Le désert médical gagne PAU.


imagesDepuis longtemps maintenant, comme tout le monde, je lisais ici ou là des articles parlant d’une prochaine et inquiétante évolution du désert médical français. Je n’y prêtais qu’une attention distraite jusqu’au jour où je fus personnellement concerné par ce problème. Existe-t-il réellement à PAU ?

Mon médecin traitant ou référent, comme vous voulez, va bientôt partir en retraite. Il a l’âge de pouvoir y prétendre, c’est ainsi. Mon souci est de maintenant me mettre en quête d’un autre médecin référent. Au début je pensais que c’était facile, une simple formalité. Pas du tout ! Questionnées mes relations me disent que nombre de praticiens refusent d’augmenter leur patientèle. J’ai donc décidé d’aller rencontrer l’un d’entre eux dans un cabinet médical.

La femme et l’homme travaillent en association, leur cabinet est proche de chez moi. Je n’aurais plus besoin de courir en centre-ville. Leurs horaires sont confortables, 8 h 30 à 12 h 00 et 14 h 00 à 17 h 00, pas de rendez-vous le samedi, comme des fonctionnaires. Impossible, on ne prend plus personne m’a-t-il été répondu.

En France, la pénurie de généralistes s’aggrave, à l’horizon 2025, notre pays aura vu disparaître un médecin généraliste sur quatre. Les mesures prises par le gouvernement peinent à mettre un terme à cette chute des vocations. En 2016, il n’y aura plus que 88 886 médecins généralistes soit une baisse de 8,4% calculée sur la période 2007 – 2016. Sont recensés 132,1 médecins généralistes pour 100000 habitants. Leur âge moyen est de 52 ans, 16 % ont moins de 40 ans et 27,3% 60 ans et plus. Par contre le nombre des médecins spécialistes a augmenté de 7% depuis 2007.

Je me souviens, dans ma famille, il y avait un médecin de campagne. Il exerçait avec une disponibilité totale, était appelé la nuit, se déplaçait au moindre appel, montait des gardes et, parce que sa conception était ainsi, il oubliait soigneusement de faire payer ceux qui avaient peu de moyens. Maintenant les médecins ne montent plus de gardes, organisent leur travail en se souciant principalement de leur confort et certains n’hésitent plus à demander des dépassements d’honoraires sans se soucier des possibilités de leurs patients. Pendant ce temps, les services d’urgences des hôpitaux sont débordés principalement en raison de ce manque de disponibilité.

Un film récent « Médecin de campagne » rend très bien ce qu’était une vocation, on pourrait même dire un sacerdoce tant le dévouement aux autres était total. Mais c’était autrefois, les temps ont changé. Cette profession qui était considérée, respectée, voire admirée, en vient à se fonctionnariser d’elle-même sans que l’État n’ait besoin de s’en charger. Si rien n’est fait,le principe même de la médecine libérale pourrait à terme, être remis en cause. Quels en seront alors les responsables ?

Pau, le 6 juin 2016
par Joël Braud

Comments

  1. je fuis tant que je le peux tout ce qui touche à la médecine, à ces médecins de campagne ou de proche banlieue paloise qui sont de véritables porte monnaie qui se moquent du tiers comme du quart de la santé de leurs patients J’en ai fréquenté un bon paquet pour juste renouveler de la ventoline, dont je ne revends pas les tubes, et cela depuis plus de 30 ans : c’était à chaque fois une consultation à 20 euros, renouvelable une fois. Pour les autres problèmes de santé, c’est une liste interminable de médocs. La médiocrité pour combler le désert est un remède malsain pour la santé publique. Et nombre domaines médicaux restent médiocres ou incapables de soigner dans les « véritables » règles de l’art. Chou, je me sens mal, as-tu un baiser magique sur tes lèvres d’urgence ? Schmoko ! Hum, encore un autre, pour que je vive debout ! Ah, là, il faut me présenter votre carte Vitale !

    • @karouge qui a écrit  » pour juste renouveler de la ventoline, dont je ne revends pas les tubes, et cela depuis plus de 30 ans : c’était à chaque fois une consultation à 20 euros, renouvelable une fois ».
      Ben oui, c’est la loi imposée par la Sécu aux toubibs, qu’ils soient de ville ou de campagne.
      Loi introduite il y a déjà longtemps pour lutter contre les mauvaises pratiques médicales que sont les renouvellements automatiques systématiques non justifiés.

