Fils de banlieue


couverture-photoshop-fils-de-banlieue-batPour donner suite à la lettre de son auteur, « Alternatives Pyrénées,  vous propose la présentation d’un livre par son auteur. Sa démarche ainsi que le sujet de son écrit nous ont paru intéressants. 

Jeune auteur de cinquante ans habitant à Tarbes, je viens d’écrire mon premier livre « Fils de banlieue, de la haine à l’Amour. Un récit-témoignage qui relate les vingt-cinq premières années de ma vie où j’ai vécu dans une cité du 93. Je parle de mon enfance, élevé par une mère au cœur brisé, autoritaire et violente, d‘un père trop souvent absent, puis de ma chute dans la délinquance à mon adolescence. Je termine par l’amorce dont je me suis extrait de la cité dans l’espoir de ne pas finir gangster.
J’aborde le sujet de l’exclusion dans notre société, m’interroge sur la tolérance, je parle de Paix et d’humanisme. Je soulève également l’interrogation sur le mieux-vivre ensemble, de la responsabilité de la république ainsi que sur celle de la société quant à ce gâchis dans nos banlieues. Je pointe la difficulté de s’en sortir, ce qui ne facilite pas l’intégration, même pour un jeune d’origine Française.
Ma volonté d’écrire ce livre est née à mon arrivée à Tarbes en 2003. C’est ici que je me suis rendu compte de la portée des clichés véhiculés sur la banlieue et ses cités, ainsi que trop souvent, sans distinction, du rejet systématique de la population qui la peuple. J’ai été stupéfait par certains propos entendus, parfois même choqué par leur violence. Au début j’étais agacé par ces paroles malveillantes qui venaient activer mes anciennes blessures. Le déni de ce que vivent les habitants qui peuplent ces quartiers, sans prendre en compte la misère et le lot de souffrances qui vont de pairs, m’était insupportable, car j‘en connaissais les conditions.
Pour amener plus de compréhension, j’ai donc ressenti le besoin de témoigner pour ces personnes qui jugent et condamnent sans savoir, parce qu’elles ignorent tout du contexte. Elles connaissent la vie dans une cité uniquement par le biais de ce que les médias veulent bien leur montrer. Trop souvent la violence des jeunes de banlieue, leurs incivilités et leur révolte. J’ai souhaité apporter un éclairage sur la situation vécue de l’intérieur par un enfant de la cité, de cet instinct de survie qui l’anime. C’est aussi le récit d’un enfant meurtri qui ne comprend pas ce monde d’injustice mais qui parvient à s’en sortir pour re-naître. J’ai voulu attester que les premières victimes sont les habitants et surtout les enfants qui grandissent dans ces endroits de pauvreté extrême, où règne la violence. Lorsque la République abandonne une partie des hommes et des femmes qui la constituent, alors, elle abandonne également leurs enfants avec.
J’ai voulu montrer les conditions de vie très difficiles, inégalitaires qui sont indignes d’un pays industrialisé comme le nôtre. Démontrer que ce sont des êtres humains qui vivent dans ces quartiers abandonnés, et non des bêtes comme certains peuvent le penser ou le laisser croire.
C’est en ouvrant notre cœur pour grandir notre compassion et notre bienveillance envers le genre humain que nous pourrons cheminer vers un monde de Paix pour le bien-être planétaire. C’est cela qui m’a animé pour écrire ce livre et ce sont ces valeurs qui m’ont permises de me tenir debout. Témoigner avec Amour pour que ce que j’ai traversé ne soit pas vain.
Comme je l’écris au début de mon livre, la cité m’aura enseigné ceci : « On ne naît pas mauvais, on le devient. »
Pour écrire ce livre entre l’écriture et le temps de trouver un éditeur cela m’a pris presque trois ans. Un premier grand défi d’achevé à ma grande joie, dans un premier temps.
Je me retrouve maintenant devant un second défi. Faire connaître le livre au plus grand nombre afin de partager le message de Paix, de tolérance que je tente de faire vivre à travers le témoignage de mon expérience. Ce qui n’est pas une mince affaire, je le constate ces derniers temps. Je suis édité par une petite maison d’édition, domiciliée en Ariège, aux faibles moyens. Nous ne faisons pas le poids face aux mastodontes de l’édition nationale et il est difficile de se faire une place auprès des lecteurs sans exposition médiatique.
C’est pourquoi je sollicite votre intérêt ainsi que votre attention dans le cas où vous seriez intéressé et désireux de faire connaître mes écrits. Je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions ou vous rencontrer pour vous parler plus amplement de mon livre.
Vous pourrez en découvrir plus en visitant mon site : pascalnobecourt.wix.com/filsdebanlieue ou http://www.editionsrocduker.fr

Je vous sais certainement très sollicité, je vous remercie donc par avance pour le temps que vous consacrerez à examiner ma sollicitation.

Pascal Nobécourt

À propos AltPy Rédacteurs

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Comments

  1. oui, un long et difficile parcours pour un auteur peu ou méconnu … mais qui n’enlève en rien cette satisfaction que nous avons d’avoir apposé le mot fin après de longues heures penchés sur nos écrits et après avoir trouvé un éditeur, ce qui n’est pas là non plus une mince affaire … bonne route à vous Pascal 🙂

  2. http://www.sudouest.fr/2016/09/09/un-chaton-suspecte-d-avoir-la-rage-recherche-a-nantes-2494718-6095.php

    « Déjà petit il terrorisait le quartier, racontent les témoins » (BFMTV)

  3. « On ne naît pas mauvais, on le devient ». Formule éculée, qui reprend, sous une autre forme, ce que Voltaire a écrit il y a déjà bien longtemps.
    Mais formule fausse. Par exemple, en ce qui me concerne, je me souviens avoir été mauvais, ou méchant, dès mon plus jeune âge. C’est sûrement le cas de beaucoup de gens.

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