installeraient dans les miennes moyennant un loyer raisonnable. Ces loyers sans risques spéculatifs m’assureraient ainsi des revenus pérennes et réguliers.

Pau est donc vouée à une mort certaine puisque ses décisions politiques chassent ceux qui la font économiquement vivre.

Robert Ratsimahalo

À propos AltPy Rédacteurs

Le profil rédacteur commun, pour les rédacteurs n'ayant pas un profil wordpress enregistré.

Comments

  1. Habitant à quelques dizaines de kilomètres, j’ajouterais que venir a Pau, au centre ville, avec des enfants, est devenu un enfer à certaines heures, nous préférons évidemment dépenser dans certaines grandes galeries plus simple d’accès. Pourtant c’est un réel crève cœur, car cette ville est vraiment magnifique…..

    • C’est honteux d’écrire des choses pareilles. Le centre de Pau regorge de parkings (payants) et je n’ai jamais eu aucun problème pour me garer en voiture, avec ou sans enfants. Évidemment, il faut parfois accepter de faire quelques mètres à pied. ..

  2. Yannick says:

    Je trouve que de dire que « la voiture est bannie du centre de Pau » est dénué de fondement. Au mieux, on peut dire que la voiture n’y est pas (plus) reine.
    J’habite en périphérie du centre ville de Pau et je m’y rends soir à pied, à vélo en voiture. Je n’ai jamais eu de problème pour me garer.
    En revanche, je suis aussi favorable à la modernisation des horodateurs: paiement Via carte bleue ou smartphone devrait être possible pour faciliter la démarche!!!

    • C bien tu est un bon citoyen qui a de bon revenus pour bien nourrir les …. horodateurs , tu a aussi la sante pour pedaler 😀
      Effectivement la voiture n est pas complètement banni de la ville ! Elle a encore le droit de tourner autour 😉

      • PierU says:

        Les bons revenus il les faut déjà pour avoir une voiture, l’entretenir, y mettre de l’essence…

        Et la santé on l’entretient (entre autre) en pédalant.

  3. Michel Cycladin says:

    Faut apprendre à marcher, Robert, et surtout à faire du vélo : c’est bon pour la santé, c’est bon pour la ville (moins de pollution, moins d’encombrements, moins d’infrastructures coûteuses), c’est bon pour le porte-monnaie, c’est bon pour la planète. Et dans beaucoup de cas, si on sait l’utiliser intelligemment, c’est aussi rapide et tellement plus agréable que de tourner à la recherche d’une place libre en surface ou à s’enfoncer dans un parking souterrain.

    • Le cœur des villes se meurt . il y a coalition d’intérêts contraires pour parvenir à en faire des villes fantômes…Au seul profit des grandes surfaces qui exigent l’utilisation de la voiture pour y acheter une baguette de pain…industriel. Les boulangers sont dans le pétrin à vie ! C’est l’inéluctable mouvement migratoire de la société de consommation .

  4. Bigorrons-nous un peu :
    la Dépêche du 12 mars :http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/12/2302307-la-zone-du-meridien-s-enrichit-encore.html
    Toujours plus!

  5. Larouture says:

    Ce commentaire tombe aussi à « pyc ».

  6. Emile64 says:

    Deux remarques:

    – On ne peut qu’être sidéré par des affirmations selon lesquelles on ne peut se rendre au centre ville de Pau en voiture. Pau regorge de parkings souterrains en plein centre ville dans lesquels il y a pratiquement toujours de la place, sauf événement tout à fait exceptionnel. Ces parkings sont très faciles d’accès pour quiconque sait lire. Je me rends souvent au centre ville en voiture, de jour comme de nuit, et je n’ai jamais aucun problème pour me garer (Clémenceau, Aragon, Beaumont, Bosquet, etc…)

    Pau a tout intérêt à agrandir son espace piétonnier au centre ville en combinant cet aménagement avec l’amélioration des transports publics en site propre. Les commerçants eux-mêmes ont tout à y gagner. Je me souviens de l’exemple de Grenoble où les commerçants étaient vent debout contre la piétonnisation du centre ville et la mise en place du tram. Aujourd’hui tout le monde reconnaît que la transformation du centre ville de Grenoble est une réussite urbaine qui draine énormément de monde dans les commerces.

