Cette politique là…


imagesLes mercredis, jours de publication d’un certain journal satirique, les révélations se succèdent sur un ton de plus en plus accusateur. Il semble que notre monde politique prend plaisir à ces sortes de joutes qui n’apportent rien au débat d’idées lequel devrait pourtant guider ses préoccupations. Alors on voit poindre ici et là des loups affamés qui sentent que cette déliquescence leur offre une ouverture. Et nous à Pau, sommes-nous plus spécialement concernés ?

Vous verrez que les poursuites judiciaires actuellement en cours en direction des époux Fillon, ne permettront pas de qualifier au pénal le délit d’emploi fictif. En démocratie, c’est bien connu, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. La loi pénale est une chose, mais il existe aux yeux des Français d’autres exigences. Qu’elles se nomment morale, déontologie ou éthique elles traduisent bien la première exigence des électeurs. Lors d’un sondage, ceux-ci se sont prononcés à près de 70% pour dire que la première qualité d’un politique devrait être l’honnêteté. C’est pour cette raison que tout laisse penser que l’actuel candidat de la droite à l’élection présidentielle ne s’en relèvera pas.

Alors il faut songer à une hypothèse que certains qualifieront de plan B. Et c’est là, dans cet embrouillamini, que d’aucuns sentent leur heure venue. A Pau, nous entendons avec plus d’acuité que d’autres les déclarations récentes de François Bayrou. Il manie avec beaucoup d’adresse le suspense qui, il le sait, le sert. Certes il se fait entendre également pour la promotion de son livre : « Résolution française *». En même temps ses commentaires ne laissent pas de doute sur ce qu’il dira prochainement. Cette décision qu’il devait porter à notre connaissance fin janvier ou début février est maintenant reportée à mi-février ; il s’agit de jouer serré et adroitement. Outre le fait qu’il faut être présent sur le plus grand nombre de médias, il convient de ne pas se précipiter, car justement cette hypothèse B, pourrait placer Juppé en remplacement de Fillon. On reviendrait alors à la situation antérieure aux primaires, époque où il faisait allégeance au maire de Bordeaux.

N’empêche, François Bayrou se fait entendre. Il parle « D’un trouble énorme parmi les Français ». Il dit qu’il s’agit » D’un désordre et d’un choc sans précédent que les citoyens voient avec stupéfaction et désarroi ». Il s’engage enfin : « A faire ce qu’il faut pour que la France s’en sorte ». Tout le monde l’aura compris, il croit au chevalier blanc, celui qui sera capable de remettre de l’ordre dans ce lamentable bordel. Il y croit d’autant plus qu’il se voit très bien dans cette posture d’homme providentiel. Personne ne pourra lui reprocher de pécher par un excès de modestie !

Les politiques de notre pays ont cette constante de ne pas croire à l’homme providentiel sauf si c’est à eux que l’on confie ce rôle.

Pau, le 1 févier 2017
pat Joël Braud

*Editions de l’Observatoire – 326 pages – 16,90 €
Crédit photo youtub.com

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