Les Britanniques sont un grand peuple !


grande_bretagne_1606Ainsi, les Britanniques sortent de l’Union Européenne. Ce grand peuple a su aller à l’encontre des élites politiques, médiatiques, culturelles et du show biz, des analyses vaseuses de ces journalistes qui nous faisaient croire qu’il n’y avait que les sans diplômes et les campagnes qui votaient pour le Brexit. Mais quelle gueule de bois ce matin pour les défenseurs du système, pour les défenseurs de cette Europe anti-démocratique, et qui s’est construite contre les peuples. On a fait l’erreur de croire que l’on pouvait faire une Europe contre les nations, c’est à dire contre les peuples. C’est une erreur qui finit par se payer, et les Britanniques nous ont montré qu’il était possible de dire non.

Ce matin, une dose de fierté m’habite, et, je dois le dire, une dose de jalousie, celle d’être dans un pays qui a perdu sa souveraineté et sa confiance en son avenir. Comme bon nombre de personnes, je ne suis pas anti-européen. Je suis européen de culture, mais l’Europe peut se faire dans la coopération, comme nous avons fait avec Airbus et bien d’autres projets, sans pour autant donner à des instances bruxelloises non démocratiques les mains de notre destin. L’Union Européenne aujourd’hui, ce sont les écuries d’Augias, un grand imbroglio où l’inaction côtoie des directives dont personne ne veut, un grand corps sans tête dont les commissionnaires, non élus, décident autant des quotas de migrants, de la vitesse des clignotants ou de la taille des oranges de première catégorie.
Savez vous que chaque année, entre 1500 et 2000 directives sont votées par l’UE ? Avons nous besoin de cela ?

Bref, ce Brexit n’est pas une fin, une fatalité, mais une grande nouvelle, qui doit enfin nous faire réfléchir à cette Union Européenne dont les peuples ne veulent plus.
Nicolas Dupont-Aignan (Président de Debout la France) l’a bien compris. Il a été le seul dirigeant politique français à se déplacer à Londres, le 18 juin, pour soutenir le Brexit.

 

Par Emmanuel Pène (délégué Debout la France de la 1ère circonscription 64 )

le 24 juin 2016

Comments

  1. et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord d’accord (désaccords…):

    http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/04/nigel-farage-ukip-demission-parti-europhobe-apres-brexit_n_10800000.html

    une certaine actualité, cette chanson !

    • PierU says:

      Les britanniques sont un grand peuple, mais même pas une semaine après le vote c’est déjà en train de tourner à la farce…

  2. Joël Braud says:

    Un million de britanniques réclament un nouveau référendum.
    S’ils ne savent pas comment faire pour ignorer le résultat d’un référendum, on va leur envoyer Sarkozy. Lui au moins, il sait faire, il en a l’expérience.
    Mais après qu’ils ne viennent pas se plaindre s’ils ne réussissent pas à s’en débarrasser.

  3. Émile says:

    M. Pène voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Hélas, le vote britannique ne nous conduit pas au bal des nations mais dans de sombres tranchées.

    Quiconque a suivi la campagne des partisans du Brexit, sait qu’elle s’est largement focalisée sur des thèmes populistes, au premier rang desquels l’immigration. Elle a conduit à un vote largement motivé par la peur de l’avenir et la haine de l’autre. Peur du futur, haine des étrangers, mais aussi haine des élites, britanniques aussi bien qu’européennes. Un vote non pas d’ouverture vers l’avenir mais de repli sur soi et d’isolement. Et les chefs de file du Brexit sont déjà en train de renier les promesses faites durant la campagne tellement elles étaient démagogiques.

    Le Brexit est un jour noir pour l’Europe parce qu’il est synonyme de divisions accrues entre les peuples. Divisions accrues au sein du Royaume-Uni entre ses nations, divisions accrues au sein de l’Europe. Divisions qui amèneront un retour à la compétition et aux rivalités de toutes sortes, à l’instabilité économique, et non pas à la coopération. M. Pène nous explique que l’Europe peut se faire dans la coopération sans instances européennes, en citant Airbus. C’est tout le contraire. L’aventure d’Airbus n’ a été rendu possible que par la volonté politique de faire l’Europe. Il en va ainsi de tous les grands projets européens dont nous bénéficions tous les jours.

    Il faut espérer que ce triste vote conduise les Etats qui ont mené la construction européenne à réformer profondément les institutions européennes, non pas dans le sens d’un appauvrissement, ou d’une Europe à la carte, mais dans celui d’un renforcement politique autour des thèmes clés que sont le développement économique, les politiques sociales, la sécurité et la coopération internationale.