    • Larouture says:

      Quelques réflexions de Shahinda Lane Architecte-urbaniste (« Tous urbains, N°12, Janvier 2016) sur les parkings. On n’est pas obligé de tout partager:

      « L’habitude française qui consiste à enterrer la voiture relève presque du rite mortuaire. Il en va ainsi des stationnements, des infrastructures routières et des gens qui vont avec : en milieu urbain, on les enterre. Dans les villes étrangères, en revanche, d’autres rites sont pratiqués »

      « Ailleurs dans le monde, on compte de nombreuses configurations de parkings aériens ou en superstructure, remarquables pour leurs qualités architecturales et urbaines. »

      De véritables sanctuaires à voitures, onéreux et sans qualité architecturale, sont édifiés sous les plus belles places publiques.

      « Jusqu’à quand serons-nous condamnés à enterrer les voitures, les gens, les débats et les idées. »

      Personnellement je n’aime pas me garer dans les parkings souterrains ( le parking aérien de Leclerc me convient bien). En général, je trouve que la jonction parking- voirie n’est pas bien faite. En fait, elle consomme voire confisque l’espace public (cf. Parking Clémenceau, Bosquet ou Halles. Aragon me parait mieux). D’ailleurs, quand je vois le projet des halles et les circulations très apaisées sur la place de la République (actuellement elle n’a aucune existence), je me demande comment vont être reconfigurés les accès au parking souterrain et comment va se faire la circulation entre les rues Nogué-Castelnau.

      • PierU says:

        -« C’est impossible de de garer à Pau ! »
        -« Bah, il y a plusieurs plusieurs parking souterrains dans le centre… »
        -« Oui mais la circulation est incompréhensible et on ne peut pas y accéder ! »
        -« Ils sont fléchés depuis toutes les voies d’accès… »
        -« Oui mais les parkings souterrains j’aime pas ça ! »

        Bon là ça devient un peu risible, quand même…

    • Emmanuel Pène says:

      On se demande où vous vivez ?? ou alors vous n’êtes jamais allé en dehors de Pau ?
      l’accès au centre-ville est compliqué
      le stationnement payant dissuade de venir
      De nombreuses entreprises partent du centre-ville à cause de la mise aux normes impossible de leur immeuble
      il n’y a jamais eu autant de commerces qui ferment et cela dans l’indifférence générale… Aaah si les commerçants étaient défendus par la CGT, ce serait différent.
      Lorsqu’il s’est agi de rendre Verdun payant, un seul parti politique a réagi, et ce n’est pas un parti du « système »…

  7. Je pense que le problème est dans le système de stationnement. J’ai du me rendre sur Pau pour affaire , c’était la première fois de ma vie. Il a fallu trouvé un emplacement pour garer mon véhicule n’étant pas un fainéant , je cherche dans un périmètre assez large. Première rue interdiction momentanée de stationnement et les dix rues autour idem .J’ai agrandit mon cercle de recherche et trouver une belle place payante bien sur . Une fois garé monnaie en poche direction le parc mètre et là pas de possibilités de payer en monnaie, ni par carte bancaire !! Lire les instructions ?? Trouver un magasin vendant les cartes de stationnements ?? Je le cherche encore !! Retour à ma voiture après 8 minutes et là sur mon pare brise un beau PV !!!
    Voilà ou est le problème les horodateurs de votre ville ou nous sommes dans l’impossibilités de payer directement !!

  8. Grégory says:

    Cela fait quelques temps que régulièrement une grande partie des Palois se plaint de la politique mise en place par la dernière et l’actuelle équipe municipale. En revanche, aucun d’entre vous ne tente de faire bouger les choses, aucun d’entre vous ne met en place, par exemple, une manifestation sévère contraignant le Président de Pau à revoir sa politique et quelques unes de ses idées. Aucun d’entre vous ne s’est présenté aux dernières élections municipales, aucun d’entre vous ne se sert des urnes pour faire « bouger » les choses. C’est pourtant très simple de constituer une liste composée, par exemple, de plusieurs commerçants et chefs d’entreprises Palois ayant envie d’un changement. D’une manière plus générale, le citoyen français aime se plaindre régulièrement des mesures politiques mises en places mais ne tente jamais de faire bouger les choses.

