Pour les chalands du centre-ville de Pau


imgresL’activité commerciale du centre-ville de Pau serait-elle en train de repartir ? Un magasin de la même enseigne que celui qui existait déjà il y a bien longtemps maintenant, vient d’ouvrir place Clemenceau. La promesse de l’ouverture, temporaire certes, d’un autre commerce au centre Bosquet vient d’être officialisée. Le chaland va donc devoir arrêter de se plaindre.

Arrêter de se plaindre, comme vous y allez, c’est, ne l’oubliez pas, notre principale raison d’exister et il ferait beau voir que quiconque ici s’avise de nous en priver. Mais quelques lueurs bien timides, il faut le reconnaître, laissent augurer « d’un signal pour le redressement du centre-ville » comme le dit François Bayrou. Fier d’une réalisation pour laquelle il n’est pas pour grand-chose, le maire de Pau ajoute que « l’important c’est la dynamique ».

Cette dynamique porte un nom la magasin Monoprix inauguré à grand renfort de trompettes ce 31 mai 2016. Cette dynamique devrait en théorie(en théorie seulement) engendrer une fréquentation plus grande de cet espace qu’est la place centrale du centre-ville, le nombril de Pau en quelque sorte. Souhaitons donc à ce nouveau magasin un plein succès commercial et bien plus d’être le magasin de proximité qui attirent les habitants du « cœur historique ».

Autre bonne nouvelle, mais différée celle-ci, l’ouverture, en septembre prochain à titre provisoire des Galeries Lafayette dans un espace commercial abandonné depuis plusieurs années dans le centre Bosquet. Là encore si proche du centre, ce centre commercial qui périclitait tristement depuis plusieurs années serait en voie de renaissance. Les quelques rares enseignes restées fidèles sans se décourager se réjouissent de cette arrivée, un coup de fouet aux commerces comme ils disent.

Dans le même temps, le maire de Pau va entendre une autre musique, moins réjouissante celle-ci puisque doit se réunir un conseil commercial. La ville va recevoir les commerçants qui se plaindront du stationnement qu’ils considèrent comme de plus en plus cher et de plus en plus difficile. Ils ne manqueront pas d’évoquer le futur parking payant de la place de Verdun qui, ô coïncidence étrange, voit démarrer ses travaux aujourd’hui même.

Il ne reste plus qu’à peupler les logements abandonnés du centre-ville, vaste programme auquel il faudra bien se consacrer prochainement.

Pau, le 1 juin 2016
par Joël Braud

Crédit photo : le blog finances.com

Comments

  1. Le Goff says:

    Nuit Debout est sur la place le soir les mardis et vendredis soirs et lorsqu’il fait beau encore… Ça ne gène pas grand monde, non ?

  2. Georges Vallet says:

    Pour attirer les souris il faut leur disposer de la nourriture; c’est le cas en ce moment en deux endroits très proches, au centre de Pau; les souris viendront-elles? Changeront-elles leurs habitudes? Elles avaient déserté le centre ville pour la périphérie car elles avaient l’habitude de s’y nourrir sans aucun problème. Y en aura-t-il assez pour manger toute cette nouvelle manne?
    Heureusement, à la différence des hommes, elles se reproduisent très vite!

    • Georges Vallet says:

      J’ai oublié la conclusion.
      Pourvu que la moralité du roman de l’écrivain américain John Steinbeck ne se réalise pas; je veux parler de « des souris et des hommes ».
      « les plans les mieux conçus des souris et des hommes ne se réalisent pas. la vie des souris et des hommes est aussi imprévisible que riche de promesses, il faut seulement avoir à l’esprit que tout peut être bouleversé par un coup du destin. »
      Encore la complexité!!!!!

      • merci pour cet additif : j’allais mélanger les souris et les femmes. Ce qui n’est pas très convenable, mais reconnaissez que si vous parlez de Steinbeck, en ce tendre jeudi, vous n’avez pas fait allusion aux sardines vivant sur le boulevard des Grosses Huiles, qui ont aussi leur part dans la réalité de la ville .
        (détournement:)
        « Le boulevard des Pyrénées, à Pau, c’est un poème ; c’est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c’est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c’est de la nostalgie, c’est du rêve.
        Tout comme l’est la Rue de la Sardine de Monterrey, c’est le chaos. Chaos de fer, d’étain, de rouille, de bouts de bois, de morceaux de pavés, de ronces, d’herbes folles, de boîtes au rebut, de restaurants, de mauvais lieux, d’épiceries bondées et de laboratoires.
        Ses habitants, a dit quelqu’un : « ce sont des filles, des souteneurs, des joueurs de cartes et des enfants de putains » ; ce quelqu’un eût il regardé par l’autre bout de la lorgnette, il eût pu dire: « Ce sont des saints, des anges et des martyrs, » et ce serait revenu au même. »
        (petit détournement ignominieux du texte résumé de l’oeuvre de John Steinbeck (Tendre jeudi est à lire absolument) à lire ici 🙂
        http://www.babelio.com/livres/Steinbeck-Rue-de-la-sardine/9151

        • Georges Vallet says:

          « j’allais mélanger les souris et les femmes »
          Je crois que vous n’aviez pas tort, c’est moi qui est plagié l’esprit, pour les besoins de ma cause; si mes souvenirs sont bons il s’inspire de son expérience pour dépeindre un monde de misère et de violence où les femmes ne sont pas exclues. Si je n’ai pas évoqué les sardines ce n’est pas un oubli mais de l’ignorance du moment, pourtant « les sardines » font partie de mon espace culturel!
          Je pense avec vous qu’il y a de votre part un laisser aller morbide, à propos du boulevard des Pyrénées par exemple; on vous le pardonnera facilement en vous « regardant par l’autre bout de la lorgnette », le bon bout sans aucun doute, quand on analyse vos autres interventions.

          • Georges Vallet says:

             » qui est plagié l’esprit »

            En relisant, je m’aperçois que je n’ai pas plagié que l’esprit mais l’orthographe aussi! J’espère qu’à votre tour, vos me le pardonnerez!

      • « Des souris et des hommes de John Steinbeck
        George continua :
        – Pour nous, c’est pas comme ça. Nous, on a un futur. On a quelqu’un à qui parler, qui s’intéresse à nous. On a pas besoin de s’asseoir dans un bar pour dépenser son pèze, parce qu’on n’a pas d’autre endroit où aller. Si les autres types vont en prison, ils peuvent bien y crever, tout le monde s’en fout. Mais pas nous.
        Lennie intervint.
        – Mais pas nous ! Et pourquoi ? Parce que… parce que moi, j’ai toi pour t’occuper de moi, et toi, t’as moi pour m’occuper de toi, et c’est pour ça.
        Il éclata d’un rire heureux. »
        bonne soirée !

  3. Plutôt que de laisser les vitrines des magasins inoccupés se remplir de panneaux de contreplaqué et d’affiches en lambeaux, ne serait-il pas plus judicieux d’installer en ces lieux d’aimables et belles jeunes femmes, quelques charmants éphèbes, sachant décorer leur intérieur, tout en mettant en valeur les locaux par un ameublement cosy, avec de lourds rideaux en façade pour garantir un peu l’intimité, ainsi que cela se pratique dans les grandes villes du Nord (Amsterdam, Hambourg…). Cela garantirait la fréquentation des rues à l’abandon du centre ville jusque tard le soir, sans parler des taxes qui regonfleraient les finances de notre chère municipalité. Voilà une idée qu’elle est bonne !

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