L’horreur


la mortJe n’ai plus de mots ou peut-être en ai-je trop se bousculant dans mon cerveau pour signifier l’horreur … la détresse… de savoir ce petit garçon de trois ans orphelin parce qu’un moins que rien en a décidé ainsi, sans doute du jour au lendemain, en prenant la vie de deux parents sous le regard horrifié de leur bébé.
Je n’ai pas assez de mots pour décrire l’ignominie, la folie d’un soldat se voulant de Dieu et qui, en son nom, décide du sort d’êtres humains en leur donnant la mort ! Passion obscène d’une religion pourtant saine mais détournée par quelques illuminés des plus fanatiques faisant de la haine qu’elle se répande de façon frénétique, désavouant l’Amour tandis que subjugués par des esprits mauvais réduisant la lumière à cette obscurité à laquelle ils se sont voués.
Cruauté exacerbée voyant le jour dans les esprits de tortionnaires, meurtriers zélés de notre ère !
Je n’ai pas assez de mots pour décrire ce sentiment si violent, qu’il attise malgré nous les ressentiments en pensant à cet enfant tandis que le cauchemar en lui est présent et le sera pour longtemps… petit être, démuni, désemparé, perdu à présent dans ce néant de solitude où, plongé dans le noir, d’un certain soir, il échappa à celle qui fait son désespoir.
Apprendre à vivre sans les êtres qu’il chérissait… grandir, le temps aidant, avec l’aide des proches, beaucoup de volonté, entouré de tendresse et de l’amour des siens… puis, car il le faudra bien, effacer de sa mémoire l’ombre infâme de cette mort qu’il côtoya un certain soir !

Bien à vous.

 Samie Louve

Comments

  1. Lavignasse says:

    ¨Président d’une Fédération d’Orphelins de guerre et Pupilles de la Nation, je ne puis que souscrire au témoignage que vous apportez concernant le vécu et l’avenir de ces jeunes pupilles qui devront apprendre à se construire tout au long de leur vie, en l’absence de leurs parents. Ces enfants au-delà du traumatisme de l’instant, seront en effet marqués, à tout jamais, par l’absence du père, de la mère, parfois des deux.
    Les « enfants du deuil » comme les appelle Olivier Faron, Professeur agrégé d’histoire, sont en effet les premières victimes innocentes et devront apprendre à construire leur mémoire familiale autour de l’absence forcée du père parfois aussi malheureusement de la mère.
    En 2017 sera célébré le centenaire de la création de l’Office national des Pupilles de la Nation. Puissent nos responsables politiques ne pas les oublier au-delà de leur majorité de 21 ans.

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