    • urbaniak says:

      et ouiiii grègory…..ton commentaire retrace la rèalitè!!!!!!!et que faire…..a par raler ou se faire voir…personne ne bouge pour les vrais causes!!!!!après charlie……le seul effet mèdiatique qui bougera la population sera la mort de jonnhy!!!!c est vrai qu on est la risèe du monde avec notre gouvernement et son harem de moutons……mais a part changer de pays…..que faire?????

    • Il y a du vrai, mais en ce qui concerne les pbs d’accès au centre historique, les avis sont très partagés entre davantage de voitures ou pas parmi les habitués de ce site.
      Par ailleurs, quand je vois sur les vitrines des commerces « Pau se meurt… » ça me donne l’impression de commerce en difficulté certes, mais qui ne savent pas quoi proposer précisément à la municipalité.

  9. Alain2pau says:

    Et pendant ce temps là, les bicyclettes se baladaient au Bois de Pau !
    http://moniqualain.over-blog.com/2016/03/sortir-avec-pau-a-velo.html

  10. PierU says:

    Voici une étude qui tord le cou à quelques idées reçues, et qui montre qu’une politique visant à favoriser piétons et cyclistes dans un hyper-centre n’est aucunement nocive pour le commerce :
    http://www.aquitaine.ademe.fr/sites/default/files/files/M%C3%A9diath%C3%A8que/Expositions/Pietons_Cyclistes.pdf

  11. Moi je suis commerçant et je peut vous dire que le centre ville est loin de ce mourir ! L’article a certainement été écrit par quelqu’un qui ne pratique pas le centre ville ! Mais aussi par quelqu’un qui ne va pas ailleurs ! Sortez de votre campagne !

    • RATSIMAHALO says:

      Je suis désolé d’avoir proposé un article aussi noir, voire trop provocateur, et finalement faux.
      Je reconnais les efforts de propreté de la ville et je reconnais le dynamisme accueillant des commerçants
      J’ai cependant été choqué de voir ces locaux vides rue Serviez et rue des Cordeliers, affichant sur leurs vitres leur transfert dans des grands centre commerciaux situés en périphérie.
      J’ai été mal à l’aise avec la difficulté d’effectuer des déplacements simples en voiture à PAU (illogisme circulatoire) car parfois la voiture est nécessaire.

      Je suis également surpris des ouvertures de commerces de proximité (« fermes, bars à bières et à vins) en doublon à IDRON, BIZANOS, etc..,du doublement des surfaces commerciales à LESCAR, de l’implantation galopante d’établissement entre PAU et SOUMOULOU.
      Souvent, mais pas toujours, les commerces et bureaux s’ouvrent avec une perspective de clientèle et de marchés: un « business plan » validé (difficilement) par des banquiers et des investisseurs. Je m’interroge sur cette désaffection du centre-ville : autrefois ces commerces auraient cherché à s’implanter en ville, pas à l’extérieur.

      Ces nouveaux paramètres ne facilitent pas le développement et les efforts des citoyens et commerçants de Pau, car les personnes extérieures éventuellement paresseuses comme moi vont choisir la facilité et la proximité d’un accueil (gratuit) spacieux et simple.
      Ce sont ces contraintes soulevées par mon texte trop provocateur.

      Hélas, je n’ai pas de solution miracle, mais je crois qu’un accès plus fluide et plus simple valoriserait mieux les atouts de PAU.

  12. On marche sur la tête !!! Mais comment vous pouvez vous permettre de détruire avec votre articles le travaille quotidien des commerçants de Pau.

    Effectivement continuer à sortir toujours le même types d’articles et les gens ne viendrons pas ou plus jamais à Pau.

    Oui Pau a changé !! D’une ville sale !! à quelque chose de propre ou effectivement vous consommateur vous n avez pas changé !! il faut aller au parking souterrain ou marcher un peux plus qu avant.

    Pau ne sera jamais un ville parfaite, mais avec ce genre d ‘article vous n aiderai et ne ferai bouger personne.

    Je pense que vous manquez de recul et d analyse des centres villes. Regardez non loin de nous à Tarbes l’état du centre ville. Regardez ces grandes surfaces avec leurs locaux vides.

    Vous parlez d’un jour de froid et de pluie!! mais vous n avez pas changé votre mode de consommation quand le temps n est pas clément !! vous ne faites pas vos achats sur internet peut être.