      • Émile says:

        Non. Ce que dit la loi c’est qu’il faut une ordonnance pour renouveler la prescription de Ventoline. Elle n’impose pas au médecin de faire payer le prix d’une consultation à chaque renouvellement. Les médecins corrects effectuent souvent gratuitement les ordonnances de renouvellement, surtout quand il s’agit de patients qu’ils connaissent bien.

  2. Larouture says:

    Il n’y a pas assez de médecins mais trop de pharmaciens.
    « Une pharmacie ferme tous les deux jours, à qui la faute ?
    A continuer à vouloir simplement vendre des boîtes de médicament, sans service à valeur ajoutée, la profession accélère la disparition des pharmacies. Par Xavier Pavie, professeur, ESSEC business school. »
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/une-pharmacie-ferme-tous-les-deux-jours-a-qui-la-faute-576948.html

  3. Joël Braud says:

    Merci « Permanence téléphonique », pour votre intervention. Cependant pouvez-vous préciser ce que vous entendez par « disponibilité totale » et quel est le principe de fonctionnement du télésecrétariat médical ?
    Une correction à faire sur ma précédente intervention sur ce forum : les gardes des médecins généralistes ont cessé d’être obligatoires en 2002 et non en 2012

  4. Effectivement, la conjoncture actuelle est déplorable, mais regardons le bon côté des choses : de plus en plus de cabinets médicaux exercent actuellement « avec une disponibilité totale » en se tournant vers les services de télésecrétariat.

  5. Georges Vallet says:

    Joël, voici la réponse promise.

    «Maintenant les médecins ne montent plus de gardes, organisent leur travail en se souciant principalement de leur confort»

    «téléphonez au médecin généraliste de garde et par répondeur vous serez renvoyé soit sur les urgences de l’hôpital soit sur SOS médecin»

    J’ai pu avoir l’avis, à son retour, à 23h, d’une formation, d’un de ces médecins qui se «soucie de son confort»

    Deux parties dans sa réponse

    1°) La liste des médecins de garde n’est pas accessible au public. Seuls l’hôpital, la police, la préfecture et les médecins eux-mêmes la connaissent. On ne peut pas « téléphoner au médecin généraliste de garde » , les appels doivent être passés au centre 15. Là, le médecin régulateur évalue la situation et décide d’envoyer selon les cas soit le SAMU, soit SOS médecins, soit le « médecin généraliste de garde » qui existe bel et bien et qui est bel et bien sollicité, mais ne peut pas l’être directement.

    2°)En ce moment, est en négociation à Pau et dans d’autres villes de France (et déjà adopté dans beaucoup de villes) l’abandon, pour les généralistes, de la garde de nuit profonde (de minuit à 6h du matin). Pour quelles raisons ? Parce que cela représente une infime partie des urgences réelles, et qu’il n’est pas véritablement utile (ni rentable) de garder les généralistes sur le front à ces heures-là: la véritable urgence de deux heures du matin se règle à l’hôpital, et ce qui n’est pas urgent attend.

    Attention! Le buzz créé dans la population n’est pas toujours innocent!

    • Joël Braud says:

      En réponse à Georges.
      Par expérience je sais pour l’avoir fait que lorsque que vous appelez le 15 on vous envoie, selon les cas, les pompiers ou on vous dirige vers SOS médecin. Si le cas et grave et urgent les pompiers sollicitent le SAMU. Jamais et je dis bien jamais on ne m’a parlé d’un médecin généraliste de garde lors de ces appels au 15. Par une autre expérience professionnelle, je sais que les listes des urgences ne comportent pas de médecin de garde.
      Enfin, il faut savoir que depuis 2012 (je crois) les médecin généralistes ne sont plus obligés de monter des gardes.

  6. La pénurie de médecins actuelle est liée à l’évolution du numerus clausus permettant l’accès aux études de médecine.
    Dans les années 70 c’était 9000/an puis descente régulière jusqu’à seulement 3500 dans les années de 92 à 98 puis remontée régulière pour atteindre 7500 depuis 2007

