Pau, le salon du livre


imagesLes 18 – 19 et 20 novembre prochain s’ouvrira à Pau, le troisième salon du livre ou rencontres littéraires, baptisées « Les idées mènent le monde ». Le thème retenu cette année est le Progrès, avec un P majuscule.

Difficile sujet sur lequel vont plancher des philosophes, des journalistes, des écrivains, des scientifiques, des climatologues, tous d’une pointure sans doute excellente et d’envergure nationale. On parle de 35 intervenants dans les différents ateliers littéraires. Et nous dans notre Béarn, bien sûr nous irons les écouter, apprendre, enrichir nos connaissances et notre capacité de réflexion.

Mais nous avons aussi, à notre petit niveau aussi modeste soit-il, le droit d’avoir et de formuler une opinion sur ce mot « Progrès » chargé de philosophie qui ne peut que concerner chacun. D’abord comment définir ce mot ? Le Petit Robert nous y aide par ces formules : « Mouvement en avant ; action d’avancer. Le fait de se répandre , de s’étendre dans l’espace, de gagner du terrain. Développement progression dans le temps. Changement d’état qui consiste en un passage à un degré supérieur. Développement en bien. Changement en mieux par lequel on approche d’un but, d’un résultat. L’évolution de ‘humanité, de la civilisation vers un terme idéal. ».

Le Larousse est plus concis : « Amélioration, développement des connaissances, des capacités de quelqu’un. Changement graduel de quelque chose, d’une situation, etc., par amélioration ou aggravation. Développement de la civilisation. »

La notion est à géométrie variable comme le dit Raphaël Enthoven. Alors si l’on considère que la philosophie est l’art de poser des bonnes questions et non pas d’y apporter des réponses, allons y !

Le progrès technologique est-il définitif ?
Les progrès scientifiques d’hier nous sont-ils bénéfiques aujourd’hui ?
L’homme a-t-il fait des progrès moraux depuis que la morale existe ?
Toute nouveauté est-elle un progrès ?
Le progrès peut-il porter atteinte aux libertés ?
La démocratie est-elle un progrès ?
Le progrès est-il toujours profitable à l’humanité ?
Le progrès est-il toujours compatible avec l’écologie ?
La politique a-t-elle progressé ?
Le progrès est-il source de bien-être ?

Bien évidemment il y a d’autres questions possibles sur ce thème. A vous la parole !

Pau, le 9 novembre 2016
par Joël Braud

Comments

  1. Premièrement, ce n’est pas un salon du livre, mais des rencontres littéraires et autres.
    Deuxièmement, il serait intéressant d’avoir le résultat de ces causeries sur le progrès.
    Troisièmement, je vous invite à descendre au rez-de-jardin pour y rencontrer d’authentiques écrivains, pas des « pipols »

    • MONTBULAÀ Robert says:

      Il y en a aussi au 1er, des écrivains respectables, au premier sens du terme, et qui ne sont ni pipol, ni tombés du ciel de Paris, qui est toujours grand et clair. La chanson française n’a jamais cessé de nous le dire…

    • Georges Vallet says:

      Quidam
      « Deuxièmement, il serait intéressant d’avoir le résultat de ces causeries sur le progrès ».

      Tout à fait, mais cela ne devrait pas empêcher chacun d’entre nous de donner son opinion sur le sujet qui porte, je vous le rappelle, non pas sur le « progrès » mais sur le « Progrès ».

  2. Si vous allez au salon n’hésitez pas à descendre à la cave. Vous y trouverez les derniers bouquinistes, garant du progrès du passé. pouvant peut être servir de leçon au progrés de demain

  3. Georges Vallet says:

    «La notion de progrès est tout à fait personnelle» D.S

    mais la retombée est collective!

    Cette notion est en effet personnelle, par définition, car c’est une idée, un concept, une abstraction…
    Si elle est partagée par un plus ou moins grand nombre de personnes elle peut devenir une notion collective. D’ailleurs, l’appréciation personnelle est toujours le fruit d’une réflexion basée sur des expériences collectives.
    La première difficulté est de s’entendre sur le contenu du mot «progrès». On devrait pouvoir quand même réaliser une certaine unification en s’appuyant, comme pour les mathématiques, sur des axiomes choisis; ici, les définitions données (collectivement) par l’Académie française et retranscrites dans les dictionnaires reconnus pour leur sérieux.

    Peu importe ce qu’en pense personnellement F.Bayrou, le fait qu’il ait favorisé une telle rencontre et qu’un échantillonnage aussi diversifié ait été invité est déjà un «progrès»!
    Ne nous laissons pas intimider par «le niveau»reconnu des participants; profitons de leurs propos pour en faire une synthèse et affiner notre perception globalisée de cette notion de progrès.

    Le fait que le sujet soit à la fois personnel et particulièrement d’actualité dans notre monde en pleine turbulence, justifie pleinement que chacun d’entre nous participe en donnant sa vision personnelle du progrès. Les petits ruisseaux font les grandes rivières!

  4. La notion de progrès est tout à fait personnelle, elle ne se traduit pas de la même façon pour un lecteur d’AP ou un enfant du Sahel. Et bien évidement même parmi les lecteurs d’AP les visions seront très différentes, n’est ce pas Georges?
    Mais quelle est la vision du progrès de François Bayrou ?
    Est ce que construire un stade et financer des mercenaires étrangers pour un spectacle dominical a destination du peuple est un progrès ? (en fait bien plus : Rugby, Basket, football, handball, Kayak, course automobile, tour de France, Jumping, …etc…)

    • DS: « Est ce que construire un stade et financer des mercenaires étrangers pour un spectacle dominical a destination du peuple est un progrès ? (en fait bien plus : Rugby, Basket, football, handball, Kayak, course automobile, tour de France, Jumping, …etc…) »

      source wikipedia :

      « Panem et circenses (littéralement « pain et jeux du cirque », souvent traduite par « Du pain et des jeux ») est une expression latine utilisée dans la Rome antique pour dénoncer l’usage délibéré fait par les empereurs romains de distributions de pain et d’organisation de jeux dans le but de flatter le peuple afin de s’attirer la bienveillance de l’opinion populaire (politique d’évergétisme)1. L’expression est tirée de la Satire X du poète latin Juvénal, qui lui donne un sens satirique et péjoratif2.

      Aujourd’hui, elle est souvent utilisée pour signifier la relation biaisée qui peut s’établir dans ces périodes de relâchement, ou de décadence, entre :

      une population qui peut se laisser aller, se satisfaire de pain et de jeux, c’est-à-dire de se contenter de se nourrir et de se divertir et ne plus se soucier d’enjeux plus exigeants ou à plus long terme concernant le destin de la vie individuelle ou collective.
      un pouvoir politique qui peut être tenté d’exploiter ces tendances « à la vie facile et heureuse » par la promotion de discours et de programmes d’action populistes ou court-termistes.

  5. MONTBULAÀ Robert says:

    Le progrès, en ce qui nous concerne, ici, si loin de tout et proche de l’Espagne toute proche, serait de considérer les auteurs (je parle de littérature, bien sûr) vivant sur cette terre comme autant d’auteurs « nationaux », dignes de respect. Considérer que l’intelligence — maladie endémique d’une France centralisée, quoi qu’on dise — doive descendre jusqu’à nous, comme un don du ciel, me semble relever d’une pensée néocoloniale qui ne veut pas dire son nom.

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