    Je rejoins Daniel Sango. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est effectivement de bien plus d’Europe.

  4. Georges Vallet says:

    La dernière réplique de la guerre de 100ans vient de se produire; à la bataille de Castillon, «ce grand peuple»,d’origine germanique: les Angles, a dû quitter la France, maintenant il veut quitter l’Europe.
    Soyons sérieux:

    1°)En fait, c’est une réaction épidermique, émotionnelle, et non basée sur la raison. Pendant des années, les politiques anglais ont favorisé l’entrée de travailleurs étrangers employés à bas prix pour faire fonctionner au moindre coût l’industrie; en participant à la guerre au Moyen Orient, en Irak au début, ils ont contribué à accélérer la désorganisation des pays d’AFN et à favoriser l’avènement d’une idéologie barbare et des migrations de réfugiés.
    Maintenant, ce «grand peuple» a peur et pense qu’en se repliant sur ses frontières, il pourra, tout seul, se protéger et protéger son économie. C’est une erreur, ce n’est pas l’isolement mais l’union qui a toujours été la clé du développement, et ce depuis la nuit des temps. La vie est une néguentropie c’est-à-dire une construction, l’élaboration d’une structure de plus en plus complexe et minutieusement régulée; la politique de ce «grand peuple» est de l’entropie donc une destruction d’une structure difficilement élaborée, dérégulée régulièrement par ce «grand peuple» pour en faire un marché à son profit et non au profit des citoyens de cette union. Ce n’est pas l’Europe qui est responsable, c’est la politique ultralibérale que les responsables de chaque nation, de gré ou de force, ont mené.

    2°)On peut y voir un manque de responsabilité politique et morale:

    politique car finalement le déclenchement est le résultat d’une magouille politique au sein du parti conservateur associé à un manque de clairvoyance du parti travailliste.
    morale, car les anciens qui ont surtout voté pour le brexit, ont, pour raison de fric, oublié les horreurs des guerres mondiales qu’ils ont connues, au moins pour la seconde.

    3°)L’Europe ne fonctionne pas car il n’y a pas assez d’Europe, parce qu’elle est uniquement financière et minée par la rivalité économique malsaine entre les nations.
    Espérons que le bye bye des anglais soit la levée d’un fardeau qui permettra au socle des fondateurs de l’union, de réactualiser, dans un sens humaniste, les fondements d’une Europe des peuples et non des Etats libéraux.

    4°)Vouloir défendre à tout prix la priorité de la notion de nation, c’est une pensée rétrograde, c’est faire renaître les guerres horribles du passé.

    L’analyse des résultats montrent que le monde où nous vivons est plein de promesses; il est porté par une jeunesse dont la notion de nation devient du folklore, comme les Provinces et leurs traditions; elle va manger la bouillabaisse à Marseille quand elle est de passage mais sa vie, au cours des études, du travail, de l’habitat changeant, des lectures, des amours….. est partagée, sans considération de nationalité, avec les jeunes indiens, japonais, français, allemands, américains…..
    Le fossé idéologique entre cette jeunesse et la politique du profit est incommensurable.
    L’avenir n’est pas de passer à «Debout la France», de Nuit comme de Jour!, mais à
    «Debout l’Europe des peuples»

  5. Larouture says:

    Je ne sais pas si l’Europe s’est faite contre les Nations. Par contre, je sais qu’elle n’a pas opté pour le fédéralisme. L’erreur peut tout aussi bien venir de là.

    • Emmanuel Pène says:

      je vous suis sur ce point : l’erreur vient d’un manque de cap et d’objectif clair, quelque soit l’option choisie

      • Émile says:

        M. Pène a les mêmes difficultés que M. Chenevière avec la langue française. Quand on milite dans un mouvement qui s’appelle « Debout la France! », il serait bon de savoir écrire « … quelle que soit l’option choisie », au lieu de l’horrible « quelque soit ».

  6. Notre Délégué se réjouit du Brexit, il est en bonne compagnie avec Marine Le Pen et JL Mélenchon…

  7. Un autre « son de cloche », reçu sous forme de courriel :

    Bonjour,

    Vous trouverez ci-joint un communiqué de presse sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE : Construisons enfin une Europe popUElaire

    Après les élections municipales en Italie, les présidentielles en Autriche, les régionales France et en Allemagne et les législatives en Espagne, ce résultat marque une fois de plus le rejet de la politique quelque soit les enjeux, les candidats ou les projets.

    La construction européenne n’échappe pas à ce rejet. Il y a une colère qui doit être entendue sous peine d’implosion de nos démocraties et du projet européen.