  7. Joël Braud says:

    Quelques remarques à partir de ce que vous écrivez, Georges.
    A Pau, plus aucun médecin généraliste du secteur libéral n’assure les gardes, demandez à SOS médecins, ils vous le confirmeront. En principe le service de garde existe, c’est la loi, mais téléphonez au médecin généraliste de garde et par répondeur vous serez renvoyé soit sur les urgences de l’hôpital soit sur SOS médecin. Pour en rajouter, SOS médecin a du mal à recruter parce que cette soumission à l’imprévu et imprévisible n’est plus acceptée par les jeunes médecins.
    Sur les placements en hôpital psychiatrique, je puis vous dire par expérience, qu’en cas de crise ce sont les pompiers et la police qui sont appelés afin d’organiser une hospitalisation sans consentement. Ensuite et ensuite seulement un médecin spécialiste inscrit sur une liste est appelé pour donner son avis. Je vous laisse la responsabilité des parents qui demandent à leur médecin de faire une piqûre à leur enfant pour qu’il dorme calmement de même qu’un appel à 20 h 00 pour signer un papier. Ces situations sont si anecdotiques qu’elles ne peuvent permettre d’en tirer un enseignement.
    Se fonctionnariser n’est pas une honte. J’ai moi-même été fonctionnaire mais d’une catégorie spéciale de ces fonctionnaires qui font des dépassements d’horaires car soumis à l’événementiel. Mais reconnaissez avec moi que les fonctionnaires sont de la catégorie dont les horaires sont définis et respectés.
    Enfin selon l’image que j’ai conservée de ce membre de ma famille qui était médecin de campagne, il était inconcevable de refuser un patient pour la raison qu’il aurait pu estimer avoir assez de patients. C’était autrefois.
    Je ne sais si le concours, comme vous dites, d’entrée en première année de médecine est d’un niveau très, trop en fait dissuasif. Ce que je sais c’est que dans le même temps que le nombre des médecins généralistes baissait de plus de huit pour cent, celui des médecins spécialistes augmentait dans des proportions quasi comparables. S’il y a crise des vocations, elle ne concerne que les médecins généralistes. Il convient de se demander pourquoi. Moins de revenus, plus de disponibilités exigées, sans doute.

    • Émile says:

      Sacrés fonctionnaires!

      « Mais reconnaissez avec moi que les fonctionnaires sont de la catégorie dont les horaires sont définis et respectés. »

      Eh bien non. Encore des idées reçues. N’est ce pas le cas de la très grande majorité des salariés du secteur privé? Les vendeurs des magasins, les ouvriers des usines, les employés de bureau ne travaillent ils pas avec des horaires fixes et respectés? Ne sont-ils pas payés en heures supplémentaires si des dépassements ponctuels sont demandés?

      La différence entre ceux qui s’en tiennent à des horaires fixes et ceux qui travaillent bien plus que la moyenne n’est pas liée à la différence de statut entre fonctionnaires et salariés du privé. Elle tient essentiellement à la nature du travail effectué et au niveau de responsabilité. Ainsi, la plupart des cadres supérieurs travaillent beaucoup plus que l’horaire légal, sans heures supplémentaires, que ce soit dans le privé ou le public.

      Pour en revenir aux médecins, la médecine libérale n’en a plus que le nom. Il y a bien longtemps que la plupart des médecins dits libéraux sont des quasi-fonctionnaires payés par l’État, via la sécurité sociale, et au niveau fixé par celui-ci. Les médecins français veulent tout avoir, un statut de profession libérale et en même temps un revenu garanti. On voit bien que c’est incompatible. Il est temps de balayer tout cela et de faire des médecins soit de véritables fonctionnaires, salariés de l’Etat, avec des placements correspondant aux besoins, soit de rétablir la vraie médecine libérale en instaurant une véritable concurrence.

      • Larouture says:

        « Il est temps de balayer tout cela et de faire des médecins soit de véritables fonctionnaires, salariés de l’Etat, avec des placements correspondant aux besoins, soit de rétablir la vraie médecine libérale en instaurant une véritable concurrence. »
        Je pense que le modèle médical est en train de se redessiner sur des bases plus larges et différentes. Il existe par exemple des centres de soins gérés par le privé ou par des mutuelles. Et puis il y a internet. Et puis il y a ce qui se fait à l’étranger.
        Je me demande même si une bonne partie de la santé ne sera pas intégrée à l’économie marchande. Le particulier payera comme nous payons pour nous nourrir ou autre.

    • Georges Vallet says:

      «A Pau, plus aucun médecin généraliste du secteur libéral n’assure les gardes, demandez à SOS médecins, ils vous le confirmeront. En principe le service de garde existe, c’est la loi, mais téléphonez au médecin généraliste de garde et par répondeur vous serez renvoyé soit sur les urgences de l’hôpital soit sur SOS médecin.»