  13. https://www.facebook.com/CasinoShopResistance/
    Et voici ma page que je fais vivre

    Chrystelle

  14. Il est vrai aussi que de ressortir toujours le même sujet depuis prêt de 2 ans ne fera pas rêver les gens de venir à Pau. A force vous devriez mettre en titre de votre sujet « NE VENEZ PAS A PAU » comme ça on est sur que des personnes qui souhaiterai éventuellement venir, en lisant votre article irons plus certainement en extérieur.

    Effectivement Pau à changé !! mais personnes ne veut changer ses habitudes !!

    Je suis commerçant du centre ville, je vous demanderai bien d arrêté de critiquer et de ne pas donner envie a mes clients de venir.
    Je me bat chaque jour pour donner envie à mes clients comme tous les autres commerçants de ce « centre Ville » de nous faire confiance en venant a PAU. Le commerce est très compliqué depuis plusieurs année et Pau n est pas la seule ville qui voit son nombre de commerçants se réduire.
    Tarbes est un bon exemple et les grandes surfaces aussi avec leurs emplacements vides.

    Pau,même si pense que vous manqué de recul sur la situation reste un centre ville propre et attractive par les boutiques qui la compose.

    Et votre article parle d’un jour de pluie ou il fait froid, mais vous même n’avez pas changé votre mode de consommation les jours de pluies et de froid en faisant vos achat sur internet !!

    Faites à l’avenir un articles sur les plus de 200 commerces qui compose la ville de Pau. Ville dans laquelle nous devons croire car nous y avons installer notre projet professionnelle .

    • Pierre Lafon says:

      Il n’a jamais été question dans les propos que j’ai lu et que j’ai écrit de critiquer les commerçants, bien au contraire. Bravant le froid et la pluie, j’ai été à pied chez l’un d’entre eux … On ne s’est pas compris. Autre incompréhension, j’adore Pau et je peux écrire « Venez à Pau », et c’est très bien s’il y a encore à Pau plus de 200 commerces.
      Mais, promenant rue des Cordeliers, rue Taylor, rue Samonzet, rue Lamothe, rue Lespy, … il en manque beaucoup. Seules les banques et les agences immobilières poussent comme des pâquerettes au printemps.

  15. Bonjour Robert
    Et bien je suis native de Pau et j en suis
    Partie 30 ans . Il y a deux ans j ai voulu revenir dans cette ville de cœur , j ai investi gros mais j ai ouvert un supermarché av de la resistance près de la place Verdun afin de faire revivre ce quartier. Et je suis très contente du résultat car je fais 450 m2 et je vais agrandir de 200. Mais comme tu le dis un local vide est juste à côté depuis un an. Dommage car ce quartier pourrais revivre
    Mais j y crois fort
    Chrystelle

  16. Pierre Lafon says:

    Les commentaires appellent des commentaires …
    A notre gentil écologiste sincère :
    comme on aurait dit autrefois – en rigolant – « pourquoi tant de haine » … il y a eu la haine du chasseur, la haine du fumeur, et aujourd’hui l’automobile responsable de (presque) tous nos maux.
    Il me semble que certains ont décidé que pour arriver à limiter, voire supprimer, l’usage de la voiture en ville, il fallait ,sinon empêcher, tout au moins rendre très compliquée la circulation des dites voitures en ville. ET LES GENS SERAIENT BIEN OBLIGES D ‘ Y ALLER AUTREMENT : à pied, vélos, transports en communs, trottinettes, skate board,…. Mais cela ne marche pas. La vie s’est réorganisée autrement, ailleurs surtout, mais les gens ne reviennent pas en centre ville, ni pour y habiter, ni pour se promener ou faire leurs achats.
    Vendredi dernier j’ai été avec des amis soupé dans une brasserie de Pau qui a changé de côté du Palais des Pyrénées. Le temps était mauvais, peu encourageant pour une promenade semi nocturne. A l’aller, peu après 19 heures, très peu de monde. Au retour, autour de 21h30, il n’y avait personne. Je pense que sur le parcours, de la brasserie à Bosquet en passant par la Place Clemenceau, la Préfecture, un peu de rue Serviez, les doigts d’une main suffisaient pour compter les personnes. Les cafés étaient désets, un vendredi soir. Les amis non palois s’en étonnent : je leur ai dit que c’était le couvre feu, et qu’il nous fallait vite rentrer à notre domicile. C’était presque effrayant.
    Et j’en arrive à une interrogation posé au signataire Larouture :
     » Mais Pau n’est pas une ville moyenne. C’est même plus qu’une métropole. C’est une capitale.  » C’est du second degré … ?
    C’est vrai que Pau est jumelé avec Saragosse, du moins c’était vrai un temps, il y a longtemps. Aujourd’hui cela ne veut plus rien dire : c’est David et Goliath.
    Enfin, AP s’étant mis aux devinettes, je vous en transmets une :
    Vous venez de Lourdes, ce n’est pas original, en passant par Soumoulou, et vous avez l’intention de visiter Pau. De façon naturelle, vous arrivez à la rue Henri Faisans, puis à un espace fréquemment désert – peu de gens pourront vous renseigner – où trône une statue. Et là ? A vous de m’éclairer.
    Bonne journée à tous,
    Pierre Lafon
    palois 25 ans, aquitain 45 ans, montagnard 70 ans + celles qu’il reste à vivre.

