André Labarrère


imgresLe 16 mai 2016 il y aura dix ans que André Labarrère a tiré sa révérence à sa chère ville de Pau. C’est le moment pour chacun de se souvenir et de raconter une anecdote le concernant. Pour ma part, parmi ces rencontres, une m’a plus particulièrement laissé un souvenir.

Lorsque je suis arrivé à Pau en septembre 1993, je me suis conformé à l’usage en cours dans l’administration à laquelle j’appartenais, celle de rencontrer les personnalités de la circonscription. Il s’agissait de se présenter et de nouer un premier contact. Une démarche au caractère principalement administratif.

Nous étions deux à avoir été affectés en même temps à Pau et à nous rendre à ce rendez-vous.Ainsi dans le bureau d’André Labarrère nous nous sommes retrouvés à trois face à son bureau. Le maire avait choisi de s’asseoir du même côté que nous et se trouvait placé entre les deux nouveaux fonctionnaires.

Pour ma part j’étais dos à la fenêtre et, dehors sur la place royale, le soleil de fin d’été dispensait une luminosité intense. Visiblement André Labarrère était ébloui (pas par moi rassurez-vous). Il m’a alors demandé de changer de place en permutant avec lui. Une fois installé il m’a dit : « Ainsi je peux voir vos yeux bleus ».

Alors la conversation qui, jusque là avait un ton comme l’usage de ce genre d’exercice le veut, protocolaire et d’une banalité convenue, prit une autre tournure et devint beaucoup plus chaleureuse et détendue. Il avait, par cette sorte de mouvement de chaises tournantes, su changer l’atmosphère.

Par la suite, j’ai personnellement toujours eu d’excellents contacts avec l’édile de Pau. A chaque fois que je le rencontrais pour des raisons liées à ma profession, il avait ce genre d’humour qui lui était propre et qui certainement constituait sa façon à lui de concevoir la proximité. Des anecdotes de ce calibre sont nombreuses dans ma mémoire.

Alors on pourra dresser un bilan positif ou négatif de Labarrère, apprécier sa gouvernance ou la trouver par trop autoritaire, on ne pourra oublier une personnalité chaleureuse et attachante.

Pau, le 11 mai 2016
par Joël Braud

Crédit photo Sud Ouest

Comments

  1. Le Goff says:

    « Aujourd’hui la majorité ne vote pas aux élections »… Labarrère n’aurait pas aimé cette phrase de notre lettre ouverte aux élus !

    Et il n’y a pas que Nuit Debout qui le dit ! ALERTE ROUGE !!!

  2. Robert Contrucci says:

    Vu dans l’encyclopédie « Wikipedia » sur M. André Labarrère (bibliographie, en fin de la section « Carrière politique » : extrait) :

    « Les quelques affaires judiciaires locales (affaires de diffamation, d’usurpation de fonction ou de faux et usage de faux, prise illégale d’intérêt notamment) qui l’ont suivi au cours de ses mandats, ont eu peu de prise sur sa popularité. Mis huit fois en examen, il n’a jamais été condamné. »

    Commentaires de ma part :
    1) Avertissement (Important / Wikipedia®) : « Il appartient à chacun de vérifier le contenu des pages, car elles contiennent parfois…des erreurs de contenu, erreurs qui peuvent être intentionnelles et aussi… instrumentalisées (= QUID de la neutralité des informations selon le rédacteur d’un article ?!?) : il appartient donc (bis repetita) aux internautes de savoir faire la différence et de vérifier les informations du ou des contributeurs… »

    2) Carrière politique : : il est surprenant (?) de lire « online » , un tel extrait de sa carrière politique, aussi parmi les commentateurs de cet article paru le 11 mai 2016 (Alternatives Pyrénées), article qui suscite des « avis pour le moins contrastés » (expression souvent employée par les journalistes…) sur ce Maire de Pau, certains d’entre vous, pourraient peut-être (???) commenter ce qu’ils pensent de tels écrits qui donnent à penser qu’un ou plusieurs juges, ont cherché… mais, en vain ?!?

  3. HENRY says:

    Il n’est pas question de cracher sur une tombe, mais de faire un droit d’inventaire sur l’action passée d’un homme politique qui a régné sur la ville de Pau pendant 35 ans

    • Emile says:

      M. Henry, vous avez écrit « On n’a jamais eu connaissance de l’origine de son patrimoine ». Dans le contexte de votre texte, cela ne relève pas du droit d’inventaire mais de la diffamation. Je vais du reste le faire savoir à sa famille.

  4. Emile says:

    L’article de M. Braud était sympathique. Il est dommage que tant de commentateurs se croient obligés de cracher sur une tombe.

    • Sanpardon says:

      Rassurez vous Emile, j’ai été très mesuré dans mes propos, mais j’ai des munitions et je pourrai en dire beaucoup plus sur l’intéressé.