      J’attends une confirmation sur ce point. Je vous répondrai plus tard.
      Bien entendu, je ne considérais que les gardes du samedi dimanche et jours fériés. En ce qui concerne les gardes de nuit en semaine, ce n’est plus assuré, c’est vrai. Après une journée bien remplie, on peut estimer qu’un repos est nécessaire, serait-ce que pour permettre la meilleure efficacité possible le lendemain.

      «Sur les placements en hôpital psychiatrique, je puis vous dire par expérience, qu’en cas de crise ce sont les pompiers et la police qui sont appelés afin d’organiser une hospitalisation sans consentement.»

      Vous avez tout à fait raison mais je peux vous garantir que ce n’est pas admis par tous, la situation que j’évoquais a été vécue plusieurs fois. Ce n’est donc plus anecdotique et c’est à chaque fois du temps, des discussions voire des invectives à supporter !

      «Je vous laisse la responsabilité des parents qui demandent à leur médecin de faire une piqûre à leur enfant pour qu’il dorme calmement de même qu’un appel à 20 h 00 pour signer un papier. Ces situations sont si anecdotiques qu’elles ne peuvent permettre d’en tirer un enseignement.»

      Des anecdotes répétitives ne sont plus des «anecdotes» mais peuvent permettre un enseignement.

      «il était inconcevable de refuser un patient pour la raison qu’il aurait pu estimer avoir assez de patients»

      A moins d’un cas d’urgence avéré qui ne se refuse pas bien sûr, on peut estimer que la prise en charge et le suivi d’un nouveau patient nécessite un investissement important en temps et en responsabilité. Un médecin n’est pas une machine qui peut s’accélérer en conservant la même efficacité. La multiplicité des tâches administratives à accomplir est aussi à prendre en considération. C’est là que l’intérêt d’un cabinet médical avec une secrétaire est primordial. Jadis, le médecin de famille était au courant car il avait suivi les générations précédentes. Maintenant, il n’y a pas que les nouveaux patients par obligation, il y a aussi ceux, et ils sont nombreux, qui arrivent dans la région, ou qui passent d’un médecin à un autre pour des comparaisons de diagnostics ou pour tenter des arrêts de travail ou pour ….! Le passage par le seul médecin référent n’est pas une obligation. Ce ne sont pas des anecdotes mais des réalités quotidiennes qui sont difficiles et pénibles à gérer.

      «celui des médecins spécialistes augmentait dans des proportions quasi comparables. S’il y a crise des vocations, elle ne concerne que les médecins généralistes.»

      Tout à fait, je précisais d’ailleurs ce fait dans mon dernier texte. La vie d’un médecin spécialiste, je ne la connais pas, je ne m’engagerai donc pas, mais je pense que c’est une vie plus régulière et plus rémunératrice.

  8. Georges Vallet says:

    IL est toujours délicat de généraliser.

    Il est vrai que la carence en médecins généralistes devient dramatique dans certains secteurs et se manifeste même à Pau; quand l’un d’entre eux prend sa retraite, c’est la galère pour avoir un nouveau médecin référent proche de chez soi, qui accepte même parfois de se déplacer, ou qui vous accepte, tout simplement!
    Quand les médecins partent à la retraite, ils ne sont pas remplacés et le cabinet est invendable, aspect non négligeable à connaître aussi..
    Il ne faut pas oublier également ceux qui s’engagent en politique, communale ou plus!

    Pénurie de vocation? Sans doute; les écoles de commerce, les orientations financières, les filières politiques….drainent les jeunes bacheliers et sont surchargées; on peut ajouter que le concours d’entrée en première année de médecine est d’un niveau très, trop en fait, dissuasif.

    La phrase qui m’a le plus choqué est:
    « Maintenant les médecins ne montent plus de gardes, organisent leur travail en se souciant principalement de leur confort »

    Mes propos visent uniquement les médecins généralistes.
    Ne contestons pas que cela existe en ajoutant même ceux qui font des dépassements d’honoraires.
    Comme dans tous les domaines, du public comme du privé, il y a ceux qui suivent le «progrès»de l’égocentrisme et les autres dont il ne faut surtout pas évacuer l’existence, sinon on jette l’opprobre sur les autres, fort nombreux, qui honorent leur profession de foi.

    Pour ceux-là, la phrase est tout à fait inexacte, bon nombre passent des fêtes et des dimanches plusieurs fois dans l’année pour répondre aux demandes des gardes par le conseil de l’Ordre .