    • PierU says:

      S’étonner qu’il n’y ait pas grand-monde dans les rues un soir d’hiver à 21h30 alors que le temps est pourri, c’est, comment dire… amusant (pour rester soft).

      Quant aux bars, cherchez mieux : le soir, l’activité se déplace côté Bd des Pyrénées, quartier du Triangle, et un peu quartier du château.

      • Pierre Lafon says:

        Si j’ai mentionné les conditions météo, c’était par simple honnêteté.
        Pour ce qui est des quartiers « vivants » de Pau, merci de vos conseils. Sachez quand même que nous avons descendu le boulevard des Pyrénèes pour nous y rendre – certes ce n’est pas le bon côté – et que pour rentrer nous avons tourné devant la pharmacie, rue Carrerot. Que je sache pas loin du quartier du Triangle, tout prêt de Meffre, marchand de cycles. Avant que cela ne devienne le Triangle, bien connu …

    • Larouture says:

      Traduit au premier degré :
      Pau est une ville moyenne qui se prend ( un peu, voire beaucoup) pour une métropole.
      Or Pau s’identifie à la campagne. Venir s’installer à Pau, depuis la région parisienne ou autres zones urbaines, n’est certainement pas venir vivre dans une ville mais venir à la campagne. Comme toute ville moyenne elle est confrontée à la concurrence de sa périphérie.
      Pourtant, il faudrait beaucoup plus d’habitants dans le centre-ville. Vous avez fait l’expérience d’une ville déserte à 21h30. J’ai fait l’expérience de rues vides à 20h30. J’ai même des photos à fin août (avant Hestiv’Oc) prises à 19h30, avec les « sept Cantons » déserts. C’était l’époque où je pensais m’installer au centre de Pau… Sans habitants dans le centre, il ne faut pas espérer une ville animée en soirée et pas davantage des commerces prospères le jour.
      L’enjeu principal me paraît être l’attractivité du centre-ville pour les ménages. Mais je pense que l’avenir n’est plus à l’automobile exclusive. Elle a quand même vidé les villes. Elle ne les remplira pas. Il faudra qu’elle partage (un peu plus) l’espace public avec les autres moyens de locomotion.
      Je ne pense pas que l’avenir soit dans une conurbation qui finirait par unifier Pau et Tarbes. Pourtant ce processus est toujours en cours.
      Je crois dans la force et la supériorité des villes denses. Je penche pour une évolution des comportements (auto partage et autres). Cela prendra du temps et ne se fera pas sans conflit.
      Le conflit doit être positif s’il ne tourne pas à l’affrontement.
      Concernant le cours Bosquet, il n’y a pas de vie car, à mon avis, il est confisqué par la circulation automobile et les transports en commun.
      La ligne BHNS est avant tout un moyen de privilégier la vie urbaine avec la densification des habitations et des activités le long et à proximité de cet axe. L’agglomération est trop étalée. Je pense qu’il faudra attendre la mise en place effective de cette densification avant de lancer une autre ligne BHNS.

