Le local et le bocal (de la poule au Pau)


imgp0702Réjouissons-nous, mes frères et sœurs, grâce à notre François-Richard Bayrou-Gere, le nom de Pau résonne sur toutes les ondes radiophoniques, dans les médias télévisuels publics et privés de la Nation entière. Notre mentor fait rayonner la cité royale, rendant tous les palois idolâtres, un peu comme l’effet que produisit en son temps l’inauguration du tram à Bordeaux sur les habitants de la métropole : ils étaient devenus souriants et aimables, ce qui fut une véritable révolution culturelle. Quand on parle de Bayrou, on parle donc de Pau. Enfin, pas tout à fait : on parle de Sarkozy et de Juppé. C’est la loi du genre.

Pourtant, pendant ce temps, la ville subit tous les assauts d’une machine de guerre dévorant le moindre espace, bien décidée à étendre de sa marque féconde l’embellissement et le renouveau d’une cité au bord du burn out. Car à n’en pas douter, dans chaque artère battue en brèche coule le sang neuf du progrès taillé dans la pierre d’Arudy, parfumé de senteurs idylliques et de cheminements en béton désactivé et en sable de Rébénacq. Ce sont les travaux herculéens de notre maire, qui met en route ce que les précédents édiles se sont contentés d’initier dans leur petit chaudron magique bouillonnant d’études préliminaires, de contre-études et de tergiversations quant aux financements de tels travaux, magnifiquement Hespéridiens.

Mais foin de tout cela, voici FB et sa stratégie globale de futur président d’on ne sait quoi mais la sainte Vierge, elle, le sait, donc tout est pardonné d’avance. En vrac :

le BHNS, la place de Verdun, le Hédas dans sa totalité (place d’Espagne-place Récaborde-château), les Halles, le stade du Hameau… mais s’il s’agit ici des travaux engagés, ou presque pour certains, d’autres allongent la liste : le Foirail, le passage Carnot, le regroupement Musée-ESA Pyrénées, la Maison de l’Habitat et du Projet Urbain, le rachat du bâtiment de la SERNAM à la SNCF, le très vraisemblable transfert de la Foire Expo vers Pau Nord, la création d’un Central Park cours Lyautey etc. En espérant pour les Palois que tout ceci et tout cela entrent dans une enveloppe de la taille d’une feuille d’impôt bien taillée et étanche, avec une participation efficace des communes de l’Agglo, tout ne relevant pas de la seule municipalité paloise.

Dans le bocal : les économies. Plus hermétique qu’un pot de confiture, mais moins goûteux. Si l’on ne voit toujours pas poindre les parkings relais (on va finir par les oublier), malgré un projet du côté de chez Emmaus, qui n’est pas spécialement proche du centre, d’autres réjouissances qui fleurent bon le sucre vanillé : la place de Verdun avec son parking payant, la clinique Navarre (mais c’est du privé) comme Marzet en ville itou, et le CHU qui sent venir la bonne odeur du cliquetis des pièces pour ceux qui voudront s’y garer. Un projet qui risque d’être vite réalisé. Il est vrai que le parc de stationnement, la voirie et l’ensemble est dans un état lamentable. Mais rendre ce parking payant n’a pas pour but de retaper l’ensemble, et même si c’était le cas, il restera payant après avoir rentabilisé les travaux. Le progrès ne fait que très rarement marche arrière. Autre économie, le ramassage des déchets verts ne se fera qu’une fois par mois, contre une fois par semaine, de mi-novembre à mi-mars. Donc, entre temps, il faudra mettre une petite remorque à son véhicule et aller gentiment à la déchetterie dont les bennes seront certainement débordantes d’enthousiasme le samedi. L’augmentation du prix du ticket de bus et des abonnements aux parkings souterrains est déjà en cours. C’est du Passé, et question Passé, la ville vend la villa Formose à la société Pichet (1,5M net), qui en fera certainement bon usage. On attend la villa Nitot et l’ancienne école de musique (ah non, c’est devenu une ruine).

Réjouissons-nous, mes frères et sœurs, quand les foudres de guerre auront explosé le budget il ne nous restera qu’à signer des chèques sur le bois de nos cercueils. Amène !

-par AK Pô

04 11 2016

Ptcq

Comments

  1. suite :
    http://www.sudouest.fr/2016/11/24/la-baisse-des-impots-restera-symboliqueentreprises-la-grogne-monte-2578643-4344.php

    extrait : « Cet impôt fixé localement correspond, en partie, à l’ancienne taxe professionnelle. Il a fait l’objet d’une réforme votée, à l’unanimité, voilà un an, par le Conseil communautaire. À Pau, Josiane Vigneau a toujours du mal à digérer la facture. Cette année, son cabinet d’assurances doit s’acquitter d’une fiscalité de 1 928 euros. « Je payais 758 euros jusqu’à présent. On me multiplie l’impôt par trois, sans prévenir. Je n’avais pas prévu cette dépense. Si on veut sortir du chômage, il va falloir que ça change. Je comprends les arguments des collectivités. Mais les entreprises ont besoin de vivre aussi. Ma seule crainte est que ça augmente encore, d’année en année », dit-elle. »

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