    Pour l’heure, la réponse au Brexit ne peut être une accélération vers l’intégration européenne. Les vieilles solutions ne peuvent pas marcher face à la force du rejet.
    Il faut que les gouvernements européens et la commission prennent le temps de faire le bilan de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas dans l’UE, avant de proposer une nouvelle initiative qui devra faire l’objet d’une consultation démocratique.

    La commission des Affaires étrangères du Parti Radical estime que cette future initiative européenne devra être basée sur une simplification de l’action de l’UE et une concentration de son action sur les attentes des citoyens européens dans les domaines essentiels que sont la sécurité, l’emploi, la défense, les libertés.

    Nous appelons les gouvernements français et allemand ainsi que les pays qui souhaitent poursuivre l’aventure européenne à se réunir pour faire ce bilan. Nous demandons que cette démarche inédite soit inscrite à l’ordre du jour du prochain conseil européen.

    Thibault Chenevière
    Président de la commission des Affaires étrangères du Parti Radical
    Adjoint au Maire de Pau

    • Émile says:

      « ce résultat marque une fois de plus le rejet de la politique quelque soit les enjeux, les candidats ou les projets. »

      Ecrire « quelque soit » à la place de « quels que soient » démontre une profonde méconnaissance de la langue française. C’est grave de la part d’un responsable politique.

      • Joël Braud says:

        Emile, mon enfant, attachons-nous davantage au fond qu’à la forme, ainsi nous entrerons de plain-pied dans la cour des grands.

        • Émile says:

          Je préfère de loin le coin-jeu des petits à votre ennuyeuse cour des grands. En outre, j’ai eu beau descendre, je n’ai pas réussi à trouver le fond de cette mauvaise prose. Pour une fois DS a bien raison, rien que du bla-bla!
          A propos de jeu, pourquoi continuer à nous cacher la réponse à l’énigme de la censure du commentaire de M. Peyo?

    • Du blabla politicien sans intérêt !

  8. Michel LACANETTE. says:

    Bye, Bye England…..Certains prévoyaient un séisme.
    De séisme il n’ y aura point, mais du bruit il y aura. Ce n’ est qu’ un coup de semonce bruyant pour nous tous. Cela ne sera que paroles de nos faiseurs de rêves technocratiques fumeux, qui sont installés bien au chaud dans le fromage mou européen.
    Maintenant que nos amis Anglais assurent leurs responsabilités et que les autres dirigeants européens se mettent au travail, le plus vite possible, pour faire une vraie Europe,sinon d’ ici peu d’ autres pays suivront, avec les extrémismes en arrière plan.
    Et là, ce ne sera plus un coup de semonce.
    Nos amis Anglais viennent de nous donner une belle leçon de démocratie en nous démontrant que lorsque la vraie Démocratie fonctionne les résultats sont surprenants et laissent tout le monde de court. C’est tout simplement de ce fonctionnement démocratique que l’ Europe a besoin. Merci Messieurs les Anglais d’ avoir eu le courage de tirer les premiers. Car sinon avec les dernières concessions financières qui vous étaient accordées nous aurions du payer sans fin pour subir vos sempiternels sarcasmes.
    Maintenant, notre ami Le Général, peut reprendre son sommeil sidéral en toute sérénité.
    Ne vous faites pas de soucis, nos amis Anglais, ne sont pas genre de peuple à partir sans laisser un pied dans l’ entrebâillement de la porte……
    En espérant du fond du coeur que la première mesure concrète de ce changement sera
    l’ ouverture des portes du chancre de Sangate, véritable honte nationale pour notre pays.

  9. Francés says:

    C’est ce me semble les Anglais et Gallois qui ont fait ce choix et non les Ecossais et Irlandais. Le Brexit sera peut-être le commemcement de la fin du royaume…

  10. Le Brexit confirme mon article du 21/2/2016 (Brexit : yes ! »)

    https://alternatives-pyrenees.com/2016/02/21/brexit-yes/

    Mais bien sûr pas du tout dans le sens du délégué de debout la France …
    « Il nous reste à espérer que les Britanniques, en refusant de rester dans l’Union, apportent enfin un peu de clarté pour une vraie Europe et non pas cette institution paralysée, incapable de trancher, de faire face aux nombreux défis présents et futurs.

    Allez les britanniques, « leave EU ! »

    Il faut beaucoup plus d’Europe, on le voit aujourd’hui, c’est la seule voie pour que la France se réforme.

  11. Francés says:

    Les Écossais aussi, lorsqu’ils prendront la poudre d’escampette !

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