  17. Personnellement, je ne vois pas d’autres avenir pour le centre historique que celui d’un eco-quartier ou plutôt d’un quartier avec peu de voitures afin de convaincre certaines personnes de venir y habiter.
    D’un autre côté, il est vrai que certaines personnes ne s’y rendront plus (même s’ils ont pléthore de parking pour se garer, contrairement à ce que pense l’opinion). Mais toute transformation a probablement des effets positifs et négatifs.
    S’il fallait faire partir un chaland pour gagner un habitant ou deux, je pense que cela serait une bonne orientation, qui se traduirait également par une recomposition des commerces du centre historique (moins de vêtements, davantage d’alimentation).

    • Et encore, cela ne fait partir que certains chalands. Les chalands « bobos » qui préfèrent déambuler au grand air, en s’arrêtant devant le château ou la chaîne des Pyrénées plutôt que dans un centre commercial fermé et aseptisé préfèrent sans doute une rue piétonne à une rue bouchée de voitures.
      Donc, un seul avenir, à mon avis pour le centre historique: la « boboisation » avec pour point de départ la rénovation ou plutôt transformation de la voierie.

  18. Larouture says:

    Cet article couvre plusieurs problématiques (ça m’arrive aussi…). Un urbaniste noterait que l’auteur, aborde ici la lutte des places, après avoir abordé la lutte des classes dans un article récent (Étonnant).
    Le présent article rappelle (intentionnellement de manière imagée ?) que la vision d’une ville moyenne n’est pas unanimement partagée. Elle est même conflictuelle. Qu’en sortira-t-il ? Pas évident.

    Mes commentaires en suivant ce que je pense être le ton que l’auteur :
    La météo. Au XIXe siècle les villes avaient ouvert des passages couverts pour éviter la saleté des rues.. Actuellement, les centres commerciaux ont conquis la périphérie. On peut y déambuler, au chaud et au sec, quel que soit le temps. Bientôt presque tout sera-t-il disponible sur le pas de sa porte ?
    La voiture a vidé les Centres-Villes d’autant plus aisément qu’ils n’étaient pas très grands et qu’ils étaient relativement vétustes. Maintenant la voiture devrait les remplir (Paradoxe ?).
    Pau n’est pas vouée a une mort certaine. Au pire se momifier. En fait la ville est plutôt en train de se fondre dans une conurbation. Pau serait donc destinée à être une zone d’activités avec des activités, certes spécifiques mais à partager avec Tarbes, Lourdes, Oloron, Orthez. Sans oublier Serres-Castets (et quelques autres).
    Le rêve. Rien à envier à Bordeaux ou Toulouse.
    Toutes les activités de cette conurbation seraient évidemment alimentées, irriguées et accessibles via un réseau de voies rapides. Ces voies, vu l’éparpillement des ménages et des activités, permettront aussi de ne pas perdre trop de temps, notamment pour atteindre l’aéroport ou la gare LGV. Mais de toute façon le TGV, permet de rattraper le temps perdu. La vitesse ne sert-elle pas essentiellement à cela ?
    Les élus agissent comme le souhaite la population, écologistes compris sans doute.
    Le BTP et l’immobilier seraient effectivement en plein boum. Le risque spéculatif n’existe pas. La consommation croîtra davantage que l’aire des surfaces commerciales (à moins que ce ne soit le contraire).
    Mais Pau n’est pas une ville moyenne. C’est même plus qu’une métropole. C’est une capitale.
    Alors Pau aurait dû construire un métro. D’abord pour être au chaud l’hiver et au frais l’été et toujours au sec. Et puis les travaux n’auraient dérangé personne ou peu. En tous cas pas les arbres du cours Lyautey. M. Bayrou aurait évité une longue série d’articles de presse qui n’a fait que débuter avec un article de M. Braud.

  19. Georges Vallet says:

    Avec l’ubérisation, Pau, comme ailleurs, subit déjà, et va en subir de plus en plus, les conséquences: disparition progressive de la plupart des commerces locaux, des emplois salariés: secrétaires, vendeurs, salariés des administrations, des transports, des banques, des assurances…., fermeture des écoles, des lycées et de l’université peut-être avec les MOOC. Vive «la Mairie intelligente 4.0.», hyper-connectée, réagissant aux seuls besoins des usagers! C’est la fin des élus, de la corruption, des dépenses excessives et inutiles…! Mais qui programmera «l’intelligence?»
    La robotisation va remplacer le personnel d’entretien, fini les grèves, il n’y aura plus que les pannes et des robots pour les réparer!
    La désertification de Pau est en marche, rien ne l’arrêtera. Que restera-t-il? Le remboursement des dépenses effectuées pour l’édification de structures coûteuses qui n’ont pas servi longtemps, les 60 millions (prévus?) du BHNS, qui n’a de propre que le nom qu’on lui a attribué, les trente salles de cinéma…..