      • Emile says:

        C’est bien ça. Vous faites partie des lâches qui crachent sur les tombes.

        • Sanpardon says:

          Intéressante votre réaction.Comment êtes vous devenu un de ses affidés, à présent un de ses nostalgique. De quelle prébende ou passe-droit avez vous bénéficié ? N’ayez pas honte, tout le monde (sauf moi et quelques résistants incorruptibles) a été arrosé.

  5. HENRY says:

    Comme toujours, il a laissé un bilan contrasté. Ces investissements du Zénith et du Palais des sports étaient indispensables. Mais que dire du complexe de la pelote, du bassin d’eaux vives qui seront en déficit permanent. On n’a jamais eu connaissance de l’origine de son patrimoine. Ce qui m’avait profondément choqué, c’est la donation à son dernier compagnon de ses oeuvres d’art, pourquoi ne l’a-t-il pas fait en faveur du musée des Beaux-arts de Pau?

  6. Sanpardon says:

    La modestie (toute relative) de ses origines familiales avait crée chez lui un désir de revanche sociale et le désir de posséder, d’accumuler. En politique il avait parfaitement appris à manier la démagogie et le clientélisme tous azimuts ce qui lui a permis de circonvenir les Palois pendant 35 ans. Dans sa gestion de la ville ce fut un tyranneau autocrate qui a cherché à faire des coups d’esbrouffe et qui a laissé la ville dans un bien triste état.

  7. quidam says:

    La première fois que j’ai rencontré André Labarrère, c’était un dimanche. Pensionnaire à Beau-Frêne, je jouais seul à la pelote basque quand un homme m’interpelle et me tendant la main : « Tu salues le futur maire de Pau ! » Faut dire qu’il sortait du banquet des anciens de Beau-Frêne. Quelques années plus tard, revenant de mes pérégrinations outre-mer, André Labarrère était effectivement maire de Pau jusqu’à sa mort.

  8. Robert Contrucci says:

    Rappel : extrait de mon commentaire du 13 octobre 2015 publié suite à l’article « Pau : la gabegie en spectacle », article de M. Daniel Sango publié le 07 octobre 2015 (bis, ter repetita, etc…) :

    Rien à voir avec certains Maires de villes qui, par de trop coûteux investissements parfois… inutiles, veulent laisser une trace de leur passage à la tête de leur ville (…).

    Carton rouge et le terme est faible, pour un… « Maire de droit divin au pouvoir monarchique qui a régné pendant près de 35 ans sur la ville de Pau, et ce, au détriment de la quotidienneté des palois » (Exemples : en particulier, rénovation de l’ensemble de la voirie, signalétique + états des façades en centre ville, volets… inclus mais travaux heureusement partiellement réalisés et/ou en cours grâce à des incitations : subventions…), travaux que doivent ou devront reprendre, tous ses successeurs en tant que Maire, pour 10 à 15 ans de travaux, sinon plus…) .

    Rappel : (Extrait de l’article AP du 4 mars 2014 et chiffres… hors coût d’entretien annuel pour l’ensemble des investissements […] ci-après désignés) :
    * Quelques chiffres sur les grands équipements (source ville de Pau 2 décembre 2008) :

    En charge de la ville de Pau :
    – Zénith : investissement HT : 13 581 776 € (subventions 2 592 000 €)
    – Palais des sports : investissement HT : 11 890 000 €
    – Hippodrome : investissement HT : 4 649 000 € (subventions 1 961 000 €)
    – Complexe de pelote : investissement HT : 7 530 000 HT (subventions 3 784 000 €)
    – Palais Beaumont : investissement HT : 17 620 000 HT (subventions 6 690 000 €)

    En charge de la CDAPP :
    – Base d’eaux vives : investissement HT 12 270 000 € (subvention 3 980 000 €)
    – Médiathèque (y compris PILPA) : investissement HT : 29 200 000 € (subvention 9 970 000 €)
    – Pôle culturel : investissement HT : 1 227 000 € (subvention 47 000 €)
    – Complexe aquatique Pyrénéo : investissement HT 19 800 000 € (subvention 5 850 000 €)

    NDLR :
    1) Médiathèque de Pau : la MIAL attire plus de monde que le Jaï Alaï et la base d’eaux vives, réunis…
    2) Jaï-Alaï : il passe aussi plus de monde dans le restaurant situé au premier étage que…sur les gradins de ce complexe de pelote, même en y organisant d’autres manifestations sportives (Exemple : escrime et autres activités).

  9. « Alors on pourra dresser un bilan positif ou négatif de Labarrère »
    Un bilan positif ???

  10. Beltof says:

    Pour moi c’est juste quand il m’a fait sauté une prune, donné par des flics un peu trop zélés quand j’étais lycéen à St Cricq, au moins mon courrier l’avait semble-t-il touché ^_^

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