    Il faut vivre au contact des médecins qui respectent l’engagement pris quand ils ont prêté serment, pour porter un jugement et surtout, comme dans tous les domaines, ne pas généraliser.

    Oui il y en a pour lesquels c’est encore un sacerdoce, celui de venir en aide à ceux qui souffrent? Ce n’est pas toujours très répandu en économie libérale pour que cela soit signalé.! Je sais ce que je dis.

    Du fait que les jeunes ne sont pas assez nombreux et ne veulent plus subir l’astreinte d’un cabinet et d’une clientèle.
    -Ceux qui restent font les gardes,
    -Partent dans le meilleur des cas, à 8h ou 8h30,
    -Mangent, parfois sur le pouce, en voiture, comme ils le déconseillent à leurs patients(on circule un peu mieux entre midi et 14h), s’efforcent de trouver une place en ville pour gagner le domicile où il sont appelés en urgence, se retrouvant parfois, au retour, avec un «papillon» sur le pare brise,
    -Doivent réagir à l’injonction d’un patient ou pas, à 20h pour avoir une visite immédiatement….. ..pour signer un papier!
    -Batailler avec le parent d’un adulte âgé qui veut que le médecin l’envoie à l’hôpital psychiatrique pour s’en débarrasser, ou trouver une place dans une maison de retraite (même motivation), batailler aussi quand, à 21h, une mère fait cette demande ahurissante à son médecin de faire une piqure pour calmer ses enfants qui ne veulent pas dormir! J’en passe et des meilleures comme l’appel d’urgence de la police pour prendre en charge un forcené défoncé…

    -Et rentrer chaque jour à 21h30 ou 22h alors que les enfants qui n’ont pas vu leur père de la journée, sont couchés.
    -C’est vrai que le samedi, les urgences sont traitées par les médecins de garde ou l’hôpital. C’est très gênant pour beaucoup de salariés qui sont obligés de poser des congés pour aller voir leur médecin traitant.

    «Leurs horaires sont confortables, 8 h 30 à 12 h 00 et 14 h 00 à 17 h 00….., comme des fonctionnaires».
    Se fonctionnariser, c’est la honte!!!Cette phrase aussi est dangereuse, elle me fait penser à l’argumentation antiprof qui consiste à dire qu’ils ne font que 18 heures par semaine!
    Avez-vous pensé au temps passé à faire des visites, à celui passé dans les embouteillages, les contacts à établir, pour les personnes âgées, avec les maisons de retraite, les proches ou les pharmaciens, les stages, le temps passé pour se maintenir au niveau de la recherche médicale, se procurer de l’information objective afin de se tenir au courant; le samedi n’est pas forcément utilisé pour faire de la chaise longue!!!

    «Le regroupement des professions de santé évoqué par Larouture pourrait en effet «aller plus loin et dépasser le stade de l’association de médecins ou dentistes ou autres (association horizontale). Il y aurait, me semble-t-il, possibilité d’associer des infirmières et autres auxiliaires.» Je suis bien d’accord.
    Le médecin est trop seul, il y a une restructuration délicate mais essentielle, de la gestion médicale à faire car c’est un domaine qui est à l’interface du service public et du domaine libéral. ..

  9. Larouture says:

    Effectivement il faut prévoir d’être malade pour avoir un rendez-vous chez le médecin.
    Personnellement, je n’idéaliserais pas trop le passé. Les médecins étaient aussi des notables et le clientélisme était généralisé.
    Je me demande quand même si le regroupement des professions de santé ne pourrait pas aller plus loin et dépasser le stade de l’association de médecins ou dentistes ou autres (association horizontale). Il y aurait, me semble-t-il, possibilité d’associer des infirmières et autres auxiliaires.

    Je suis frappé par l’installation de cabinets en périphérie de petites villes ou bourgs. L’accès voiture et la place de parking paraissent être les critères essentiels.
    Je pense que les élus locaux ont raté l’installation de structures polyvalentes, aptes à accueillir la médecine de proximité, notamment dans les Centres-villes et bien sûr les patients. Un malade est aussi un chaland.
    Par exemple à Orthez, mon dentiste s’est installé en périphérie avec d’autres collègues et d’autres spécialistes. Il avait soumis son projet aux autorités et souhaitait rester au centre ville. Il n’aurait jamais eu de réponse.
    A noter également que des pharmacies ferment en Centre-Ville.

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