  20. PierU says:

    « toute circulation automobile est bannie pour aller du sud au nord, notamment afin d’élargir des pistes cyclables, via des chantiers onéreux à la charge des contribuables citoyens, donnant de l’activité (marges et profits) à quelques entreprises du BTP. »

    Vous pouvez m’expliquer quels sont ces gigantesques chantiers de pistes cyclables qui vous empêchent actuellement de circuler ?? Parce que là j’ai beau me creuser la tête je ne vois pas… Et êtes-vous déjà allé dans une ville qui a un VRAI réseau de pistes cyclables ? Parce qu’à Pau c’est franchement de la rigolade ce qu’on a en la matière.

    D’ailleurs je serais un touriste avec des bagages et une voiture à garer, je ne viendrai à aucun hôtel au centre ville de PAU non plus puisque je peux difficilement y entrer et en sortir.

    Et en plus un hôtel Formule 1 au fond d’une zone commerciale périphérique, c’est quand même beaucoup plus sympa.

    Qui aurait envie d’aller se restaurer au Château, ou boire un verre vers les places Clemenceau ou Royale quand on a froid, mal aux articulations et qu’on n’a pas la jeunesse de ses vingt ans, et qu’on ne peut pas y venir en voiture ?

    Etes-vous au courant que pour aller boire un verre place Clemenceau, il y a un parking… sous la place Clemenceau ?

    Et pour le reste vous préconisez quoi ? de pouvoir rentrer avec votre voiture dans les restaurants ? De la Place Clemenceau au château il y a moins de 10 minutes de marche, même sans forcer. Je rappelle que les médecins préconisent au minimum une demi-heure d' »exercice » par jour, qui peut être la marche, pour conserver un minimum de forme. Si pour vous l’écologie c’est bidon, faîtes-le au moins pour votre santé.

    Quand il pleut, et qu’il fait cinq degrés le samedi, que les bus sont rares, et que l’on ne peut pas circuler, personne n’est assez fou pour sortir dépenser en ville, surtout après vingt heures

    Contradictoire : après 20 heures il n’y a pas de problème de circulation pour venir au centre.

    Mais sinon oui : quand il pleut et qu’il fait froid, les gens ont moins envie de sortir.

    J’en conclus que les élus locaux ferment et tuent la ville de PAU au mépris de l’intérêt général de cette ville, avec le fallacieux prétexte de l’écologie.

    Avoir avoir combattu pendant des années le centre piéton, après avoir fait le forcing pour que les places stationnement soient rétablies plutôt que d’élargir les trottoirs, les commerçants de la rue Barthou ont fini par se rendre compte que la rue Joffre était maintenant beaucoup plus attractive que la leur pour les clients, et ils réclament eux aussi maintenant un aménagement de type semi-piéton :
    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/11/12/rues-barthou-et-henri-iv-les-oubliees-du-centre-ville,1287823.php

    Bon, d’une manière générale vous omettez dans votre analyse le fait que les problèmes rencontrés par le centre-ville de Pau sont à peu près les mêmes dans toutes les villes moyennes de France.

    • RATSIMAHALO says:

      Evidemment, j’ai un peu forcé le trait. J’ai juste pris ma voiture pour aller de l’entrée sud de Pau (près du centre Bosquet) j’ai tourné vers la rue Gambetta (hotel avec parking) et…j’ai essayé de sortir de Pau pour rejoindre la place Gramont. Je suis matheux et logique de formation et je vous assure que c’est un incroyable casse-tête d’utiliser sa voiture.

      Or il faut bien venir à Pau d’abord. Cette circulation illogique rebute la majorité des gens qui cherchent la facilité. (sans parler des travaux) Vous n’avez pas compris que je me mettais dans la peau d’un visiteur lambda à titre d’exemple. Je vous suggère d’essayer de conduire dans la ville et cela va vite vous énerver.

