Enquête sur les origines de bestioles estivales non médiatisées


IMGP7987Suite aux digressions nées des commentaires sur l’article « le Parc National Agricole des Pyrénées » concernant le chat sauvage et son origine, me sont venues quelques transgressions dont, je l’espère, personne ne m’en tiendra rigueur.

Si je pensais le chat originaire d’Abyssinie, pays du Négus, voire de Siam,(appelée désormais Thaïlande), je dois reconnaître que cela est beaucoup plus complexe ( cf lien ), animal bien présent entre autres dans la mythologie égyptienne, et depuis dans des millions de foyers de par le monde. Mais là n’est pas le sujet.

En ce court temps de canicule je suis resté à l’ombre, au frais, à rechercher quelques espèces non médiatiques entre deux pots de confiture. Et, surprise, je suis tombé sur un petit talpidé appelé Desman. J’ai compulsé nombre livres un peu rongés et envahis d’herbes hautes. D’où venait ce petit animal ? Trois jours durant (le temps d’une canicule avérée), je piochais mon museau dans les documents rédigés en plusieurs langues dont toutes m’étaient étrangères. Pourtant, je finis par arriver au terme de mes recherches : le Desman est originaire d’Afrique du Sud, où on l’appelle Tutu (prononcer « Toutou »). Comment a-t-il migré dans les Pyrénées, seul un prix Nobel de zoologie pacifique (un appel est lancé pour soutenir la candidature de Georges Vallet en ce sens) saurait l’expliquer. Certes, des éthologues américains jaloux, dont leur patron, un certain Donald Trompe, nient à la fois l’origine mais aussi la présence de notre Desman pyrénéen, qu’ils semblent confondre avec les souris noires de la Maison Blanche.

Une autre recherche, plus pointue, a tourné autour du campagnol italien, dit « Campagnolo ». A l’origine, ce charmant animal serait apparu lors d’un « Giro », dans les Abruzzes, attaquant les bicyclettes des coureurs, notamment les roues arrières, dont il semblait friand, jusqu’à faire chuter les compétiteurs, en toutes circonstances et par tout temps. Cependant, l’animal fut capturé et placé dans des rouages très complexes qui permirent aux coureurs de gravir les montagnes. Certes, je n’ai pas eu le loisir de retrouver les images d’époque, très explicites paraît-il, mais bon. Plus tard, lors du Tour de France, la légende veut que, bien avant Yukiya Arashiro, une autre bestiole, nommée Shimano, alla mettre ses pattes dans le dérailleur du porteur du maillot jaune, qui allait gagner son septième Tour et dégringola lamentablement au pied de la gloire.

Il est également un autre animalcule , cousin de la tique et de la maladie de Lyme dont on parle peu : le tic (ticus en latin). Il apparaîtrait que la bestiole soit en fait issue de nombreuses manipulations génétiques, dont, à l’origine, le monde politique aurait été le pourvoyeur. La découverte est en effet très récente. Des scientifiques se sont penchés sur le cas d’un homme, un politicien reconnu, assez petit, aux cheveux bruns et à l’allure martiale, qui répétait le même geste à de nombreuses reprises lors de ses discours. Il soulevait spasmodiquement son épaule droite, et tournait, ce faisant, vigoureusement la tête à l’opposé de celle-ci, faisant naître sur son visage un petit rictus convenu. Le phénomène a été constaté à de très nombreuses reprises, raison pour laquelle l’Académie des Sciences a lancé un grand projet de recherches qui est toujours en cours.

C’est lors d’une séance d’auscultation au musée Grévin, où se rendait l’homme pour des raisons professionnelles, que des palpations ont permis de découvrir la bête : le tic se cachait entre les omoplates, plus exactement dans le bas du cou, entretenant sa famille dans les replis d’un col de chemise. La forme de l’insecte était celle d’une lime, une lime à ongles plus précisément. De taille bien plus réduite que celles utilisées par les manucures dans les salons de beauté, elle possédait cette capacité de déplacement et de pouvoir irritant que seuls les politiciens savent entretenir à loisir. Ce fut une grande victoire pour la science, mais une catastrophe pour la politique. Cependant, il est bien connu que nulle bestiole n’est entièrement nuisible, et qu’il suffit la plupart du temps de la placer dans une bulle hermétiquement close pour qu’elle se fasse oublier quelques années, avant de réapparaître sous une autre forme (un peigne, une girafe…).

Après toutes ces recherches épuisantes auxquelles je me suis livré, suite à mes lectures d’Alternatives Pyrénées (sous la canicule, je le rappelle), recherches qui n’ont pas été vaines, mais où manquent l’ours des campagnes, le taon qui passe, le rossignol de nos amours, etc, je vais aller piquer un petit roupillon bien mérité.

-par AK Pô

22 07 2016

Ptcq

Comments

  1. Georges Vallet says:

    J’avoue, pour expliquer cette déstabilisation apparente de l’écosystème encéphalique du rédacteur fidèle d’Alternatives Pyrénées, que certains n’hésitent pas à comparer aux élucubrations d’Antoine, que j’hésite entre une interprétation basée:
    sur la consommation des «hautes herbes» donnant des visions colorées;
    sur la consommation des contenus des «pots de confiture» renfermant un peu de psilocybine issue de champignons ramassés dans les environs en recherchant les espèces «non médiatiques».
    Sur la «canicule avérée» qui, bien qu’à l’ombre, a perturbé les circuits neuroniques de notre chercheur assoiffé de certitudes sur les origines animales. Une hybridation bio-culturelle liée à la consultation simultanée de l’histoire, de la géographie, de la science et de la politique, a généré une nouvelle interprétation de la mondialisation.

    Afin de rétablir une vérité, je voudrais apporter quelques réponses scientifiques:

    Le Desman, appelé Desmond en langage des Afrikaners, était largement répandu dans le sud africain mais il a été contraint de migrer pendant l’apartheid, du fait de ses prises de positions incompatibles avec l’environnement dominant; c’est pour cela que l’on trouve des descendants en Russie, au Kazakhstan et en Ukraine….et dans les Pyrénées. Sa discrétion, dans ses nouveaux habitats vient du fait que son passé lui a appris à rester le moins médiatique possible. Malgré cela, son avenir est en péril!
    Si Donald Trompe nie cette origine c’est que son maître à penser, le bavard Donald Duck, trompe son monde. Non , Hilary n’est pas encore la souris blanche qui occupe la Maison de même couleur!

    Quant à l’histoire minutieusement détaillée du «campagnolo»italien, il y a une autre interprétation, celle qui remonte aux environs de 1960 «quand Pagnol» comptait Florette à Manon des Sources. Des images peuvent être retrouvées dans le film qui en a été réalisé.

    Le cas du politicien évoqué, particulièrement démonstratif, montre que «L’ère à tiques» est bien implantée dans notre anthropocène; elle devient même «drame-à-tiques». L’éthique n’est plus respectée dans le monde politique qui devient une aire à tiques!

    Après cette didactique acrobatique et parfois chaotique, j’en conviens, j’ai besoin d’un antipyrétique car je sens venir une pensée psychocritique!
    Je vais donc, soulagé d’avoir rétabli les vérités qui s’imposaient, faire une bonne petite sieste synaptique.

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