      Il faut donc marcher. Pour des jeunes de 7 à 60 ans pas de souci (je compte large).
      Maintenant demandez à des personnes âgées moins agiles en terme de locomotion physique de venir en ville puis de marcher systématiquement ou de faire du vélo.
      Sachant qu’à la périphérie de PAU, des commerces très faciles d’accès existent, je réagis en affirmant que cette clientèle au fort pouvoir d’achat déserte PAU par facilité.

      Le problème rencontré à PAU est selon moi, que l’on a volontairement fermé la ville de PAU. On a accentué et accéléré ce problème. La preuve est évidente quand on lit rue des Cordeliers et rue Serviez, sur les vitres des commerces vides, que leur activité a été transférée dans les hypermarchés extérieurs à la ville.

      Et je pose donc la question, pourquoi chasser cette clientèle au fort pouvoir économique de PAU? Cela n’a aucun sens en terme d’intérêt de la commune de PAU. pourquoi cs décisions contraires à l’intérêt collectif?

      • PierU says:

        Vous dites que vous mettez dans la peau d’un visiteur lambda : mais parachutez un visiteur lambda dans n’importe quelle ville qu’il ne connait pas, sans plan ni GPS, dites-lui de rejoindre un point précis, et vu qu’il n’y arrivera pas vous pourrez en conclure à peu près à chaque fois que la circulation est illogique et mal foutue, et que la ville va mourir dans d’atroces souffrances.

        Soit dit en passant, de plus en plus de gens utilisent les navigateurs GPS pour se guider en voiture, et c’est d’autant plus vrai pour la « clientèle à fort pouvoir économique » que vous appelez de vos voeux.

        Quant à la phobie de la marche que vous prêtez aux personnes de plus de 60 ans, non seulement elle est un peu fantasmée, mais à ma connaissance on ne se gare pas non plus devant les boutiques des galeries marchandes dans les centres commerciaux : on se gare parfois au fin fond d’immenses parkings et au final on marche beaucoup, aussi bien pour rejoindre les galeries qu’à l’intérieur des galeries. Je voudrais bien savoir par quel miracle quelqu’un qui n’est pas capable de marcher 10mn dans les rues de Pau va soudain galoper comme un cabri dans une galerie marchande.

        Un truc amusant : recherchez sur Google Images le terme « village commercial ». Vous y trouverez les images promotionnelles de ce type de structures en vogue, qui montrent systématiquement des environnements dépourvus de voiture. Je vous laisse en tirer les conclusions.
        https://www.google.fr/search?q=village+commercial&hl=fr&biw=1492&bih=1019&site=webhp&source=lnms&tbm=isch&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwiNr8vcxLPLAhVGrRoKHVTaC60Q_AUIBygC

        J’ai une analyse tout autre que la vôtre, pour ne pas dire à l’opposé : la ville paie actuellement l’immobilisme qui a prévalu pendant les derniers 15 ans du règne de Labarrère et c’est parce que le centre piéton a été fait beaucoup trop tard qu’on est là.

        Le commerce de centre-ville se porte mal avant tout à cause de la baisse de la population dans le centre, particulièrement celle des catégories moyennes/supérieures qui ont du pouvoir d’achat. Et pourquoi ces catégories ont fui le centre-ville ? Outre l’attirance généralisée pour les zones pavillonnaires comme partout ailleurs, il y a à Pau une explication de plus : jusqu’en 2006, le centre-ville n’avait pas évolué depuis les années 60, était vieillot voire décrépi, sale, saturé de bagnoles, et ne correspondait plus du tout aux aspirations actuelles. Je suis arrivé à Pau au début des années 90, et étant passé avant dans des villes comme Annecy et Nancy, j’ai eu l’impression de faire un bon de 40 ans en arrière en arrivant à Pau. Qui aurait voulu habiter dans l’hyper-centre de Pau à cette époque ? Pas moi en tous cas, alors qu’aujourd’hui habiter rue Joffre ne me déplairait pas. Mais il va falloir du temps pour faire revenir ces catégories de population, parce qu’entre temps les logements n’ont pas non plus été entretenus/rénovés.

  21. miguel says:

    Nous vivons à Huesca. Ma femme et moi, nous sommes allés beaucoup fois à Pau. Il était trés confortable. Maintenant nous avons constatée changements étranges et ilogiques. Il n’est pas confortable.
    Miguel

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s